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Marguerite de la Séauve...

 
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 31 Mar - 21:33 (2013)    Sujet du message: Marguerite de la Séauve... Répondre en citant

une canonisation qui n'aboutit pas en 1871.



Tableaux représentant sainte Marguerite de la Séauve.
Il en existe quatre, un à l'église paroissiale de Saint -Didier, un autre à la petite chapelle de la Séauve, deux à l'église des Pénitents. Ces quatre toiles sont sans nom d'auteur et sans date. Elles représentent les circonstances principales de la vie de la Bienheureuse Marguerite. On voit sur l'une son entrée à la Séauve; une autre représente une extase; la troisième rappelle un fait merveilleux qui n'est relaté dans aucun auteur, mais qui est arrivé à la postérité par la tradition. Il s'agit d'un orage qui éclate sur le monastère, de suite après l'expulsion de Marguerite, tandis que le soleil brille dans tous les alentours. La tradition voit dans ce fait une punition de Dieu exercée contre les religieuses du couvent qui avaient chassé Marguerite, à cause de ses infirmités. On voit enfin, sur la quatrième, son entrée au ciel.

Fontaines sous le vocable de sainte Marguerite de la Séauve.

1° Fontaine au-dessus de la Séauve, sur le versant nord.
 On ne sait à quelle époque on l'a entourée de murs et construit le tout petit oratoire qui lui est superposé. C'est là que les pèlerins se rendent après leur visite à la chapelle de l'abbaye. Le peuple croit que l'eau de la fontaine a la vertu de faire disparaître les gales et les autres éruptions cutanées.

La croyance que Marguerite, chassée du couvent, se serait retirée auprès de cette fontaine et aurait été guérie en s'y lavant, est très-vive encore dans les environs.

2° Fontaine dans la paroisse d'Yssingeaux, près du pont de la Sainte. C'est à peu près la même chose qu'à la Séauve. Une fontaine et un pauvre oratoire au-dessus, avec une statue plus pauvre encore. On y vient de tous les lieux circonvoisins.

Je ferai remarquer cette dénomination de Pont de la Sainte, que beaucoup croient être la véritable, contrairement à quelques-uns qui disent : Pont de l'Enceinte. Cette dernière est inexplicable; la première s'explique par le passage de Marguerite dans ces parages. Le pont aurait été dénommé ainsi en commémoraison de ce voyage. On dit aussi qu'une petite niche pratiquée sur l'ancien pont renfermait une statue de sainte Marguerite de la Séauve.







 Fontaine à Saint-Maurice-de-Lignon.
Elle est tout près de la chapelle érigée en l'honneur de Marguerite et l'objet du même culte. Il serait difficile de dissuader les fidèles de la vertu que possède l'eau de cette source.
XIII
Pierre de Sainte-Marguerite.
Elle se voit à la Brosse, près de Tence. Les populations se rendent à cette pierre comme à une espèce de pèlerinage. C'est notre héroïne qu'ils vont vénérer dans ce lieu.

XIV
Tradition particulière conservée dans la famille de Charbonnel, de Monietrol-sur-Loire.

Voici cette tradition, telle que je la trouve rapportée dans une note de l'ouvrage de M. H. de Chabron : Notre pays et notre mère, page 101.

(Note D, p. 99.)
« Quand l'infortunée Marguerite fut, pour cause de maladie , chassée de son couvent, elle s'en vint, errante, demander l'hospitalité dans le château du Betz, au voisinage de Monistrol. Les maîtres de ce château, qui avaient le cœur bon et charitable, accueillirent, comme ils le devaient, la sainte religieuse et lui donnèrent une chambre pour y prendre son sommeil. Or, il arriva que, pendant cette nuit, la dame châtelaine mit au monde un joli enfant et fut promptement délivrée de tout péril et de toutes douleurs. Ce qu'ayant vu, le maître de la maison alla, de grand matin, en donner nouvelle à la servante de Dieu, ne doutant pas que son épouse ne dût à ses prières son heureuse délivrance. Sainte Marguerite lui avoua qu'elle avait, en effet, prié toute la nuit, que l'Ange de Dieu lui avait apparu pour l'avertir de cet événement, et lui avait promis que, désormais, en récompense de son hospitalité, les filles de sa maison seraient heureuses dans leurs couches. »


Fête de sainte Marguerite de la Séauve.
D'après le monitoire dont il a été question , il est incontestable qu'elle se célébrait à la Séauve, le 3 février.

Henriquez, dom Chalamot, le Calendrier de Citeaux la fixent au 13 des calendes d'août, date qui répond au 20 juillet.

L’Année cistercienne et le Journal des Saints de Cîteaux pour l'abbaye de Tart, la donnent pour le 24 juillet.
Cette divergence s'explique. Les deux derniers ouvrages ne parlent de la fête que pour l'abbaye de Tart..Elle pouvait se célébrer ce jour-là dans ce monastère, quoiqu'elle se célébrât ailleurs un autre jour.

Pour ce qui regarde la Séauve, il est certain qu'on y honorait publiquement et solennellement sainte Marguerite et le 3 janvier et le 10 juillet. Les vieillards parlent surtout de celle qui avait lieu à cette dernière époque. Il est très-probable que c'é- tait là et l'anniversaire de sa mort et celui de la translation de ses restes mortels.

On dit que des paroisses entières se rendaient en procession à la Séauve, au 20 juillet. Cette assertion me paraît gratuite; du moins, m'a-t-il été impossible d'en trouver une trace quelconque. Une seule chose est prouvée, c'est que, ce jour-là, le concours des populations était considérable.

Depuis la fermeture des couvents, en 93, il n'est plus question de ces. fêtes,soit à cause de la dispersion des religieuses et de la destruction de l'église du monastère, soit à cause de la perte des restes mortels de Marguerite.

Il y aurait à examiner si ces fêles se célébraient légitimement et avec l'autorisation de l'autorité compétente. Pour mon compte, je ne puis croire qu'il n'y ait eu là que de l'arbitraire.
 Ces fêtes ne reviendront-elles pas? Elles reviendront, si on le veut et si on y met du zèle.
APPENDICE

Touchant la Bienheureuse Marguerite , les questions intéressantes, entre toutes, sont, sans contredit  celles de savoir jusqu'à quel point est légitime le culte qui a été rendu jusqu'ici à notre illustre Cistercienne, et s'il n'y aurait pas possibilité d'en obtenir la légitimation de la part de l'autorité compétente.
Un culte privé, dit un auteur, un culte qui se borne à l'opinion des mérites des Saints et de leur bonheur, au respect pour leurs vertus, à la confiance à leurs prières, ne peut être interdit. on le rend, dès cette vie même, aux serviteurs de Dieu qui se distinguent du commun des fidèles par une conduite exemplaire. Tout le monde convient assez, ajoute- t-il, qu'on peut, en quelque sorte, laisser un libre cours à la dévotion du peuple chrétien, qu'il suffit de s'opposer ou modérer le zèle aveugle et de réprimer la présomption. « Je soutiens, dit Bellarmin, répondant aux objections que sa doctrine, à cet égard, avait soulevés, je soutiens toujours que les simples fidèles peuvent, en particulier, regarder comme Bienheureux ces serviteurs de Dieu, c'est-à-dire, les estimer dignes des honneurs de la canonisation, et, en ce sens, leur donner même le titre de Saints; qu'on peut être pénétré pour eux de la vénération qu'inspire la sainteté ; qu'on peut, dans ses besoins, les invoquer avec confiance et solliciter leur intercession auprès de Dieu; qu'il est permis de célébrer une espèce de fête ou de réjouissance, le jour de leur mort ; permis enfin de garder leurs images avec dévotion, et de conserver leurs reliques avec décence, mais hors des lieux sacrés. »

Il est donc hors de doute qu'un culte particulier, restreint dans les limites assignées, a pu être rendu légitimement à la Bienheureuse Marguerite de la Séauve et qu'on peut le lui rendre encore; il ne peut y avoir de contestation sur ce point. La contestation n'est pas plus permise quand il s'agit de savoir si notre Sainte a pu être légitimement l'objet d'un culte plus étendu, d'un culte constituant ce qu'on appelle le culte public et ecclésiastique. La légitimation d'un culte de cette espèce ne peut venir que de la canonisation ou de la béatification.







La canonisation est le jugement que prononce l'Eglise sur l'état d'un fidèle, mort en odeur de sainteté et après avoir donné, pendant sa vie, des marques éclatantes de ses vertus par des miracles et autrement.
On attendait autrefois la célébration d'un concile pour canoniser les Saints. Le pape Urbain IL déclare
dans une de ses lettres, qu'il faut des miracles attestés par des témoins oculaires et le consentement
d'un Concile général ; mais cette coutume est abolie; le Pape prononce seul la sentence; il est vrai que le consistoire général tient, en quelque sorte, lieu des anciens conciles, puisqu'on y prend les avis de tous les évêques qui se trouvent dans la capitale du monde chrétien.

Il est hors de doute que jamais un jugement de ce genre n'a été prononcé sur la Bienheureuse Marguerite de la Séauve.

La béatification est l'acte par lequel le Souverain Pontife déclare, au sujet d'une personne dont la vie a été sainte, accompagnée de quelques miracles, etc., etc., qu'il y a lieu de penser que son âme jouit du bonheur éternel et, en conséquence, permet aux fidèles de lui rendre un culte religieux.

La béatification est une espèce de permission provisoire, restreinte, par sa nature, à l'étendue des
lieux ou à la qualité des personnes. Les serviteurs de Dieu reçoivent, en conséquence de ce jugement, le titre de Bienheureux ; une ville, une province, un ordre, un diocèse peuvent alors les honorer sous ce nom ; quelquefois on approuve un office particulier qui ne se récite qu'en particulier, sans préjudicier à celui du jour.

Il est impossible de prouver que notre Cistercienne ait été béatifiée. Si l'on fait attention, cependant, à tout ce qui s'est fait en son honneur, on ne comprend pas qu'il n'y ait pas eu une permission quel-
conque.

Outre la béatification dont je riens de parler, il y a encore ce qu'on appelle les cas privilégiés.

Lorsque des serviteurs de Dieu sont en possession d'un culte public, par un induit du Pape, par une permission de la Congrégation des Rites, par le consentement de l'Eglise universelle, par l'autorité des Pères et des écrivains ecclésiastiques, ou enfin par un & tradition immémoriale ; cet usage, qui forme en leur faveur un titre de prescription, s'appelle Béatification æquipoLlente. On peut dire que la Béatification œquipollente n'est pas autre chose que l'approbation, par l'autorité compétente, des
procédures qui ont lieu pour constater le cas privilégié.

La seule chose à examiner par rapport à sainte Marguerite, est celle-ci : N'y a-t-il pas cas privilégié pour elle ? Sans me prononcer sur cette question, qui intéresse à un haut degré les prêtres et les fidèles du Velay, je me bornerai à relater les démarches qui ont été faites dans ce sens. A mon avis, l'affaire est dans une voie excellente. Il y a de graves raisons d'espérer une réussite complète. En 1857, une première démarche fut faite par Mgr de Morlhon, auprès de la sacrée Congrégation des Rites. La demande fut présentée par Mgr Baillès, ancien évêque de Luçon, le 27 avril. On proposait, au 3 février, de faire mémoire de la B. — Commemoratio B. Margaritœ, virginis non martyris.

La supplique constate qu'aucun des Saints propriè Anicienses ne se trouve dans le Martyrologe
romain, et en donne la raison. Il paraît que lorsque le Saint-Siège eut décidé de faire le Martyrologe, il fut écrit à tous les évêques de l'univers, afin que chacun recueillît les noms des Saints honorés dans les divers diocèses. Or, l'Evéque du Puy (Mgr Lebreton) ayant envoyé trop tard son libelle, suum libellum, les Saints

source Gallica
_________________


Dernière édition par Henryk le Mer 24 Avr - 13:06 (2013); édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 31 Mar - 21:33 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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MessagePosté le: Mer 24 Avr - 10:17 (2013)    Sujet du message: Marguerite de la Séauve... Répondre en citant

 Marguerite Clitherow la perle de york, l'une des quarante martyrs du pays de galles (1556 -  York 25 mars 1586) est une sainte et martyre catholique anglaise. Béatifiée par pie XI et Canonisée par Paul VI. Fétée le 25 Mars et le 21 Octobre En anglais, son prénom est Margaret, et son nom de famille peut également s'écrire Clitheroe. Ste patronne des femme d'affaires.

Marguerite Middleton naquit à York en 1556 dans une famille protestante de rite anglican. Elle épousa en 1571 John Clitherow, boucher à York, puis se convertit au catholicisme à l'âge de 18 ans, en 1574. Régnait alors Élisabeth I, persécutrice des catholiques qui ne pouvaient accepter sa rupture avec Rome. En 1576, Marguerite fut jetée en prison pour avoir refusé de "remplir ses devoirs envers Dieu et la Reine", en n'assistant pas aux services anglicans.

Elle fut libérée puis de nouveau arrêtée. Elle apprit à lire toute seule en prison, pour pouvoir enseigner le catéchisme à ses enfants. Elle priait chez elle avec ses trois enfants, soutenue par son mari bien que celui-ci soit resté anglican, et abritait souvent des prêtres de passage qui venaient dire la messe en cachette chez elle.

 Elle organisait aussi des leçons de catéchisme pour ses enfants et ceux de ses voisins.
Le 10 mars 1586, seize jours avant son éxécution, alors que son fils Henry était parti étudier à Douai dans l'intention de devenir prêtre, sa maison fut perquisitionnée.

On découvrit les ornements liturgiques et les livres d'un prêtre qui venait justement de s'échapper. Elle fut emprisonnée à la forteresse d'York et soumise à un interrogatoire. Elle refusa de plaider sa cause, pour éviter que ses amis, ses domestiques et ses propres enfants ne soient contraints à témoigner contre elle. Cela lui valut la peine forte et dure d’être écrasée par un poids lourd jusqu’à ce que mort s’en suive.


Elle passa la nuit en prière pour la conversion de la reine et pour soutenir dans la foi le clergé catholique persécuté. Alors qu'elle était enceinte de son quatrième enfant, elle fut écrasée sous une porte de chêne sur laquelle on avait placé des poids et mit quinze minutes à mourir. Ensuite son corps fut jeté dans une fosse remplie d'eau.
Le 29 août 2008, une plaque commémorative a été inaugurée à York sur le lieu de son martyre.

Le front de libération calviniste s'est surtout attaqué à l'Eglise pour atteindre l'aristocratie, et user de leur privilèges. (Voir procès de Pradier d'Agrain au XVIIeme au Puy en Velay, libéré pour non lieu)
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