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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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Jacques Ier (1870-1909-1931)

 
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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 14 Mar - 20:13 (2013)    Sujet du message: Jacques Ier (1870-1909-1931) Répondre en citant

à La Tour-de-Peilz, près de Vevey, dans le canton de Vaud, en Suisse le 27 juin 1870, et décédé à Paris (8e arrondissement) le 2 oct 1931, fut chef de la maison de Bourbon et porte les armes de France sous le nom de Jacques Ier et le prétendant carliste au trône d'Espagne sous le nom de Jacques III, de 1909 à 1931. En tant que tel il portait les titres de courtoisie de « duc d’Anjou » et de « duc de Madrid ».

 Il fut baptisé à La Tour-de-Peilz le 30 juin 1870, avec pour parrain son grand-oncle le « comte de Chambord » et pour marraine sa grand-mère paternelle la « comtesse de Montizon ».

Jacques était le seul fils de Charles de Bourbon, « duc de Madrid », porte armes de France et de Navarre, et, prétendant carliste au trône d’Espagne, et de sa première épouse Marguerite de Parme.
Le 2 août 1870 il fut proclamé « prince des Asturies » par les carlistes, en tant que fils de « Charles VII, roi des Espagnes et des Indes », c’est-à-dire du « duc de Madrid ».

Jacques de Bourbon fit toutes ses études chez les Jésuites, d’abord à Paris, à l’école de l’Immaculée-Conception (au n°24 de la rue de Vaugirard) jusqu’en 1881, puis au collège de Beaumont (en Angleterre), et enfin au collège de Stella Matutina de Feldkirch (Autriche).
Le 3 septembre 1883 à Gorizia, actuellement à la frontière de l’Italie, il assista aux côtés de son grand-père, de son père et de son oncle aux obsèques d’Henri d’Artois, « comte de Chambord »

Ce décès fait de Jacques de Bourbon un « fils de France », en tant que fils du nouveau « dauphin de France », son père le « duc de Madrid », lui-même fils aîné du nouveau chef de la maison de Bourbon et aîné des Capétiens, Jean de Bourbon, « comte de Montizon ». Puis à la mort de son grand-père, le 18 novembre 1887, Jacques devint le nouveau « dauphin de France » pour les légitimistes.
En 1890 il entra à l’académie militaire autrichienne de Wiener-Neustadt (près de Vienne), puis en 1896 dans l’armée impériale russe, dans laquelle il fut officier et participa à plusieurs campagnes militaires, dont la « guerre des Boxers » en Chine en 1900, retracée dans le film Les 55 jours de Pékin. Il combattit aussi dans la guerre russo-japonaise en 1904 en Mandchourie.
Il voyagea beaucoup, notamment en Indochine où il se lia d’amitié avec le gouverneur général, Paul Doumer, futur président de la République française.
Après avoir quitté l’armée russe (dont il était colonel de hussards) en 1909 il s’installa en Autriche au château de Frohsdorf, hérité de sa grand-tante la « comtesse de Chambord » morte en 1886).
Au décès de son père le 18 juillet 1909, les légitimistes français reconnurent Jacques de Bourbon comme « roi de France et de Navarre » sous le nom de « Jacques Ier », et les carlistes espagnols le reconnurent de leur côté comme « roi des Espagnes et des Indes » sous le nom de « Jacques III ». Il prit le titre de « duc de Madrid ».

Après la Première Guerre mondiale il prit en outre le titre de « duc d’Anjou », en tant qu'aîné des descendants du roi Philippe V d’Espagne (1683-1746), né Philippe de France, duc d’Anjou. Ce titre « d’attente » sera par la suite repris par la plupart des légitimistes jusqu’à aujourd’hui. De son côté l’actuel roi d’Espagne porte un écu aux armes d’Anjou (à savoir, d’azur à trois fleurs de lis d’or et à la bordure de gueules), placé au centre des armes d’Espagne.
Jacques vivait une partie de son temps à Paris, où il avait un pied-à-terre au n°43 de l’avenue Hoche (dans le 8e arrondissement). C'est là qu’il mourut, d’une angine de poitrine, le 2 octobre 1931, quelques jours après s’être réconcilié avec son cousin exilé l’ex-roi constitutionnel Alphonse XIII, qu’il fit chevalier de l’ordre du Saint-Esprit le 25 septembre 1931.

Son acte de décès (n°1628) le mentionne comme « Jaime Charles Alphonse Philippe de Bourbon, Duc d’Anjou et de Madrid », l’employé de l’état civil ayant laissé le premier prénom en espagnol et ayant omis de nombreux prénoms parmi les siens.

Ses obsèques eurent lieu à Paris à l’église Saint-Philippe-du-Roule et en présence d’Alphonse XIII, alors en exil. Par la suite, Jacques est inhumé en la chapelle de la Tenuta Reale, au sud de Viareggio, près de Lucques (situé actuellement en Italie). Son oncle Alphonse de Bourbon, âgé de 82 ans, lui succéda au trône de France et comme prétendant carliste au trône d’Espagne
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MessagePosté le: Jeu 14 Mar - 20:13 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 27 Juin - 08:09 (2013)    Sujet du message: Henri VI (Jaime de Bourbon) Répondre en citant

Sujet déplacé ici

Sa vie pour les mal entendants
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Comte de Chinon
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MessagePosté le: Mar 9 Juil - 17:27 (2013)    Sujet du message: Jacques Ier (1870-1909-1931) Répondre en citant

A titre informatif de la publicité est faite pour ce livre ici. Je me suis permis de répondre brièvement. Si d'autres veulent participer à cette "conversation" (si tant est que l'on puisse appeler cela ainsi).... bienvenue!

http://www.noblesseetroyautes.com/nr01/2013/07/future-parution-dune-biograp…
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Henryk
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MessagePosté le: Ven 12 Sep - 23:31 (2014)    Sujet du message: Jacques Ier (1870-1909-1931) Répondre en citant

article du drapeau blanc.



Aux funérailles des rois de France, à l'instant ou le corps était déposé dans la tombe, le grand maitre des cérémonies disait à haute voix: "Le roi est mort!" Un Hérault d'armes répétait par trois fois ces paroles et ajoutait: Priez Dieu pour son âme. " Puis au bout d'un instant le grand maitre retirait son bâton de la fosse et s'écriait: Vive le roi N..., par la grâce de Dieu roi de France, notre souverain seigneur et maitre, à qui Dieu donne bonne vie et longue!"


Ce cérémonial dit Mr Gustave Théry, l'éminent avocat du barreau de Lille, l'un des conseils les plus écoutés de la France catholique, était l'énergique expression du principe d'hérédité qui, pendant tant de siècles, a fait la grandeur de la France.


Ce principe ne supporte ni discussion ni dérogation. Le roi mort, son premier agnat, c'est à dire l'ainé des des parents du Roi défunt, par les mâles, dans la branche la plus proche.
Quand Henri V mourut, l'habituel cérémonial n'eut point lieu. Mais la loi subsiste et l'application ne doit moins s'en poursuivre rigoureusement. Le comte de Chambord mourrait sans enfant. Il ne restait de la descendance de Charles X ni de Louis XV. Il faillait donc pour retrouver les plus proches parents mâles du roi défunt, remonter jusqu'au grand dauphin, fils de Louis XIV; La descendance du duc de Bourgogne, premier fils du grand dauphin, était éteinte; mais il restait celle du second fils du grand dauphin, celle de Philippe d'Anjou. C'est le descendant actuel de Philippe d'Anjou que la loi appelle au Trône: ce descendant, c'est Jacques de Bourbon.
Le prince Jacques de Bourbon est donc le Roi, le roi désigné par la loi salique.
La Providence, dont toute notre histoire montre qu'Elle veille aux destinées de la France avec un soin jaloux, a voulu que ce prince, dont la tache est particulièrement difficile, puisque son devoir l'appelle a restaurer le Trône de ses pères, fut particulièrement doué.
De l'aveu de tous ceux, amis ou adversaires, qui ont eu l'honneur de l'approcher, le prince Jacques de Bourbon évoque par son caractère, ses gouts et son tempérament, le souvenir d'Henri IV, de ce béarnais qui sut, comme le saura Jacques Ier triompher des factions pour rendre au pays de France, avec son gouvernement traditionnel, sa prospérité et sa grandeur.
Le prince Jacques de Bourbon, comme le béarnais, est soldat. Il a quarante deux ans; on pourrait presque dire qu'il compte autant d'années de service militaire, autant d'années consacrées à la lutte pour la civilisation, contre ses deux ennemies: la Barbarie et la révolution.


Il n'avait pas quatre ans, en effet, qu'aux côtés de sa mère, il suivait dans les Pyrénées, les épisodes héroïques et douloureux de la guerre carliste. Quand la campagne finit, le prince avait sept ans; il entra alors au collège de Vaugirard, ou il acquit, sous l'admirable direction des jésuites, la fleur la plus fine et universelle en même temps qu'une formation chrétienne qui est à l'épreuve des temps. Proscrit de France, avec son vénéré père, dont on payait par l'exil, le plus douloureux les services admirables, le jeune prince poursuivit ses études en Angleterre, au collège de Beaumont.
Dès 1890, la vie militaire le saisit à nouveau; le prince Jacques de Bourbon entre à l’académie militaire de Wiener-Neustadt. Ses études y sont brillantes. Il en sort avec le grade d'officier. Au service de quelles causes va t-il mettre son épée et son intelligence, dont sa patrie, la France, représentée par de misérables politiciens, ne veut pas? L'Allemagne lui fait des avances. Il les repousse, sans forfanterie, mais avec dignité, et après avoir fait le tour du monde, c'est au Tsar qu'il demande un commandement. Servir dans l'armée russe, n'était-ce pas une façon de servir la France? On pense l'accueil que fit le Tsar à la demande de ce Bourbon. Le prince Jacques de Bourbon fut tour à tour à Kitchineff et à Odessa, dans les dragons, puis dans le corps d'élite des hussards de Grodno, un régiment de la garde du Tsar.
Mais la paix qui régnait dans le monde entier est troublée soudain. L'Europe civilisée part en croisade contre la barbarie orientale représentée par les Boxers. Le Béarnais ne pardonnait pas à Crillon de ne pas être à Arques quand on s'y battait. Jamais pareil reproche ne sera encouru par le prince Jacques de Bourbon. Aussitôt que la guerre à éclaté, le prince veut y courir; il a peine à obtenir un congé; il y parvient cependant et vole en Mandchourie. Là, il est de toutes les batailles. Il participe à la prise de Tien Sin; il sauve un évêque et toute une communauté de missionnaires belges; il arrache même à un terrible danger, une compagnie française toute entière. Ses autres exploits lui valurent la croix de Saint Georges et la Croix de Léopold II; ce dernier le fit proposer pour la légion d'honneur, par le commandant des troupes françaises; les politiciens se gardèrent bien de donner suite à la proposition généreuse, militaire, du général Bailloud.
Mais le prince poursuit ses actes héroïques. Un jour la marche de l'armée est arrêtée. On vient d'apprendre que la route est minée formidablement. il faut que quelque hommes audacieux se risque pour faire sauter la mine. On demande des volontaires. Jacques de Boubon se présente. Il part avec un officier d'infanterie. Tout deux s'en vont remplissant leur mission. La mine saute, l'armée est sauvée; mais les deux tiers des volontaires sont tués par l'explosion; l'officier d'infanterie est littéralement déchiqueté. Le prince Jacques de Bourbon est sain et sauf: la Providence nous le gardait.


Après la guerre des Boxers, c'est à la guerre russo-japonaise que court le prince. Là encore son courage et son sang froid soulèvent l'admiration de ceux qui le voient.
Mais voici l'année 1909, Le Prince est appelé par d'autres devoirs. Le roi Charles XI, l'héroïque soldat dont les luttes contre la révolution et la Maçonnerie ont immortalisé le nom populaire de Don Carlos, vient de mourir. Le prince Jacques de Bourbon devient l'ainé des Bourbons, le chef de famille. Roi, il ne peut pas rester au service d'une autre puissance, si sympathique que soit son chef. Il quitte le service du Tsar. L'Empereur de Russie le nomme d'ailleurs comme les autres rois, colonel honoraire du régiment ou il servait.
Le prince Jacques de Bourbon se retire alors à Frohsdorff, dans le château que lui a laissé avec la maitrise des ordres royaux et les papiers de la maison de France, le comte de Chambord mourant. C'est de Frohsdorff qu'Henri V avait lancé le manifeste qui le consacra l'ennemi irréductible de la Révolution sous toutes ses formes. C'est de Frohsdorff que le prince Jacques de Bourbon adresse aux puissances sa première déclaration: Il proclame bien haut qu'il réserve tous les droits que lui confère sa naissance, et nul n'a oublié le légitime ressentiment des paroles si élevées et si fermes du jeune prince.


Mais la cause du prince Jacques de Bourbon, qui se confond étroitement dans l'esprit des peuples avec la cause de la contre révolution, a soulevé d'héroïques enthousiasmes. Ce ne sont pas seulement en France que les fidèles de la vérité et du droit maintiennent, par dessus les factions qui s'agitent et les intérêts qui se coalisent, le drapeau blanc et la noble cause qu'il symbolise. C'est l'Espagne catholique aussi qui, par torrents, a versé son sang généreux. Ces sacrifices méritaient aux espagnols l'affection du prince. Jacques de Bourbon voulut revoir ces Espagnols héroïques. Au péril de ses jours, part pour l'Espagne; il la parcourt dans tous les sens. Déguisé en étudiant, il se mêle, devant l'Escurial, aux gardes d'Alphonse XIII; a Barcelone, au moment des troubles qui ensanglantent la ville, il ramasse des blessés et aide les gendarmes à les porter dans les hôpitaux.
Avec de grandes précautions, raconte M. Raymond Recouly, le brillant journaliste qui accompagna le prince dans ce périlleux voyage, en descendant dans les pauvres auberges indigènes, nous pûmes rester plusieurs jours à Madrid, à Séville; Don Jaime (c'est le nom sous lequel le prince Jacques de Bourbon est connu dans le peuple basque) ne fut reconnu que par un petit nombre de ses amis.


Je me rappellerai toujours la stupéfaction profonde, l'effarement du leader carliste, le chef de parti, le grand orateur et grand historien Mella, quand un soir, à la nuit tombante, dans une ruelle madrilène, don Jaime qui l'avait reconnu, marcha un instant derrière lui et, lui posant brusquement la main sur l'épaule, lui dit à brule pourpoint:
Bonsoir Mella, comment allez vous?
Le Maroc, la Tripolitaine virent ensuite le royal voyageur, toujours poussé par le souci de servir la civilisation chrétienne et par le désir d'acquérir, par un constat direct avec les évènements et les hommes, les connaissances indispensables à l'exercice de la fonction royale. Le résultat de ces voyages qui n'ont rien du tourisme populaire auquel se complait la neurasthénie de tel ou tel prétendant, c'est que le prince Jacques de Bourbon possède une expérience des questions internationales dont tous les diplomates européens sont éblouis.
Telle fut, jusqu'à ce jour, la vie studieuse et combattive à la fois du prince que la tradition française désigne pour rendre à notre pays sa grandeur et sa prospérité, et qui dans le château de Frohsdorff, au milieu des souvenirs et des enseignements d'Henri V, attend avec confiance l'heure de Dieu.
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