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Opinion de Bismarck sur la République
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Henryk
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MessagePosté le: Ven 15 Mar - 21:12 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant


dans un courrier....

l'Empire et les Bourbons en France 

lettre attribuée au prince Bismarck, Otto von (1815-1898)
traduite par George Romain

MON CHER BARON,

Voici ma réponse à votre longue lettre du 3 courant, et les instructions confidentielles auxquelles vous voudrez bien vous conformer. Elles vous seront remises par un homme sûr, le courrier Pf.

Je laisse de côté le langage diplomatique pour causer familièrement avec vous, comme au mois de juin, l'an passé, sous les ombrages de Varzin, alors que nous rêvions ensemble l'unité de la patrie allemande et que pour la réaliser, j'espérais déjà attirer l'Empereur Napoléon dans le piège où il est tombé.

Vos appréhensions sur la possibilité d'une revanche de la France ne sont pas fondées. Elles ne le seraient que si cette Nation était unie au dedans. Alors, vous avez raison, il ne faut pas se le dissimuler, cette Puissance qui, sans avoir fait, en vue de la guerre, la moitié des préparatifs que nous avions faits nous-mêmes; qui avait mis sur pied deux fois moins d'homme maladroitement éparpillés, combattant par groupes contre nos masses ; cette Puissance qui, par ces motifs, a eu successivement, prisonniers, chez nous, 360,000 hommes d'excellentes troupes, et qui malgré cela, en pleine révolution, avec des recrues mal vêtues, mal nourries, mal armées, a pu retenir encore six mois nos formidables aimées : cette Puissance, dis-je, avec sa bravoure proverbiale et ses immenses ressources serait redoutable pour nous si elle était unie.

Il faut prévoir, dites-vous, le cas où viendraient se retourner contre nous les chances heureuses auxquelles nous avons dû la victoire :
l'incurie de Napoléon et de ses ministres, l'alliance des Etats du Sud, la supériorité du nombre, la portée plus grande de l'artillerie. Cela pourrait arriver, ajoutez-vous, si un Bismarck et un de Moltke français venaient à occuper la place d'un Olivier ou d'un Lebœuf.

Je vous répondrai toujours : Oui, si la France était unie; mais elle ne l'est pas et ne peut, heureusement pas l'être, l'esprit des Français étant ce qu'il est. Le sort de l'Espagne est celui réservé désormais à la France. Cela n'empêche pas que je m'occupe de nous assurer des alliances pour l'avenir, même en prévision d'éventualités inadmissibles. Il faut être prêt à tout événement. Mais voici pourquoi je juge ces éventualités inadmissibles.

La France est partagée en Bonapartistes, en Orléanistes, en Légitimistes, et en Républicains. C'est, pour nous, comme si elle était divisée en quatre Etats indépendants et mêmes rivaux. Leur rivalité fait notre force et garantit notre sécurité. Ii faut bien, il est vrai, qu'un parti finisse par l'emporter sur les autres. Heureusement pour nous, cela parait devoir être le parti Républicain.

En 1789, les cahiers des députés aux Etats-Généraux voulaient tous le maintien delà Royauté avec des réformes. Le rapport lu à l'Assemblée Nationale, le 27 juillet 1789, par le comte de Clermont-Tonnerre le prouve. La France et son Roi étaient tombés d'accord. La République a été alors imposée à la Nation par des scélérats.

En 1848, c'est à un escamotage qu'elle a dû son avènement. Le 4 septembre 1870, c'est encore un escamotage qui l'a imposée à Paris et à la France. Jamais le vrai peu- pie n'en avait voulu librement. Cette fois, en voudra-t-il ? Je l'espère de plus en plus. Le mot de Thiers a porté son fruit : La République est le gouvernement qui nous divise le moins.




La preuve c'est qu'il y avait en France trois partis : les Légitimistes, les Orléanistes et les Bonapartistes, et que, grâce à Thiers, en voilà quatre ; car les bourgeois et les boutiquiers, dupes honnêtes ou jobards (*), vaniteux, qu'on mène avec des mots, se croient sérieusement républicains. Or, Dieu sait ce qu'il y a de dupes et de jobards des Flandres aux Pyrénées.

Donc, la République va s'implanter en France. Vous devez, par votre parole, par vos subventions à certains journaux démocratiques et par tous les moyens en votre pouvoir travailler secrètement à en amouracher (") les Français (*):

(*) Le texte allemand porte : Gimpel.

 (*) den Kopf verdrnlien.

(***) Nous ne pouvons insérer les détails dans lesquels entre le Prince sur certains journaux démocratiques qui, en 1859 et en 1866, acheté par Gavour et par lui, auraient soutenu chaudement l'intérêt italien et l'intérêt prussien contre l'intérêt français.









Soutenez donc la République pour cinq raisons:1° Parce que le gouvernement républicain est, par sa nature même un dissolvant, un principe de troubles, celui qui crée le plus de compétitions, le plus de prétendants au pouvoir ; en un mot, celui qui, n'en déplaise à Thiers, achève de diviser tout à fait les Français.

2° Parce que la République, excellente en Amérique ou en Suisse, où elle a, pour elle, les mœurs et les traditions, est, en France, le parti des sots et des bavards, des brouillons et des voyous (*). Je ne parle pas des banqueroutiers, des repris de justice, et des gens tarés de toutes sortes. Si tous les Républicains, en France, ne sont pas de la canaille, toute la canaille (**) est républicaine. La République est le gouvernement qui lui plaît le plus. Donc c'est le plus mauvais, et celui que nous devons souhaiter à la France.

(*) Ce mot est en français dans le texte allemand.
(**) Lumpenpaok.








3) Parce que tant que la République durera, la confiance ne pourra renaître. Ce régime inquiète si bien les capitaux que la moitié du dernier emprunt de deux milliards est encore à classer. S'il dure, la France ne trouvera certainement pas de banquiers pour répondre des trois derniers milliards qui lui restent à nous payer, et nous lui avons pris déjà tout ce dont elle peut disposer en numéraire.

4° Parce que le parti républicain est, en France, le moins patriote. Pendant le siège de Paris les farouches républicains de Belleville, de Montmartre et de Ménilmontant ont été le type de la lâcheté tout en demandant à grands cris la guerre à outrance. Ils n'ont su que jeter leurs fusils dans les tranchées, hurler dans les clubs et souiller les Eglises de leurs ordures. C'est pour les avoir déshonorés en divulguant leur conduite dans ses ordres du jour que le général Clément Thomas a été assassiné par eux.

Ce sont des républicains du 4 septembre qui ont eu l'attention, lors- que Paris était investi par des Prussiens, d'inaugurer la statue de Voltaire, Chambellan de notre Grand Frédéric, et qui avait félicité ce prince d'avoir battu les Français à Rosbach. On n'est pas plus plat (*), plus lâche ou plus bête.

Quant à la Commune, son premier soin a été de faire insérer à son Journal officiel, la recommandation de ne rien faire, autour de Paris, qui pût nous déplaire. Elle a renversé la colonne Vendôme faite avec le bronze de nos canons. Vous voyez que les républicains de toutes nuances sont, plus ou moins, des nôtres. Avec l'Internationale, je les mènerai où je voudrai. Ils n’ont plus rien de leurs pères de 1792, à qui il restait quelque chose des sentiments de patriotisme puisés sous la monarchie.

(*) Nicdrig.









5) Enfin, vous devez soutenir énergiquement la République, parce que la France, sous ce gouvernement, ne trouvera pas d'alliance en Europe, et qu'ainsi isolée au dehors et déchirée au dedans, elle ne pourra pas se relever et nous nuire. Vous me dites que les esprits élevés, désirent tout haut le retour de la monarchie, et que beaucoup de gens sensés, instruits par les derniers événements ont la même pensée, sans oser la formuler, de crainte d'être qualifiés de légitimistes et de cléricaux. Gela ne m'é- tonne pas. Platon et Aristote, Bossuet et Montesquieu, Leibniz et Goethe, tous les grands esprits se sont prononcés pour la monarchie. Donoso-Cortès, disait avec raison que la République est le gouvernement des peuples ingouvernables. En démocratie, selon Voltaire, aboutit toujours à la tyrannie de la populace.

Mais combien avez-vous d'esprits éclairés en France ? Croyez-moi, ne vous en inquiétez pas. Sous le régime du suffrage universel c'est avec les masses qu'il faut compter. Vous dites que le suffrage universel c'est le nombre, et que le nombre c'est la force brutale ; que le suffrage universel est, ainsi, un retour déguisé à la barbarie. Je le sais bien, et c'est pourquoi je me réjouis qu'il règne en France. Il y perpétuera le gâchis (*) ; car il donne à la voix des imbéciles et des pervers le même poids qu'à celle de l'homme de génie et de l'homme de bien.

Donc les masses sont ou croient être républicaines dans les villes et le deviendront avec le temps dans les campagnes. Il ne faut, pour cela, que la continuation de la liberté de cette presse démocratique rédigée par des hommes sans éducation, gens déclassés, à idées courtes, politiques d'estaminet décidant, entre deux choppes, les questions les plus hautes, sans en comprendre le premier mot, mais habiles à soulever l'envie, la haine, la cupidité et toutes les mauvaises passions du peuple. Ce sont nos alliés les plus sûrs pour désorganiser la France : Secondez-les, achetez-les.

(*) L'original : Klemme.










Par contre, travaillez de toutes vos forces à empêcher le rétablissement de la monarchie.

Celle de Napoléon, passe encore. Elle a, elle-même, une origine et des antécédents révolutionnaires, des engagements avec les révolutionnaires de France et d'Italie; elle est forcée de continuer à leur donner des gages, de pactiser avec eux comme par le passé. Par conséquent elle désorganisera aussi fatalement la France, qu'elle a déjà corrompue et abaissée. Nous n'avons donc pas à la redouter, le cas échéant. Mais je ne crois pas que les Français en veuillent. Deux fois les Napoléons ont laissé la France plus petite qu'ils l'avaient prise. Une nation vaniteuse ne pardonne pas cela.

Dans tous les cas, j'ai étudié personnellement Napoléon III. C'est un Raton dont Cavour et moi avons été tour à tour le Bertrand. Il a proclamé naïvement le principe des nationalités, mais ça été à notre profit.
Il n'a pas fait l'unité française en annexant la Belgique qu'il convoitait ; Cavour a fait l'unité italienne,
et j'ai fait l'unité allemande. Il reviendrait sur le trône que je lui ferais encore tirer les marrons du feu (*).
En le flattant, on fera de lui tout ce qu'on voudra. Entre nous il est facile à rouler (").

Esprit versatile et sans suite, rien ne lui a réussi. Par sa guerre en Crimée et le soulèvement delà Pologne, il s'est brouillé avec la Russie. Par sa guerre d'Italie, il s'est brouillé avec l'Autriche sans se faire un allié de Victor Emmanuel. Tantôt il a joué celui-ci au profit du Pape, tantôt il a joué le Pape, au profit du roi d'Italie. Par sa guerre du Mexique, il s'est fait un ennemi de l'Amérique du Nord qui l'a impérativement prié de s'en aller, abandonnant le malheureux Maximilien.

(") Ces mots sont en français dans l'original.
(") Idem.









Mal avec l'Espagne, mal avec l'Angleterre, mal avec la Belgique, méprisé au dehors pour son caractère fourbe et sa politique indécise, il s'est trouvé sans alliances et est tombé sous le poids du mépris de son propre peuple.
Si le vent tournait de ce côté vous pouvez donc tendre les voiles.

Il n'en est pas de même des Bour- bons.

Combattez surtout la fusion entre les deux branches de cette maison.
Les Orléanistes, seuls, ne seraient qu'un moyen terme. Ils auraient encore pour adversaires les trois autres partis, et laisseraient la France divisée. Ce qu'il faut surtout empêcher, c'est leur fusion avec Henri V, c'est l'avènement de la légitimité :








1° Parce que celle-ci représente l'unité et la grandeur de la France, par la conquête successive de ses
provinces, y compris l'Alsace et la Lorraine ;

2° Parce qu'elle représente les idées d'ordre, de droit, de religion, qui sont les éléments sociaux de
conservation et de grandeur ;

3° Parce que le principe de transmission héréditaire du pouvoir, exclut les ambitieux, les mécontents,
les avocats qui s'entendent si bien à jeter leur pays dans les hasards des révolutions, pour pêcher en
eau trouble.

4)Parce que, le retour à ce principe, ramènerait la confiance, les affaires et la prospérité publique.

5° Parce que le comte de Cham- bord, dans ses proclamations, a fait voir qu'il était à la fois homme de cœur et Roi libéral dans le bon sens du mot, conservant du passé et prenant du présentée qu'ils ont de bon;

6°) Parce que la monarchie des Bourbons a toujours été le symbole de l'honneur et de la fierté patriotique. Je me rappelle que lorsque l'ambassadeur d'Angleterre vint, en 1830, dire au prince de Polignac que son pays s'opposait au débarquement des troupes françaises à Alger, le prince lui répondit simplement : Milord, la flotte française appareille de Toulon tel jour ; s'il vous plait d'essayer de lui barrer le chemin, libre à vous.

Les républicains de 1871 n'eussent pas fait cette fière réponse. Ils sont et resteront toujours plus préoccupés des intérêts de leurs partis que des intérêts de la France. Leur patrie, c'est le monde, disent ces idiots, menés par l'Internationale.
Voilà pourquoi les bataillons des purs, de Belleville, de Montmartre et de Ménilmontant, refusaient de marcher contre nous, tandis que les légitimistes, les zouaves pontificaux, les mobiles bretons nous ont résisté héroïquement de l’aveu même de Gambetta. Voilà pourquoi, dans toute la guerre même un républicain notable n'est tombé sous nos balles, tandis que les de Mailly, les de Luynes, les Chevreuse, les Grencey,"les Dampierre, les Segoyer, les Coriolis, les Brissac, les Bouille, les Charette,
les de Sonis, les Vogué, les Quatre-barbes, etc., sont morts pour la France, ou ont versé leur sang pour elle.

Si les Flourens et les Delescluze sont morts aussi, ça été en se battant contre les Français ;

7° Enfin, vous vous opposerez de toutes vos forces à l'établissement de la monarchie des Bourbons par- ce qu'elle seule peut ramener des alliances à la France ; notamment celle de la Russie ; et que l'Allemagne, prise entre la France et la Russie comme dans un étau, avec le Danemark au nord et l'Autriche au Midi, la Hollande, la Belgique et la Suisse à l'Ouest, serait gravement compromise. Alors vos craintes deviendraient fondées.

Vous me répéterez que la partie saine de la population désire la fusion, que cette idée fait des progrès dans les classes éclairées, la finance, l'industrie et le haut commerce.
« La France intelligente, dites-vous, commence à être fatiguée des intrigants et des avocats. Elle commence à se dire qu'elle leur doit tous ses bouleversements ; qu'elle est, depuis quatre-vingts ans la  dupe et la victime de l'esprit révolutionnaire, que les deux grands principes de l'autorité et de la liberté avaient été conciliés par Louis XVI et l'Assemblée nationale, que ce sont les ambitieux et la populace qui ont tout remis en question, qui ont engendré le 10 août, et les massacres de septembre le 9 thermidor et '1804 ; les Cent jours et 1830 ; 1848, 1850 et 1852 enfin 1870 et 1871. Elle se dit que ces dates sont les périodes diverses d'un même mal, des étapes successives dans la voie révolutionnaire et qu'elle veut en sortir.








Comment? En rompant résolument avec tout ce qui tient à la Révolution, c'est-à-dire en redonnant à la Monarchie héréditaire et légitime, avec les garanties constitutionnelles acceptées par Louis XVI, et offertes par Henri V ; en un mot en retournant à l'état de choses qui a fait la grandeur et la gloire de la France pendant quatorze siècles, combiné avec la sage liberté de l'Angleterre et de la Belgique.»

II est tout simple, mon cher baron, que les esprits élevés, remontant des effets aux causes, voient, dans la fusion, le salut de la France. M. Guizot l'a conseillée dans sa lettre à M. Grévy. Le roi Louis-Philippe en mourant, l'a recommandée à ses fils.

Mais d'abord j'espère que les princes d'Orléans ne se prêteront pas à la fusion. L'intérêt évident de
leur patrie, leur devoir de bon Français seraient qu'ils se ralliassent ouvertement, loyalement à Henri V.
Mais une telle conduite demande- rait un grand coeur, du courage, du désintéressement, une vertu rare ; elle est trop contraire aux traditions de leur maison. L'ambition est dans leur sang.

La fusion rallierait non-seulement les légitimistes et les orléanistes, mais toute cette masse flottante
d'hommes honnêtes, dégoûtés de la République ou de l'Empire, ou encore indécis. Elle serait le salut de la France, et écarterait définitive- ment les deux seuls régimes que nous devions désirer. Eh bien ! malgré cela, je vous prédis que les d'Orléans, éviteront la fusion. Au lieu de diriger leur parti, dans la voie du patriotisme, ils se laisseront aller eux-mêmes, à l'esprit de rancune et d'intrigues de leur
entourage, à ses préjugés et à son ambition. Ils resteront prétendants pour leur compte ; et grâce à eux la France continuera d'être écartelée par quatre partis.

Quant à Henri V seul, les Français, qui ont de l'esprit, n'ont pas assez de bons sens pour le rappeler. Si ce Prince remontait sur le trône de ses pères, il n'y serait pas six mois que la France reviendrait de ses préjugés contre la maison de Bourbon. C'est précisément ce qu'il ne faut pas. Il est plus facile que vous ne pensez de l'empêcher. Les Bourbons sont impopulaires précisément à cause de leurs qualités. Les légitimistes et les cléricaux, leurs partisans, ont beau être, en France, les plus éclairés, les plus honnêtes, les plus patriotes , ils sont opposés aux idées anti-sociales et anti-religieuses qui ont fait tant de progrès, de dupes et de criminels. Ils luttent, à peu près seuls, contre le courant qui entraine la France vers l'anarchie et le paganisme. C'est assez pour qu’ils soient en butte à la haine et à la calomnie, non-seulement de la populace, qui est une bête idiote et féroce (*), mais de la de politique ou de religion. Elle ne lit que les déclamations d'un journaliste inventé pour la seriner (*). bourgeoisie, qui a l'esprit formé à toutes les questions élevées

(*) Dummer und wilder thier.










Exploitez cet état de choses. Faites souvent parler, dans vos journaux, du. danger de la réaction, des
crimes de l'absolutisme, des horreurs de la féodalité, de l'infâme droit du Seigneur, de la dime, des
corvées, de l'inquisition, comme si tout cela avait réellement existé ou pouvait revenir. Faites peur des empiétements et des captations du clergé. Dites qu'avec Henri V, la religion serait non-seulement protégée mais imposée, que chacun serait forcé d'aller à la messe et même à confesse.

Ces déclarations et ces balivernes ne manquent jamais leur effet auprès des masses ignorantes et imbéciles, auxquelles le suffrage universel a remis le sort de la France.
Entretenez la peur de l'épouvantail légitimiste et clérical, en faisant propager les calomnies ou les préjugés qui ont fait naître cette peur.

(*) Ce mot est en français dans le texte.





Les gens intelligents diront que l'ancien régime, en supposant vrai ce qu'on en dit de faux, n'a rien
produit de comparable aux convulsions de la France depuis 1789, aux massacres de 1793, aux journées de juin 1848, aux pillages, aux assassinats, aux incendies de la Commnne en 1871. Mais le peuple a ses journaux qui lui persuadent que cela est du progrès. Il restera entiché des idées républicaines comme nous le désirons. Il en sera de même des bons bourgeois. En voyant flamber
la maison du voisin, ils prennent bien peur pour la leur, ils se disent bien, sur le moment, qu'il n'y a jamais de Légitimistes ni de Cléricaux parmi les incendiaires et les révolutionnaires, ni parmi ceux qui les produisent ou les excusent •, que les principes religieux sont la meilleure garantie de l'ordre et de la probité.
Mais l'esprit d'opposition, inné en France, et le fanatisme anti-religieux sont si forts, qu'une fois le
danger passé, ils continuent à se défier des victimes et à voter pour les coupables. Ils resteront nos auxiliaires en envoyant éternellement des Clemenceau aux Assemblées nationales ; des Ranc et des Mottu aux Conseils généraux. Gambetta, l'ami des Delescluze, des Millière, des Raoul Rigault, l'ami des incendiaires et des assassins qu'il n'a jamais désavoués, sera avant peu Président de la République française.

Et vous voulez, mon cher ami, que je redoute dans l'avenir une revanche de la France ! Tranquillisez-vous : cette nation est condamnée à mort. Elle aura ce qu'elle mérite : c'est-à-dire la République alternant avec l'Empire ou la Commune ; le despotisme alternant avec le pétrole.
Vous dites que si les gens honnêtes et sensés se ralliaient franchement à la République, elle pourrait se consolider et devenir un mauvais exemple pour nos peuples.










Ne craignez pas cela. Telle qu'elle s'est montrée trois fois déjà en France, la République est faite pour en dégoûter. Quant aux gens honnêtes et sensés ils resteront de plus en plus à l'écart. Ce n'est pas à l'intelligence et au mérite à se rallier au parti des ignorants et des culotteurs de pipe. Un homme de cœur et d'honneur ne le peut pas.




La France offre ce phénomène d'une République qui ne peut durer huit jours sans tomber dans le sang ou dans la boue, qu'à la condition d'être gouvernée par des Monarchistes. Les Républicains proprement dits ne fournissent que des sujets comme les préfets et sous-préfets nommés par Gambetta, c'est-à-dire des ignorants et des incapables. Aussi, les dupes honnêtes dont je parle plus haut disent-ils naïvement qu'ils veulent la République sans les Républicains. Dès lors il serait plus simple et plus logique de revenir de suite à la monarchie. Comment, en effet, exiger des monarchistes qu’ils se dévouent toujours à faire aller une machine dans laquelle ils n'ont pas confiance ? De quel droit demander ce sacrifice à leurs convictions? De la part de gens qui se croient républicains, il y a même peu de dignité à le demander, car c'est faire l'aveu de la nullité de leur parti et prononcer sa condamnation. Mais ce n'est pas notre affaire. Ne songeons qu'à profiter de la sottise et des divisions des Français.

Donc la République française, malgré sa belle devise sur les murs, dès qu'elle ne sera plus entre les mains des royalistes, qui la font vivre provisoirement, tombera d'abord entre les mains des intrigants et des incapables, jusqu'à ce qu'elle retombe entre les mains des criminels d'où elle sort à peine. C'est inévitable. Quand une Nation n'a plus le frein de la religion et des mœurs, que le frein de la force est le seul qui la contienne, tout est possible, même l'avènement d'un demi-million d'Erostrates, du jour où la force tombe entre leurs mains comme au 18 mars.

Alors on songe aux grandes villes disparues de la scène du monde : Tyr et Babylone, Thèbes et Sparte, Cartilage et Troye.

On nous reprochait en Allemagne, l'hiver dernier, de ne pas détruire Paris par un bombardement ; laissons faire cette besogne aux Parisiens, ils s'y entendent merveilleusement. Du train dont vont les choses, on pourra, peut-être, avant un siècle, appliquer à l'emplacement où s'élève la Babylone moderne, ce fragment d'un vers de l'Enéide :

Et campos ubi Troja fait.

et cela, parce que la France, reniant son passé glorieux, livrée aux avocats et au casse-cou, aura cessé d'être française pour devenir républicaine. Réjouissons-nous-en. Nous avons pris définitivement sa place dans les destinées du monde. Elle ne pourra plus s'opposer aux progrès de l'Allemagne. Elle voulait nous arrêter à la ligne du Mein; elle ne nous empêchera pas de nous étendre des Vosges aux
Karpathes, de Kiel à Trieste et même à la Haye, à cheval sur la Baltique, la mer du Nord et l'Adriatique.
L'empire d'Allemagne, avec Berlin pour capitale, que Thiers redoutait, est fondé. Le pangermanisme est proche, grâce à l'impuissance de la France républicaine.

Donc : VIVE LA REP... !   A BAS LES B.....!

tel doit être, en France, le cri d'un bon Prussien.






_________________


Dernière édition par Henryk le Sam 16 Mar - 10:53 (2013); édité 4 fois
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MessagePosté le: Ven 15 Mar - 21:12 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Solognot
Les Chevaliers de la Tradition

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MessagePosté le: Sam 16 Mar - 04:36 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Nos républicains devraient lire ça !
Merci Henryk
_________________
Si vis pacem, para bellum


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Léandre de Brisaux
Modérateur

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MessagePosté le: Sam 16 Mar - 16:17 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Bien que Bismarck soit un personnage tout à fait haïssable, il avait bien comprit le fonctionnement de la République ainsi que ce qui pourrait sauver la France : le retour à la légitimité et la religion.
_________________
«Être ouvert à son temps, ce n’est pas en accepter benoîtement les dérives et les propositions contre
nature.» Louis XX, le 31 mai 2015


Dernière édition par Léandre de Brisaux le Dim 17 Mar - 20:17 (2013); édité 1 fois
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V.F.H.78
Invité

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MessagePosté le: Dim 17 Mar - 16:19 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Cette lettre est tout simplement incroyable. Bismarck avait tout compris!!  Shocked
Ce n'est pas pour rien qu'il fut le fossoyeur de la France en 1870. Quelle clairvoyance! En même temps, son analyse est tellement exacte, tellement douloureusement exacte, que c'en est rageant. En 1870-1871 s'est probablement joué (une fois de plus dirons certains) le destin de la France. Et en choisissant la République, les Français ont condamné à mort leur pays. Les conséquences en sont toujours visibles aujourd'hui.
Si seulement cette lettre de Bismarck pouvait être accessible à tous les Français!!


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Mavendorf
Administrateur

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MessagePosté le: Dim 17 Mar - 17:00 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Merci mon cher ami Henryk de nous avoir fait prendre conscience de l'existence de cette lettre ancienne de Otto von Bismarck, ainsi que pour ton travail de recherche incessant au service la noble cause qui nous anime. Je crois sincèrement que le contenu de ce courrier mérite abondamment d'être connu et diffusé plus largement à ce qu'il reste des "forces vives" (mais pas toujours cohérentes hélas) de notre civilisation, c'est pour cette raison que nous venons de consacrer un billet spécial à ce sujet sur le site internet de notre cercle de Lorraine.

C'est toujours assez déroutant et déconcertant pour nous de constater une telle clairvoyance chez les ennemis de notre patrie. Nombreux sont ceux en effet, qui, dans l'histoire mais aussi de nos jours, ont compris finalement en quoi réside toute la faiblesse de notre peuple et qui en usent pour faire avancer leurs propres intérêts. C'est un sujet très intéressant, un angle sensible de la réalité que nous n'avons peut être pas encore suffisamment abordé sur ce forum, une perspective politique qui vaut vraiment le coup d'être développée plus amplement.
Nul doute que si Bismarck avait été "français" en son temps, il aurait été "légitimiste" par cohérence... Le grand mystère pour nous devant l'accumulation de toutes ses preuves historiques, reste cet acharnement surprenant d'une frange non négligeable de nos compatriotes (y compris chez les intellectuels), qui refuse de nous entendre, alors que la Vérité sort parfois de la bouche de l'ennemi ! Gageons tout de même que la parution de cette lettre sur notre site et sur notre forum achèvera de convaincre quelques indécis du bien fondé de notre combat contre-révolutionnaire, celui-ci étant le seul en mesure de redresser la belle et glorieuse France que nous aimons.  

Pour en revenir brièvement à Bismarck, il est vrai qu'il avait bien compris le mal qui ruine la France, et en ce sens sa brillante analyse politique n'a rien de dépassé, elle s'applique toujours à notre époque avec la même logique, les forces en présence bien que plus ou moins développées sont toujours les mêmes. En revanche il avait, je crois sous-estimé l'esprit de la Révolution qui dépasse les frontières. Il n'avait pas compris je crois que la république universelle des droits de l'homme, utilise toujours ceux qui veulent la dévorer pour se régénérer elle même... Ainsi que l'atteste me semble-t-il l'état de décomposition de l'Allemagne actuelle, frappée avec une intensité certes différente, du même mal que le nôtre.
_________________
Va, va et advienne que pourra...



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MessagePosté le: Dim 17 Mar - 19:11 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Bonjour Henryk,
Merci d'avoir rapporté la lettre de Bismarck - Du pain sur la planche ! Cette somme est très intéressante. Je viens de l'imprimer en quatorze pages pour l'étudier plus confortablement. Bismarck décrit déjà les quatre sortes d'Institutions Politiques partageant la France. Charbonnel les reprendra en 2006 en ces termes : "Sur le pouvoir mystérieux de la légitimité : (mots de Talleyrand) et développe dans son livre : "Ce fut (le légitimisme), en réalité, un authentique courant politique qui s'est inscrit dans le grand débat national postérieur à la révolution et à l'Empire, où les Français se sont divisés sur le régime et le type de société qui conviendraient le mieux au pays, entre :
- bonapartistes
- orléanistes
- républicains
- légitimistes"
Quelle était la source de Jean Charbonnel, Agrégé d'Histoire qui aligne ces quatres divisions presque dans l'ordre de Bismarck - peut-être justement la lettre que vous produisez là et dont j'ignorais l'éxistence. Vais étudier cette analyse bismarckienne très juste et bien étayée. D'ailleurs, personnellement, j'appelle souvent notre pays : "Organisation Administrative" et non pas ni Nation, ni Etat. J'ai toujours pensé qu'un Royaume de France en 1934, aurait produit l'effort de préparation à la guerre pour défendre notre pays (surtout en construisant une Armée de l'Air puissante - nos excellents chasseurs Dewoitine auraient été développés) - eh bien non : le front populaire de 1936 esquissait plutôt les plans du futur club méd).
"Savoir pour Servir"
Vive notre Roy Louis XX de Droit Divin.
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propatria
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MessagePosté le: Lun 18 Mar - 11:10 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Rien d'étonnant à cette analyse de BISMARCK, il faut être IDIOT pour ne pas s'apercevoir qu'il est impossible de construire à long terme dans ce pays de France, grace
à cette démocratie représentative. Ceux qui avaient intérets l'avaient bien compris afin d'asseoir leurs Monopole par la suite sur la planète entiére. Monopolisation des pouvoirs, concentration économique privée et d'état est asservissement des peuples tout cela "pensé " et "organisé" en LOGE et d'autres .
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Christine13
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MessagePosté le: Lun 18 Mar - 13:20 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Bonjour,

C'est le principe du 'diviser pour mieux regner' nos ennemis l'ont compris et c'est ce qui fait depuis 1789 leur force premiere a nous d'en tirer les leçons et de s'unir entre nous contre un ennemi qui s'organise au sein de loges ,avec des idees non Catholiques et dangereuses !

Vive le Roy !


Christine
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Washie
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MessagePosté le: Lun 18 Mar - 13:40 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

C'était un clairvoyant qui savait comment s'y prendre afin de mettre la France à genoux. Ne nous étonnons plus de ce que la France est devenue.
Merci pour la traduction de cette lettre.
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suzanne
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MessagePosté le: Lun 18 Mar - 19:41 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Bonsoir, ce sujet me rappelle un chanteur que mes parents aimaient bien écouter quand j'étais petite, Nino Ferrer et son titre : "Mon copain Bismarck", artiste un peu décalé de la fin des années soixante. Je me demande maintenant si cette chanson portait un message politique.. ?





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Francatho
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MessagePosté le: Lun 18 Mar - 20:24 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

dans sa biographie sur Henri V   Daniel de Montplaisir évoque à plusieurs reprises cette question. On peut lire page 530/1 le passage suivant:
Circule dans les  chancelleries d'Europe une phrase qu'il  (le chancelier Bismark) n'a peut être pas prononcée mais qui résume parfaitement sa pensée: " La république en Fance et la plus rouge possible!". Il sait qu'avec  une restauration de sa monarchie traditionnelle, la "grande nation" comme on l'appelle en Allemagne, ne supportera pas longtemps l'amputation de l'Alsace et de la Moselle. Il sait que le roi assoira d'autant mieux sa légitimité qu'il rendra à son royaume les provinces qui étaient les siennes depuis Louis XIV. Il sait qu'Henri V porte aux affaires militaires et à l'organisation de l'armée une attention soutenue. En ce temps là on est encore accoutumé à voir se succé"der à de brefs intervalles  plusieurs conflits armés entre les mêmes belligérants. Certes l'armée allemande est la première d'Europe mais elle a souffert pour vaincre l'armée française.../... "Par le rétablissement d'un monarchie catholique en France, écrit-il dans ses Pensées et Souvenirs, la tentation pour celle-ci de prendre sa revanche de concert avec l'Autriche se voyait sur le point d'être satisfaite; C'est pour cette raison que je considérais comme contraires aux intérêts de l'Allemagne et de la paix d'aider à la restauration de la royauté en France: j'entrais dans une lutte avec les partisans de cette idée;"


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Melchior
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MessagePosté le: Mar 19 Mar - 20:25 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Cette lettre qui par certaines tournures et développements semble un faux contemporain des évènement reste un remarquable document pour sa finesse et la profondeur de ses analyses. Probablement écrit par un français qui maîtrisait la situation politique de son époque, il reste pour notre enseignement un très bon témoignage de l'intelligence des légitimistes. 
A noter tout du moins, le pronostique faux de Bismarck sur la capacité de revanche de la République; cette dernière a consacré toute son énergie durant quarante ans pour la réaliser, la réussir et mettre par conséquence l'Europe en état d'agonie (merci Mr Clémenceau).


Continuons à porter haut l'intelligence politique et nous finirons par convaincre les gens honnêtes qui se lasseront du discours politique faux, hypocrite et veule de notre époque.
Merci pour cette lettre.
_________________
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"Il y aura toujours plus de liberté dans la plus autoritaire des monarchies que dans la plus libérale des démocraties libérales."


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austrasie
écuyer

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MessagePosté le: Mar 19 Mar - 21:03 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Bonjour MELCHIOR, bienvenue à Vous,
Je voulais simplement vous confirmer que la lettre "Opinion de Bismarck sur la République" se vérifie authentique. Elle avait été rédigée à Berlin le 16 novembre 1871 et attribuée à Bismarck en réponse à un baron. Cette lettre, citée in extenso par notre ami, est un document de toute première importance pour notre Forum Légitimiste - simplement, j'avais oublié de mentionner, dans mon message ayant suivi la publication du document par HENRYK, qu'aux quatre systèmes politiques ayant partagé la France à l'époque, j'allais ajouter une lecture anthropologique sociale de cette "production bismarckienne". En tout cas, je confirme :  le document est manifestement vrai.
Vive le Roy Louis XX de Droit Divin - "Savoir pour Servir".
Austrasie.  


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Henryk
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MessagePosté le: Lun 8 Avr - 12:29 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

Lire pour ceux qui ont le temps "Le socialisme allemand et le nihilisme russe" par Jean Bourdeau 1891
_________________


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Michaël
Baron

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MessagePosté le: Mar 9 Avr - 21:34 (2013)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République Répondre en citant

ce que je sais des prussiens est ce que disait ma mère, née en 1920, dont la grand mère 
la mère de son père, a été sauvée d'être éventrée par la baîonette des soldats prussiens,
en étant cachée dans un arbre creux. 
Imaginez la terreur de cette enfant entendant les hurlements des gens qu'elle connaissait, depuis sa cachette. 
A cette époque, 1870, les prussiens, qui avaient passé la frontière, éventraient avec leur baïonette les enfants, les femmes, les vieillards,
tous civils Français sans défense. Ah les criminels de Bismarck que voilà !
Ne sont pas soldats ceux qui tuent des civils sans défense. 


ce Bismarck était peut-être d'une lucidité politique,
mais machiavélique et le pire ennemi de la France et des Français qui fut à cette époque.
Je tenais à souligenr cela.


Honte à Bismarck et aux soldats prussiens criminels de civils, avec leurs casques à pointe. 


Et je ne parle pas des exactions des Uhlans. 
_________________
pour Dieu et pour le Roi de France héritier légitime.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 14:31 (2016)    Sujet du message: Opinion de Bismarck sur la République

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