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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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Le Sacre
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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 20 Juin - 20:06 (2013)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Pour Charles X






Veille du Sacre, à l'entrée du Roi
Vêpres de la veille du Sacre
Jour du Sacre à Sexte
prières et cérémonie du Sacre
Les deux cardinaux vont chercher le Roi
le Roi rentre dans l'Eglise.
Le Roi se rend à l'autel.
Le Roi au pied de l'autel.
Présentation de l'eau bénite.
Bénédiction des ornements royaux.
Bénédiction de l'épée.
Préparation du St Chrême.
Consécration du Roi.
L’Archevêque fait ses onctions.
bénédictions des gants.
Bénédiction de l'anneau.
Tradition du sceptre et de la main de justice.
Couronnement du Roi.
Bénédiction.
Autre bénédiction.
Intronisation du Roi
Messe du Sacre.
Évangiles porté au Roi.
Cérémonie de l'offrande.
Cérémonie de la paix
Communion du Roi
Exaudiat.
Festin royal.
Lendemain du Sacre.
Cérémonie due l'ordre du St Esprit.
Vêpres du St Esprit.
Veni Creator.
Complies







Camp militaire du Prince à Reims






_________________


Dernière édition par Henryk le Dim 22 Déc - 17:59 (2013); édité 6 fois
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MessagePosté le: Jeu 20 Juin - 20:06 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 20 Juin - 20:15 (2013)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant


Arrivée à la cathédrale




Vue de Reims




Vue d'ensemble
Sermon sur l'avénement



L' onction Royale


Le Couronnement


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Dernière édition par Henryk le Dim 22 Déc - 18:09 (2013); édité 6 fois
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V.F.H.78
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MessagePosté le: Jeu 20 Juin - 20:36 (2013)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Magnifique!! Merci beaucoup Henryk pour ces rares images du sacre de Charles X.

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Léandre de Brisaux
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MessagePosté le: Jeu 20 Juin - 22:32 (2013)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Superbes gravures !  Okay

Quel prézident de la ripouxblique accepterait aujourd'hui de dormir sous une tente, aussi luxueuse soit-elle, la veille de sa passation de pouvoir ? Mr. Green
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nature.» Louis XX, le 31 mai 2015


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Henryk
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MessagePosté le: Ven 21 Juin - 20:50 (2013)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant




Les armes


Un petit sourire de Mme Elisabeth.



Sacre de Louis XVI


 Vue sur la Cérémonie





La Couronne
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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Ven 21 Juin - 21:40 (2013)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant


 
Citation:
Superbes gravures !  
 


Quel prézident de la ripouxblique accepterait aujourd'hui de dormir sous une tente, aussi luxueuse soit-elle, la veille de sa passation de pouvoir ? 



Je penserais à feu le guide de la jamahiria arabe lybienne à Paris lorsque Nicolas lui fit le baiser de la mort. Mais le petit Nicolas n'y dormis pas....


Mais là on s'éloigne vraiment du sujet. Et c'est vrai que ces dessins sont super. J'ai une préférence pour celui du camp militaire pour le sacre de notre dernier roi sur le Trône de France, Charles X.
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 22 Déc - 18:28 (2013)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Te Deum

Nous vous louons, ô Dieu !
Nous vous bénissons, Seigneur.
Toute la terre vous adore,
ô Père éternel !

Tous les Anges, les Cieux
et toutes les Puissances.
Les Chérubins et les Séraphins
s'écrient sans cesse devant vous :

« Saint, Saint, Saint est le Seigneur,
le Dieu des armées.
Les cieux et la terre sont plein
de la majesté de votre gloire. »

L'illustre chœur des Apôtres
La vénérable multitude des Prophètes,
L'éclatante armée des martyrs célèbrent vos louanges.

L'Église sainte publie vos grandeurs
Dans toute l'étendue de l'univers,
Ô Père dont la majesté est infinie !
Elle adore également votre Fils unique et véritable ;
Et le Saint-Esprit consolateur.

Ô Christ ! Vous êtes le Roi de gloire.
Vous êtes le Fils éternel du Père.
Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,
vous n'avez pas dédaigné le sein d'une Vierge.

Vous avez brisé l'aiguillon de la mort,
Vous avez ouvert aux fidèles le royaume des cieux.
Vous êtes assis à la droite de Dieu
Dans la gloire du Père.

Nous croyons que vous viendrez juger le monde.
Nous vous supplions donc de secourir vos serviteurs,
rachetés de votre Sang précieux.
Mettez-nous au nombre de vos Saints,
Pour jouir avec eux de la gloire éternelle.

Sauvez votre peuple, Seigneur,
Et versez vos bénédictions sur votre héritage.
Conduisez vos enfants
Et élevez-les jusque dans l'éternité bienheureuse.

Chaque jour nous vous bénissons ;
Nous louons votre nom à jamais,
Et nous le louerons dans les siècles des siècles.

Daignez, Seigneur, en ce jour,
Nous préserver du péché.
Ayez pitié de nous, Seigneur,
Ayez pitié de nous.

Que votre miséricorde Seigneur, se répande sur nous,
Selon l’espérance que nous avons mise en vous,
C'est en vous, Seigneur, que j'ai espéré,
Je ne serai pas confondu à jamais.
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 13 Jan - 14:57 (2014)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Sire, le traité historique du Sacre et du couronnement des rois de France et des autres Princes Chrétiens de l'Europe, que j’ai l’honneur de présenter à Votre Majesté, ne doit paraître que sous les auspices de votre Auguste nom, puisque le dénombrement qu'il contient du Sacre et du Couronnement de tous les rois de cette grande Monarchie, n'est qu'une préparation au votre. Tous ces peuples et toute l'Europe entière attendent avec impatience le jour de cette pompe.


Puissiez vous sire, en recevant l'onction sacrée, recevoir aussi la plénitude des grâces qu'elle à conférée. Puissiez vous avoir la piété de St louis, la sagesse de Charles V, la bonté et la même affection pour vos peuples, qu’avait louis XII, la valeur, le courage et la fermeté d’Henri IV. La justice de louis XIII. La grandeur et la magnanimité de Louis XIV. Puissiez vous Sire, en un mot réunir en vous seul, tous les glorieux attributs que ces grands rois dont vous descendez, n'ont fait que partager ; Mais votre auguste personne, et déjà parée de toutes ces vertus. Les heureuse inclinations que le ciel donne à votre Majesté, et qui ont paru dés votre enfance, cultivées par les soins de personnes illustres, qui veillent à votre royale éducation, se développent et croissent tous les jours ; On découvre en vous tout ce qui doit faire un prince accompli. Tout nous annonce un régne glorieux et fortuné ; les premiers en sont d'heureux présages, et la régence du prince, dont l'esprit accompagné de toutes les grandes qualités, à portés les vues à la gloire de votre majesté et au bien de la nation, affermit encore notre espérance.


Il ne reste donc Sire, qu'a continuer nos prières pour la durée d'un règne qui ne devrait jamais finir. Ce sont les vœux Sire, des sujets d tous les Ordres de votre Royaume et particulièrement de celui qui est avec un très profond respect.
Sire de Vôtre Majesté, Le très humble, très obéissant, fidèle Serviteur et sujet Menin, conseiller au parlement de Metz.




Voeux pour le Sacre de son Altesse Louis XV
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Jean François Vion
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MessagePosté le: Jeu 16 Jan - 13:13 (2014)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Ces images sont certes fort émouvantes....Dans ma famille , des médailles à l'effigie de Charles X se transmettent, une petite en argent émise lors du sacre ,  et une autre commémorant le massacre de Quiberon.
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Pro Deo, pro Patria , pro Regem


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Léandre de Brisaux
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MessagePosté le: Jeu 1 Mai - 18:24 (2014)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Relation complète du sacre de Charles X, avec toutes les modifications introduites dans les prières et les cérémonies :


http://books.google.fr/books?id=IPWSI17LN5EC&pg=PR5&lpg=PR5&dq=…


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Henryk
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MessagePosté le: Lun 2 Juin - 19:37 (2014)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Après la révolution, l'Empire, et pendant la restauration, Von Haller écrit:

Le couronnement n'est point une délégation du pouvoir ; car on ne couronne que ceux qui sont déjà rois par eux-mêmes, et qui possèdent de fait la puissance souveraine. Cette belle cérémonie a été introduite par l'église chrétienne pour engager les plus puissants de ses disciples, au moment où ils arrivaient au comble de la fortune, à reconnaître solennellement les lois divines , et à promettre
d'une manière formelle l'accomplissement des devoirs de justice et de miséricorde. Comme nous ne trouverons nulle part une occasion plus convenable pour dire quelques mots du contenu de ces serments de couronnement , nous allons faire remarquer ici la différence frappante qui existe entre les anciennes formules et celles qu'on leur a substituées depuis la révolution française. Rien de plus instructif que cette comparaison. On reconnaît, jusque dans les termes qui les expriment, l'opposition des principes, le contraste entre l'ancien droit public naturel, et cet autre droit public qu'on appelle philosophique ; entre la religion et l'athéisme. Dans les anciens serments , toute obligation se rapportait à Dieu et à l'observation de ses lois; au fond on n'y contractait point de nouveaux devoirs , on confirmait seulement les anciens , par la reconnaissance solennelle que l'on en faisait à la face du monde entier, sous les auspices de la religion. On ne s'engageait qu'à des actions possibles , justes ou du moins licites et avantageuses au peuple entier. La protection pro-mise à la religion et à l'église , le secours judiciaire d'après les lois de justice et de miséricorde assuré aux sujets , sont les idées qui dominent dans toutes ces formules.

Ainsi, par exemple, le serment du roi de France , que Louis XV et Louis XVI ont encore prêté , était conçu en ces termes :

« Haec populo christiano et mihi subdito in Christi promitto nomine :
1)In primis ut ecclesiae Dei omnis populus christianus veram pacem , nostro arbitrio , in onini terapore servet:
2.)Item ut omnes rapacitates et omnes iniquitates omnibus gradibus interdicam;

3.)Item ut in omnibus judiciis aequitatem et misericordiam praecipiam , ut mihi et vobis indulgeat suam misericordiam clemens et misericors Deus ;
4)Item de terra meâ ac jurisdictione mihi subditâ ,universos haareticos ab ecclesid denotatos , pro viribus, bonâ fide, exterminare studebo.

On changea le serment du roi d'Angleterre après la révolution de 1688, pour le rendre applicable à la religion protestante. Avant cette époque , il obligeait aussi en termes généraux à protéger l'église , à maintenir bonne justice , à respecter les lois civiles , les coutumes , les privilèges , etc.
Voyez les Commentaires de Blackstone , tom. I, pag. 335. Du reste, il est bon d'observer que depuis 1691 jusqu'en 1820 , il n'y a pas eu de couronnement en Angleterre. Cette cérémonie est une inconséquence et une sorte d'anomalie dans un pays protestant. Rien de plus sublime et de plus touchant que l'ancien pacte de couronnement , et la formule de serment de l'empereur d'Allemagne.

L'archevêque consécrateur lui adressait , non pas au nom du peuple, mais au nom de Dieu et de l'église chrétienne, les questions suivantes :

Vis sanctam fidem catholicam et apostolicam tenere et operibus justis servare ?

Vis sanctis ecclesiis , ecclesiarumque ministris fidelis esse tutor ac defensor ?
Vis regnum à Deo tibi concession secundum justitiana regere et efficaciter defendere ?
Vis jura regni et imperii , bona ejusdem injuste dispersa recuperare et conservare , et fideliter in usus regni et imperii dispensare ?
Vis pauperum et divitum , viduarum et orphanorum aequus esse judex et pius defensor ?

Vis sauctissinio in Christo Patri et Domino , romauo pontifici et sanctae romanœ ecclesiae subjectionern debitam et fidem reverenter exhibere ?

 
L'empereur répondait à chacune de ces question : Volo , et confirmait ensuite cette promesse devant l'autel dans les termes suivans :
Omnia praemissa in quantum divino fultus fuero adjutorio , fideliter adimplebo ; sic me Deus adjuvet, et sancta Dei evangelia. »


Les formules de la consécration , de l'onction et des prières étaient tout aussi belles ; de sorte qu'on doit éternellement regretter que ces cérémonies religieuses , si propres à faire une impression profonde sur les cœurs des rois et des peuples aient été négligées dans les temps modernes.

Après le couronnement , l'empereur d'Allemagne prêtait devant l'autel un second serment en langue
latine et allemande , qui portait ce qui suit :
Je jure et promets devant Dieu et ses anges , que je veux à présent et à l'avenir garder et faire respecter la loi et la justice , ainsi que la paix de la sainte église de Dieu ; que je veux être utile au peuple à moi soumis , et lui procurer justice ; que je veux maintenir les droits de l'empire , sous la réserve de prendre en considération la miséricorde divine , comme je pourrai le faire du meilleur de mes forces avec le conseil des princes de l'empire et de mes vassaux. Je rendrai au très-saint évêque de Rome et à l'église romaine, ainsi qu'aux autres évêques et églises de Dieu , tout honneur spirituel qui leur est dû , et ce qui a été donné et concédé par les empereurs et les rois à l'église ou aux personnes ecclésiastiques , je le leur maintiendrai et ferai maintenir sans réduction; je porterai et je prouverai pareillement aux prélats , aux États et aux vassaux de l'empire tout honneur qui leur est dû, en tant que notre Seigneur Jésus-Christ m'accordera son assistance , sa force et sa grâce.


Le roi de Portugal jurait et promettait en termes plus courts : « de gouverner son peuple dignement et équitablement avec l'assistance de la grâce divine ; de lui rendre la justice avec toute l'exactitude dont la fragilité humaine est capable, et de lui conserver la jouissance de tous les bons usages et privilèges, comme aussi de toutes les grâces , libertés et franchises qui lui ont été jadis concédées et confirmées par les rois ses prédécesseurs. »


Voyez la Science du gouvernement , par M. de Real , tom. IV , où se trouvent encore consignés les sermens des rois de Pologne , de Suède et autres.

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Henryk
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MessagePosté le: Ven 5 Sep - 22:11 (2014)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Avant le Sacre

La Sainte Ampoule
Le baume servant à sacrer les rois de France, était contenu dans la Sainte Ampoule. Rappelons la vieille légende à laquelle font allusion certaines prières du cérémonial. Clovis a été sacré à Reims et le Clerc chargé d'apporter le Chrême, n'aurait pas pu se frayer un passage dans la foule. Et c'est alors que l'on vit une colombe apporter au Saint évêque Rémi une petite fiole avec le baume céleste.


Un auteur nous dit que la Sainte Ampoule était de Crystal peu transparente à cause de la liqueur tannée... et grosse comme une figue de moyenne grandeur.(1) avec un col d'apparence blanchâtre, et un bouchon de Taffetas rougeâtre.


C'est à Reims, dans l'abbaye de St Rémi, qu'était conservée précieusement la Sainte Ampoule, ce qui ne contribuait pas peu à en faire la ville Sainte de la Royauté Française. Elle était contenue dans un reliquaire placé derrière l'autel dans le mausolée du saint. Pour le Sacre, le grand prieur la suspendait à son cou, et montée sur une haquenée blanche, sous un dais porté par les quatre chevaliers barons de la Sainte Ampoule, il la transportait à la cathédrale au milieu d'un imposant cortège. Quatre seigneurs otages de la Sainte Ampoule juraient auparavant qu'il ne lui seraient fait aucun tort et que pour elle ils exposeraient leur vie.


Le 6 octobre le conventionnel Ruhl brisa publiquement à Reims la Sainte Ampoule sur les marches de la statue de Louis XV. Les éclats qui purent être sauvés, avec le baume qui y adhérait permirent un reconstitution. Ces faits furent attestés dans un procès-verbal et les précieux restes enfermés dans un reliquaire en vermeil, donné par Charles X qui est resté depuis cette époque au trésor de la Cathédrale de Reims.


Les préparatifs.
La décoration et l'aménagement de la cathédrale de Reims,n'ont guère varié pour les sacres depuis plusieurs siècles. Seul le style a changé à chaque époque.


1)Pour les troubles regrettables qu'ils causèrent en raisons de leurs prétentions.


2)L'abbaye bénédictine de Saint Rémi, qui venait d'être brûlée au moment du sacre de Louis XVI à été transformée depuis en hôtel-Dieu, et l'Eglise, qui est une des plus anciennes de France est devenue paroisse. Ce fut le monument le plus massacré de Reims pendant la dernière guerre (1914-1918) ; sa restauration se poursuit.


3)En 1722, 1775 et 1825, on s'est inspiré du grand cérémonial de France de Denis Godefroi (1649) d'ou ont été extrait la plupart des détails qui suivent.


L'Eglise depuis les hautes galeries jusqu'en bas, aussi bien que dans le cœur que dans la grande nef et les bras en croix est tendues des plus belle tapisserie de la Couronne.1


Les marches de l'autel et tout le dallage du cœur sont recouverts de tapis rares². Sur l'autel ont été placés des reliquaires, dont plusieurs magnifiques sont les dons de différents rois.


Tout autour du chœur entre les piliers, à douze pieds de haut, sont installées des tribunes en amphithéâtres, la tribune de la Reine occupant tout le transept droit et faisant face à celle des ambassadeurs et princes étrangers, un amphithéatre arrondi étant réservé aux musiciens dans le fond, derrière le petit autel dit du cardinal de Lorraine. Les autres tribunes allant jusqu'au jubé sont réservées aux divers invités.


Le choeur et fermé par un jubé continuant la décoration du pourtour du choeur. Au sommet est installé le trône royal, sans dossier, surmonté d'un dais de velours violet semé de lis d'or, mais dont les draperies sont relevées de façon que le roi puisse y être vu non seulement du choeur, mais aussi de la nef, ou le peuple est introduit


1)Les magnifiques tapisseries de la cathédrale ne servaient pas pour le Sacre aux XVIIe et au XVIIIe siècles.


2)Au sacre de Louis XVI, un tapis de la Savonnerie, tissé sur mesure, recouvrait le dallage tout entier.


3)Toutes ces tribunes, séparées par de doubles colonnes, aussi bien pour le sacre de Louis XVI, que pour celui de Charles X formaient par trop dans leur ensemble un véritable décor de théâtre, avec une sorte de baignoire sous chacune d'elles Au dernier sacre, le style corinthien fut remplacé par un style gothique de convention qui n'avait pas plus de rapport avec la magnifique architecture de la nef qui dominait de haut tout cet ensemble.Pour Louis XV, les loges décorés uniquement de gobelins, déparaient beaucoup mois le splendide édifice.
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 15 Sep - 09:52 (2014)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Après le couronnement.
De chaque côté du jubé deux escaliers monumentaux montent du chœur.
Des sièges sont disposés de chaque côté du Trône, qui est surélevé de trois marches pour les personnages devant figurer les pairs laïques et ecclésiastiques, d'autres sièges en contre bas devant le Trône étant réservés au connétable, au chancelier et au grand maître des cérémonies ou à ceux qui dans la circonstance tiennent le rang dévolu jadis à ces hautes fonctions. Sur le jubé et encadré par deux escaliers, se trouve la prte donnant accès dans le choeur.

En avant des tribunes, les stalles des chanoines ont été continuées dans toute la longueur et doublées de blancs afin que puissent trouver place le haut dignitaires ecclésiastiques, les chantres, les officiers accompagnant le roi, et certains fonctionnaires(1);
Non loin des degrès de l'autel, au centre de la croisée, sur une estrade d'un pied de haut seulement, sont placés le prie-Dieu et le fauteuil du Roi sous un Dais suspendu à une grande hauteur, le tout le tout de velours violet semé de fleurs de lys d'or.
A l'extérieur une galerie couverte de bois, décorée généralement dan le style de l'arrangement intérieur, est construite au moment de chaque sacre, pour permettre au roi et à son cortège, de se rendre, à l'abri, du palais de l’archevêché à la porte de la cathédrale(2),
1)La magistrature était assez largement représentée. Mais en somme la bourgeoisie et le peuple semble l'avoir été assez peu dan les derniers sacres de l'ancien régime. Il n'en était pas de même aveant le XVIIe siècle.


2)Plaqué contre la façade de l'édifice qu'il contournait à angle droit, il masquait tout le bas de l'admirable façade. Légèrement surélevé, il permettait à la foule d'admirer le somptueux cortège. Remarquons que l'usage de cette galerie ne remonte qu'au sacre de Louis XV.


Le palais de l'archevêché a été aménagé pour les appartements du roi.


Les ornements du Sacre
Ces ornements comprennent:
La grande couronne impériale en or massif, dite couronne de Charlemagne. En raison de son poids, elle est remplacée lors de la cérémonie,par une couronne plus légère, également en or, fondue généralement à l'occasion de chaque sacre et ou l'on incruste les diamants de la couronne, maintenant au musée du Louvre, notamment le fameux régent, le miroir du Portugal, et le Sancy".


L'épée dite de Charlemagne,(1) dont la poignée, la garde et le haut du fourreau sont d'or massif enrichi de de pierreries et le fourreau de velours violet garni de perles;


Le sceptre, oeuvre des orfèvres ce Charles V, qui a environ six pied de haut; à son extrémité, Charlemagne est représenté assis sur un siège ou figurent deux aigles le globe en main; le tout étant d'or massif enrichi de perles.


La main de justice désignée dans le formulaire virga virtutis atque aequitatis, baton d'or plein de la hauteur d'une coudée, surmontée d'une main d'ivoire ayant au quatrième doigt un anneau d'or ou est enchâssé un très beau saphir;


Les éperons, qui sont d'or émaillé d'azur, semé de fleur de lis et orné de grenats, avec les deux boucles à tête de lion;


L'agrafe du manteau, losange rehaussé de pierreries.


Le livre des prières du Sacre pontifical.


Successivement, au cours de la cérémonie du sacre, l'épée, le sceptre et la main de justice, ainsi que les gants et l'anneau, sont bénis par l'évêque de Reims et remis au Roi.
En dehors du couronnement, la bénédiction de l'épée est une des phases les plus remarquable du cérémonial. Elle montre bien quels étaient les sentiments de nos pères sur tout ce qui concerne la puissance du glaive: L’archevêque bénit l'épée sans la tirer du fourreau, la met au Roi debout, et la lui ôte en même temps: puis il la laisse nue sur l'autel, la présente au Roi qui après l'avoir brandie la pointe levée, la baise, la pose sur l'autel d'où l'archevêque la reprend une seconde fois pour la lui donner définitivement.Le Roi la reçoit à genoux et la remet entre les main du connétable, qui désormais la portera, ainsi bénie par l'Eglise, très haut, la pointe levée, comme prête à défendre toutes les justes causes.


En outre les attributs dont nous venons de parler, il faut citer les diverses parties du costume; les bottines de velours ou sandales, la camisole, la tunique, la dalmatique et le manteau royal(1).


1) On remarquera la plupart des ces ornements sur les deux gravures représentant, l'une Louis XV, et l'autre Charles X. Le manteau de Charles X pesait 84 livres.




La camisole, sorte de soutane étofféé dans le bas, est de satin cramoisi et garni de petis galons d'or sur toutes les coutures; aux endroits ou le roi doit recevoir les onctions, on y a ménagé des ouvertures fermées par des galons d'or et de soie.
Le grand manteau royal, attaché selon la mode antique sur l'épaule droite, a vingt pieds de long sur douze de large. De velours violet, bourré et bordé d'hermine, avec une épitoge d'hermine, il est parsemé de douze cent fleurs de lis d'or.


Les bottines sont de velours violet, semé de fleurs de lis en broderie.


L'arrivée du roi à Reims.
Le Roi, passant habituellement par Fismes, arrive à Reims l'avant veille du sacre (ou la veille comme Charles X) dans l’après-midi(1).
A une faible distance de la ville près de Tinqueux, il trouve les magnifiques voitures(2) et le somptueux cortège préparées pour l'entrée solennelle.
Dans ce cortège, ou figurent, avec des troupes choisies, le grand maître et le maître des cérémonies et les principaux officiers et dignitaires du Roi, celui-ci est accompagné par les princes de sang. Mais la reine et les princesses n'y paraissent pas, étant arrivées la veille.


1)C'est en partant de Fismes, ou il avait passé la nuit, que les chevaux de la voiture de Charles X, effrayés par les salves d'artilleries, s'emballèrent, suivant l'exemple de ceux de la voiture ou se trouvaient les comtes de Damas et de Curial qui, renversés dans un fossé, furent sérieusement blessés. Les chevaux du rois purent être maîtrisés.


Pour le sacre de Louis XVI, le carrosse paré jusqu’à la féerie des grâces du XVIIIe siècle, coûta trois cent mille francs. Plus sévère, entièrement doré, le carrosse de Charles X, qui était traîné par huit chevaux est visible au grand Trianon.(fut transformé par le despote)


Après une réception à l'entrée de la ville par le gouverneur de la province et les élus municipaux, le Roi passe lentement dans les rues sous les arcs de triomphe, entre deux rangées de troupes, et arrive ainsi au parvis de Notre-Dame pendant que les cloches sonnent à toute volée.


A la porte de la cathédrale se tient l'archevêque de Reims, entouré des évêques ces suffragants, comme lui en chape et en mitre,des chanoines et du clergé de l'Eglise en chape.
Descendant de sa voiture d'apparat, le roi se met à genoux sur un tapis devant l'entrée et, après que l'archevêque lui a présenté l'eau bénite, baise le livre des évangiles porté par un chanoine. Quand il s'est relevé, l’archevêque de Reims le complimente,(1) puis le grand chantre entonne ce répons:


Ecce ego Angelorum meum, qui praecedat te, et custodiat semper. Observa et exaudi vocem meam, et inimicus ero inimicus tuis, et affligente affligam, et praecedet te Angelus meus.
Voila que je vais envoyer mon ange devant vous pour vous garder. Si vous écoutez mes paroles et si vous les observez,je serai l'ennemi de vos ennemis, et j'affligerai ceux qui vous affligeront, et mon ange marchera devant vous.


1)Pour Charles X, l'archevêque avait dit dans son discours:"Ailleurs tout vous fera assez entendre que vous êtes le roi; ici tout vous rappellera que vous êtes chrétien,tout vous dira que vous êtes le fils aîné de l'Eglise et le Roi très chrétien... discours auquel le Roi répondit avec l'accent de la plus vive émotion.


v. Israel, si me audieris, non erit in te Deus recens, neque adorabis Deum alienum: ego enim Dominus. Obsvera.


v. Israël si vous écoutez ma voix, vous n'aurez point de Dieu nouveau, et vous n'adorerez point de Dieu étranger, car je suis votre Seigneur. Si vous écoutez mes paroles.



Oremus.
Deus, qui scis genis humanum nulla virtute posse subsistere, concede propitius ut famulus tuus Ludovicus, quem populo tuo voluisti praeferri ita tuo fulciatur adjutorio, quanto quibus potest praesse valeat et prodesse. Per Dominum.


Prions.
Dieu qui savez que le genre humain ne peut subsister par sa propre vertu, accordez votre secours à Louis que vous avez placé à la tête de votre peuple, afin qu'il puisse lui même secourir et protéger ceux qui lui sont soumis Par N.S.


Le clergé, chapitre en tête, rentre dans le chœur en ordre de procession, et le Roi marchant après les évêques est conduit au prie-Dieu installé au milieu du chœur sous un dais.


Le Roi s'étant relevé, on chante l'antienne:


Beata genitrix, Maria virgo perpetua, templum Domini, sacrarium Spiritu Sancti, sola fine exemplo placuisti Domino J.C. ora pro populo, interveni pro clero, intercede pro devoto femineo sexu.


Bienheureuse vierge Marie, Mère de Dieu, toujours vierge, sacrée tabernacle du Saint Esprit, vous avez été seule, par une faveur spéciale, capable de plaire à notre Seigneur Jésus Christ: priez pour le peuple, intercédez pour le clergé et pour les femmes et vierges dévotes.
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 15 Déc - 17:21 (2014)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

Est-il dans la poésie du moyen age, un légende plus gracieuse que celle de la colombe glissant dans un rayon du ciel et apportant à l’évêque Saint Rémy une ampoule pleine d'huile sainte.


"Un blanc couloumbiel
respendissant et cler et biel
Une ampoulaite el biec tenoit
Ki plaine de Saint oile estoit
Et quand saint Rémy l'a veue
si l'a dignement receue



Ensi fu enoint Cloevis
Del saint oile ki fu ravis
Del ciel en tierre, al plaisir Dieu."



Ainsi parle Philippe Mouskes dans sa chronique rimée du XIIIe siècle, vaste épopée de 31000 vers contenant toute l'histoire de France et de Flandres depuis la guerre de Troie, jusqu'en 1242.



Mais laissons de côté les scientifiques, et attachons nous à cette chose très vraie à ce dogme de l'église catholique si heureusement symbolisé dans les usages liturgiques de la primitive Eglise: je veux dire la descente véritable et invisible du Saint Esprit dans les âmes régénérées par le Baptême et sanctifiées par la confirmation.
Ainsi bien au delà des chroniques du moyen âge,des fresques des premiers peintres chrétiens, le symbole de la colombe va se rattacher à deux pages: l’une de l'Ancien, l'autre du Nouveau Testament. Serait-il possible de désirer pour le blanc couloumbiel du Baptême de Clovis une plus illustre origine?
Voici la première page des Saintes Ecritures: Elle se lit au livre de la Genèse. "Au commencement... la terre était informe et dépouillée; les ténèbres étaient sur la surface de l’Abîme et l'Esprit de Dieu était porté sur les eaux.(Cha1). Plus loin, au Chap 8: La colombe sortie de l'arche revint portant à son bec un rameau d'olivier aux feuilles verdoyantes...
En ce temps là dit l'Evangile de Saint Luc, il arriva que pendant que le peuple recevait le baptême, Jésus fut baptisé et priait; alors le ciel s'ouvrit et le saint Esprit descendit sur lui sous forme d'une colombe; en même temps une voix se faisait entendre du haut du Ciel: "Vous êtes mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toutes mes complaisances.
Qui ne voit maintenant avec quel à-propos merveilleux, vraiment providentiel quelle qu'en ait été l'occasion, les peintres, les sculpteurs, les orfèvres, les poètes, les chroniqueurs nous montrent à l'envi, au dessus du Baptistère de Reims, ou Clovis et la France sont régénérés au Christ, la blanche colombe symbole du Saint Esprit.
Etait-il possible de mieux peindre que par cette image, le résumé de l'action toute puissante de la grâce divine? N'est-il pas vrai qu'alors aussi, comme au premier jour de la création, un nouveau monde se préparait et que l'Esprit Créateur, qui a orné les cieux, comme dans la Genèse, descendait de nouveau pour opérer les mêmes prodiges?
Ainsi dans cet océan humain entouré d'arianisme, et de peuples barbares, fut la naissance au baptistère de Reims sous l'onction de Saint Rémi, d'un peuple chrétien et de son Roi.
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 25 Jan - 02:50 (2015)    Sujet du message: Le Sacre Répondre en citant

La cérémonie du Sacre.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:40 (2016)    Sujet du message: Le Sacre

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