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Cout de la couronne

 
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denahir
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

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MessagePosté le: Jeu 5 Sep - 06:58 (2013)    Sujet du message: Cout de la couronne Répondre en citant

http://www.actionroyaliste.com/bibliotheque-du-gar/les-revues-sociales-asc/1248-la-monarchie-ca-coute-combien-   
 
 
 

 
 

Vous pensez qu'une République coûte moins cher qu'une Royauté ? Vous avez tout faux : c'est tout l'inverse !...   
 
 
 

 
 
 
 
 
 
Sur notre Page Facebook, Ciboulette Ludivine nous a envoyé un message très court, mais assez virulent, dont l'essentiel consiste à dire qu'elle ne veut pas d'une Royauté parce que "en plus ça coûte très cher aux contribuables ! Alors monarchie en France en 2013 ? inutile. Vous rêvez ! Et en France ? On a pas assez de la crise et du chômage de masse..." etc.. etc...   
 
 
 
 
 
Que Ciboulette ne veuille pas d'une royauté, c'est son affaire. Mais qu'elle dise et croie le contraire de la vérité, à savoir que la royauté coûte très cher, alors qu'en fait c'est notre République qui est une ruine, cela mérite au moins qu'on lui dise, juste, qu'elle se trompe... 

D'abord, nous la renverrons au rapport publié en avril 2012 par Herman Matthijs, professeur d’administration et de finances publiques à l’Université de Gand (c'était son sixième !) sur le coût des chefs d’Etats européens, dont un de nos lecteurs (de Belgique) nous a envoyé quelques extraits :   
 
* Le président de la république française est le chef d’État le plus coûteux d’Europe : en effet, le budget de la présidence de la république française s’élevait, à la parution du rapport, à 111,7 millions d’euros. Le budget de la présidence de la république fédérale d’Allemagne, s’élevait, lui, à 30,7 millions d’euros.   
 
Par ordre décroissant, voici ensuite le budget des différentes royautés européennes :   
 
- pour la couronne néerlandaise : 39,4 millions d’euros ;   
 
- pour la couronne britannique : 38,2 millions d’euros ;- pour a couronne norvégienne : 25,2 millions d’euros ; 
- pour la couronne belge : 14,2 millions d’euros ; 
- pour la couronne suédoise : 13,9 millions d’euros ; 
- pour la la couronne danoise : 13,2 millions d’euros ; 
- pour la la couronne luxembourgeoise : 9,2 millions d’euros ; 
- pour la couronne espagnole : 8,2 millions d’euros.





Habituellement, dans ces royautés, les souverains ne partent pas à la retraite, tandis que la république française doit pourvoir à la retraite de trois anciens présidents qui ont coûté chacun 1,5 millions d’euros en 2012.   
 
 
 
 
 
En outre, il faut ajouter que, dans les pays où il y a un roi ou une reine, la succession est réglée à l’avance, tandis qu’en France elle fait l’objet d’élections dont le coût s’avère absolument exorbitant : pour les élections présidentielles de 2012, il a atteint 228 millions d’euros.   
 
 
 
 
 
Si les budgets annuels restent à peu près stables, et malgré le décret de la fin août 2012 qui a réduit de 30% la rémunération du président de la république française, le coût du quinquennat de François Hollande s’élèvera à près de 809 millions d’euros, en tenant compte des élections présidentielles et des retraites.   
 
 
 
 
 
Selon les mêmes conditions et pour la même période, la royauté néerlandaise devrait coûter 197 millions d’euros; la royauté britannique, 191 millions d’euros; la royauté norvégienne, 126 millions d’euros; la royauté belge, 71 millions d’euros; la royauté suédoise, 69,5 millions d’euros; la royauté danoise, 66 millions d’euros; la souveraineté luxembourgeoise, 46 millions d’euros; et la royauté espagnole, 41 millions d’euros.   
 
Ainsi donc, alors que la présidence de la république devrait coûter aux Français quelque 809 millions d’euros sous le quinquennat de François Hollande, dans le même temps les huit principaux souverains européens réunis ne devraient coûter que 807,5 millions d’euros à l’ensemble de leurs sujets, c’est-à-dire qu’à eux huit ils atteignent à peine le coût total de l’actuel président et des trois présidents retraités, en France !   
 
Avec un budget annuel de 40 millions d’euros par an, un Roi de France reviendrait donc 75% moins cher que l’actuel président de la république.…   
 
Ensuite, nous lui conseillerons la lecture de l'excellent petit ouvrage 10 très bonnes raisons de restaurer la monarchie, de Renaud Dozoul et Laurent-Louis d'Aumale. Le livre est très court (99 pages, écrites très gros) et se lit donc très facilement; en plus, il est "pétillant", plein d'esprit et d'humour, et, comme il bouscule pas mal d'idées reçues (donc, fausses, évidemment...), c'est un vrai régal. Et, si Ciboulette veut, on ira même jusqu'à le lui offrir !...   
 
 
 
 
 
 
 
Que lit-on, pages 88/89, au chapitre 10 : Parce que ça marche, paragraphe Et c'est moins cher ! :   
 
"Malgré les apparences, la monarchie anglaise coûte beaucoup moins au Trésor britannique que la Présidence française aux Contribuables Associés. Cinquante-quatre millions d'euros par an pour la couronne contre cent vingt-deux pour l'Élysée : deux fois et demi plus cher ! Ce chiffre intègre les quatre-vingt-deux millions d'Euros du coût net de l'Élysée, et les deux cents millions d'Euros dépensés tous les cinq ans pour les élections présidentielles (les élections législatives suffisant à définir une majorité de gouvernement). Nous jetterons un voile pudique sur le coût du clientélisme électoral (en réalité très difficile à évaluer), qui pousse le président en campagne à arroser un peu de tous les côtés, afin de faire fleurir des voix dans les terres les plus arides. D'ailleurs, au-delà des frais de la présidence et de ses générosités, on peut méditer sur le poids symbolique de l'État. En l'absence du roi, et le président étant voué à changer régulièrement, l'État est le seul outil d'incarnation permanente de la république. C'est par la taille de l'État que celle-ci assure sa fonction symbolique en France. Un État gros et lourd donne une impression de puissance et de pérennité. Or ce poids a un coût. Les pays où la fonction symbolique est assurée par une famille royale peuvent sans doute plus facilement limiter l'État à sa vocation de gestion de la cité, en faisant un outil plus souple et par conséquent plus efficace."   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Et, si l'on rajoute à tout ceci le simple rappel de la dispendieuse sur-administration, avec ses doublons, triplons et quadruplons ! 243 sous-préfecture, depuis plus de deux siècles, cela en fait de l'argent gaspillé, qui aurait été mieux employé dans la Recherche, par exemple; une douzaine de Préfets pour les grandes Régions, comme l'Aquitaine (Préfets, Préfet de Région, Préfet maritime, Prefet de police...); et ce nombre faramineux de députés, comparés aux Etats-Unis, cinq fois plus peuplés que nous ! Et ce Sénat, délicieux fromage pour ceux qui en profitent et pour qui - le mot est de Raffarin... - "le tour de taille n'est pas un problème !", mais qui ne sert à rien, sauf à nous ruiner un peu plus...! Et ces centaines de milliers de fonctionnaires en plus, par rapport aux Allemands, alors que nous sommes 20 millions de moins qu'eux; et cette ENA, unique en Europe et qui ne produit que... des énarques, justement, plaie et calamité de notre siècle...   
 
Voilà ce que l'on peut - liste non limitative... - très rapidement, répondre à Ciboulette, en lui retournant le compliment : si cela lui plaît d'avoir un Système qui nous coûte beaucoup, beaucoup trop cher...   
 


Dernière édition par denahir le Sam 7 Sep - 10:18 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 5 Sep - 06:58 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Jeu 5 Sep - 07:43 (2013)    Sujet du message: Cout de la couronne Répondre en citant


Dans l’Antiquité, le gouvernement monarchique est le plus universellement répandu. Il ne faut pas s’en étonner, n’est-il pas le plus légitime naturellement, le plus conforme au bien commun ? En effet nous explique Saint Thomas : “Il est manifeste que ce qui est un par soi peut mieux réaliser l’unité que ce qui est multiple. De même la cause la plus efficace de chaleur est ce qui est chaud par soi.

Donc le gouvernement d’un seul est plus utile que celui de plusieurs”. (De Regno II 23-27)

 

Veuillot  écrivait : “La royauté absolue, c’est la royauté indépendante dans son ordre”. François Bluche, écrivain protestant, rappelle ainsi : “Nos ancêtres, à qui le latin n’était pas étranger, traduisaient (…) sans hésiter monarchie absolue par monarchie parfaite” (26) la monarchie par excellence, le pouvoir en un seul. Le conseil n’est pas le contrôle. Affirmer qu’il puisse exister un corps politique susceptible de contrer l’autorité suprême, c’est institutionnaliser la schizophrénie dans l’ordre politique. Le roi, ou n’importe quelle autre institution, incarnant l’autorité, demeure la tête d’un tout, dont les corps intermédiaires jusqu’à la famille ne sont que les parties.

Le roi exerce son pouvoir sans être lié par l’accord de ses subordonnés, car il détient son pouvoir en vertu de principes qui sont supérieurs au roi comme à ses sujets, qui sont ceux par lesquels Dieu a fondé toute société et sur lesquels ils n’ont aucun titre ni aucun pouvoir.

Cette affirmation n’ignore pas la place des corps intermédiaires dans la société, en particulier leur rôle évident et nécessaire de conseil auprès du souverain.

Car si effectivement il y eut des corps intermédiaires dont la mise en place et l’évolution s’est faite au cours de l’histoire suivant l’évolution de la société sous l’égide royale, ces corps intermédiaires structurant la société entre l’autorité suprême et les familles ont eu un pouvoir délégué, toujours révocable par le roi, ils n’ont jamais eu un pouvoir de contrôle, mais un devoir de conseil auprès du souverain.

L’autorité politique et les corps intermédiaires ont chacun leur place. Car l’autorité royale, loin d’être barrée, contrôlée, restreinte en quoi que ce soit par la religion ou par les corps intermédiaires, y trouve au contraire son plein épanouissement puisque c’est dans l’établissement harmonieux même de ces éléments que se trouve sa fin.

C’est le rôle de cette institution, sa cause, d’harmoniser ces corps intermédiaires. Comme toute chose, elle doit être définie, or ce terme défini implique celui de limites au delà desquelles on devient étranger à ce que l’on a défini. Dire de la monarchie qu’elle ne peut supprimer les corps intermédiaires, c’est la définir par ce qu’elle n’est pas : ce n’est pas dire ce qu’elle est. Affirmer ensuite que la puissance royale est contenue par celle des corps intermédiaires est aussi stupide que d’affirmer de Dieu qu’il n’est pas tout-puissant parce qu’il ne peut pas faire le mal : faire le mal, ce n’est pas une force, un pouvoir, mais une absence de puissance. Le monarque ne peut supprimer les corps intermédiaires mais cela ne remet nullement en cause le caractère absolu qui est celui de toute autorité et n’implique nullement que l’un ou l’autre de ces corps intermédiaires ait le rôle de contrôler l’action du souverain et encore moins le pouvoir de la contrer : si le roi est contrôlé, il n’est plus roi ni monarque, mais officier délégué soumis par le fait même à ceux qui exercent ce contrôle.

Certains catholiques, dont la politique est quelque peu mâtinée de romantisme, veulent voir dans la religion, le décalogue ou les corps intermédiaires des barrières contre les dérives du pouvoir. C’est là aussi une vue de l’esprit qui les apparente plus à Marx qu’aux Pères de l’Eglise. Vouloir trouver un perfectionnement à l’exercice de l’autorité dans ce qui la supprime : c’est ce que veulent ceux qui voient dans un contrôle du pouvoir suprême des garanties contre les dérives toujours possibles de ce qui est humain. Si celui que l’on appelle “roi” doit cependant des comptes à qui que ce soit, alors il n’est pas souverain, il ne détient pas l’autorité, le pouvoir n’est pas monarchique. C’est celui qui contrôle qui détiendra la réalité du pouvoir. Or le contrôleur devenant détenteur du pouvoir, qui donc sera chargé de le contrôler, puisque contrôle il doit y avoir ? Non, vraiment cette position n’est pas tenable.

On conçoit mal comment l’un d’entre ces corps intermédiaires tel un parlement comme celui de Paris autrefois ou, de nos jours, une assemblée dite nationale pourrait prétendre au contrôle du pouvoir, non seulement parce que ce serait en réalité prendre ce pouvoir politique au roi qui le détient en vertu d’éléments qui leur sont supérieurs et auxquels et l’un et l’autre ne sont pour rien, mais parce que ce serait attribuer à un élément du corps social la place suprême à laquelle en tant que corps “ intermédiaire ” il n’a aucun titre : car celui-là même qui supprime l’autorité du roi en prétendant la contrôler se trouve derechef détenteur de cette autorité.


Voila des remédes pour rééquilibrer le budget d' une famille bien française qui se laisse gérer par ses voisins
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