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Des partis et élections en "République"
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FLF_BZH
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MessagePosté le: Mer 2 Déc - 16:40 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Dernières perles syncrétiques de la "droite nationale":

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/12/02/25002-2015120…
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http://www.royalistesbretons.fr/


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MessagePosté le: Mer 2 Déc - 16:40 (2015)    Sujet du message: Publicité

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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Jeu 3 Déc - 00:12 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Pathétique !! Ce mélange des genres....et une courbette de plus au régime républicain. Et dire que soit disant le salut de la France viendrait d'eux. Ils ne sont que les gardes fous de la république à la lisière  de la tradition pour protéger le régime d'un retour à la monarchie. Ce sont les dignes représentants des "cocus" de l'histoire.
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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Ven 4 Déc - 23:21 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Les royalistes qui succomberont aux chants des sirènes électorales lors des élections régionales de dimanche mangeront une fois de plus leurs chapeaux.
Alors même que certains d'entre eux le feront avec sincérité et de bonne foi. Croyant le faire pour protéger le pays contre les maux engendraient par l'essence même du régime. Ils ne feront que cautionner des gens et un parti résolument révolutionnaire et républicain. Ce dernier se travestissant par moment d'éléments de la Tradition, de la Foi et d'amour de la patrie pour mieux tromper le "peuple" catholique. 
La France républicaine et ses valeurs m'importent peu, quel spectacle pitoyable de les voir prendre dès postures martiales face aux dangers qui entraîne notre France dans l'abîme.
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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 11:36 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Du manifeste


Mais voilà que ces institutions millénaires se sont effondrées en 1789. Que s’est-il passé ?



Depuis plusieurs siècles, les rois de France avaient eu à s’opposer aux ambitions des puissants, aux féodaux, puis aux parlementaires et aux financiers qui les remplacèrent peu à peu. Ces ambitions de puissances n’étaient donc pas neuves : avant que l’on ait vu, avec le XVIIIe siècle, se cristalliser les idées opposées au catholicisme et naître une virulente opposition contre les institutions de la monarchie très chrétienne transcendées par la doctrine catholique (bien commun et nature humaine), le pouvoir royal du lieutenant du Christ s’était vu gravement concurrencé par ces mêmes parlements, particulièrement lors des difficultés rencontrées : sous François Ier déjà, au tout début du XVIe siècle, on vit les membres de cette institution parlementaire remettre en cause l’ordre monarchique très-chrétien en se dressant contre le roi.



Ecoutons Charles Terrasse parler de cette opposition :

A quoi le Parlement avait-il donc prétendu, à quoi prétendait-il toujours ? Il avait de l’organisation de l’Etat une conception fort différente de celle du roi. Il distinguait, là est le point capital, entre la puissance publique et la puissance royale, et dans une certaine mesure entendait opposer l’une à l’autre. Il estimait que son autorité pouvait et devait, en une certaine mesure, balancer celle du roi. Se considérant comme le conservateur de la chose publique, il entendait même réduire les attributions royales en imposant au souverain le respect du droit constitué par la législation antérieure. C’est ce qu’il réalisait en s’opposant à l’institution de commissions extraordinaires, en défendant son autorité judiciaire contre les interventions du chancelier, du conseil, du roi lui-même. Toute son action, durant la régence, avait été basée sur ces principes, comme auparavant son opposition si souvent manifestée contre le roi.



Que s’il eût réussi, François Ier se fût trouvé privé de ce pouvoir souverain que ses prédécesseurs, depuis des siècles, s’étaient efforcés d’acquérir (...). ‘Il n’y a qu’un roi en France’, avait-il déjà dit au Parlement”.

Ce que François Ier affirmait ainsi contre les ambitions parlementaires, ses ancêtres l’avaient déjà dit aux grands féodaux. Ses successeurs le leur diront encore.



Cette volonté de s’opposer au roi en ne le considérant plus comme le détenteur de l’autorité déléguée par Dieu et ne devant en rendre compte qu’à Dieu seul, était ancienne : sous Jean le Bon, au XIVe siècle, lors de la guerre de Cent Ans, les “états”, menés par Le Coq et Marcel, voulaient imposer au Dauphin, après l’emprisonnement de son père, des réformes remettant en cause le pouvoir monarchique lui-même : “Or la demande des Elus est motivée par un réquisitoire en règle, qui vise, on ne peut se le dissimuler, plus haut que les conseillers.



C’est le procès du régime.



Ainsi, un nouveau Conseil sera formé. Le Dauphin aura le choix de ses membres, mais à condition de les prendre parmi les députés. Ces conseillers seront, au terme du ‘Journal des Etats’, ‘souverains de tous les officiers en même temps qu’ils auront compétence sur le gouvernement du royaume’. Bref, l’équivalent d’un cabinet ministériel.



Corrélativement, il est décidé que les Etats seront désormais périodiques et qu’ils tiendront deux sessions ordinaires par an, sauf convocation extraordinaire si la nécessité le requiert. On ne peut s’y tromper. De cet ensemble de mesures, qui est parfaitement cohérent, se dégage un régime nouveau, et ce régime sera non seulement constitutionnel, mais encore parlementaire. Les traits fondamentaux d’un régime de ce type, nettement spécifiés, sont d’ores et déjà visibles : irresponsabilité de la couronne, responsabilité des ministres devant l’Assemblée, chambre des représentants de la nation à sessions régulières”.



L’attitude du parlement de Paris fut encore plus ignominieuse sous Charles VII (3). Très tôt, le pouvoir monarchique s’est heurté à une opposition de certains sujets ayant la volonté d’instituer un régime d’assemblée et ce, dès la fin de l’époque féodale, remettant en cause le pouvoir souverain du roi par un contrôle et une limitation d’exercice au nom de la nation rassemblée en la personne de ses représentants. Cette opposition au pouvoir du roi dans l’assemblée des “Etats” et au parlement trouve son pendant dans une opposition identique au pouvoir du pape rendue visible par l’attachement de leurs membres au “ gallicanisme ”. Louis Dollot écrit à ce sujet : “Par des lettres datées du 27 novembre 1461, Louis XI décide de supprimer officiellement la Pragmatique Sanction et de rendre au Saint-Siège ‘une puissance sans limite’ sur l’Eglise de France. Mais l’opposition du Parlement et de l’Université de Paris, gallicans acharnés, l’obligèrent à revenir sur cette abolition...”.



Sous François Ier, le scénario est toujours identique. Le pape n’ayant jamais admis la Pragmatique Sanction de Bourges, François Ier, conseillé par Duprat, voulut faire cesser ce désaccord et signer un concordat avec le pape. Voici ce que dit le même auteur : “Le chancelier, Antoine Duprat (il devait devenir cardinal, nldr), avait vivement incité à prendre cette détermination et c’est à lui qu’il devait confier la délicate négociation du concordat et la tâche plus ingrate de le faire enregistrer par le Parlement fanatiquement gallican et acharné défenseur de la Pragmatique”.



Sous la régence de Marie de Médicis, le parlement de Paris présente des remontrances où l’on voit poindre déjà les revendications qui se feront plus vives au XVIIIe siècle : tout en dénonçant quelques erreurs de la régence, “le Parlement se représentait comme substitué au conseil des barons, qui dans les temps anciens était près de la personne des rois et soutenait son droit de prendre connaissance des affaires publiques...



Les remontrances (III) réclamaient (...) le maintien des libertés de l’Eglise gallicane”, écrivait M. Todière. On voit l’opposition au roi et au pape : l’opposition au roi pour remplacer le conseil des barons en soutenant leur droit” contre celui du roi, remplacement qui n’était qu’une vue de l’esprit et auquel les parlementaires n’avaient aucun titre : les barons conseillers du roi avaient été, de par l’évolution de la société, remplacés par le “conseil du roi” formé de conseillers choisis par le roi ; il n’y avait donc plus à les remplacer, d’autant que le parlement n’était qu’une cour de justice.



La référence aux barons était un alibi pour justifier la distinction spécieuse entre “la puissance publique” et la “puissance royale”. C’était dénier au roi ce fait qu’il ne devait rendre compte qu’à Dieu de son pouvoir ; c’était lui supprimer toute autorité réelle, car une autorité qui doit rendre compte de ses actions à un inférieur n’est plus une autorité. Le roi, si tant est qu’il puisse encore prendre ce nom, n’aurait été qu’un délégué, qu’un officier de la nation parmi tant d’autres, le premier sans doute, mais délégué seulement. Il n’aurait plus été le père de son peuple. A-t-on jamais vu un père rendre compte de son autorité à ses enfants ? (chez les révolutionnaires, oui ! ) ?



Comme l’écrit Michel Antoine : “Le droit et les intérêts de la nation n’étaient pas distincts de ceux du Roi et ne reposaient qu’en ses mains ; il n’en était responsable que devant Dieu” (7). “Soutenir son droit” auprès du roi, c’était créer le principe, le germe d’une puissance distincte de celle du roi, c’était ouvrir la voie aux oppositions et à une lutte perpétuelle entre ces deux souverains, comme le prouvera a posteriori l’histoire du XVIIIe siècle. Quant au gallicanisme, ce n’est pas le lieu ici d’expliquer en quoi il s’opposait au pouvoir du pape.

Quand Richelieu fut ministre principal de Louis XIII, ce gallicanisme se fit sentir encore, pour défendre, cette fois-ci, non la simple ambition, mais l’intérêt pécuniaire, ainsi que le souligne Renée Cassin : “Ce n’est qu’en 1615 que l’Assemblée du Clergé promulguera les décrets tridentins, et le parlement refusera leur enregistrement. La cause en était soulignée par Richelieu dans son discours : le scandale de l’attribution des évêchés et abbayes qui touchait trop de grandes familles”.(sic)



Louis Dollot affirme la même chose : “...les gallicans continuent à représenter l’hostilité traditionnelle à Rome... Leur opposition au pape est d’ailleurs fondée souvent sur les considérations les plus temporelles : collations exclusives des bénéfices, désir de garder l’intégralité des revenus ecclésiastiques. Le Parlement, la Sorbonne et la ‘sacrée Faculté de Théologie’, la plus haute autorité dogmatique du royaume, sont les plus fermes soutiens de ce gallicanisme attardé et toujours dangereux” .



Ce n’est pas la dernière fois que la conservation de privilèges scandaleux mobilisera l’opposition des parlementaires qui en bénéficiaient. Sous la régence d’Anne d’Autriche, ce fut bien pire encore que sous la régence de Catherine de Médicis. Auguste Bailly écrit : “Pour s’insurger contre l’autorité royale et tenter de modifier la forme du gouvernement, le parlement choisissait bien son heure : Mazarin était chargé du poids d’une guerre et de la conduite des négociations... Des délibérations de ces pères du peuple, d’autant plus grisés de leur mission qu’ils se l’étaient donnée eux-mêmes, sortit enfin une déclaration en vingt-sept articles, par lesquels les parlementaires prétendaient mettre fin à tous les embarras du royaume en s’attribuant une large part du pouvoir exécutif”.
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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 11:43 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Vous voyez au travers de ces lignes, la concertation raisonnée des parlements ou autre organisme érigée en association, récupérer une lutte contre les différents pouvoirs.

En premier contre le pouvoir royal, et ensuite contre les divers privilèges royaux divers et variés, L'idée révolutionnaire se pose comme un chancre, qui attaque le tronc, les feuilles, et le lignage de la constitution royale.

Tout doit est détruit pour être amené à la servilité unique, comme le voulait l'esprit victorien du XIXème siècle sur son Commonwealth.
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MessagePosté le: Dim 20 Déc - 21:02 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Mr Bernard Tapie, plus proche du maniement théâtrale d'un Poquelin du XXème siècle, a reçu ordre d'être le joker du parti de gauche, contre de la menue monnaie(400 millions d'Euros). Dans le journal de TF1, comme un futur candidat, antidatant sa campagne par les archives du journal, copiant les insultes de Mr Frèche, il déclare devant son miroir politique, d'un autre parti lambda égal au sien:
Mr ... est un salaud, ses électeurs sont des salauds.
fin de citation...

Ce futur parlementaires veut créer des emplois dans un pays qui délocalise, et les chômeurs ainsi que le  masqués par des emplois précaires et des formations sous-payées. Nous pouvons lui proposez de refaire la manufacture d'armes de St Etienne, dont il fut gérant ou actionnaire ou les deux.
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 21 Déc - 14:58 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Les membres de deux partis ont annoncé vendredi qu'ils saisissaient le Conseil constitutionnel sur le budget 2016 et le budget rectificatif 2016, définitivement adoptés la veille, reprochant notamment au premier l'abus d'extorsion du contribuable.
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Petit aparté.

Report aux lois de leurs dites constitution... au hasard le n°3: Manuels Valls, le premier ministre, par le pouvoir qui lui est conféré rentre-il dans le droit français en cet article?



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Les six premiers articles des droits de l'homme? Laquelle est la bonne 1789, 1791, 1793...1958. Ils sont tous bafoués, actuellement, de A à Z. Le vote ne sert a rien.



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Le chapitre deux de la Constitution de 1791, qui va donner naissance à la Charte de la Restauration, 23 ans après. Une autre façon de reprendre le pouvoir, si la république est menacée, comme ce fut le cas en 1830.



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Il est facile en lisant ses reports, de comprendre la dynamique révolutionnaire. En art martial, cela s'appelle une clef au cou, ou tenir l'adversaire (le peuple) libre d'aucun mouvement, tout en lui laissant la vie, en vidant ses poches.
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Dernière édition par Henryk le Mar 19 Jan - 17:11 (2016); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 16 Jan - 21:53 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

De la situation faite à la Royauté par les dispositions réunies de la Charte et de la loi des Élections en 1826 comme en 2017   .


La loi des élections a produit son fruit. Armée de ses feux dévorants, la révolution est sortie de son sein, et n'attend plus que le signal, pour faire de la France et de l'Europe un vaste incendie.

Ce résultat n'était pas difficile à prévoir; il suffisait, pour le proclamer d'avance, de réfléchir un instant sur la composition des Collèges électoraux, et sur l'effet ordinaire des passions des hommes.



« En France, la Charte a été établie par un seul et même acte du pouvoir constituant, pouvoir que le Prince s'est attribué, a défaut de tout autre corps avec lequel il peut concerter l'établissement de la nouvelle forme du gouvernement; et, comme le Prince n'était pas éclairé par l'expérience sur le degré de force que pourraient trouver, dans les nouvelles mœurs les différents corps dans lesquels il plaçait la souveraineté. Il n'a pas pu prendre contre l'action de ces corps les précautions nécessaires. Aussi qu'en est-il résulté? C'est que la Charte, telle qu'elle est, nous mène droit à la république. » Il en résulte que cet aimant électoral, même animé des meilleurs intentions, sous la monarchie constitutionnelle, ou sous la charte de 1791, ne peut se retourner que dans le giron du drapeau bigarré de la démocratie.




Nous pouvons réfléchir à cette énorme mainmise de la Charte:
« Comment le trône pourrait-il se défendre contre le pouvoir populaire, tel que la Charte l'a établi c'est-à-dire lorsque ce pouvoir se trouve placé dans une masse d'Électeurs étrangers à tous privilèges et nécessairement ennemis de tous ceux que la loi a institués ?

Comment ne pas voir qu'un jour viendra, jour inévitable inexorable, jour suprême, et qui s'approche avec une effrayante rapidité où ces Électeurs, impatiens de tout niveler, et affranchis de l'influence du Gouvernement parviendront à composer une chambre suivant leur cœur, je veux dire une chambre animée des mêmes prévenions contre toutes les supériorités sociales?

Quelle force alors la Couronne aura-t-elle à opposer à l'audace d'une pareille Chambre et à son influence sur pays? Quel secours se promettre de son droit de dissolution, et de l'appel qu'elle ferait a un peuple possédé du démon de l'égalité, et transporté de fureur au seul mot de privilège ?



Mais il est des esprits étroits, livrés à une espèce de fatalisme politique, pour qui le présent n'a pas d'avenir, ni les faits de conséquences. Ils croient que les événements se succèdent au hasard sans qu'aucune cause les détermine et sans qu'il soit possible à la sagesse humaine de les prévenir.

Les dispositions morales de l'homme, ses affections, ses préjugés ses répugnances, paraissent à cette sorte de gens en dehors de tout calcul et de toute appréciation. Ils ne veulent pas considérer que, de même que chaque région du globe enfante des productions diverses, de même l'homme, en état de société, s'attache, suivant l'intérêt de sa position politique, à une nature particulière d'opinion qu'aucun raisonnement ne peut ensuite ébranler.

Ainsi dans tous les temps et dans tous les pays, les classes moyennes de la société aspireront à taire disparaître les distinctions sociales, et emploieront à les renverser tout le pouvoir dont elles seront investies.
Ces simples réflexions devaient apprendre aux Ministres qu’aucune considération ne pourrait jamais triompher des préjugés ou de la sensiblerie, dont usent les élus pour attirer à eux des Electeurs; et que, dans la crise imminente où se trouverait la Royauté constitutionnelle voulue par des penseurs sensitifs, il ne lui restait plus, donc au Prince, qu'un seul moyen de salut celui de changer la loi des Élections par une ordonnance abrogeant la Charte, d'un noyau dirigeant.
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 16 Jan - 21:57 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Autre réflexion. La Charte, à proprement parler, n'a créé, ou créera, aucune situation positive à la Royauté. Elle a laissé ses droits indéterminés, puisqu'elle a laissé la loi d'élections à faire, et qu'il est évident aujourd'hui, d'après la connaissance plus précise que nous avons du gouvernement représentatif, que, dans cette forme de gouvernement, l'étendue du pouvoir royal dépend entièrement du mode adopté pour l'élection des membres de la chambre des députés.


Suivons notre explication.

Voilà, d'une part des Ministres maintenus contre la volonté de la Chambre des députés et de l'autre un budget refusé sans que constitutionnellement parlant, on puisse adresser le moindre reproche, soit au Roi, soit à la Chambre, ni leur imputer le plus léger excès de pouvoir.
Que fait à la Chambre des députés le refus du Roi de lui sacrifier ses Ministres ?

Rien, absolument rien. Le Roi la dissout elle reparaît triomphante, envoyée de nouveau par les Électeurs. Le Roi la dissout une seconde fois elle revient une seconde fois, toujours ranimée par la puissance souveraine des Collèges électoraux.

Ainsi, malgré le Roi, elle reste en présence du Roi, et se rit de son droit de dissolution, parce que la Charte lui donne son droit de législative. Nous ne sommes toujours pas dans une chambre consultative.

Que fait-elle, au contraire, par le refus du budget? Elle paralyse, entre ses mains l'action du gouvernement; Elle détrône le Roi, pour ainsi dire, le place entre la nécessité de céder et celle de précipiter le pays dans une révolution.

II suit de cet état de choses que le pouvoir du Roi et le pouvoir de la Chambre des députés bien qu’indépendants en théorie, ne le sont pas en réalité, et que le premier est nécessairement subordonné par devoir au second. `
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MessagePosté le: Sam 16 Jan - 22:16 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

De son côté, la noblesse partisane* de la future Monarchie de juillet, ne peut voir sans un vif ressentiment et une profonde jalousie l'établissement de la Chambre des Pairs qui non seulement la dépouille de ce que Louis XIII et Louis XIV lui avaient laissé de pouvoir politique, mais la dépouille encore de toute considération personnelle. La noblesse est donc aussi plus animée contre la Charte qu'elle ne l'était en 1789 contre la noblesse de cour.
Ainsi la Charte telle que l'a faite la loi des Élections, entend déjà mugir autour d'elle plus de ressentiments et de fureurs qu'il ne s'en élevait en 1789 contre l'ancienne constitution du royaume.

Il n'est pas jusqu'à la Chambre des Pairs qui, malgré les privilèges éclatants dont elle est investie, n'ait aussi une tendance marquée pour un changement de gouvernement tendance qui provient de la composition de cette Chambre, et des plus grands ravages produits par la vanité dans les conditions élevées. IL faut avoir vu de près l'orgueil et l'égoïsme d'un parvenu, mis en mouvement par les premières faveurs de la fortune, pour se faire une juste idée de toutes les pauvretés du cœur humain. Qui croirait, par exemple, que l'élévation à la Pairie a été pour certains hommes un motif déterminant de se séparer du gouvernement? C'est cependant ce que nous avons vu et ce que la postérité aura peine à concevoir."

̃ Oui, nous avons vu des hommes attachés par sentiment à la Royauté, devenir ses ennemis irréconciliables par l'effet même des bienfaits dont elle les avait comblés. Pourquoi? (La vanité, la dure et impitoyable vanité peut seule expliquer ce phénomène. C'est qu'en les plaçant dans le premier corps de l'État, la Royauté les a élevés au niveau des plus illustres familles, et que ces familles pénétrées encore de leur grandeur passée et de la profonde obscurité de leurs nouveaux collègues, n'ont pu se déterminer assez vite à voir en eux des égaux. Voilà la France la France nouvelle comme la France ancienne Telle sera aussi la France future, si nous sommes appelés à voir une troisième France sortie des entrailles d'une nouvelle révolution.



(*Noblesse actuelle sans âme républicaine, pour rendre ce texte plus actuel)
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MessagePosté le: Mar 19 Jan - 23:48 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Le gouvernement en fait de paradoxe vient de déclarer que la durée de vie des françaises et français diminuait, et que le nombre des naissance baissait.

Pour rajouter au malheur, la gente féminine parlementaire, veut rembourser totalement les arrêts volontaires de grossesses à partir du premier avril.
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MessagePosté le: Sam 23 Jan - 21:06 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

La politique française ferme les yeux sur les camps de réclusion (pas de Calais) des migrants. De vrais demandeurs d'asiles chrétiens, pour la plupart sont violentés, pour leur conversions, pour la nourriture, et pour leurs biens qu'ils portent sur eux. C'est l'un d'eux que l'ont trouvera assassiné, par les sources de sites religieux, et luttant contre la francophobie et la Christianophobie.
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MessagePosté le: Dim 24 Jan - 15:56 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

1er paragraphe:
Nous nous demandons toujours par quelle alchimie mystérieuse, au soir des élections, à 20h00 très précisément, le candidat d’un parti se transmute en un instant ― du moins l’assure-t-il ― en « président de tous les Français » !!! Est-ce crédible ?


La démocratie fausse sournoisement les cartes car, avec son égalitarisme, tout un chacun est appelé à donner son avis sur des décisions politiques qui demanderaient à des experts des années de travail, et tout cela ce termine non pas par des référendums, mais par le tour de passe d'une soirée d'élection, et du vote de millions d'anonymes que l'urne empile dans sa besace.


Une machine qui se mêle de saigner alors que l’on s’échine à la parfaire, voilà certes qui désempare. Sieyès Hollande pardonne-t-il aux hommes d’avoir forfait à ses schémas ? ‘La race humaine lui déplaît, note plus tard Madame  X, et il ne sait pas traiter avec elle : on dirait qu’il voudrait avoir affaire à autre chose qu’à des hommes’. Cette expression suggère (...) les hasards et mécomptes de l’anthropologie des Lumières, et de certains de ses inspirateurs, ainsi que de ses fils politiques”.
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Méro
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MessagePosté le: Mar 26 Jan - 17:45 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Je n'ai pas lu les sept pages, malgré que ce soit extrêmement intéressant à la lecture de quelques messages. J'ai repris ce passage d'un membre, qui justifie parfaitement l'autorité de Dieu. Autrement dit, IL a laissé la République prendre le pouvoir, mais surtout IL (Dieu) est à même de choisir son lieutenant non ? Donc pourquoi insister plus sur un Roi qu'un autre ? Et si Dieu décidait de prendre un monsieur-tout-le-monde, vous le rejetteriez sous prétexte que les lois humaines sont plus importantes que la France et les âmes qui y vivent soient sauvées ? Mavendorf, Henryk, Jean-François Vion... et si l'un de vous étiez choisi ? Il m'est égal de savoir qui y sera, mais je suis croyante avant d'être royaliste. Je pense que les royalistes ne se posent pas les bonnes questions et les fans clubs, parce qu'au fond, c'est ça ... et bien c'est limite puéril. A croire que la chute de la Monarchie n'a rien appris. 


Concernant l'Action Française, parfois leurs articles sont très intéressants, parfois indigestes, parfois incompréhensibles mais j'ai été surprise de savoir que lors de la seconde guerre mondiale, le fondateur a collaboré avec les nazis...Il faudrait que je retrouve cette liste tiens.


Le Roi n'est au service de personne, hormis Dieu bien évidemment (contrairement à ce que j'ai écrit plus haut ; mea culpa).
Le Roi exerce une charge, il est investi par Dieu. Cette charge ne lui appartient pas, c'est pourquoi il ne peut disposer de la Couronne à sa guise. Il est la tête du corps qu'est le Royaume, matérialisée par le sacre.


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Michel Berryer
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MessagePosté le: Mar 26 Jan - 19:15 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Ce que vous dites au sujet du choix du Roi par Dieu, Méro, porte un nom : c'est le providentialisme, que les Légitimistes refusent nettement pour plusieurs raisons, que voici de façon incomplète et dans le désordre :

- Dieu n'intervient pas lui-même habituellement dans l'Histoire des hommes. L'épisode de sainte Jeanne d'Arc est une exception, éclatante, certes, mais une exception tout de même.

- Dans Sa bonté, Dieu a au contraire voulu que ce fussent les hommes eux-mêmes, doués d'une volonté libre, qui choisissent individuellement et collectivement les meilleurs moyens pour parvenir à leur fin naturelle.

- C'est pourquoi le choix d'une institution politique relève de l'être humain, et non directement de Dieu, même si rien ne se fait sans que Dieu le veuille ou le permette.

- Le Royaume de France a connu trois grandes dynasties, dont deux se sont signalées par leur imperfection, c'est-à-dire leur incapacité à assurer vraiment le Bien commun de la société, qui est la paix : les dynasties mérovingiennes et carolingiennes.

- Ces deux premières dynasties avaient pourtant reçu leur légitimité de Dieu ou de l’Église (Clovis par son baptême, Pépin le Bref par le soutien direct du pape).

- Lorsque Hugues Capet monte sur le trône en 987, soutenu par l'archevêque de Reims et par Gerbert d'Aurillac (futur pape), il décide d'emblée de tout faire pour assurer la stabilité de la succession et empêcher ainsi les querelles et les guerres civiles à la mort du Roi. C'est pourquoi il fait élire et sacré son fils Robert. Chaque Roi procède ainsi jusqu'à Philippe Auguste.

- Des lois de succession se mettent ainsi en place, façonnées par le génie empirique des Capétiens, qui reposent toutes sur une idée essentielle : arracher la désignation du Roi aux convoitises individuelles. Désormais, ce sont des lois reconnues par tous qui désignent le Roi.

- Lorsque arrive la guerre de Cent ans, les Anglais (qui sont encore catholiques), ne reconnaissent pas ces lois de successions propres au Royaume de France. Or pour qui Dieu prend-il directement partie, confirmant ainsi la justesse de ces Lois ? Vous connaissez la réponse.

- Lorsque Henri IV devient l'Aîné des Capétiens, alors qu'il est encore protestant et ne peut de ce fait régner sur le Royaume Très-Chrétien, le pape de l'époque refuse de prendre partie pour ceux qui souhaitent changer de dynastie. Le pape Sixte V affirme la nécessité de respecter ces Lois nécessaires pour le maintien du Bien commun.

Dieu, qui est hors du temps, a donc par deux fois pris partie pour le respect de ces Lois humaines positives. Rien depuis n'indique qu'il ait changé d'avis, et surtout pas la Révolution (car Dieu n'a pas pu vouloir remplacer la Monarchie Très-Chrétienne française par un régime anti-chrétien).

La Providence divine reconnaît donc les droits naturels de l'Aîné des Capétiens à détenir l'autorité royale en France. Rien ne permet de prévenir les pensées divines en conjecturant que Dieu pourrait aujourd'hui vouloir autre chose que ce qu'il a positivement voulu par deux fois (Jeanne d'Arc et Sixte V, mais aussi l'apparition du Christ à sainte Catherine Labouré en 1830).

Nous autres, Légitimistes, sommes donc véritablement soumis aux desseins de la Providence tels qu'ils se sont effectivement manifestés dans notre passé, et tels qu'ils n'ont jamais été démentis (et ne semblent pas devoir un jour l'être).

Le providentialisme est séduisant pour un catholique, mais il méconnaît l'ordre naturel voulu aussi par cette Providence. C'est faire d'autre part injure à Dieu que d'attendre de Lui une manifestation extraordinaire alors qu'il s'est déjà manifesté sans équivoque. Et enfin qui donnera les critères d'une telle manifestation divine ? Chacun choisira son propre prétendant, ayant une interprétation subjective et personnelle de la façon dont Dieu manifeste Sa volonté. C'est un grave danger, contre lequel le Légitimisme est parfaitement prémuni.

Excusez, je vous prie, cette trop longue réponse. J'espère qu'elle vous satisfait un peu.
  

_________________
Porte-parole du Groupe d'étude Pierre-Berryer (Paris/IDF).
Montjoie Saint-Denis !


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:37 (2017)    Sujet du message: Des partis et élections en "République"

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