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Des partis et élections en "République"
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 1 Nov - 12:21 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Le prince que vous devez côtoyer pour l'appeler Louis ou Charles, doit-il vous rendre des comptes???

Si je vous rejoins votre question, ou plutôt comme c'est le cas, votre jugement sans appel sous forme de question, tous les rois sont-ils tous garants de l'orthodoxie légitimiste, Mr?


Vous qui parliez de Charité, vous êtes allé à la messe de 7 heures ce matin, en parlant de comptes à rendre, je présume, dans le Bourbonnais?



Si le chef de famille n'avait droit au respect de ses descendants que sous la condition de paraitre à leurs yeux infaillible et d'une pureté parfaite, où sont ceux qui pourrait espérer, ou qui même oserait exiger ce respect.

Si l'autorité royale, qui n'est que l'autorité paternelle généralisée ou plus étendue, n'avait droit au respect et à l'obéissance des sujets qu'a la condition de paraître dans son origine, dans sa forme dans ses actes, pure et parfaite aux yeux de tous, disons même d'être en tous points parfaite et pure en réalité, elle n'y aurait jamais de droit, puisque rien d'humain n'est parfait, et conséquemment non exempt de blâme et de critique.

Or il est essentiel à l'ordre royal que l'autorité ait le devoir d'exiger ce respect et cette obéissance.
Il serait impossible ou même impensable que la société reposât sur une base aussi fragile aussi incertaine, aussi vague, aussi insaisissable même que que les opinions individuelles ou des votes généralisés.

Elles doit reposer sur des principes et des faits d'expérience de gouvernements de peuples,, non sur des idées individuelles ou de faits et déductions particulières.


Quel diversité de jugement et d'impressionnisme royal à l'occasion de la même personne: sur sa conduite passée et actuelle, sur ces intentions, sur chacun de ses actes, leur nature, leur motif leur but; sur chaque fait volontaire, naturel ou accidentel, sur toutes les circonstances qui l'ont précédé, accompagné et suivi!

Supposez deux personnes égales dans l'honneur et éclairées; l'une vous dira tout le bien l'autre tout le mal de tel souverain même de ceux qu'elles sont le plus à portée de connaitre.
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MessagePosté le: Dim 1 Nov - 12:21 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Archambault
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MessagePosté le: Dim 1 Nov - 16:18 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Vous ne répondez pas au fond du problème. Merci de votre non réponse.


Les propos du Prince dans cet entretien sont TELLEMENT loin de la ligne que vous voulez défendre ici-même... Reconnaissez-le, sinon nous ne pourrons pas avancer dans la discussion.


Je suis membre d'une association canonique (reconnue par le Vatican) qui aide et rend service aux prêtres (de la Tradition).... Donc votre histoire de messe à 7h du matin.... Pourquoi le bourbonnais ?


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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Dim 1 Nov - 20:42 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

J'ai l'impression, Archambault que votre passage sur le forum risque de ressembler à celui d'une comète dans l'espace......
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 1 Nov - 20:47 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Une association loi 1901 reconnue par le Vatican??? alors que la république n'as même pas d'ambassade du Vatican....







Je crois que vous avez mal lue et mal interprété ma réponse.

Duplicata:

Si le chef de famille n'avait droit au respect de ses descendants que sous la condition de paraitre à leurs yeux infaillible et d'une pureté parfaite, où sont ceux qui pourrait espérer, ou qui même oserait exiger ce respect.

Si l'autorité royale, qui n'est que l'autorité paternelle généralisée ou plus étendue, n'avait droit au respect et à l'obéissance des sujets qu'a la condition de paraître dans son origine, dans sa forme dans ses actes, pure et parfaite aux yeux de tous, disons même d'être en tous points parfaite et pure en réalité, elle n'y aurait jamais de droit, puisque rien d'humain n'est parfait, et conséquemment non exempt de blâme et de critique.

Or il est essentiel à l'ordre royal que l'autorité ait le devoir d'exiger ce respect et cette obéissance.
Il serait impossible ou même impensable que la société reposât sur une base aussi fragile aussi incertaine, aussi vague, aussi insaisissable même que que les opinions individuelles ou des votes généralisés.

Elles doit reposer sur des principes et des faits d'expérience de gouvernements de peuples,, non sur des idées individuelles ou de faits et déductions particulières.


Quel diversité de jugement et d'impressionnisme royal à l'occasion de la même personne: sur sa conduite passée et actuelle, sur ces intentions, sur chacun de ses actes, leur nature, leur motif leur but; sur chaque fait volontaire, naturel ou accidentel, sur toutes les circonstances qui l'ont précédé, accompagné et suivi!

Supposez deux personnes égales dans l'honneur et éclairées; l'une vous dira tout le bien l'autre tout le mal de tel souverain même de ceux qu'elles sont le plus à portée de connaitre.




 Et vous n'êtes pas ici pour diriger les débats.
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Archambault
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MessagePosté le: Dim 1 Nov - 21:38 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Henryk a écrit:
Une association loi 1901 reconnue par le Vatican??? alors que la république n'as même pas d'ambassade du Vatican....





Elle n'en avait pas il y a quelques mois ? années ? Semaines ?


Je ne suis pas ici pour diriger les débats MAIS pour y participer.


Vous avez une belle doctrine, même si vous êtes raides dans votre défense de celle-ci... 


Toutefois tout esprit honnête reconnaître que cette doctrine est en TOTALE CONTRADICTION avec les propos tenus par Louis dans cet entretien...


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Henryk
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MessagePosté le: Dim 1 Nov - 21:48 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

je pense que l'on va arrêter ici les débats inutiles, vous agissez comme un serpent, détourner le débat à votre profit sans tenir compte des remarques de l'administateur, et de plus vous faites rendre gorge aux villageois.
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Mavendorf
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MessagePosté le: Lun 2 Nov - 13:44 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Archambault a écrit:

Vous ne répondez pas au fond du problème. Merci de votre non réponse.

N'allez pas si vite en besogne. Je sais que vous êtes des experts dans le domaine de l'auto-persuasion, mais tout de même un peu de patience... Comprenez que notre forum ne vient pas de naître. Une recherche à partir de quelques mots clés vous permettrait d'accéder rapidement aux réponses qui ont déjà été adressées sur ce thème à vos semblables. 

Mais qu'importe, il y a tellement longtemps que nous n'avons pas vu un orléaniste (espèce en voie de disparition) venir se perdre sur nos pages. Que nous ne résisterons pas au plaisir de vous répondre une fois de plus sur un sujet pourtant vu et rebattu.

Laughing  

Archambault a écrit:

Les propos du Prince dans cet entretien sont TELLEMENT loin de la ligne que vous voulez défendre ici-même... Reconnaissez-le, sinon nous ne pourrons pas avancer dans la discussion.

Les rois ne sont pas parfaits, ce ne sont pas des surhommes. Ils peuvent se tromper et verser dans l'erreur. C'est un FAIT !

Là où nos chemins divergent, c'est que vous souhaitez utiliser un moment de faiblesse où une faute du Monarque, pour déstabiliser la Monarchie. C'est ce qu'ont fait tous ces "faux fidèles" du roi pendant la Révolution, ces apôtres de la pureté auto-proclamée qui sont allés jusqu'à juger Louis XVI pour s'en débarrasser.

Voilà en trois lignes, résumée la position de l'orléanisme en fonction du fait que vous nous rapportez. Nous allons passer à présent si vous le voulez bien à la nôtre en comparaison, qui est celle de la fidélité.

Si l'autorité (le roi, le chef, le père de famille...) se trompe, mène une politique qui peut aller jusqu'à la mise en danger du principe dont il tire sa propre légitimité. Que doit être la position du fidèle ?
La voilà la bonne question qu'il faut se poser, et que vous refusez d'entendre parce que comme Philippe égalité ou Louis-Philippe d'orléans, vous voulez vous substituer au principe même de la légitimité.

La particularité de l'UCLF est de se conformer d'abord au principe de la monarchie traditionnelle, sans jamais se plier aux erreurs qui peuvent provenir de la modernité et par la même occasion séduire celui qui l'incarne de par sa naissance.
La légitimité ce n'est pas une obéissance aveugle, c'est la compréhension des lois qui sont au coeur de la royauté.
La compréhension pour ensuite assurer la défense de l'héritage capétien, dans le but de sa transmission et de sa propagation.

Alors en conclusion, si les propos du Prince dans cette interview ne sont pas conformes à légitimité. Et bien vous devriez vous en réjouir puisque ceux ci vont dans le sens de la ligne politique qui est la vôtre (Monarchie constitutionnelle). Et c'est bien ce que vous faites d'ailleurs d'une manière très hypocrite à travers vos diverses communications, qui ne sont pas faites dans le sens de la réorientation de la légitimité, mais qui sont plus proches des pamphlets révolutionnaires pondus pendant la Révolution sur notre malheureuse Reine Marie Antoinette !!

Notre attitude dans ce cas de figure, est en revanche radicalement opposée à la vôtre. En effet, vous l'avez compris nous ne sommes pas comme vous du côté de la Révolution... Loin de chercher à enfoncer le clou, la mission des fidèles est de rendre la confiance au dauphin, exactement comme Sainte Jeanne d'Arc l'a fait jadis. C'est la mission aujourd'hui de l'UCLF, et au vu des orientations prises à la suite de cette affaire ; je crois que nous pouvons dire avec modestie que l'union des cercles n'a pas démérité en jouant simplement son rôle.  

Voilà qui je l'espère vous permettra d'y voir un petit peu plus clair, dans la différence fondamentale qui existe entre l'esprit de la trahison (l'orléanisme) et celui de la fidélité (légitimisme).
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Va, va et advienne que pourra...



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MessagePosté le: Dim 22 Nov - 05:11 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Lastic a écrit:
L'AF est orléaniste, en terme partisan et en esprit.

Vous dites que vous avez quitté AF, mais je croyez que vous aviez quitté AR, autrement dit Alliance Royale, ce qui correspondrait plus au "parti royaliste".
Si jamais vous avez fait la confusion des sigles, je vous dis donc qu'AR ne se prononce pas officiellement sur la "question dynastique". Afin de rassembler les royalistes et d'éviter les divisions. C'est en fait une politique de l'autruche. Je crois que les partisans de Louis XX sont majoritaires, mais il y a un électorat orléaniste.
Evidemment, ce mélange fait que la pensée d'Alliance Royale tend inexorablement vers l'orléanisme politique et donc la République couronnée, la surenchère et l'intérêt partisan. C'est le lot quand on entre dans l'action révolutionnaire.


La République couronnée est le régime monarchique qui de fait existe actuellement dans le royaume d'Espagne avec l'actuelle branche régnante des Bourbons d'Anjou. Ce régime accepte de la part du législatif donc le parlement ou cortés les modifications qui puissent être présenté même vis à vis de l'ordre de successíon au trone. Ce même système´éxiste aussi dans les autres monarchies encore présentes en Europe.
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Pour Dieu, la Royauté légitime et la Famille: PRESENT!


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MessagePosté le: Dim 22 Nov - 10:22 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Effectivement, les légitimistes sont majoritaires de manière écrasante dans l'encadrement de l'AR. Smile
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Cofondateur du Cercle légitimiste du bourbonnais


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Henryk
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MessagePosté le: Dim 22 Nov - 12:53 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Je tiens à rappeler que les lois fondamentales françaises, ne s'appliquent pas en Espagne et vice-versa.

Les carlistes espagnols ont beaucoup à faire pour redresser cette barre du navire espagnol que Napoléon à essayer de couler, et dont Ferdinand VII enfreignit directement les lois coutumières séculaires.
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MessagePosté le: Mer 2 Déc - 15:40 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Dernières perles syncrétiques de la "droite nationale":

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/12/02/25002-2015120…
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http://www.royalistesbretons.fr/


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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Mer 2 Déc - 23:12 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Pathétique !! Ce mélange des genres....et une courbette de plus au régime républicain. Et dire que soit disant le salut de la France viendrait d'eux. Ils ne sont que les gardes fous de la république à la lisière  de la tradition pour protéger le régime d'un retour à la monarchie. Ce sont les dignes représentants des "cocus" de l'histoire.
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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Ven 4 Déc - 22:21 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Les royalistes qui succomberont aux chants des sirènes électorales lors des élections régionales de dimanche mangeront une fois de plus leurs chapeaux.
Alors même que certains d'entre eux le feront avec sincérité et de bonne foi. Croyant le faire pour protéger le pays contre les maux engendraient par l'essence même du régime. Ils ne feront que cautionner des gens et un parti résolument révolutionnaire et républicain. Ce dernier se travestissant par moment d'éléments de la Tradition, de la Foi et d'amour de la patrie pour mieux tromper le "peuple" catholique. 
La France républicaine et ses valeurs m'importent peu, quel spectacle pitoyable de les voir prendre dès postures martiales face aux dangers qui entraîne notre France dans l'abîme.
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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 10:36 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Du manifeste


Mais voilà que ces institutions millénaires se sont effondrées en 1789. Que s’est-il passé ?



Depuis plusieurs siècles, les rois de France avaient eu à s’opposer aux ambitions des puissants, aux féodaux, puis aux parlementaires et aux financiers qui les remplacèrent peu à peu. Ces ambitions de puissances n’étaient donc pas neuves : avant que l’on ait vu, avec le XVIIIe siècle, se cristalliser les idées opposées au catholicisme et naître une virulente opposition contre les institutions de la monarchie très chrétienne transcendées par la doctrine catholique (bien commun et nature humaine), le pouvoir royal du lieutenant du Christ s’était vu gravement concurrencé par ces mêmes parlements, particulièrement lors des difficultés rencontrées : sous François Ier déjà, au tout début du XVIe siècle, on vit les membres de cette institution parlementaire remettre en cause l’ordre monarchique très-chrétien en se dressant contre le roi.



Ecoutons Charles Terrasse parler de cette opposition :

A quoi le Parlement avait-il donc prétendu, à quoi prétendait-il toujours ? Il avait de l’organisation de l’Etat une conception fort différente de celle du roi. Il distinguait, là est le point capital, entre la puissance publique et la puissance royale, et dans une certaine mesure entendait opposer l’une à l’autre. Il estimait que son autorité pouvait et devait, en une certaine mesure, balancer celle du roi. Se considérant comme le conservateur de la chose publique, il entendait même réduire les attributions royales en imposant au souverain le respect du droit constitué par la législation antérieure. C’est ce qu’il réalisait en s’opposant à l’institution de commissions extraordinaires, en défendant son autorité judiciaire contre les interventions du chancelier, du conseil, du roi lui-même. Toute son action, durant la régence, avait été basée sur ces principes, comme auparavant son opposition si souvent manifestée contre le roi.



Que s’il eût réussi, François Ier se fût trouvé privé de ce pouvoir souverain que ses prédécesseurs, depuis des siècles, s’étaient efforcés d’acquérir (...). ‘Il n’y a qu’un roi en France’, avait-il déjà dit au Parlement”.

Ce que François Ier affirmait ainsi contre les ambitions parlementaires, ses ancêtres l’avaient déjà dit aux grands féodaux. Ses successeurs le leur diront encore.



Cette volonté de s’opposer au roi en ne le considérant plus comme le détenteur de l’autorité déléguée par Dieu et ne devant en rendre compte qu’à Dieu seul, était ancienne : sous Jean le Bon, au XIVe siècle, lors de la guerre de Cent Ans, les “états”, menés par Le Coq et Marcel, voulaient imposer au Dauphin, après l’emprisonnement de son père, des réformes remettant en cause le pouvoir monarchique lui-même : “Or la demande des Elus est motivée par un réquisitoire en règle, qui vise, on ne peut se le dissimuler, plus haut que les conseillers.



C’est le procès du régime.



Ainsi, un nouveau Conseil sera formé. Le Dauphin aura le choix de ses membres, mais à condition de les prendre parmi les députés. Ces conseillers seront, au terme du ‘Journal des Etats’, ‘souverains de tous les officiers en même temps qu’ils auront compétence sur le gouvernement du royaume’. Bref, l’équivalent d’un cabinet ministériel.



Corrélativement, il est décidé que les Etats seront désormais périodiques et qu’ils tiendront deux sessions ordinaires par an, sauf convocation extraordinaire si la nécessité le requiert. On ne peut s’y tromper. De cet ensemble de mesures, qui est parfaitement cohérent, se dégage un régime nouveau, et ce régime sera non seulement constitutionnel, mais encore parlementaire. Les traits fondamentaux d’un régime de ce type, nettement spécifiés, sont d’ores et déjà visibles : irresponsabilité de la couronne, responsabilité des ministres devant l’Assemblée, chambre des représentants de la nation à sessions régulières”.



L’attitude du parlement de Paris fut encore plus ignominieuse sous Charles VII (3). Très tôt, le pouvoir monarchique s’est heurté à une opposition de certains sujets ayant la volonté d’instituer un régime d’assemblée et ce, dès la fin de l’époque féodale, remettant en cause le pouvoir souverain du roi par un contrôle et une limitation d’exercice au nom de la nation rassemblée en la personne de ses représentants. Cette opposition au pouvoir du roi dans l’assemblée des “Etats” et au parlement trouve son pendant dans une opposition identique au pouvoir du pape rendue visible par l’attachement de leurs membres au “ gallicanisme ”. Louis Dollot écrit à ce sujet : “Par des lettres datées du 27 novembre 1461, Louis XI décide de supprimer officiellement la Pragmatique Sanction et de rendre au Saint-Siège ‘une puissance sans limite’ sur l’Eglise de France. Mais l’opposition du Parlement et de l’Université de Paris, gallicans acharnés, l’obligèrent à revenir sur cette abolition...”.



Sous François Ier, le scénario est toujours identique. Le pape n’ayant jamais admis la Pragmatique Sanction de Bourges, François Ier, conseillé par Duprat, voulut faire cesser ce désaccord et signer un concordat avec le pape. Voici ce que dit le même auteur : “Le chancelier, Antoine Duprat (il devait devenir cardinal, nldr), avait vivement incité à prendre cette détermination et c’est à lui qu’il devait confier la délicate négociation du concordat et la tâche plus ingrate de le faire enregistrer par le Parlement fanatiquement gallican et acharné défenseur de la Pragmatique”.



Sous la régence de Marie de Médicis, le parlement de Paris présente des remontrances où l’on voit poindre déjà les revendications qui se feront plus vives au XVIIIe siècle : tout en dénonçant quelques erreurs de la régence, “le Parlement se représentait comme substitué au conseil des barons, qui dans les temps anciens était près de la personne des rois et soutenait son droit de prendre connaissance des affaires publiques...



Les remontrances (III) réclamaient (...) le maintien des libertés de l’Eglise gallicane”, écrivait M. Todière. On voit l’opposition au roi et au pape : l’opposition au roi pour remplacer le conseil des barons en soutenant leur droit” contre celui du roi, remplacement qui n’était qu’une vue de l’esprit et auquel les parlementaires n’avaient aucun titre : les barons conseillers du roi avaient été, de par l’évolution de la société, remplacés par le “conseil du roi” formé de conseillers choisis par le roi ; il n’y avait donc plus à les remplacer, d’autant que le parlement n’était qu’une cour de justice.



La référence aux barons était un alibi pour justifier la distinction spécieuse entre “la puissance publique” et la “puissance royale”. C’était dénier au roi ce fait qu’il ne devait rendre compte qu’à Dieu de son pouvoir ; c’était lui supprimer toute autorité réelle, car une autorité qui doit rendre compte de ses actions à un inférieur n’est plus une autorité. Le roi, si tant est qu’il puisse encore prendre ce nom, n’aurait été qu’un délégué, qu’un officier de la nation parmi tant d’autres, le premier sans doute, mais délégué seulement. Il n’aurait plus été le père de son peuple. A-t-on jamais vu un père rendre compte de son autorité à ses enfants ? (chez les révolutionnaires, oui ! ) ?



Comme l’écrit Michel Antoine : “Le droit et les intérêts de la nation n’étaient pas distincts de ceux du Roi et ne reposaient qu’en ses mains ; il n’en était responsable que devant Dieu” (7). “Soutenir son droit” auprès du roi, c’était créer le principe, le germe d’une puissance distincte de celle du roi, c’était ouvrir la voie aux oppositions et à une lutte perpétuelle entre ces deux souverains, comme le prouvera a posteriori l’histoire du XVIIIe siècle. Quant au gallicanisme, ce n’est pas le lieu ici d’expliquer en quoi il s’opposait au pouvoir du pape.

Quand Richelieu fut ministre principal de Louis XIII, ce gallicanisme se fit sentir encore, pour défendre, cette fois-ci, non la simple ambition, mais l’intérêt pécuniaire, ainsi que le souligne Renée Cassin : “Ce n’est qu’en 1615 que l’Assemblée du Clergé promulguera les décrets tridentins, et le parlement refusera leur enregistrement. La cause en était soulignée par Richelieu dans son discours : le scandale de l’attribution des évêchés et abbayes qui touchait trop de grandes familles”.(sic)



Louis Dollot affirme la même chose : “...les gallicans continuent à représenter l’hostilité traditionnelle à Rome... Leur opposition au pape est d’ailleurs fondée souvent sur les considérations les plus temporelles : collations exclusives des bénéfices, désir de garder l’intégralité des revenus ecclésiastiques. Le Parlement, la Sorbonne et la ‘sacrée Faculté de Théologie’, la plus haute autorité dogmatique du royaume, sont les plus fermes soutiens de ce gallicanisme attardé et toujours dangereux” .



Ce n’est pas la dernière fois que la conservation de privilèges scandaleux mobilisera l’opposition des parlementaires qui en bénéficiaient. Sous la régence d’Anne d’Autriche, ce fut bien pire encore que sous la régence de Catherine de Médicis. Auguste Bailly écrit : “Pour s’insurger contre l’autorité royale et tenter de modifier la forme du gouvernement, le parlement choisissait bien son heure : Mazarin était chargé du poids d’une guerre et de la conduite des négociations... Des délibérations de ces pères du peuple, d’autant plus grisés de leur mission qu’ils se l’étaient donnée eux-mêmes, sortit enfin une déclaration en vingt-sept articles, par lesquels les parlementaires prétendaient mettre fin à tous les embarras du royaume en s’attribuant une large part du pouvoir exécutif”.
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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 10:43 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Vous voyez au travers de ces lignes, la concertation raisonnée des parlements ou autre organisme érigée en association, récupérer une lutte contre les différents pouvoirs.

En premier contre le pouvoir royal, et ensuite contre les divers privilèges royaux divers et variés, L'idée révolutionnaire se pose comme un chancre, qui attaque le tronc, les feuilles, et le lignage de la constitution royale.

Tout doit est détruit pour être amené à la servilité unique, comme le voulait l'esprit victorien du XIXème siècle sur son Commonwealth.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:50 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République"

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