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Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger...
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Eliane LaurensTournois
Les Chevaliers de la Tradition

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MessagePosté le: Ven 5 Avr - 21:43 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Cahuzac un arbre qui cache la foret
            .


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MessagePosté le: Ven 5 Avr - 21:43 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Mavendorf
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MessagePosté le: Ven 5 Avr - 23:43 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

nanabel a écrit:
Tout ce déballage médiatique ne me fais pas penser aux épisodes qui ont eu lieu après le coup d'état de 1789, mais juste avant.


Oui c'est un rapprochement qui est intéressant, cependant avant ou après c'est toujours du même état d'esprit qu'il s'agit conduisant à la même finalité, avec une intensité certes différente.

nanabel a écrit:

Si on voulait détruire l'appareil d'état, on ne s'y prendrait pas autrement.


C'est la question que l'on se pose sur ce sujet : qui tire les ficelles dans cette affaire ? Nous savons que deux réponses peuvent être apportées à cette crise concernant cette mise en exergue de cette classe politique corrompue ; la première c'est plus d'Europe pour moins de souveraineté (c'est celle de jacques attali), la deuxième plus de souveraineté pour moins d'Europe, c'est la nôtre qui vise à mettre un terme à cette gabegie et à reprendre le contrôle de notre propre pays. Pour le moment il est vrai que les premiers ont l'avantage sur les seconds, mais rien n'est jamais joué à l'avance. 

nanabel a écrit:

Corrigez moi si je dis des bêtises, mais il me semble que ces déballages incessants d'affaires qui surgissent inopinément dans les médias, ressemblent étrangement aux manigances de Necker contre Turgot.


C'est juste Necker a bien essayé d'influencer l'opinion pour que le roi se débarrasse de Turgot, dans le but de récupérer sa place (ce sont les arrivistes). Necker a joué dans l'opposition quand ça l'arrangeait.
Mais du coup j'ai peur de ne pas vous suivre dans votre comparaison, à moins que vous puissiez clairement établir que le but de Necker était de détruire la Monarchie. Il y a contribué c'est une certitude incontestable mais cependant tout comme les "lafayette" les "mirabeaux", n'a-il pas été dépassé à un moment donné par la violence des événements ? C'est une question je crois qui reste en suspens.

nanabel a écrit:

Le Roy était un coriace, il n'est pas tombé du 1er coup. Les traitres ont dû s'y prendre à plusieurs reprises pour écarter les plus fidèles, rallier les sceptiques à leur cause, et ainsi isoler le Roy. Necker était un banquier suisse, très intelligent et bien infiltré à la cour où il faisait de bonnes affaires.


Vous savez il a manqué malheureusement beaucoup de choses au Roy. Le rappel des parlements a été l'erreur la plus fatidique, arrivé au pouvoir en effet Louis XVI fit exactement l'inverse de ce qu'avait fait Louis XV contre les capitalistes parlementaires et philosophes se revendiquant "du peuple" (qu'ils méprisaient). Comment expliquer ce revirement si immédiat ?

Il faut remonter à Louis XV pour analyser la chute de la Monarchie, qui a été vue par l'un de ses meilleurs ministres le chancelier Maupeou. Louis XVI n'a pas été préparé à régner comme il se doit, en raison qu'il a été kidnappé à l'autorité de son aïeul par le clan dévot et... déformé par lui. Le Roy martyre n'avait pas appris de son prédécesseur l'esprit de la Monarchie très Chrétienne. Au lieu de s'entourer d'hommes de valeur dès le début de son règne, Louis XVI va les chasser.

Maupeou d'ailleurs dira à propos de lui : "Si le roi veut perdre sa couronne, il en est bien le maître..." Phrase terrible, mise en garde qui sera confirmée par les faits.

nanabel a écrit:

Turgot avait avec lui l'assemblée nationale et la confiance du Roy.


Le ministère Maurepas-Turgot manifeste pour la première fois l'arrivée au pouvoir de l'idéologie des Lumières... Turgot était un bel idéologue, parlementaire et philosophe, partisan de la liberté à tout prix, son administration à été une faillite. Il était de l'école libérale, et donc foncièrement opposé aux corporations.

nanabel a écrit:

Le Roy et surtout la Reine étaient ridiculisés par les pamphlétaires. Les mensonges publiés sur la désinvolture et le mépris de la Reine sont toujours véhiculés aujourd'hui par les historiens incompétents ou idiots.


Les pamphlétaires s'en sont donnés à coeur joie, et Louis XVI était trop sensible à cela toujours soucieux de savoir ce que pense l'opinion publique, la "volonté générale". L'ennui c'est que l'opinion publique déjà à cette époque, ce sont les loges maçonniques qui la font. C'est l'opinion publique qui a chanté les louanges de Turgot... Le Roy et la Reine ont été manipulés, seuls ils ne pouvaient plus faire face.

nanabel a écrit:

Si la presse de l'époque a servi admirablement les traitres, elle en a été récompensée mille fois par les vainqueurs. Elle est si puissante aujourd'hui qu'elle est devenue une arme monstrueuse.


La presse, l'éducation de la jeunesse, c'est évidemment la main mise sur les consciences. D'où l'importance de rivaliser autant que possible en développant nos propres organes de communication (journaux, sites internet).

nanabel a écrit:

Jacques Attali (qu'il faillait écouter sérieusement, parce qu'il faisait parti de l'équipe des communicants des décideurs mondialistes) a déclaré plusieurs fois et sans mot caché, qu'un gouvernement mondial aurait lieu. Il a précisé que le tout était de savoir s'il aurait lieu avec le consentement des peuples ou après la guerre.


C'est intéressant. Avez vous une source à nous communiquer, que nous puissions relire le contenu de cette déclaration ?

nanabel a écrit:

Nous sommes convaincus que les idées que nous défendons ensembles sont la seule voie possible pour sauver notre pays, mais il serait naïf de penser rallier à notre cause la majorité de l'opinion publique.


En effet il ne faudra pas trop compter sur "l'opinion publique" ou attendre que 50.05 % des français soient favorables au retour de la Monarchie pour la rétablir... La restauration ne peut se faire que par le haut. Mais là vous prêchez des convaincus.
Laughing

nanabel a écrit:

C'est une guerre que l'on ne gagnera pas par des mots. C'est l'adversaire qui détient l'arme du discours, nous devons donc utiliser d'autres armes. Aujourd'hui l'action se fait dans les réseaux.


Qu'est ce que l'action si ce n'est la mise en pratique de nos acquis ? Et comment s'obtiennent les acquis, si ce n'est par la formation, la compréhension des fondamentaux. Avant d'envoyer un soldat au feu on lui apprend à se servir de son arme et à reconnaître son ennemi. Les partisans de droits de l'homme, les révolutionnaires ne sont pas des idiots, ils ont fait preuve d'intelligence politique en reliant les causes à leurs effets. De la même manière est à l'inverse si nous sommes pressés d'aboutir, parce qu'il y a "urgence en la demeure", il nous faut bien commencer par ce qui va nous permettre d'aboutir.

nanabel a écrit:


Si l'on veut agir efficacement, nous devons chercher des moyens coordonnés d'entraide mutuelle. En mettant en commun nos savoir faire, nos expériences, nos idées, nous pouvons constituer, aux travers d'actions ciblées, un véritable réseaux d'influence.


L'entraide ne peut être que mutuelle et naturelle si la fin recherchée est la même. C'est la seule condition d'ailleurs qui peut garantir le succès. Si l'on cherche à établir une action commune basée sur autre chose (du bricolage), autour du plus petit dénominateur commun (principe d'action libérale, révolutionnaire et démocratique) le résultat obtenu ne sera qu'un échec.

Pour ce qui est du réseau, nous y travaillions, ainsi que l'atteste l'implantation des cercles légitimistes dans les différentes provinces du Royaume que vous pouvez consulter dans les rubriques de notre forum.

nanabel a écrit:

Il n'est plus temps aujourd'hui de rester entre soi.


Puis-je vous demander de préciser votre pensée ? Si vous entendez par là "sortir" de cet individualisme forcené qui empêche les français de renouer avec le principe politique qui seul peut garantir cette unité qui nous manque tant, je ne peux que vous suivre dans cette voie. S'il s'agit de se rassembler autour d'un principe d'action étranger à la Monarchie Française, et donc par conséquent révolutionnaire alors il ne peut y avoir que désaccord.

nanabel a écrit:

Le tout est de savoir ce qu'on nous voulons.


Les légitimistes (les vrais) savent ce qu'ils veulent, avec nous les choses ont l'avantage d'être claires dès le départ (la question du prince, la place de la religion dans le royaume...). Les gens qui nous quittent, le font parfois parce qu'ils n'y croient plus, c'est un acte de désespérance, jamais ils ne s'en vont avec le sentiment d'avoir été trompés. Tout simplement parce que l'on ne fait pas la tradition, on s'y plie. La légitimité a le mérite de l'honnêteté, ce qui est une denrée rare de nos jours, et un concept bien étranger à toutes les autres factions où autres groupuscules politiques qui foisonnent à souhait.

nanabel a écrit:

Faire de la politique ou lutter contre la décadence de notre pays ?


L’UCLF n’est pas un parti politique mais, dans la mesure où elle travaille à la prise en compte de la loi naturelle divine, c’est-à-dire, entre autres, la défense de la famille, la restauration de l’autorité, une application très large du principe de subsidiarité et surtout à faire aimer l’institution monarchique qui a construit la France, elle fait ouvertement de la politique. C’est sa particularité dans le mouvement légitimiste. Elle encourage à un intense travail de formation au sein des cercles, une formation destinée à faire connaître toute la richesse de la pensée légitimiste ainsi qu'à mettre en garde contre les idéologies propagées par la révolution.
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 6 Avr - 11:40 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Non seulement nous avons des présidents et ministres  républicains, adeptes de "Tu ne tueras point" dans l'ingerance à l'étranger, mais bien sûr, ils trouvent le moyen la bouche en forme de coeur, de mettre de l'argent de coté à l'étranger, en acccablant Depardieu. De plus, ils accablent les travailleur frontaliers, (reducteurs du nombre des chomeurs) par les médias dans la pensée populaire,  comme complices de leur fraudes.

S'ils se sentent bien de jouer les apatrides  républicains  prononcez, problême de dislexie parlementaire (français)  à l'étranger, qui y restent, les Noah et consorts qui viennent soutenir les restos du Coeur.(Regardez, j'ai le coeur sur la bousre, j'optimise mon gourou l'editeur, et je crache sur la souverainté populaire française).  

Nous ne connaissont pas leurs biens dans ces pays là comme d'un nommé Mendés en AOF (Afrique oligarchique financière) et la demeure de Mitterand (dixit un tunisien) vers Sousse. Pourquoi  être candidat, optimiser mon idéologie  dans une commmune, et payer plus d'impôts quand je peux avoir des biens beaucoup moins fiscalisés dans une autre?

Cahuzac, la meilleure prise des Frégates de Tawain les bains?  Les plus gros poissons, car le lac Léman, ou Polanski peur le tient, a dans le jeu des mots des carpes plus muettes. Je ne suis pas 100% abusé. Si more à mors, des filins me retiennent dit la chanson bretonne.
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nanabel
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MessagePosté le: Sam 6 Avr - 12:58 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Citation:
C'est la question que l'on se pose sur ce sujet : qui tire les ficelles dans cette affaire ? Nous savons que deux réponses peuvent être apportées à cette crise concernant cette mise en exergue de cette classe politique corrompue ; la première c'est plus d'Europe pour moins de souveraineté (c'est celle de jacques attali), la deuxième plus de souveraineté pour moins d'Europe, c'est la nôtre qui vise à mettre un terme à cette gabegie et à reprendre le contrôle de notre propre pays. Pour le moment il est vrai que les premiers ont l'avantage sur les seconds, mais rien n'est jamais joué à l'avance. 

Alors là, je peux répondre, c'est mon domaine. Mais la réponse risque d'être bien plus longue que la question. Je serais obligée de remettre les choses dans le contexte de l'histoire. Aussi je vais faire très court. On peut retenir 3 événements majeurs qui ont changé la face du monde.

Le 1er est évidemment la cité de Babylon. Création de la 1ère banque d'affaires internationale, 1ère banque centrale et, on peut dire aussi 1er paradis fiscal. On connait l'histoire du trésor du roi Salomon, dont la bible nous fait écho. Pour mettre un marqueur historique, on peut dire qu'avant Babylon, c'était la préhistoire monétaire. Les échanges étaient exclusivement entre les mains des marchands, alors que la banque appartenait au roi, qui servait à la fois de juge, de banquier, de trésor public, et surtout qui fixait la valeur monétaire. C'est à cette période que l'or fut adopté comme unique monnaie de référence internationale. Toutes les monnaies devaient être compensées par leur équivalent or. A partir de cette loi, les monnaies ont leur système métrique. Ce qu'il est important de retenir, c'est que toute l'économie mondiale n'a jamais changé de système métrique. (Keynes a déclaré un jour, que si le peuple savait à quel point l'économie monétaire était simple, il y aurait la révolution. L'histoire de la monnaie ne doit jamais être enseigné dans les écoles.)

Je passe tous les siècles des civilisations modernes, conquêtes, colonisations, inventions, etc.... Extrêmement intéressants mais trop long à développer.

Le 2ème événement est la construction des états-unis d'Amérique. Les raisons de la guerre de sécession que nous présente Hollywood sont complétement fausses. Ce ne sont pas les yankees qui se sont révoltés pour leur indépendance, mais les banquiers d'affaires, alliés aux grosses fortunes industrielles qui ont voulu créer leur propre monnaie. En effet, les américains ne pouvaient pas maîtriser leur économie tant qu'ils étaient assujettis à la livre anglaise. Les états-unis est le seul pays au monde de la taille d'un continent. C'est un pays continent. Et il a donc les besoins d'un continent. L'essor économique des USA se fait par la nécessité de relier les grands centres d'affaires entres-eux. Il faut 2 mois pour traverser le pays d'est en ouest en diligence. Toute l'économie américaine commence par la création du chemin de fer. Ses besoins en acier sont énormes et l'industrie fonctionne au charbon. Les 1ers traités internationaux modernes entre le nouveau monde est l'Europe sont les accords qui réglementent les marchés de l'acier et du charbon.

Les grandes industries font les grandes banques. Les lobbies d'affaires voient le jour au congrès américain dès le début du XVIIIè siècle et avec eux les 1ères dynasties familiales industrielles. Les USA deviennent alors la 1ère puissance économique du monde. Les alliances familiales se multiplient entre l'ancien et le nouveau monde, créant des monstres financiers. Des noms commencent à être connus comme l'étaient sous l'ancien régime ceux des rois. Rockefeller, Ford, Golman, Morgan, Rottschild, Lazare, Krupp, Wendel. L'acier et le charbon a fait la fortune de toutes ces familles. 

Le 3ème événement est un peu plus complexe à expliquer. L'ère industrielle, exclusivement basée sur l'acier et le charbon (construction du chemin de fer et autres applications navales), est complétement mise à terre par une invention (française) qui va changer à jamais les règles économiques mondiales. Parce que ce n'est pas le pétrole qui révolutionne la planète finance, mais le moteur à explosion. Le problème permanent des américains est toujours de relier les grands centres d'affaires, toujours plus vite, toujours plus loin. Ford, qui possède sa propre banque, est à la tête d'un empire industriel de l'acier. Il cherche de nouvelles applications industrielles et entend parler de prototypes d'un nouveau véhicule : l'automobile. Ses ingénieurs se lancent dans la compétition. Ça ne marche pas du tout. En France, près de Bordeaux, un ingénieur planche, lui aussi, sur la conception d'un moteur pour automobile. Il dessine des plans et cherche des financements pour réaliser son prototype. Et bien sûr il ne trouve personne. Déterminé à prouver son invention, le petit français mal fagoté, part aux USA. Il fait le tour des banques, montre ses dessins, tente de convaincre, mais rien n'y fait, jusqu'au jour où il pousse la porte d'une petite banque new-yorkaise : la Bank of America. "LA" banque de la famille Rockefeller. Le banquier avait un gros problème. Il avait investi une fortune considérable dans l'industrie des lampes à pétrole (on est en 1820) et se lamente des mauvais résultats. Lors d'un dîner, organisé par le club des milliardaires (ils aiment se retrouver dans des soirées mondaines, des clubs sélects, ou des repas de bienfaisances), il raconte sa mésaventure à son pote Ford, qui lui échange la sienne avec son projet de moteur automobile qui ne donne aucun résultat. Rockefeller lui raconte une anecdote, remontait dans ses services, d'un jeune ingénieur français venu à sa banque avec des plans complètement farfelus d'une espèce de moteur. Ford veut absolument rencontrer le français. Voilà comment 2 hommes d'affaires, l'un cherchant des nouvelles applications pour son acier, l'autre voulant rentabiliser ses investissements dans une nouvelle énergie, s'associent pour créer la première chaîne automobile qui va renverser l'économie mondiale.

Il faut comprendre que les américains ont une autre manière, que les européens, de traiter leurs affaires. Aucun contrat ne se signe dans un bureau. Tout se décide dans les clubs, les soirées mondaines, les diners de bienfaisances. La raison en est simple, parce que c'est la seule manière de voir le maximum de personnes influentes en une fois. Il est donc impératif d'avoir ses entrées dans ces lieux. Ces clubs prennent vite l'image, dans les médias, de lieux de pouvoirs occultes, ce qui ne déplait pas aux participants de ces clubs, qui alimentent souvent le mystère.

Alors il faut bien considérer 2 entités qui ont perduré jusqu'au XVIIIè siècle (voir, 2è événement). La 1ère est celle du pouvoir d'état et sa politique monétaire (voir, 1er événement) et la 2è, l'économie, toujours aux mains des marchands. L'un réglementant l'autre en imposant ses exigences. C'est la politique d'état qui dirige les politiques économiques et financières. La puissance économique des marchands américains change la donne en Europe. En fait, la plus grosse erreur stratégique de la politique française, fut d'envoyer son aide militaire aux indépendantistes yankees. Sans l'intervention française, il était peu probable que les hommes d'affaires américains remporte une victoire militaire contre l'Empire anglais. Mais l'idée de mettre une énième raclée à nos chers ennemis de toujours l'a emporté sur le bon sens.

Les idées américaines traversent l'Atlantique à la vitesse des bateaux à vapeur. Les intellectuels européens ne se lassaient pas d'envier leur lointain voisin, lui louant des bienfaits imaginaires. Le libéralisme commence à circuler dans les salons mondains, en même tant que se découvre une nouvelle pensée, celle des philosophes des lumières. On réfléchit, on débat, on élabore, de nouveaux modes politiques à l'américaine. Et dans les clubs de milliardaires, toujours à la pointe des idées, on accepte des nouveaux venus, les intellectuels (philosophes, écrivains, poètes et autres artistes éclairés). Enfin, quand je dis éclairés, je pense surtout éblouis par la réussite américaine.

Ces nouveaux concepts, purement intellectuels, vont se répandre comme une trainée de poudre parmi les plus oisifs, les plus médiocres, les plus révolutionnaires, la jeune génération de la noblesse. Parce que les marchands américains avaient défié un Empire, la fin du XVIIIè siècle marque la fin d'une civilisation, celle des monarchies absolues.

La nature ayant horreur du vide, le droit naturel, a laissé la place à d'autres croyances, celles des idéologies politiques qui prêchaient les droits de l'homme. Toute croyance a ses Dieux, ses prophètes et ses enseignements. En ce qui nous concernent, on retiendra les 3 plus importants.

Le 1er nait avec l'ère industriel dans l'Empire Germanique en guerre. Il s'appelait Marx. Ces enseignements trouvent ses adeptes de l'autre côté du monde, dans les milieux intellectuels de la Grande Russie, mais c'est en France (encore) que ses enseignements vont véritablement trouver leurs structures politiques. En 1870, Engel est à Paris quand le peuple se soulève. La commune donnera son nom au communisme.

Le 2è Dieu est anglais. C'est l'économiste qui invente les règles de la macro-économie. Ses enseignements ont été à l'origine de la suppression de l'étalon or, de la création du pétrodollar et de la Fed. Il se nommait Keynes et a été le plus grand penseur durant tout le XXè siècle. Pour les keynésiens, le libéralisme ne peut s'épanouir que dans l'autorité des chefs états qui établissent les règles de la macro-économie. Le gaullisme est un merveilleux exemple des enseignements de Keynes.

Le 3è, celui qui nous est imposé aujourd'hui, est américain et porte le nom de Freidman. Il trouve ses adeptes à la suite des évènements de 68, avec le slogan des libertaires socialo-troskistes : il est interdit d'interdire. Ses enseignements détruisent ceux de Keynes, dans les années 80. Il prêche la suppression des états, la liberté totale et absolue des marchés boursiers, la gouvernance mondiale. Il est mort en 1987.

Voilà en gros l'histoire de l'économie mondiale.

       



Citation:
C'est juste Necker a bien essayé d'influencer l'opinion pour que le roi se débarrasse de Turgot, dans le but de récupérer sa place (ce sont les arrivistes). Necker a joué dans l'opposition quand ça l'arrangeait.
Mais du coup j'ai peur de ne pas vous suivre dans votre comparaison, à moins que vous puissiez clairement établir que le but de Necker était de détruire la Monarchie. Il y a contribué c'est une certitude incontestable mais cependant tout comme les "lafayette" les "mirabeaux", n'a-il pas été dépassé à un moment donné par la violence des événements ? C'est une question je crois qui reste en suspens.




Il est certain que Necker (banquier suisse, il ne faut pas l'oublier) était l'un des principaux chefs du coup d'état. Les milieux d'affaires, devenus très puissants par leurs commerces avec le nouveau monde, séduits par les nouveaux courants de pensées des lumières (les droits-de-l'hommistes), ont oeuvré pour prendre le pouvoir politique. Necker et ses copains étaient adaptes d'une nouvelle idéologie : une république, calquée sur le modèle américain.



Citation:
Le ministère Maurepas-Turgot manifeste pour la première fois l'arrivée au pouvoir de l'idéologie des Lumières... Turgot était un bel idéologue, parlementaire et philosophe, partisan de la liberté à tout prix, son administration à été une faillite. Il était de l'école libérale, et donc foncièrement opposé aux corporations.




Effectivement, Turgot était adepte des lumières, mais ils l'étaient tous. La grande différence entre lui est le traite Necker, c'est qu'il était aussi profondément attaché à la monarchie. Il défendait l'idée d'une libéralité sans pour autant détruire la monarchie. Il s'est battu tant qu'il a pu pour éviter la révolution.


Citation:
Les pamphlétaires s'en sont donnés à coeur joie, et Louis XVI était trop sensible à cela toujours soucieux de savoir ce que pense l'opinion publique, la "volonté générale". L'ennui c'est que l'opinion publique déjà à cette époque, ce sont les loges maçonniques qui la font. C'est l'opinion publique qui a chanté les louanges de Turgot... Le Roy et la Reine ont été manipulés, seuls ils ne pouvaient plus faire face.




L'idéologie des lumières s'est propagée au travers des officines intellectuelles, dont les plus influentes étaient sans conteste les loges maçonniques. Il est donc logique de penser que les adeptes se devaient d'y avoir leur entrée. Or il existait (encore aujourd'hui d'ailleurs) plusieurs loges qui s'affrontaient. La plus grande loge maçonnique d'Europe se trouvait au Pays de Galle. Au gré des migrations vers le nouveau monde, une seconde loge fut créée à Philadelphie. Les idées qu'elle propageait étaient bien plus libertaires et révolutionnaires que son ainée britannique.


Citation:
Puis-je vous demander de préciser votre pensée ? Si vous entendez par là "sortir" de cet individualisme forcené qui empêche les français de renouer avec le principe politique qui seul peut garantir cette unité qui nous manque tant, je ne peux que vous suivre dans cette voie. S'il s'agit de se rassembler autour d'un principe d'action étranger à la Monarchie Française, et donc par conséquent révolutionnaire alors il ne peut y avoir que désaccord.




Oui, il s'agit bien de sortir de cet individualisme qui empêche les français d'agir. Mais surtout il s'agit de remettre de l'ordre dans les valeurs et notamment la plus importante : la famille. Or, moi, je vois 2 types de familles, celle de nos parents proches et celle de notre nation. Si l'on considère que les membres de notre pays font aussi partie de notre famille, nous devons leurs porter secours quand ils appellent à l'aide. Et les français ont surtout besoin d'aide pour retrouver leurs valeurs chrétiennes. Mais je pense que c'est dans l'action et non dans le discours que l'on peut le mieux appliquer les valeurs que nous défendons.


Citation:
Les légitimistes (les vrais) savent ce qu'ils veulent, avec nous les choses ont l'avantage d'être claires dès le départ (la question du prince, la place de la religion dans le royaume...). Les gens qui nous quittent, le font parfois parce qu'ils n'y croient plus, c'est un acte de désespérance, jamais ils ne s'en vont avec le sentiment d'avoir été trompés. Tout simplement parce que l'on ne fait pas la tradition, on s'y plie. La légitimité a le mérite de l'honnêteté, ce qui est une denrée rare de nos jours, et un concept bien étranger à toutes les autres factions où autres groupuscules politiques qui foisonnent à souhait.




Entièrement d'accord avec ça. Mais la désespérance dont vous parlez, vient peut-être du fait que rien ne bouge alors que le pays sombre dans le chaos. Chacun pense avec ses capacités intellectuelles, son histoire personnelle et sa culture familiale. Aussi, je pense que tout le monde peut pas être pédagogue. Certains ont besoin de concret. Ils exprimeront mieux leurs valeurs dans l'action que dans le discours. Et un enseignement trouve son efficacité dans sa pratique. Aussi quand je parle d'individualisme, je pense aussi à notre individualisme, ce que j'appelle l'entre-soi.


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Henryk
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MessagePosté le: Sam 6 Avr - 16:05 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Citation
Toutes les monnaies devaient être compensées par leur équivalent or. A partir de cette loi, les monnaies ont leur système métrique. Ce qu'il est important de retenir, c'est que toute l'économie mondiale n'a jamais changé de système métrique. (Keynes a déclaré un jour, que si le peuple savait à quel point l'économie monétaire était simple, il y aurait la révolution.

C'est évident. Le déséquilibre bancaire créé par l'économie tertaire, du à des personnages que nous précités, fabrique des tornades monétaires que la banque centrale essaye de plus en plus de maitriser. L'affaire de Law, de Panama, des emprunts russes, des effets du canal de Suez, du N'go and Co, des piastres, Le silence radio aurour de l'Argentine, de l'Islande, ... montre que le sytême dirigé par des dynastie bourgeoises, dans le giron autoritaire d'une stabililité renouvelable tout les 5 ans, par l'application des lois faites non pour le "bien commun" mais pour une minorité essorant le PIB des états, et le concentrant pour eux mêmes, dans des valeurs de l'economie secondaire.

La révolution n'est faite que par une élite, soit jacobine, soit bourgeoise, dont les principaux destitués sont la tête et les sujets. Les circonvolutions, de tout bord, par la spoliation des biens des trois ordres, veut ramener l'éthique égalitaire à la belle "urne". La valeur inventée ou réelle du paganisme ancien, du XVIIIe, XIXe et de l'avarice contenporaine découpent la civilisation fiduciaire de la monnaie chrétienne qui à façonné notre civilisation depuis l'arménie jusqu'a la vision ambigué du thomisme, pour des appétits personnels.
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Geneviève Lemmer
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MessagePosté le: Dim 7 Avr - 10:51 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Bonjour...........un remaniement ou une dissolution? oui, si tout devait changer et si nous avions le pouvoir de choisir.
Mais changer pour (peut-être) pire? Notre pays est livré à des hordes de gens sans conscience, sans honnêteté, qui le livrent et le vendent.
Je m'inquiète pour les années qui viennent et pour nos enfants, car nous, pour la plupart notre vie est quasiment faite.


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Henryk
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MessagePosté le: Dim 7 Avr - 11:15 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Citation
La nature ayant horreur du vide, le droit naturel, a laissé la place à d'autres croyances, celles des idéologies politiques qui prêchaient les droits de l'homme. Toute croyance a ses Dieux, ses prophètes et ses enseignements. En ce qui nous concernent, on retiendra les 3 plus importants.

je Vous propose de remémorer la leçon X et XI du Cathéchisme, questions 104 à 115
http://royaume-de-france.clicforum.com/t202-Cathechisme.htm


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MessagePosté le: Dim 7 Avr - 13:19 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Merci chère nanabel pour cet exposé fort intéressant, Okay qui nous donne une vision globale de l'histoire de l'économie mondiale. N'étant pas un fin expert de cette question je crains avec force de trouver très rapidement mes limites pour alimenter ce fil de discussion, tant ce thème requiert des compétences que l'on ne peut obtenir que par une étude solide et approfondie.
Comme quoi tout passe en amont par la formation, et que toute action se révèle bien vaine et inutile, sans la compréhension claire du problème que l'on cherche à résoudre. J'espère en tout cas que d'autres inscrits (ou lecteurs) plus compétents que moi viendront alimenter ce sujet de grande importance. Je vais donc pour ma part très modestement me contenter de faire quelques commentaires, en attirant votre attention sur quelques points (ou détails historiques) sur lesquels j'aimerai avoir quelques éclaircissements. 
nanabel a écrit:

Alors là, je peux répondre, c'est mon domaine.


Une chose encore avant de me lancer dans le vif du sujet. Je tenais à ce titre de vous informer que nous avons justement à l'UCLF, une section qui se spécialise dans ce domaine si particulier, il s'agit du Cercle Economie et Avenir. Le responsable de cette cellule sera d'ailleurs présent prochainement à la grande fête catholique et légitimiste du Lyonnais et de la Bourgogne à Attignat. C'est une fête très importante dans le calendrier légitimiste, que, tous ceux qui sont encore attachés aux valeurs de la famille ne peuvent manquer sous aucun prétexte.
En fonction de votre disponibilité bien évidemment, et de votre souhait de vous associer à nous pour cette journée. Je peux vous proposer en toute simplicité de vous présenter au responsable de ce projet, avec qui vous pourrez bavarder un instant (bien que je sais qu'il sera déjà très occupé...) C'est comme ça aussi, par ces petits efforts que l'on sort de cet individualisme forcené qui plombe la France et l'empêche d'espérer en un avenir plus radieux.
Wink

nanabel a écrit:

Le 2ème événement est la construction des états-unis d'Amérique. Les raisons de la guerre de sécession que nous présente Hollywood sont complétement fausses. Ce ne sont pas les yankees qui se sont révoltés pour leur indépendance, mais les banquiers d'affaires, alliés aux grosses fortunes industrielles qui ont voulu créer leur propre monnaie. En effet, les américains ne pouvaient pas maîtriser leur économie tant qu'ils étaient assujettis à la livre anglaise. Les états-unis est le seul pays au monde de la taille d'un continent. C'est un pays continent. Et il a donc les besoins d'un continent.


Sauf erreur de ma part, il me semble relever une incohérence dans cet événement numéro deux. Vous dîtes les américains ne pouvaient pas maîtriser leur économie tant qu'ils étaient assujetties à la livre anglaise. Puis vous ajoutez que c'est un pays continent, et qu'il a donc les besoins d'un continent. Or il se trouve qu'au moment de la guerre d'indépendance ce que l'on nomme les treize colonies ne s'établit que sur une toute petite surface.

Pour illustrer un peu au risque de faire du mal à notre "patriotisme français" (à la vue des territoires occupés jadis par la France), on voit très nettement en bas à droite sur cette carte trouvée sur internet que les territoires en rouge occupées par la Grande-Bretagne sont dérisoires.





Pour le reste et en ce qui concerne plus particulièrement les raisons de la guerre de sécession, sans m'être trop penché sur cette période de l'histoire des Etats-Unis. Je me suis toujours dis que l'histoire réelle devait être un petit peu plus compliqué que celle qui nous est présentée... J'ai un peu de mal à croire que la lutte contre l'esclavage ait été le moteur principal de cette guerre. C'est un peu comme les radars qui pullulent aujourd'hui sur les bords de nos routes, on nous dit que c'est l'Etat qui tient à prendre soin de nos vies...
Laughing
Je pense que vous avez entièrement raison, le caractère de cette guerre repose sur l'antagonisme économique des deux parties de l'Union. Le Sud était en position de quasi-monopole, quant aux exportations de cotons, le textile français d'ailleurs a beaucoup souffert de cette guerre, il n'y avait quasiment aucune alternative à l'approvisionnement de coton de l'état confédéré du sud.
C'est bien une conception différente de l'économie qui oppose le Nord au Sud, industrielle et protectionniste pour le premier, agricole et exportatrice pour le second.

nanabel a écrit:

Il faut comprendre que les américains ont une autre manière, que les européens, de traiter leurs affaires. Aucun contrat ne se signe dans un bureau. Tout se décide dans les clubs, les soirées mondaines, les diners de bienfaisances. La raison en est simple, parce que c'est la seule manière de voir le maximum de personnes influentes en une fois. Il est donc impératif d'avoir ses entrées dans ces lieux. Ces clubs prennent vite l'image, dans les médias, de lieux de pouvoirs occultes, ce qui ne déplait pas aux participants de ces clubs, qui alimentent souvent le mystère.


C'est une pratique que l'on retrouve souvent mise en scène dans les films ou les séries TV américaines, ces hommes qui décuplent une puissance financière exorbitante, de quoi donner le vertige au plus commun des mortels !  

nanabel a écrit:

Le libéralisme commence à circuler dans les salons mondains, en même tant que se découvre une nouvelle pensée, celle des philosophes des lumières. On réfléchit, on débat, on élabore, de nouveaux modes politiques à l'américaine. Et dans les clubs de milliardaires, toujours à la pointe des idées, on accepte des nouveaux venus, les intellectuels (philosophes, écrivains, poètes et autres artistes éclairés). Enfin, quand je dis éclairés, je pense surtout éblouis par la réussite américaine.

Ces nouveaux concepts, purement intellectuels, vont se répandre comme une trainée de poudre parmi les plus oisifs, les plus médiocres, les plus révolutionnaires, la jeune génération de la noblesse. Parce que les marchands américains avaient défié un Empire, la fin du XVIIIè siècle marque la fin d'une civilisation, celle des monarchies absolues.


Voilà un passage très intéressant qui peut nous permettre je crois de faire le lien, et de mieux comprendre cette période du Royaume de France que fut la régence du Duc d'Orléans, qui a tenté de se servir de ce capitalisme et de ce libéralisme naissant en Angleterre pour servir ses propres intérêts.
Le parti Whig (émanation de la bourgeoisie anglaise) cherchait à généraliser en Europe une conception du pouvoir libérale qui renforcerait sa fortune. Les Whigs trouvaient en la personne du Duc d'Orléans un "esprit brillant" tout à fait capable de se contenter d'une couronne "légale" à défaut d'une "légitimité dynastique et traditionnelle"... Et pour y parvenir il fallait violer en France les intangibles "lois fondamentales du Royaume". C'est d'ailleurs le tour de force que l'Angleterre réussit à imposer à la Suède en 1719.

Un peu d'histoire : en 1715 Louis XIV meurt à Versailles, Louis XV héritier de la couronne n'est âgé que de cinq ans... Déjà on se pose la question, est ce un Bourbon qui succédera au Roi soleil dans le cas de la mort prématurée du tout jeune Louis XV ou bien un prince cadet, Philippe d'Orléans imposé lui même par le parti Whig et soutenu par la classe nobiliaire française écartée des affaires par le roi défunt. Les Hanovriens et les Orléans ont pour eux des papiers imposé par le parti Whig pour les premiers le "Bill succession" écartant les Stuart du trône d'Angleterre ; pour les Orléans le traité d'Utrecht enlevant la couronne de France aux Bourbons-Anjou. (On comprend dès lors pourquoi les orléanistes de nos jours restent férocement attachés à ce traité.)
Il suffisait donc au duc d'Orléans et au Parlement de Paris d'appliquer les clauses du traité d'Utrecht pour que les Bourbons légitimes fussent exclus du pouvoir en même temps que le seraient les Stuart d'Angleterre. Ainsi de chaque côté du Channel, pourraient s'installer aux leviers de commande des hommes liés à deux types de classe dominante, soucieuses de s'enrichir très légalement par les nouvelles méthodes capitalistes. C'est pour se donner le moyen d'agresser l'Espagne en utilisant le régent que Stanhope fit signer à Cockpit, le 2 août 1718, la quadruple alliance. Par ce traité, le régent Philippe d'Orléans entrait officiellement en guerre dans la coalition anti-Bourbon formée par l'Angleterre, la Hollande et l'Autriche.

Il me semble que c'est une période déterminante dans notre histoire, qui montre à quel point les Orléans ont joué un rôle vraiment décisif dans l'introduction de ce poison libéral qui va prendre racine, puis pourrir l'intérieur du Royaume (le ver est dans le fruit). Qu'en pensez-vous ?

nanabel a écrit:

Effectivement, Turgot était adepte des lumières, mais ils l'étaient tous.


Ce qui m'a gêné si vous voulez dans votre message, c'est que vous donniez l'impression que Turgot aurait pu sauver la Monarchie. Ce qui est faux, puisqu'il était justement de cette école qui au XVIIIèm siècle a érigé en modèle la politique économique anglaise. C'est cette mauvaise école qui prend le contre pied de la pensée de Colbert qui disait à propos du libéralisme : "Si on laisse faire la loi du libre marché, la mauvaise qualité chasse toujours la bonne..."

nanabel a écrit:

Si l'on considère que les membres de notre pays font aussi partie de notre famille, nous devons leurs porter secours quand ils appellent à l'aide.


Absolument d'accord avec vous, si vous saviez la peine que j'éprouve de voir notre peuple dans cet état lamentable, se perdre au milieu de ce champ de ruine, et être le jouet de quelques ambitieux sans foi ni loi, combien je regrette enfin de ne pas pouvoir donner davantage encore... Bien sûr qu'il nous faut porter secours, mais pour ce faire, une fois encore, il faut bien commencer par nous en donner les moyens.

nanabel a écrit:

Chacun pense avec ses capacités intellectuelles, son histoire personnelle et sa culture familiale.


C'est bien là le problème, et c'est ce qui empêche d'ailleurs la France de se retrouver, de se réconcilier plus rapidement, car ce qui est enseigné est faux. D'où l'importance voyez vous de maintenir cette flamme de la légitimité allumée, car elle seule est en mesure de rattacher ce qu'il reste de la France avec le fil brisé de son histoire. Combien de Français aujourd'hui s'émerveillent à découvrir cette tradition monarchique française, si ancienne et pourtant si belle, si bien qu'elle apparaît à celui qui à la grâce de la comprendre aujourd'hui, comme une nouveauté, comme un trésor caché.

nanabel a écrit:

Et un enseignement trouve son efficacité dans sa pratique.


Créer des cercles d'études, organiser des réunions, des journées, des manifestations, des pèlerinages, des sites internet, des organes de presse, des forums de discussions qu'il faut entretenir et alimenter pour permettre à d'autres de comprendre, de connaître et de se découvrir parfois une vraie conscience politique... Si tout ça ce n'est pas "de la pratique", pourriez vous me dire qu'est ce que c'est ?

Vous savez nous ne sommes pas très nombreux "à savoir encore", et nous nous donnons beaucoup de mal pour maintenir et transmettre à d'autres nos valeurs. Je m'étonne toujours de cette forme d'ingratitude, ou plutôt je crois de ce cruel manque de clairvoyance qui consiste à dire : "Non vous les légitimistes, on ne vous entend pas et vous ne faites rien !"
Je crois que ceux qui ont un peu trop facilement tendance à balayer nos efforts d'un simple revers, ne se rendent pas vraiment compte de ce qu'ils nous ont coûté...
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MessagePosté le: Dim 7 Avr - 15:38 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Citation:
 Le responsable de cette cellule sera d'ailleurs présent prochainement à la grande fête catholique et légitimiste du Lyonnais et de la Bourgogne à Attignat. C'est une fête très importante dans le calendrier légitimiste, que, tous ceux qui sont encore attachés aux valeurs de la famille ne peuvent manquer sous aucun prétexte.

Oui, j'ai vu ça, mais je ne pense pas pouvoir y participer. Manque d'argent. De plus nous sommes plusieurs et je ne connais personne sur place qui pourrait nous héberger. C'est bien dommage Wink En revanche, il se pourrait que je rende une petite visite au cercle Robert de Baudricourt, plus proche de chez moi.
Citation:
Sauf erreur de ma part, il me semble relever une incohérence dans cet événement numéro deux. Vous dîtes les américains ne pouvaient pas maîtriser leur économie tant qu'ils étaient assujetties à la livre anglaise. Puis vous ajoutez que c'est un pays continent, et qu'il a donc les besoins d'un continent. Or il se trouve qu'au moment de la guerre d'indépendance ce que l'on nomme les treize colonies ne s'établit que sur une toute petite surface.

Je crois que vous avez confondu la construction des Etats-Unis (guerre de sécession 1861) avec la Guerre de 7 ans, début du XVIIIè siècle.



Citation:
Il me semble que c'est une période déterminante dans notre histoire, qui montre à quel point les Orléans ont joué un rôle vraiment décisif dans l'introduction de ce poison libéral qui va prendre racine, puis pourrir l'intérieur du Royaume (le ver est dans le fruit). Qu'en pensez-vous ?


C'est exactement ça. Dès le début du XVIIIè siècle New-York est le poumon économique de la colonie anglaise du nouveau monde. Ce concentre au coeur de la ville, une bourgeoisie d'affaires qui tente de s'émanciper de la couronne britannique. Ces nouveaux riches ne sont pas issus de la noblesse. Ils créent leurs propres clubs très sélects. Bien qu'influencés par le courant d'idées des lumières, il était surtout question, dans ces clubs, d'élaborer des plans pour ne plus envoyer les prélèvements de leurs bénéfices à Londres, qu'ils trouvaient trop élevés. Pris de cours par la Guerre de 7 ans (qui n'est que l'extension de la guerre en Europe (Prusse, Autriche, France, Angletterre)), ils durent remettre leurs prétentions à plus tard. La victoire anglaise n'a fait que renforcer la détermination de ces yankees pour se défaire de l'emprise coloniale.
Citation:
Ce qui m'a gêné si vous voulez dans votre message, c'est que vous donniez l'impression que Turgot aurait pu sauver la Monarchie. Ce qui est faux, puisqu'il était justement de cette école qui au XVIIIèm siècle a érigé en modèle la politique économique anglaise. C'est cette mauvaise école qui prend le contre pied de la pensée de Colbert qui disait à propos du libéralisme : "Si on laisse faire la loi du libre marché, la mauvaise qualité chasse toujours la bonne..."




C'est en tous les cas mon analyse. Pour prendre un parallèle contemporain, Turgot aurait été plus proche des idées de Keynes (le libre échange sous autorité de l'état), alors que Necker aurait été plus proche des pensées de Freidman (l'ultra libéralisme qu'on subit aujourd'hui). Je ne crois pas que Turgot voulait supprimer le Roy.


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Henryk
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MessagePosté le: Dim 7 Avr - 17:11 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Oui il est facile de savoir qui se trouvait au Sud côté français, et qui soutenait le Nord. Cette même lignée d'hommes proches de Turgot nous ramena des bonnes idées révolutionnaires après 1784.

Turgot* comme Necker, sont au service du Palatinat après l'édit de tolérance (voir l'affaire des rentes viagères sur des bébés) dans les emprunts que Louis XVI valide sur les 360 millions pour la stabilité maritime française. (préts qui furent refusés par l'Eglise).

Du Manifeste:
""Turgot, partisan de la liberté à tout prix ne pouvait admettre une quelconque ingérence de l’état, directe ou indirecte, dans le commerce et la production. Il gouvernait avec les préjugés des philosophes sans s’interroger sur le fait que les métiers jurés avaient duré pendant des siècles, apportant la preuve de leur utilité. Une institution néfaste ne survit pas aussi longtemps !

Turgot est un des plus illustres représentants de la féodalité financière, parlementaire, et “ philosophe ” décrite dans le chapitre sur le pouvoir absolu de droit divin. C’est d’ailleurs pour cela que l’historiographie l’a toujours honoré à tort comme un précurseur - en mettant à son compte des initiatives déjà éprouvées par d’autres - et comme un sauveur alors que son administration à été une faillite.

Les corporations, comme le pouvoir absolu et le pouvoir religieux étaient un frein à l’appétit de puissance de cette élite déchristianisée. Ce sont les mêmes individus qui, pour les mêmes raisons, ont détrôné Charles X en 1830, et englué l’assemblée royaliste dans l’affaire du drapeau en 1871.
.../...
Cependant, dès l’accession au trône de Louis XVI, et sous l’influence de Turgot, contrôleur général des finances, c’est la thèse de l’abolition des corporations qui va prévaloir.
""
 
Pour atteindre le tronc de L'arbre, il faut écimer, éhoupper, ébrancher, mettre à nu le fût pour pouvoir l'abattre...


*Lire les échanges entre son Altesse Louis XVI et son ministre pour voir l'incompétance politique de Turgot.

Voir la politique des ministres des comptes et des relations extérieurs depuis la révolutions pour appréhender l'officieux et l'officiel.

Le sujet histoire, politique et relations avec Whashington peut être ouvert dans la politique internationale. C'est beaucoup de thèmes dans un même post. Nous avons oublié Jérome Kahuzac.
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Dernière édition par Henryk le Lun 8 Avr - 09:23 (2013); édité 1 fois
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Tournois
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MessagePosté le: Dim 7 Avr - 20:55 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

En matière économique c'est très simple. Turgot est un physiocrate. Il est pour la liberté du commerce du grain. Sa politique se traduit par une libéralisation du commerce, c'est à dire la suppression des barrières misent par le gouvernement (fixation des prix, taxes, etc). Sauf que cette politique économique a laissé le champ libre aux physiocrates qui spéculent sur les denrés de première necessité. Ces derniers achetent le grain à bas prix pendant les periodes de récoltes, puis le stock dans des greniers privés durant les periodes de soudure notamment, créant ainsi une rarefaction de l'offre et un phénomène de hausse des prix. C'est ce qu'on appel des disettes factices provoquées par la spéculation sur le grain. On comprend que cette stratégie d'enrichissement de l'aristocratie marchande, permise par Turgot, entraine une forte inflation et des difficultés de subsistance chez le peuple. Il est impossible dans ces conditions de dire que Turgot a tenté de sauver la monarchie.

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MessagePosté le: Dim 7 Avr - 22:32 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

nanabel a écrit:

Je crois que vous avez confondu la construction des Etats-Unis (guerre de sécession 1861) avec la Guerre de 7 ans, début du XVIIIè siècle.


Non je n'ai pas fait de confusion, je viens de vous relire, et je m'étonne d'ailleurs de votre entêtement. Vous parlez bien dans votre exposé que les Etats-Unis sont de la taille d'un continent, que de ce fait ce pays a besoin de créer sa propre monnaie (c'est bien votre sujet l'histoire de l'économie mondiale ?), et donc de s'émanciper de la livre anglaise...

Petit soucis, le dollar étant finalement adopté le 6 juillet 1785, il devient à partir de cette date la monnaie officielle des Etats-Unis. Ce qui nous ramène à peu de choses près à la superficie territoriale que l'on peut voir sur la carte que j'ai publié un peu plus haut. Visiblement il y a quelque chose qui ne colle pas dans votre chronologie. C'est tout de même un peu ennuyeux de commettre cette erreur dans un domaine que vous nous présentez comme étant votre spécialité, je crains pour le reste...

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MessagePosté le: Lun 8 Avr - 09:24 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Excusez-moi, je ne voulais pas m'entêter. Je rencontre souvent cette difficulté de séparer le fait politique de l'économie. On veut mélanger 2 entités qu'il ne faut absolument pas mélanger.


A partir de Babylon, 2 entités se sont créées. Le commerce aux mains des marchands et les réglementations aux mains des états. Ce sont les marchands qui créent l'économie et les états qui leur imposent des lois et qui fixent le prix des monnaies par rapport à leur équivalence or.


Ces 2 entités s'affrontent en permanence (principe du capitalisme). Donc, le 04 juillet 1776, déclaration d'indépendance de la colonie américaine pour créer le dollar. C'est une manoeuvre économique, puisqu'il n'y a pas encore de fédération politique. La construction politique des états-unis, telle qu'elle existe aujourd'hui, avec un congrès, interviendra un siècle après l'indépendance. Pendant un siècle les lois sont aux mains des marchands (principe du libéralisme).

Pour répondre à Tournois. Turgot a subit ce que toute l'Europe subissait à l'époque, l'ouverture des frontières douanières des importations américaines, imposait par les industriels. L'indépendance des hommes d'affaires américains a changé les règles de la politique internationale. Quand les affairistes prennent le pouvoir politique, les états s'effondrent. L'arrivée des yankees en Europe a changé la face du monde. L'état devait faire des réformes en profondeur et personne ne savait comment faire. 22 ministres des finances se sont succédé sous le règne de Louis XVI. Le problème français (encore aujourd'hui) c'est que les hommes politiques sont trop littéraires et font de piètres économistes. Pendant qu'ils discutent philosophie, les marchands font des affaires et quand enfin ils se mettent d'accord sur la définition du libéralisme, c'est trop tard. Turgot n'était pas différents des autres politiciens. Sa politique a été désastreuse parce qu'il avait oublié le rôle fondamental de l'état.


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MessagePosté le: Lun 8 Avr - 09:29 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Le concept de l'exode de Babylone (Israël divisé en deux royaumes s'infatua de sa beauté) est assez ressemblant avec l'époque de 1789.
A qui comparer Cahusac?
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MessagePosté le: Lun 8 Avr - 10:03 (2013)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger... Répondre en citant

Cahusac est un pur produit républicain. La république, c'est l'inversion des pouvoirs. Quand les affairistes s'emparent des pouvoirs politiques, les états s'effondrent. Votre comparaison entre l'exode de Babylone et l'époque de 1789 est tout à fait pertinente.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:50 (2016)    Sujet du message: Comptes d'élus (Jérôme Cahuzac), d'idoles, ou de prétendants à l"étranger...

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