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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste

 
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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Jeu 4 Avr - 21:15 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5475301w.r=Les prétentions des Orléan…
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MessagePosté le: Jeu 4 Avr - 21:15 (2013)    Sujet du message: Publicité

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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Jeu 4 Avr - 21:28 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

Un livre de 1884 dans lequel nous comprenons la démarche du dernier carré des légitimistes de cette fin du XIX siècle pour refuser le ralliement d'une bonne majorité de légitimistes à la branche des Orléans. En démontrant qu'avec la mort d'Henri V, la Légitimité se retrouvait à regarder de l'autre côté des Pyrénées et non dans les héritiers de Louis Égalité....
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Mavendorf
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MessagePosté le: Jeu 4 Avr - 21:43 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

Il me tarde déjà que mes yeux puissent trouver le temps de dévorer le contenu de ce livre, que l'on devine fort intéressant et riche en anecdotes ! D'autant plus que j'ai eu l'agréable surprise de trouver sur la couverture de cet ouvrage, une devise qui est proche de celle du Sire Robert de Baudricourt, et que j'ai fait mienne :

"Advienne que pourra !"

Merci pour cette belle trouvaille Requete Carliste. Okay
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Mavendorf
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MessagePosté le: Ven 5 Avr - 08:56 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

Je viens d'entamer au petit matin la lecture de cette archive. Premiers morceaux choisis :

A propos de l'attitude des princes de la famille d'Orléans :



Citation:
Le cercueil du roi (L'auteur parle de Henri V) n'a été à leurs yeux, qu'un escabeau pour se hisser sur le trône de France, et du moment que ce marchepied leur a manqué, ils n'ont plus songé qu'à protester et à s'en aller !Nous bénissons Dieu de ce manque de coeur doublé d'une maladresse toute providentielle. Le manque de coeur a été tellement choquant, que parmi les fidèles amis du roi, beaucoup ont spontanément comparé ces Princes, à ces vautours qui ne quittent leurs repaires que lorsqu'ils sont attirés par l'odeur d'un cadavre...



A propos des Royalistes "libéraux" (ou ignorants des règles de succession) de l'époque, vis à vis de la prétention orléaniste :

Citation:
...tout cela ne pouvait manquer d'entraîner une foule d'honnêtes gens, très ignorants de la question, et empressés comme toujours, de se rallier à n'importe quelle solution leur présentant des chances de salut. 
Citation:

L'horreur de la république est telle, les craintes de l'avenir sont si poignantes, que nos amis croyant voir la France prête à descendre au cercueil, ne prirent pas la peine de réfléchir, et scindèrent par leur fâcheuse précipitation cette unité royaliste qu'Henri V avait reconstitué... 


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Washie
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MessagePosté le: Ven 5 Avr - 11:12 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

Merci à Requête Carliste qui nous apporte par ce document le vrai visage des Orléans, veules à l'Epoque comme aujourd'hui.

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Eliane LaurensTournois
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MessagePosté le: Ven 5 Avr - 21:36 (2013)    Sujet du message: les prétentions des Orléans Répondre en citant

Un grand merci pour ce partage,je n'aime pas lire sur l'ordinateur, je l'imprime
                        


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Henryk
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MessagePosté le: Sam 6 Avr - 06:47 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455078v.r=cabarets paris révolution.…
Ce livre est trés explicite d'un point de vue qui nous préoccupe sur cette époque parisienne de 1870 qui ressemble beaucoup à la periode ou épisode  de la Terreur. Je mets en garde comme le discours enflammé et providentialiste de l'auteur, qui se fait juge de Paris.


Extraits:
Sur le venin du romantisme révolutionnaire et gallican.

1) Ce vase d'or, dit Bossuet, rappelle ce mot de Jérémie : « Babylone est une coupe d'or qui enivre toute la terre: toutes les nations ont bu de son vin, c'est pourquoi elles se sont enivrées. » Par ce vin de Babylone, il faut entendre les erreurs et les vices dont la grande Babylone d'abord, puis Rome païenne, et maintenant Paris, ont empoisonné toute la terre. »




Sur la désinformation
p17) Le repos du septième jour est la base de cette alliance auguste ; il en est le signe, le symbole et la condition fondamentale. La violation publique, générale, permanente, officielle, de celte condition est la ruine même du divin contrat. Elle équivaut à une profession publique d'athéisme, car elle a pour conséquences nécessaires de supprimer la connaissance et la pratique de la religion de la littérature et de l'histoire, est désormais répandu, par l'effort quotidien de mille mains infatigables, jusque dans les plus obscurs recoins de la société, dans un temps où les écrivains les plus populaires ont mis autant do soin à égarer et à dépraver le peuple que l'on en mettait, dans d'autres siècles, à l'épurer et à le grandir. Et voici que le contrepoids qu'opposaient à la raison égarée et aux passions émancipées le culte public, l'enseignement périodique et permanent de la vérité révélée, infaillible et traditionnelle ce dernier et trop faible palliatifs a presque disparu d'entre nous ! Par un raffinement odieux, on a imaginé, dans une foule de manufactures et de magasins, de faire durer le travail du dimanche précisément jusqu'à l'heure où les exercices obligatoires du culte ont cessé, de manière à assurer la liberté du mal après avoir annulé la liberté du bien. C'est ainsi que la profanation du dimanche est devenue la ruine de la santé morale et physique du peuple des grandes villes.


C'est un défi public jeté à Dieu.
On a raison de s'en alarmer, mais on n'a pas le droit de s'en étonner. Elles sortent de ces abîmes où l'on a refoulé les populations en les forçant de travailler le dimanche, en les arrachant à tout ce que la religion avait si maternellement imaginé pour les instruire et les consoler en ce grand jour, en permettant que le sceau de l'ignorance soit imprimé sur leurs âmes par la main d'une insatiable cupidité.
Elles sont affamées, parce qu'on les a privées de tout aliment moral. Elles sont sans foi, parce que des hommes riches et instruits ont travaillé pendant un siècle, avec une infatigable persévérance, à extirper ce trésor de leur coeur. Elles sont sans loi, parce que trop souvent, en violant eux-mêmes la première des lois, leurs maîtres et leurs guides leur ont appris à n'en respecter aucune". Il n'y a pas de société sans l'esprit de sacrifice et l'esprit d'autorité, et ces deux esprits ne peuvent dériver que de la foi. Il n'y a pas de religion sans culte, et il n'y a pas de culte sans dimanche ; car c'est en ce jour que, pour tous les peuples chrétiens, se renouent et se fortifient les liens de cette alliance de l'homme avec Dieu, qui constitue, en nom comme en fait, la religion.



Sur le culte dominical
 Le repos du dimanche est violé, et le culte, qui était la conséquence et la condition de ce repos, est abandonné ; l'âme est privée de sa nourriture en même temps que le corps de son repos ; le pauvre, l'ouvrier sont livrés, sans défense, à l'influence, chaque jour croissante, du mensonge et du mal. Nous vivons dans un temps où ce mal, semé d abord par les maîtres de la philosophie, de la littérature de la philosophie, de la littérature et de l'histoire, est désormais répandu, par l'effort quotidien de mille mains infatigables, jusque dans les plus obscurs recoins de la société, dans un temps où les écrivains les plus populaires ont mis autant do soin à égarer et à dépraver le peuple que l'on en mettait, dans d'autres siècles, à l'épurer et à le grandir. Et voici que le contrepoids qu'opposaient à la raison égarée et aux passions émancipées le culte public, l'enseignement périodique et permanent de la vérité révélée, infaillible et traditionnelle ce dernier et trop faible palliatifs a presque disparu d'entre nous ! Par un raffinement odieux, on a imaginé, dans une foule de manufactures et de magasins, de faire durer le travail du dimanche précisément jusqu'à l'heure où les exercices obligatoires du culte ont cessé, de manière à assurer la liberté du mal après avoir annulé la liberté du bien. C'est ainsi que la profanation du dimanche est devenue la ruine de la santé morale et physique du peuple des grandes villes.
Malgré toutes les lois, les ordonnances et les circulaires, les soldats français sont, par rapport à la sanctification du dimanche, dans des conditions pires que celles des ouvriers ; car, a la rigueur, un ouvrier peut quitter son patron et changer d'atelier, tandis qu'un soldat ne peut abandonner son régiment.


80 ans après la révolution sur la connaissance du cathéchisme
  p 28 L'abbé Bernard avait son costume de prêtre et me sembla plus sérieux qu'à la sacristie.
 La prière faite, et lorsque nous fûmes assis :
 « — Voyons, dit-il, que les nouveaux se lèvent. »
 Je me levai avec deux autres.
 « — Ah ! Fifi Godinet, dit-il en m'apercevant, je le connais; il m'a été présenté hier. Asseyez-vous, mon enfant.
— Comment t'appelles-tu ? dit-il à un de ceux qui s'étaient levés avec moi.
 — Sylvain Poyaud, Monsieur le curé.
 — Que fais-tu? — Des allumettes, chez M. Bertrand.
— Sais-tu ta prière? — Comme ci, comme ça, dit l'enfant.
 « — Allons, tu vas essayer de réciter, je t'aiderai: Notre Père, dit le prêtre. — Notre Père, répéta Sylvain. —Qui êtes aux cieux, continua le prêtre. — Qui êtes aux cieux, dit Sylvain. — Que votre nom soit sanctifié. — Que votre nom soit sanctifié. — Que votre règne arrive. — Que votre règne arrive.

« — Mais tu ne sais donc rien? cria le prêtre. — Mais tu ne sais donc rien? répéta l'enfant sur le même ton.
 « — Ah! mon Dieu ! dit, en joignant les mains et d'un air découragé, l'abbé Bernard. A treize ans, ignorer le premier mot du Pater ! Je suis donc en pays de mission et chez les infidèles ?

Et vous, mon enfant, dit-il au troisième, quel est votre nom et que faites-vous ?
— Je m'appelle Piroulet, et je tourne la roue dans une fabrique de porcelaine.
« — Savez-vous votre prière? — Certainement. »
Et Piroulet, s'étant mouché sur sa manche, dit d'une voix haute et claire :

« Mon Dieu, je vous adore, ici présent... ici présent... ici présent... Vous êtes bénie entre toutes les femmes... les femmes... Je crois au Saint-Esprit, la sainte Eglise catholique, la communion des péchés, la résurrection des saints... Les dimanches tu garderas en servant Dieu et autrement... Tes pères et mère honoreras et le carême entièrement... C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très-grande faute... (SIC)

« — Assez! assez! cria le pauvre prêtre. Il vaudrait mieux que lu ne susses rien du tout; tu mettras plus de temps à apprendre la prière que Poyaud qui n'en sait pas le premier mot. »

Les Églises remplacées par les Cabarets

Depuis que la profanation du dimanche est devenue presque générale dans les villes, les ouvriers remplissent les cabarets le dimanche et le lundi.
Voici en quels termes énergiques un homme très- éloquent parlait des tavernes où tant d'hommes se
vautrent dans les impuretés de l'orgie, en éteignant la lumière du ciel dans les vapeurs de l'ivresse. On ne peut s'asseoir à la table de Jésus-Christ et à la table des démons. Si cette parole de l'Apôtre a une signification, et qui oserait en douter; s'il existe véritablement une table de démons, que peut-elle être si ce n'est cette ignoble et fétide taverne, vestibule de l'enfer, où l'orgueil se produit par de folles profusions, où la colère provoque des mêlées meurtrières et se roule dans des ruisseaux de sang, mêlés à des ruisseaux de vin, où la luxure vomit ses obscénités et médite ses plans de séduction, où la paresse dévore dans de honteux loisirs les heures du travail et du repos.





Aprés l'enfant royal qui est soullé par son instituteur, l'enfant de la cité le peuple qui est souillé par la malice d'un père sans âme.

p 25) Voilà une scène atroce, un bien triste spectacle donné un jour de dimanche au milieu de Paris, surtout quand on songe à cette masse d'étrangers qui sont venus admirer les merveilles de l'Exposition ; et il faut l'avouer, il y a de quoi, elle est splendide : au rapport de tous, c'est une magnificence, un triomphe. Mais, hélas ! il faut plutôt regarder les choses que certains hommes, et pourtant l'homme avant tout; le reste n'est fait que pour lui. Qu'on perfectionne les choses et les machines, je le veux bien ; mais qu'on n'oublie pas de perfectionner le roi de la création. Et que faire pour retrancher cette plaie et cette honte de notre société, pour rendre civilisées des masses d'hommes qui ne le sont pas?

Il y a une chose à faire : c'est de rétablir promptement pour tous le respect du dimanche. De bonne foi, peut-il être un homme civilisé celui qui est éternellement plongé dans la matière, dans la crasse, qui ne se nettoie pas un peu de temps en temps, à moins que ce ne soit pour aller à certains endroits que l'on n'a jamais regardés comme un foyer de civilisation, attendu que souvent on y laisse plus de raison qu'on n'en rapporte ?



Sur la desertion spirituelle d'un faubourg de Paris

p 27)  Dans cette paroisse de Ménilmontant, qui fait l'objet de ce discours, sur quarante mille habitants, les deux tiers environ sont des ouvriers ou des indigents. Or, les membres de cette Conférence qui sollicite vos secours m'apprennent qu'on rencontre bon nombre d'enfants de douze à quinze ans qui ne savent pas ce que c'est qu'une croix ! Les chefs de famille qui n'ont pas fait leur première communion sont nombreux, et quant aux unions irrégulières, dont le nombre dépasse ce qu'on pourrait croire, on commence à n'en plus sentir la honte. Vous ne vous étonnerez pas si j'ajoute qu'un grand nombre d'enfants ne sont pas même présentés au baptême.

En résumé, voici la situation dont nous sommes les témoins : Dans ce Paris si orgueilleux, qui se proclame le centre de la civilisation et comme le sommet de l'intelligence humaine ; autour de nos palais, de nos musées, de nos salles d'expositions; autour de nos églises antiques, consacrées par tant de souvenirs glorieux pour la foi de nos pères, sur ce sol si profondément chrétien, où, de sainte Geneviève à saint Vincent de Paul, tant de saints et de saintes ont travaillé au prix de leurs sueurs et de leur sang à l'avancement de la foi, au progrès de l'Evangile, au salut des âmes ; dans ce Paris de Charlemagne et de saint Louis, vit et se meut aujourd'hui, en plein dix-neuvième siècle, une multitude immense, innombrable, qui ne connaît nos mystères que par de vagues souvenirs, nos sacrements que par ouï-dire; qui a pour nos temples le même regard que pour nos théâtres ou nos casernes, à qui le nom de religion ne parle plus ni de Dieu, ni de son âme, ni de l'immortalité, ni de la justice éternelle ; à qui l'indifférence des choses de l'âme est devenue comme une seconde nature : voilà le fait dans toute sa nudité, voilà le spectacle qui s'impose à la méditation de quiconque aime son pays, sa religion, et s'intéresse à leur commune destinée.




Sur le fratricide:
Pendant l'antiquité, l'insubordination finalisée  par le meurtre est une chose courante.

Pendant la Chrétienté médiévale, à l'époque où triomphent les doctrines de l'Eglise, on rencontre très rarement des régicides; ceux-ci, en revanche, réapparaissent après la Renaissance, quand les études deviennent païennes. Ils couvrent l'Europe après la Révolution et les principes de 89. C'est alors qu'Elisabeth tue Marie Stuart, que Cromwell, avec l'aide du Parlement, assassine Charles Ier, et qu'en France, dans ce pays jadis célèbre par son amour pour ses rois, Henri III tombe sous les coups d'un misérable; Henri IV meurt également assassiné, et Louis XV est frappé d'un fer meurtrier.

Ce n'étaient encore que des préludes. La Révolution éclate et commence par déclarer les lois inviolables. Bientôt la Convention tue Louis XVI, une machine infernale et un stylet sont dirigés contre Napoléon Ier. Louis XVIII échappe par miracle à la balle d'un assassin ; le duc de Berry est poignardé, et Louis-Philippe, en dépit de toutes les libertés constitutionnelles, subit sept tentatives d'assassinat. Bornons-nous à un simple catalogue des régicides tentés ou consommés depuis l'année 1850 seulement contre les souverains de toute catégorie, souverains absolus, constitutionnels, présidents de républiques ; souverains catholiques, protestants, athées, rois ou reines, dans l'ancien comme dans le nouveau monde.

p 137) Cette vérité s'applique surtout à notre chère patrie; une grande nation comme la France n'existe pas, en effet, pendant quatorze siècles, sans lois fondamentales et sans principes bien établis et acceptés par tous comme incontestables. Ce sont les principes qui sont la vie des nations ; les mettre seulement en question, c'est ébranler tout l'édifice social, et les nier, c'est le démolir par la base. Ah! Malheur aux nations qui oublient cette grande vérité.

A suivre...
http://royaume-de-france.clicforum.com/t202-Cathechisme.htm?q=cathéchisme


Source  "Paris, ses crimes et ses chatiments" R.P. HUGUET  Gallica
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vernier jacques
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MessagePosté le: Sam 6 Avr - 07:19 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

 Dieu, quelle lecture passionnante, j'en retient tout et en note deux - Le bien d'autrui tu ne prendras ni retiendras injustement - et Cet abcès qu'on nomme république, Dieu veuille que la France ayant à retrouver son Chef sache le prendre dans la branche qui pourra continuer nos glorieuses traditions Royalistes et Catholiques . Pour Dieu et le Roi
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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Sam 6 Avr - 10:23 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

 Je profite de votre passage sur ce fil pour vous souhaiter un joyeux anniversaire.
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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 11 Avr - 13:41 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant


Lettre adressée par le duc d'Orléans à l'évêque de Landaff, à l'occasion de l'oraison funèbre du duc d'Enghien, prononcée à Londres.
Twikenheim, le 28 juillet 1804.
Mon cher lord", je vous remercie beaucoup de votre obligeante lettre. J'ai vivement regretté de ne point vous voir lors de votre séjour à Londres. Du moment que j'ai su que vous y étiez, je suis allé à George-Street de très-bonne heure, afin d'être plus sûr de vous trouver; mais j'ai appris là que vous aviez changé de demeure, et je n'ai pu me procurer d'autre adressse sinon que vous demeuriez; dans dès environs d'Albermarle-Street, et, quant au numéro de votre maison, on n'a pu m'en désigner aucun.

Cependant, si j'avais été fixé à Londres, bien sûrement aurais fait en sorte de vous trouver, mais je n'y fus que très-rarement l'hiver dernier, et je n'y avais même ni maison ni appartement; je suis resté ici dans la retraite que j'aime de plus en plus tous les jours de ma vie.
J'étais certain, Milord, que votre âme élevée réprouverait une juste indignation à l'occasion du meurtre atroce de mon infortuné cousin. Sa mère était ma tante, lui-même , après mon frère, était mon plus proche parent; nous fûmes camarades ensemble pendant nos premières années; vous devez penser, d'a- près cela, que cet événement a dû être pour moi un coup bien rude. Son sort est un avertissement pour nous tous; il nous indique que l'usurpateur corse ne sera jamais tranquille tant qu'il n'aura pas effacé notre famille entière de la liste des vivants. (sic)

Cela me fait ressentir plus vivement que je ne le faisais, quoique cela ne soit guère possible , le bien ait de la généreuse protection qui nous est accordée par votre nation magnanime. J'ai quitté ma patrie de si bonne heure que j'ai à peine les habitudes attaché à l'Angleterre, non-seulement par la reconnaissance, mais aussi par goût et par inclination. C'est bien dans la sincérité de mon coeur que je le dis Puissé-je ne jamais quitter l'Angleterre!... (sic)

Mais ce n'est pas en raison de mes sentiments particuliers que je prends un vif intérêt au bien-être à la prospérité et au succès de l'Angleterre ; c'est aussi en ma qualité d'homme. La sûreté de l'Europe, celle du monde même, le bonheur et l'indépendance du genre humain, dépendent de sa conservation et de son indépendance, et c'est là la noble cause de la haine de Buonaparte pour nous et celle de tous les siens. Puisse la Providence déjouer ses projets iniques et maintenir ce pays dans sa situation heureuse et prospèré. C'est le voeu de mon coeur, c'est ma prière la plus fervente. Vous devez être également instruit, Milord; de mes opinions touchant la dissidence des chrétiens, en d'autres termes, parmi les hommes qui professent la même religion.(sic)

 Je pense que chacun doit rester fidèle aux principes dans lesquels il a été élevé, et je pense également que ce n'est point dans les temps comme ceux où nous vivons que pareilles dissidences doiventêtre une cause de leur désunion. Il ne s'agit pas d'être chrétien de telle ou telle manière, mais d'être chrétien ou de ne pas l'être.
Mais si un homme a été élevé dans de mauvais principes, doit-il y rester fidèle? Non, sans doute. Donc, il existe des principes que non-seulement on ne doit pas suivre, mais dont il est urgent de se délaire dès qu'on reconnaît qu'ils ne sont pas fondés sur la vérité, et voilà le conseil de la raison.


D'après mon humble avis, c'est de cela seul qu'ils'agit à une époque où les parties vitales de la religion et de la morale sont attaqués d'une manière si redoutable, et où la triste expérience de ces trois dernières années, montre avec quelle rapidité se propagent l'irréligion et l'immoralité.

Je jugeai bien, Milord, d'âpres la connaissance que j'ai de votre belle âme, que votre opinon sur tous ces faits serait telle que je l'ai trouvée; mais permettez-moi d'ajouter que je vous félicite d'avoir des sentiments à la fois si dignes d'un prélat anglais et d'un véritable chrétien.
Veuillez bien me rappeler au souvenir de Mme et de Mlle Waton, et croire aux sentiments d'estime et de considération avec lesquels je suis....

L.-P.-P. D'ORLÉANS.

P. S. Mes frères me chargent de vous faire leurs compliments ainsi qu'à toute votre famille. Ils vous ont cherché comme moi à Londres, et chacun de nous, moi-même en particulier, nous conservons le souvenir le plus agréable du court séjour que vous avez fait à Calgortt.

 Source Le livre terrible Martin du Teil  Gallica
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Washie
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MessagePosté le: Jeu 11 Avr - 14:55 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

Les Orléans n'ont pas vraiment changé. Evil or Very Mad
Merci cher ami royaliste de nous avoir offert cette missive.
Vive le Roy !
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vernier jacques
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MessagePosté le: Sam 13 Avr - 08:04 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

 Merci pour cette lettre que j'ai pris grand plaisir à lire, et j'en retient cette phrase.......ne pas regretter sa foi, il importe d'être Chrétien avant tout. Respectueusement. Pour Dieu et le Roi
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lysblanc33
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MessagePosté le: Sam 4 Mai - 10:13 (2013)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste Répondre en citant

Merci à tous pour ces mines de savoir !!!!! Ce fut très enrichissant !
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Le soleil brillera quand un Souverain reviendra sur le Trône ! Vive le Roy et Gloire à Dieu !


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:59 (2016)    Sujet du message: Les prétentions des Orléans par un vieux legitimiste

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