Forum du Royaume de France Index du Forum

Forum du Royaume de France
« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Les contradictions Orléanistes

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Actualité -> Sujets divers
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Comte de Chinon
Comte

Hors ligne

Inscrit le: 03 Juin 2012
Messages: 518
Localisation: Génelard
Religion: Catholique traditionaliste
Masculin

MessagePosté le: Sam 7 Sep - 17:49 (2013)    Sujet du message: Les contradictions Orléanistes Répondre en citant

L'un des petit-fils de Louis-Philippe, Gaston d'Orléans, Comte d'Eu épousa Isabelle de Bragance, princesse héritière du Brésil. De fait le Comte devient Brésilien et Prince étranger et selon les théories Orléanistes perd ses droits au Trône de France. Mais celui-ci ne l'entend pas de cette oreille et adresse une réclamation au Chef de la Famille Orléans Philippe duc d'Orléans. Celui-ci consulte les princes de sa famille et il en résulte le Pacte de Famille de 1909 qui maintient les droits de Gaston et des sa descendance masculine à la Couronne de France. Alors que les Orléans ne reconnaissent pas les droits de Louis XX, selon eux prince étranger, ils s'arrangent entre eux pour maintenir les droits de leurs cadets.

voici ce pacte de famille du 26 avril 1909:

Philippe, duc d'Orléans, chef de la Maison de France, à tous ceux qui ces présentes verront Salut :
  Considérant qu'il importe à Notre Maison de mettre fin à un différend qui dure depuis plusieurs années et qu'il est de Notre devoir de saisir l'occasion qui s'offre à Nous de le faire et d'éviter ainsi pour toujours une difficulté possible concernant l'accession à la Couronne de France.

  Vu la lettre que Nous a fait remettre Notre très cher Oncle le Comte d'Eu dans laquelle il Nous adresse ses demandes et formule les engagements que lui et les siens prendraient si ces demandes lui étaient accordées.

  Vu l'avis unaniment exprimé par les Princes de Notre Maison.

  Considérant d'autre part que la Maison Royale de France est en tout temps la principale, mais actuellement, en l'état présent des choses, la seule gardienne de sa Tradition et aussi de ses Droits, qu'en conséquences elle peut et doit régler elle-même les questions qui se présentent et qui intéressent son Droit Traditionnel et que lorsqu'après un mûr examen, après s'être entouré de toutes les garanties nécessaires, animé du seul désir de sauvegarder ses légitimes intérêts, de maintenir la Tradition et le Droit de faire justice, elle se prononce sur ces questions par l'organe de son chef, sa décision s'impose à tout Prince et adhérents, autant que le pourrait faire un texte de loi.

  Considérant que telles sont les conditions de la circonstance présente :

  Nous avons déclaré et déclarons ce qui suit :

  1 - Notre très cher Oncle le comte d'Eu, reconnaissant dans la note qu'il Nous a fait donner que ses trois fils, issus de son mariage célébré en 1864, avec la Princesse Impériale Isabelle, alors héritière immédiate au Trône du Brésil, sont membres de la Maison Impériale du Brésil et qu'eux et leurs descendants constituent une Maison distincte de l'ensemble des branches de la Maison d'Orléans, composant actuellement la Maison de France, Nous demande de reconnaître en France, à ces Princes et à leur descendance masculine, princière et légitime, les Honneurs des Princes de la Maison de France.

  Il nous a été d'autre part représenté, pour motiver cette demande, qu'il pourrait arriver que la succession féminine admise au Brésil fit sortir la Couronne du Brésil de la descendance masculine du Comte d'Eu et éloignât assez ladite descendance de l'accession à la Couronne Brésilienne pour que la qualité de Princes Brésiliens ne leur fut plus reconnue et qu'ils perdissent ainsi toute qualité princière.

  Voulant obvier à une telle possibilité pour des Princes masculinement et si récemment issus de Notre Maison.

  Voulant aussi leur assurer, dans la mesure où Nous le pouvons et la qualité princière et les Honneurs des Princes de la Maison de France.

  Voulant également - et il nous plaît - leur donner ainsi qu'à Notre très cher Oncle, le comte d'Eu, un gage de Notre affection de bon et proche parent, et un témoignage de Notre confiance dans la loyauté des engagements qu'ils prennent solennellement ici et auxquels est lié ce que nous leur accordons.

  Nous reconnaissons au comte d'Eu, à ses trois fils et à leur descendance masculine, princière et légitime, outre les Titres d'Altesses Impériales ou d'Altesses qui leur appartiennent de droit, le Titre d'Altesses Royales.

  Nous reconnaissons aux troifs fils du Comte d'Eu et à leur descendance masculine, princière et légitime les Titres de Princes et Princesses d'Orléans et Bragance.

  2 - Nous reconnaissons selon la demande à Nous faites par le comte d'Eu, les susdits Princes, fils du Comte d'Eu présentement idoines à la Collation de Titres Princiers Franÿais [sic] à l'exclusion des Titres d'Apanages. Celle collation dépendant toutefois uniquement de Notre Volonté et celle de Nos Successeurs.

  3 - Nous maintenons et confirmons Notre note du 15 juillet 1901 en tant qu'elle constate l'ordre d'accession à la Couronne et règle les rangs et préséances à observer dans toutes les cérémonies ayant un caractère officiel, politique ou national français. - Cela déclaré, Nous consentons volontiers à la demande de Notre Oncle, le Comte d'Eu au sujet des réunions ou cérémonies de famille, en ce sens que lorsque la réunion ou cérémonie sera exclusivement familiale ou bien lorsque Nous aurons décidé qu'on devra prendre rang non par ordre d'accession à la Couronne, mais par rang de parenté, soit par rapport à Nous-même, soit par rapport aux Personnes Princières vivantes ou défuntes auxquelles il s'agirait de rendre honneur, le Comte d'Eu ainsi que sa postérité masculine, princière et légitime pourront prendre le rang que leur assignera cette parenté, ainsi que cela a déjà eu lieu pour d'autres parents ou alliés de Notre Famille, y compris des non princes et des princes de Maison [sic] Souveraines Etrangères.

  4 - Le Comte d'Eu et ses fils s'engagent ici solennellement pour eux et leurs descendance [sic] à ne faire valoir de prétentions à la Couronne de France et à la position de Chef de la Maison de France qu'en cas d'extinction totale de toutes les branches princières françaises composant actuellement la Maison de France. Nous prenons acte de cet engagement solennel qui aura son effet et sera établi par l'apposition des signatures de ces Princes à Notre présente Déclaration.

  Nous déclarons cet engagement ainsi inviolable, aussi ferme et inébranlable que s'il eut été pris avec Serment devant une Assemblée compétente de la Monarchie.

  5 - Le Comte d'Eu et ses fils s'engagent également en leur nom et au nom de leur descendance à ne point contester à la branche du Duc d'Alençon la possession du Titre de Duc de Nemours.

  Nous déclarons tout ce qui est ci-dessus convenu et arrêté ferme et stable à toujours quelques circonstances qui puissent survenir.

  En foi de quoi Nous reconnaissons Notre présente Déclaration de Notre Seing et du Sceaux de Nos Armes et Nous la faisons signer par tous les Princes participants.

  Et sur une expédition originale de Notre présente Déclaration remise à Chacun des Princes Nos Oncles.

  Fait à Bruxelles le vingt sixième jour du Mois d'Avril de l'an de grâce mil neuf cent neuf.





                            Philippe                           

                            Duc de Montpensier                        Gaston d'Orléans

                            Robert d'Orléans                             Pierre d'Orléans et Bragance

                            Jean d'Orléans                                 Louis d'Orléans et Bragance

                            Ferdinand d'Orléans                        Antoine d'Orléans et Bragance

                            Emmanuel d'Orléans

                            Pierre d'Orléans"
 
In : Ph. de Montjouvent, Le Comte de Paris et sa descendance, pp. 432-35.
  
_________________
Comte de Chinon
Capitaine-Lieutenant des Gendarmes de la reine



Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 7 Sep - 17:49 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
denahir
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

Inscrit le: 24 Aoû 2013
Messages: 299
Localisation: Flandres
Religion: Catholique
Masculin

MessagePosté le: Lun 9 Sep - 14:21 (2013)    Sujet du message: Les contradictions Orléanistes Répondre en citant

Bonjour, bonjour,
Quoi qu'il en soit, il faut être légitime pour avoir accès au trône de France...
Et la légitimité se tiens de Dieu, et non d'un autre homme...
Ce *pacte* n'est d'aucune valeur...
Il ne fait que confirmer que les orléanistes n'ont aucune légitimité et qu'ils ne sont que des magouilleurs.
Vive Mgr le roi Louis XX ..!


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Lun 9 Sep - 15:00 (2013)    Sujet du message: Les contradictions Orléanistes Répondre en citant

Voila ce que l'on trouve d'interéssant à discuter comme de coutume avec les orléanistes sur l'autorité  du réel.
Comme du forum Vive le Roi
_________________


Dernière édition par Henryk le Jeu 12 Sep - 15:13 (2013); édité 1 fois
Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Lun 9 Sep - 16:44 (2013)    Sujet du message: Les contradictions Orléanistes Répondre en citant

Louis XVIII en Russie.

























des Mémoires de louis XVIII tome 7
_________________


Revenir en haut
REQUETE CARLISTE
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 06 Aoû 2011
Messages: 1 150
Localisation: Provence
Religion: catholique romain FSSPX
Masculin

MessagePosté le: Lun 9 Sep - 18:03 (2013)    Sujet du message: Les contradictions Orléanistes Répondre en citant

 Au final Louis-Philippe Egalité s'est de nouveau parjuré en usurpant le Trône de France et en exilant le roi Charles X et sa famille en 1830! L'ambition pour lui s'est montrée plus forte que l'honneur de servir la famille des Bourbons qui l'avait accepté et pardonné malgré sa participation active à la révolution...
_________________
POUR DIEU, LA PATRIE ET LE ROI



Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Jeu 12 Sep - 15:51 (2013)    Sujet du message: Les contradictions Orléanistes Répondre en citant


Le 24 déc. 1942, François Darlan revient de voir son fils malade à  l'hôpital d'Alger. En rentrant à son bureau, Fernand Bonnier de La Chapelle abat froidement de deux balles. Le meurtier de 20 ans est  neutralisé. Malgré le procès rapide,  son exécution au bout de deux jours, les policiers ont tenté de connaître les véritables cerveaux de l'opération. Les aveux, peu connus, vont pourtant nous donner une réponse sur le sujet.

Au commissariat central de la police judiciaire de la ville d'Alger, interrogé par les commissaires Garidacci et Esquerré,  après quelques heures  celui-ci va rapidement avouer son crime ainsi que ses  relations:.. Je m'y rendis et il me dit qu'il était nécessaire que je me confesse avant d'agir. Et qu'au nom de Jésus-Christ il me donnerait l'absolution. Tout en marchant, il m'invita à faire ma confession. J'avais à peine esquissé un signe de croix que l'abbé me dit: "Voici les plans du Palais d'Eté, où se trouvent les bureaux de l'amiral." Il m'expliqua le procédé à employer pour pénétrer dans les bureaux et l'endroit où je devais me poster. Il me remit un revolver de gros calibre, chargé, et m'invita à confesser ce que j'allais faire puis me donna l'absolution… Après mon retour, j'ai été invité au restaurant "Le Paris" à déjeuner par M. d'Astier et l'abbé, qui m'ont encouragé à ne pas modifier ma ligne de conduite. L'après-midi vers quinze heures, mes camarades sont venus me reprendre avec la même automobile. Nous étions toujours quatre : le fils d'Astier, Sabatier, Mario Faivre et moi. Ils m'ont conduit au même endroit. Je me suis placé à l'endroit fixé et, dès l'arrivée de l'amiral, j'ai pu accomplir la mission dont j'étais chargé." (Albert-Jean Voituriez, L'affaire Darlan, l'instruction judiciaire, Editions Jean-Claude Lattès, 1980).



Parmis ses principales relations, on peut déjà citer Henri d'Astier de la Vigerie. A l'intérieur de la richissime famille d'Astier de la Vigerie, il y trois frères, Henri, Emmanuel et François qui vont tous avoir un rôle important en Afrique du Nord. Ils sont issus d'une famille monarchiste et ont des bonnes relations avec le comte de paris, l'héritier au trône de France, mais ont aussi des relations étroites avec Charles Degaulle. D'ailleurs, l'un d'entre eux, le général François d'Astier était en mission à Alger du 19 au 22 décembre, où il fut chargé d'étudier la situation et de préparer la venue du colonel Degaulle en Afrique du Nord, alors que Darlan qui dirigeait ce territoire avait refusé de le voir. On sait que celui-ci avait rencontré son frère Henri durant cette expédition éclaire. Dans la déclaration, on distingue rapidement la volonté de la famille d'Astier d'un retour à la monarchie. Un autre personnage important est l'abbé Cordier, un monarchiste plus proche du comte de Paris que de Degaulle. D'après les aveux de Fernand Bonnier, il est certain que Henri d'Astier et l'abbé Cordier soient impliqués dans l'affaire. Il semble même que l'abbé soit le cerveau de l'opération.

 

Après la première déclaration de l'assassin, le commissaire rédige un procès-verbal qui résume le récit de Bonnier de La Chapelle: "L'an 1942 et le 24 décembre, devant nous, Garidacci, commissaire de la police mobile, auxiliaire de M. le Procureur de la République, entendons: M. Bonnier de La Chapelle, Fernand, étudiant, 20 ans, demeurant à Alger, 56, rue Michelet: "J'affirme avoir tué l'amiral Darlan, haut-commissaire en Afrique française, après en avoir référé à l'abbé Cordier sous forme de confession. C'est M. Cordier qui m'a remis les plans des bureaux du Haut-commissariat et du cabinet de l'amiral, et c'est par lui que j'ai pu me procurer le pistolet et les cartouches qui m'ont servi à exécuter la mission qui m'était assignée et qui était de faire disparaître l'amiral. Lorsque je me suis engagé dans les Corps francs, j'ai recruté de ma propre initiative des hommes de main dont M. d'Astier aurait pu avoir besoin, mais M. d'Astier n'a jamais été au courant de cette initiative personnelle. Je sais que MM. Cordier et d'Astier ont rencontré récemment le comte de Paris, au même titre que d'autres personnalités. Enfin, j'ai l'impression que M. d'Astier ne vit pas en excellents termes avec M. Rigault, dont l'action auprès de l'amiral est gênante pour lui et ses amis. Lu, persiste et signe: Fernand Bonnier de La Chapelle." (Albert-Jean Voituriez, L'affaire Darlan, l'instruction judiciaire, Editions Jean-Claude Lattès, 1980). Si on en croit le procès-verbal, il ne fait aucun doute que le comte de Paris, souhaitait l'assassinat de Darlan. Nous n'avons donc pas à faire à l'acte criminel d'un fou, mais à un assassinat prémédité  par l'entourage du comte et dont Fernand Bonnier n'était que la main.

Le jeune meurtrier, qui n'a pas eu conscience de ses actes, croit naïvement que ses collaborateurs vont le sauver. On sait aujourd'hui que l'histoire lui donnera tord. En effet, le lendemain, le 26, Bonnier sera condamné à mort, sa dignité nationale sera retirée puis il sera fusillé. La raison est pourtant simple puisque le commissaire Garidacci dissimula son procès-verbal pour s'en servir afin de résoudre Henri d'Astier à avouer que celui-ci faisait parti de ceux qui avaient commandité le crime, et si possible pour remonter jusqu'au comte de Paris. D'Astier n'était donc pas à sa première tentative de prendre les pouvoirs aux pétainistes en Afrique du Nord.

La veille de  cette exécution, Fernand Bonnier de La Chapelle, va effectuer des déclarations importante et que l'on dissimule encore aujourd'hui. Ces déclarations sont repris par le capitaine Gaulard et montre que le jeune homme n'avait pas comprit la situation et la position de Darlan : "J'ai tué l'amiral Darlan parce que c'est un traître, il vendait la France à l'Allemagne pour son profit. […] J'ai appris qu'une personne (le général François d'Astier de La Vigerie), venant de la part du colonel de Gaulle, avait demandé à être reçue par l'amiral. Le colonel Degaulle était prêt à faire sa soumission si une personnalité que je connais (le comte de Paris) prenait le pouvoir à la place de l'amiral Darlan. L'amiral a refusé de recevoir l'envoyé du colonel Degaulle, marquant sa volonté de garder pour lui le pouvoir. Certaines personnalités ont parlé devant moi de cette démarche infructueuse et ont dit : "Il faut que Darlan disparaisse." J'ai dit alors: "Eh bien, moi, je me charge de le faire disparaître" […] On m'a dit que, après l'affaire, je serais pris, condamné à mort et gracié. Cependant, on m'a jugé trop vite, il aurait fallu deux jours pour permettre à mes amis d'intervenir. Je sais que Maître Sansonnetti, mon avocat, s'y emploie maintenant. D'ailleurs, le comte de Paris que je connais, est depuis plusieurs jours ici, il est à vingt minutes d'Alger. Je connais aussi Henri d'Astier de La Vigerie, ils sont plusieurs frères, l'un est chez Degaulle, un autre était avec moi aux Chantiers." (Chamine, La querelle des généraux, Albin Michel, 1952).



Il y a plusieurs choses à dire sur ce récit. Tout d'abord, Bonnier n'avait sans doute pas comprit que Darlan avait négocié avec les Américains leur débarquement en Afrique du Nord. Il pense que Darlan est acquit à la cause allemande alors qu'il faisait à ce moment double jeu.


L'Affaire Darlan est devenue une énigme avec divers témoignages et de sources se contredisant. Il est certain que les proches du comte de Paris et de Charles Degaulle avaient prémédité l'assassinat de l'amiral. Il ne fait aucun doute que le comte de Paris devait être le bénéficiaire de sa mort. Mais les instigateurs de l'assassinat qui ont témoigné se contredisent à propos de la position de Degaulle et de Churchill.


_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Ven 13 Sep - 14:16 (2013)    Sujet du message: Les contradictions Orléanistes Répondre en citant

Philippe Egalité  


D'Orléans, profitant de ce triste événement, se hâta d'accaparer les grains qui se trouvaient actuellement en France, et, favorisé par l'édit de la libre exportation, il les envoya outre-mer. Comme un tel transport sur les terres anglaises ne pouvait se faire sans qu'on en conçût de l'étonnement, les journalistes écrivirent que les Anglais, par cet esprit de prévoyance et de sagesse qui les conduisait eu toute affaire , ayant conjecturé que la calamité qui nous avait frappés le 13 juillet serait suivie d'une grande disette, faisaient chez eux des emmagasincmens extraordinaires.

Il fallait au duc d'Orléans un homme qui fût en France à la tête de l'accaparement, et derrière lequel il pût se cacher, comme il se cachait dans la Grande-Bretagne derrière les négociants anglais : il trouva cet homme; il s'appelait Pinet. D'Orléans ayant jeté les yeux sur lui, voulut qu'il se fît recevoir agent-de-change, afin que cette charge l'autorisât à recevoir des fonds de ceux qui voudraient lui en confier. Il se mit, pour le compte du prince, à la tête d'une société de monopoleurs qui achetaient les grains au prix qu'on leur en demandait. Les premiers achats se firent avec l'argent que d'Orléans donna à Pinet. Cette ressource ne pouvant aller bien loin , on mit tout en œuvre pour amorcer la cupidité des capitalistes. Les mesures qu'on prit à cet égard eurent un succès prodigieux. Pinet reçut l'argent des prêteurs au taux le plus avantageux pour eux ; il leur payait des intérêts exorbitants. Grands et petits, riches et pauvres, pères de famille et célibataires se portaient en foule chez Pinet, et, versaient dans ses coffres tout ce qu'il leur était possible d'y verser. Il est vrai de dire qu'il était scrupuleusement exact, soit à payer les intérêts qu'il promettait, soit à restituer les capitaux.

D'Orléans, au moyen des fonds que lui procura Pinet, et des agents que celui-ci répandit sur toute l'étendue de la France, acheta la presque totalité du blé que la dernière gelée avait épargné, et en fit passer la plus grande partie en Angleterre, où son agent veillait à son emmagasinement, et à ce qu'il n'en revînt en France que la portion nécessaire aux vues du prince. Son intention, en se rendant maîtres de tout le grain, était de le revendre ensuite à un prix qui le dédommageât de ses avances personnelles, et qui, outre l'intérêt exorbitant que payait Pinet, lui procurât un gain considérable.






 Conjuration

Rapport avec la république
_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:35 (2016)    Sujet du message: Les contradictions Orléanistes

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Actualité -> Sujets divers Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com