Forum du Royaume de France Index du Forum

Forum du Royaume de France
« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Des partis et élections en "République"
Aller à la page: <  1, 2, 365, 66, 67, 68, 69, 70  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Actualité -> Politique Française
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Dim 20 Déc - 20:02 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Mr Bernard Tapie, plus proche du maniement théâtrale d'un Poquelin du XXème siècle, a reçu ordre d'être le joker du parti de gauche, contre de la menue monnaie(400 millions d'Euros). Dans le journal de TF1, comme un futur candidat, antidatant sa campagne par les archives du journal, copiant les insultes de Mr Frèche, il déclare devant son miroir politique, d'un autre parti lambda égal au sien:
Mr ... est un salaud, ses électeurs sont des salauds.
fin de citation...

Ce futur parlementaires veut créer des emplois dans un pays qui délocalise, et les chômeurs ainsi que le  masqués par des emplois précaires et des formations sous-payées. Nous pouvons lui proposez de refaire la manufacture d'armes de St Etienne, dont il fut gérant ou actionnaire ou les deux.
_________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 20 Déc - 20:02 (2015)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Lun 21 Déc - 13:58 (2015)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Les membres de deux partis ont annoncé vendredi qu'ils saisissaient le Conseil constitutionnel sur le budget 2016 et le budget rectificatif 2016, définitivement adoptés la veille, reprochant notamment au premier l'abus d'extorsion du contribuable.
-----------------------------------------------------------





Petit aparté.

Report aux lois de leurs dites constitution... au hasard le n°3: Manuels Valls, le premier ministre, par le pouvoir qui lui est conféré rentre-il dans le droit français en cet article?



--------------------------------------------------



Les six premiers articles des droits de l'homme? Laquelle est la bonne 1789, 1791, 1793...1958. Ils sont tous bafoués, actuellement, de A à Z. Le vote ne sert a rien.



--------------------------------------------------------



Le chapitre deux de la Constitution de 1791, qui va donner naissance à la Charte de la Restauration, 23 ans après. Une autre façon de reprendre le pouvoir, si la république est menacée, comme ce fut le cas en 1830.



----------------------------------------





Il est facile en lisant ses reports, de comprendre la dynamique révolutionnaire. En art martial, cela s'appelle une clef au cou, ou tenir l'adversaire (le peuple) libre d'aucun mouvement, tout en lui laissant la vie, en vidant ses poches.
_________________


Dernière édition par Henryk le Mar 19 Jan - 16:11 (2016); édité 1 fois
Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Sam 16 Jan - 20:53 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

De la situation faite à la Royauté par les dispositions réunies de la Charte et de la loi des Élections en 1826 comme en 2017   .


La loi des élections a produit son fruit. Armée de ses feux dévorants, la révolution est sortie de son sein, et n'attend plus que le signal, pour faire de la France et de l'Europe un vaste incendie.

Ce résultat n'était pas difficile à prévoir; il suffisait, pour le proclamer d'avance, de réfléchir un instant sur la composition des Collèges électoraux, et sur l'effet ordinaire des passions des hommes.



« En France, la Charte a été établie par un seul et même acte du pouvoir constituant, pouvoir que le Prince s'est attribué, a défaut de tout autre corps avec lequel il peut concerter l'établissement de la nouvelle forme du gouvernement; et, comme le Prince n'était pas éclairé par l'expérience sur le degré de force que pourraient trouver, dans les nouvelles mœurs les différents corps dans lesquels il plaçait la souveraineté. Il n'a pas pu prendre contre l'action de ces corps les précautions nécessaires. Aussi qu'en est-il résulté? C'est que la Charte, telle qu'elle est, nous mène droit à la république. » Il en résulte que cet aimant électoral, même animé des meilleurs intentions, sous la monarchie constitutionnelle, ou sous la charte de 1791, ne peut se retourner que dans le giron du drapeau bigarré de la démocratie.




Nous pouvons réfléchir à cette énorme mainmise de la Charte:
« Comment le trône pourrait-il se défendre contre le pouvoir populaire, tel que la Charte l'a établi c'est-à-dire lorsque ce pouvoir se trouve placé dans une masse d'Électeurs étrangers à tous privilèges et nécessairement ennemis de tous ceux que la loi a institués ?

Comment ne pas voir qu'un jour viendra, jour inévitable inexorable, jour suprême, et qui s'approche avec une effrayante rapidité où ces Électeurs, impatiens de tout niveler, et affranchis de l'influence du Gouvernement parviendront à composer une chambre suivant leur cœur, je veux dire une chambre animée des mêmes prévenions contre toutes les supériorités sociales?

Quelle force alors la Couronne aura-t-elle à opposer à l'audace d'une pareille Chambre et à son influence sur pays? Quel secours se promettre de son droit de dissolution, et de l'appel qu'elle ferait a un peuple possédé du démon de l'égalité, et transporté de fureur au seul mot de privilège ?



Mais il est des esprits étroits, livrés à une espèce de fatalisme politique, pour qui le présent n'a pas d'avenir, ni les faits de conséquences. Ils croient que les événements se succèdent au hasard sans qu'aucune cause les détermine et sans qu'il soit possible à la sagesse humaine de les prévenir.

Les dispositions morales de l'homme, ses affections, ses préjugés ses répugnances, paraissent à cette sorte de gens en dehors de tout calcul et de toute appréciation. Ils ne veulent pas considérer que, de même que chaque région du globe enfante des productions diverses, de même l'homme, en état de société, s'attache, suivant l'intérêt de sa position politique, à une nature particulière d'opinion qu'aucun raisonnement ne peut ensuite ébranler.

Ainsi dans tous les temps et dans tous les pays, les classes moyennes de la société aspireront à taire disparaître les distinctions sociales, et emploieront à les renverser tout le pouvoir dont elles seront investies.
Ces simples réflexions devaient apprendre aux Ministres qu’aucune considération ne pourrait jamais triompher des préjugés ou de la sensiblerie, dont usent les élus pour attirer à eux des Electeurs; et que, dans la crise imminente où se trouverait la Royauté constitutionnelle voulue par des penseurs sensitifs, il ne lui restait plus, donc au Prince, qu'un seul moyen de salut celui de changer la loi des Élections par une ordonnance abrogeant la Charte, d'un noyau dirigeant.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Sam 16 Jan - 20:57 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Autre réflexion. La Charte, à proprement parler, n'a créé, ou créera, aucune situation positive à la Royauté. Elle a laissé ses droits indéterminés, puisqu'elle a laissé la loi d'élections à faire, et qu'il est évident aujourd'hui, d'après la connaissance plus précise que nous avons du gouvernement représentatif, que, dans cette forme de gouvernement, l'étendue du pouvoir royal dépend entièrement du mode adopté pour l'élection des membres de la chambre des députés.


Suivons notre explication.

Voilà, d'une part des Ministres maintenus contre la volonté de la Chambre des députés et de l'autre un budget refusé sans que constitutionnellement parlant, on puisse adresser le moindre reproche, soit au Roi, soit à la Chambre, ni leur imputer le plus léger excès de pouvoir.
Que fait à la Chambre des députés le refus du Roi de lui sacrifier ses Ministres ?

Rien, absolument rien. Le Roi la dissout elle reparaît triomphante, envoyée de nouveau par les Électeurs. Le Roi la dissout une seconde fois elle revient une seconde fois, toujours ranimée par la puissance souveraine des Collèges électoraux.

Ainsi, malgré le Roi, elle reste en présence du Roi, et se rit de son droit de dissolution, parce que la Charte lui donne son droit de législative. Nous ne sommes toujours pas dans une chambre consultative.

Que fait-elle, au contraire, par le refus du budget? Elle paralyse, entre ses mains l'action du gouvernement; Elle détrône le Roi, pour ainsi dire, le place entre la nécessité de céder et celle de précipiter le pays dans une révolution.

II suit de cet état de choses que le pouvoir du Roi et le pouvoir de la Chambre des députés bien qu’indépendants en théorie, ne le sont pas en réalité, et que le premier est nécessairement subordonné par devoir au second. `
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Sam 16 Jan - 21:16 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

De son côté, la noblesse partisane* de la future Monarchie de juillet, ne peut voir sans un vif ressentiment et une profonde jalousie l'établissement de la Chambre des Pairs qui non seulement la dépouille de ce que Louis XIII et Louis XIV lui avaient laissé de pouvoir politique, mais la dépouille encore de toute considération personnelle. La noblesse est donc aussi plus animée contre la Charte qu'elle ne l'était en 1789 contre la noblesse de cour.
Ainsi la Charte telle que l'a faite la loi des Élections, entend déjà mugir autour d'elle plus de ressentiments et de fureurs qu'il ne s'en élevait en 1789 contre l'ancienne constitution du royaume.

Il n'est pas jusqu'à la Chambre des Pairs qui, malgré les privilèges éclatants dont elle est investie, n'ait aussi une tendance marquée pour un changement de gouvernement tendance qui provient de la composition de cette Chambre, et des plus grands ravages produits par la vanité dans les conditions élevées. IL faut avoir vu de près l'orgueil et l'égoïsme d'un parvenu, mis en mouvement par les premières faveurs de la fortune, pour se faire une juste idée de toutes les pauvretés du cœur humain. Qui croirait, par exemple, que l'élévation à la Pairie a été pour certains hommes un motif déterminant de se séparer du gouvernement? C'est cependant ce que nous avons vu et ce que la postérité aura peine à concevoir."

̃ Oui, nous avons vu des hommes attachés par sentiment à la Royauté, devenir ses ennemis irréconciliables par l'effet même des bienfaits dont elle les avait comblés. Pourquoi? (La vanité, la dure et impitoyable vanité peut seule expliquer ce phénomène. C'est qu'en les plaçant dans le premier corps de l'État, la Royauté les a élevés au niveau des plus illustres familles, et que ces familles pénétrées encore de leur grandeur passée et de la profonde obscurité de leurs nouveaux collègues, n'ont pu se déterminer assez vite à voir en eux des égaux. Voilà la France la France nouvelle comme la France ancienne Telle sera aussi la France future, si nous sommes appelés à voir une troisième France sortie des entrailles d'une nouvelle révolution.



(*Noblesse actuelle sans âme républicaine, pour rendre ce texte plus actuel)
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Mar 19 Jan - 22:48 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Le gouvernement en fait de paradoxe vient de déclarer que la durée de vie des françaises et français diminuait, et que le nombre des naissance baissait.

Pour rajouter au malheur, la gente féminine parlementaire, veut rembourser totalement les arrêts volontaires de grossesses à partir du premier avril.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Sam 23 Jan - 20:06 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

La politique française ferme les yeux sur les camps de réclusion (pas de Calais) des migrants. De vrais demandeurs d'asiles chrétiens, pour la plupart sont violentés, pour leur conversions, pour la nourriture, et pour leurs biens qu'ils portent sur eux. C'est l'un d'eux que l'ont trouvera assassiné, par les sources de sites religieux, et luttant contre la francophobie et la Christianophobie.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Dim 24 Jan - 14:56 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

1er paragraphe:
Nous nous demandons toujours par quelle alchimie mystérieuse, au soir des élections, à 20h00 très précisément, le candidat d’un parti se transmute en un instant ― du moins l’assure-t-il ― en « président de tous les Français » !!! Est-ce crédible ?


La démocratie fausse sournoisement les cartes car, avec son égalitarisme, tout un chacun est appelé à donner son avis sur des décisions politiques qui demanderaient à des experts des années de travail, et tout cela ce termine non pas par des référendums, mais par le tour de passe d'une soirée d'élection, et du vote de millions d'anonymes que l'urne empile dans sa besace.


Une machine qui se mêle de saigner alors que l’on s’échine à la parfaire, voilà certes qui désempare. Sieyès Hollande pardonne-t-il aux hommes d’avoir forfait à ses schémas ? ‘La race humaine lui déplaît, note plus tard Madame  X, et il ne sait pas traiter avec elle : on dirait qu’il voudrait avoir affaire à autre chose qu’à des hommes’. Cette expression suggère (...) les hasards et mécomptes de l’anthropologie des Lumières, et de certains de ses inspirateurs, ainsi que de ses fils politiques”.
_________________


Revenir en haut
Méro
écuyer

Hors ligne

Inscrit le: 16 Déc 2012
Messages: 14
Localisation: Sur les flots...
Religion: Catholique
Féminin

MessagePosté le: Mar 26 Jan - 16:45 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Je n'ai pas lu les sept pages, malgré que ce soit extrêmement intéressant à la lecture de quelques messages. J'ai repris ce passage d'un membre, qui justifie parfaitement l'autorité de Dieu. Autrement dit, IL a laissé la République prendre le pouvoir, mais surtout IL (Dieu) est à même de choisir son lieutenant non ? Donc pourquoi insister plus sur un Roi qu'un autre ? Et si Dieu décidait de prendre un monsieur-tout-le-monde, vous le rejetteriez sous prétexte que les lois humaines sont plus importantes que la France et les âmes qui y vivent soient sauvées ? Mavendorf, Henryk, Jean-François Vion... et si l'un de vous étiez choisi ? Il m'est égal de savoir qui y sera, mais je suis croyante avant d'être royaliste. Je pense que les royalistes ne se posent pas les bonnes questions et les fans clubs, parce qu'au fond, c'est ça ... et bien c'est limite puéril. A croire que la chute de la Monarchie n'a rien appris. 


Concernant l'Action Française, parfois leurs articles sont très intéressants, parfois indigestes, parfois incompréhensibles mais j'ai été surprise de savoir que lors de la seconde guerre mondiale, le fondateur a collaboré avec les nazis...Il faudrait que je retrouve cette liste tiens.


Le Roi n'est au service de personne, hormis Dieu bien évidemment (contrairement à ce que j'ai écrit plus haut ; mea culpa).
Le Roi exerce une charge, il est investi par Dieu. Cette charge ne lui appartient pas, c'est pourquoi il ne peut disposer de la Couronne à sa guise. Il est la tête du corps qu'est le Royaume, matérialisée par le sacre.


Revenir en haut
Michel Berryer
Chevalier

Hors ligne

Inscrit le: 10 Jan 2016
Messages: 144
Localisation: Île-de-France
Religion: Catholique
Masculin

MessagePosté le: Mar 26 Jan - 18:15 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Ce que vous dites au sujet du choix du Roi par Dieu, Méro, porte un nom : c'est le providentialisme, que les Légitimistes refusent nettement pour plusieurs raisons, que voici de façon incomplète et dans le désordre :

- Dieu n'intervient pas lui-même habituellement dans l'Histoire des hommes. L'épisode de sainte Jeanne d'Arc est une exception, éclatante, certes, mais une exception tout de même.

- Dans Sa bonté, Dieu a au contraire voulu que ce fussent les hommes eux-mêmes, doués d'une volonté libre, qui choisissent individuellement et collectivement les meilleurs moyens pour parvenir à leur fin naturelle.

- C'est pourquoi le choix d'une institution politique relève de l'être humain, et non directement de Dieu, même si rien ne se fait sans que Dieu le veuille ou le permette.

- Le Royaume de France a connu trois grandes dynasties, dont deux se sont signalées par leur imperfection, c'est-à-dire leur incapacité à assurer vraiment le Bien commun de la société, qui est la paix : les dynasties mérovingiennes et carolingiennes.

- Ces deux premières dynasties avaient pourtant reçu leur légitimité de Dieu ou de l’Église (Clovis par son baptême, Pépin le Bref par le soutien direct du pape).

- Lorsque Hugues Capet monte sur le trône en 987, soutenu par l'archevêque de Reims et par Gerbert d'Aurillac (futur pape), il décide d'emblée de tout faire pour assurer la stabilité de la succession et empêcher ainsi les querelles et les guerres civiles à la mort du Roi. C'est pourquoi il fait élire et sacré son fils Robert. Chaque Roi procède ainsi jusqu'à Philippe Auguste.

- Des lois de succession se mettent ainsi en place, façonnées par le génie empirique des Capétiens, qui reposent toutes sur une idée essentielle : arracher la désignation du Roi aux convoitises individuelles. Désormais, ce sont des lois reconnues par tous qui désignent le Roi.

- Lorsque arrive la guerre de Cent ans, les Anglais (qui sont encore catholiques), ne reconnaissent pas ces lois de successions propres au Royaume de France. Or pour qui Dieu prend-il directement partie, confirmant ainsi la justesse de ces Lois ? Vous connaissez la réponse.

- Lorsque Henri IV devient l'Aîné des Capétiens, alors qu'il est encore protestant et ne peut de ce fait régner sur le Royaume Très-Chrétien, le pape de l'époque refuse de prendre partie pour ceux qui souhaitent changer de dynastie. Le pape Sixte V affirme la nécessité de respecter ces Lois nécessaires pour le maintien du Bien commun.

Dieu, qui est hors du temps, a donc par deux fois pris partie pour le respect de ces Lois humaines positives. Rien depuis n'indique qu'il ait changé d'avis, et surtout pas la Révolution (car Dieu n'a pas pu vouloir remplacer la Monarchie Très-Chrétienne française par un régime anti-chrétien).

La Providence divine reconnaît donc les droits naturels de l'Aîné des Capétiens à détenir l'autorité royale en France. Rien ne permet de prévenir les pensées divines en conjecturant que Dieu pourrait aujourd'hui vouloir autre chose que ce qu'il a positivement voulu par deux fois (Jeanne d'Arc et Sixte V, mais aussi l'apparition du Christ à sainte Catherine Labouré en 1830).

Nous autres, Légitimistes, sommes donc véritablement soumis aux desseins de la Providence tels qu'ils se sont effectivement manifestés dans notre passé, et tels qu'ils n'ont jamais été démentis (et ne semblent pas devoir un jour l'être).

Le providentialisme est séduisant pour un catholique, mais il méconnaît l'ordre naturel voulu aussi par cette Providence. C'est faire d'autre part injure à Dieu que d'attendre de Lui une manifestation extraordinaire alors qu'il s'est déjà manifesté sans équivoque. Et enfin qui donnera les critères d'une telle manifestation divine ? Chacun choisira son propre prétendant, ayant une interprétation subjective et personnelle de la façon dont Dieu manifeste Sa volonté. C'est un grave danger, contre lequel le Légitimisme est parfaitement prémuni.

Excusez, je vous prie, cette trop longue réponse. J'espère qu'elle vous satisfait un peu.
  

_________________
Porte-parole du Groupe d'étude Pierre-Berryer (Paris/IDF).
Montjoie Saint-Denis !


Revenir en haut
Méro
écuyer

Hors ligne

Inscrit le: 16 Déc 2012
Messages: 14
Localisation: Sur les flots...
Religion: Catholique
Féminin

MessagePosté le: Mar 26 Jan - 19:07 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Je suis effectivement providentialiste. Certains me connaissent et le savent ici, c'est d'ailleurs ce pourquoi j'ai relevé le passage de l'intervenant.




  
Citation:
 Dieu n'intervient pas lui-même habituellement dans l'Histoire des hommes. L'épisode de sainte Jeanne d'Arc est une exception, éclatante, certes, mais une exception tout de même.





Je ne suis pas d'accord. Dieu intervient toujours dans la vie des Hommes, et nous sommes là pour le servir. IL intervient pour nous aider, nous éprouver, et la vie politique ne fait pas exception. Vous me citez Jeanne d'Arc, comme exception. Il y a Clovis, Jésus, et dans le changement de dynastie, Dieu est aussi intervenu. Qui vous dit qu'il n'y aura pas une autre Jeanne ( ou un homme) ? Que savez-vous des plans de Dieu ? Après je respecte parfaitement que vous vous en teniez à l'exception. Mais il est difficile de dire que Dieu est absent dans ce qui se passe sur terre et à côté lui reconnaître une autorité frappante dans le message que j'ai relevé plus haut. C'est donc, à mes yeux un non sens, ce n'est pas logique. Il y a un tri intellectuel et historique afin de justifer la légitimité qui m'interpelle négativement.


 
Citation:
Dans Sa bonté, Dieu a au contraire voulu que ce fussent les hommes eux-mêmes, doués d'une volonté libre, qui choisissent individuellement et collectivement les meilleurs moyens pour parvenir à leur fin naturelle. 



Dans sa bonté IL nous vient en aide lorsque l' on est au bord du précipice infernal. Par exemple, en France, en ce moment, je crois que nous n'avons jamais été aussi bas. Dieu est intervenu lorsque nous étions en guerre, quand on le lui demande aussi. IL décide et sait largement quand intervenir dans la vie des Hommes. Ce n'est pas parce que vous ne le voyez pas, que cela n'est pas. 


 
Citation:
C'est pourquoi le choix d'une institution politique relève de l'être humain, et non directement de Dieu, même si rien ne se fait sans que Dieu le veuille ou le permette



Je ne comprends pas votre logique. Le choix d'une institution relève de l'être humain sauf quand il y a danger des âmes qui marchent vers la fosse par grand nombre. Donc au final, vous ne faites pas la différence entre la liberté que Dieu nous donne et SES interventions qui ont une raison. Mais que va t-il se passer si jamais Dieu refuse un prince légitimiste ? 


 
Citation:
Le Royaume de France a connu trois grandes dynasties, dont deux se sont signalées par leur imperfection, c'est-à-dire leur incapacité à assurer vraiment le Bien commun de la société, qui est la paix : les dynasties mérovingiennes et carolingiennes.
 


Vous relirez votre histoire de France et surtout vous avez cette mauvaise foi légendaires des légitimistes. Finalement, pour aller dans votre logique, les légitimistes sont morts et si Dieu avait permis que cette dynastie survive, on y serait encore. On en revient au-même, la République est née d'un coup d'Etat, ce fut tellement facile... et Dieu a laissé faire pour que cesse cette dynastie. 

 
Citation:


Ces deux premières dynasties avaient pourtant reçu leur légitimité de Dieu ou de l’Église (Clovis par son baptême, Pépin le Bref par le soutien direct du pape). 





Alors, quand une dynastie meurt...elle meurt et on passe à autre chose. C'est pourquoi les légitimistes  et autres ne sont que des nostalgiques aveugles qui n'ont toujours pas retenue les leçons du passé. C'est pourquoi je pense que la France nouvelle ne viendra pas des royalistes mais du peuple, épuisé qui ne se revendiquera de rien du tout à ce moment là. C'est fou comme vous pouvez être arrangeant avec vous-même, défiant tout et surtout la vérité. Dès lors où c'est anti-vous...


Et si Dieu poursuit dans cette légitimité, tant mieux pour vous, mais je crois que vos arguments ne seront pas les siens. 


Wink  Je vous remercie d'avoir pris le temps de répondre à mon précédent message, c'est sympathique de discuter même si je ne partage pas votre vision du royalisme.


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Mar 26 Jan - 20:02 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Le roi ne descend pas du légitimisme. Le légitimisme est devenu une science, après être resté un temps une sensibilité.

Il continue, (le Roi) comme dans la généalogie de Saint Mathieu, (Ier chapitre) les lois fondamentales dont certaines sont extraites de l'onction royal de David, du lévitique et du Deutéronome. Nous obéissons par la Providence, qui à agi sur cette richesse du Sacre et de la Couronne par des légistes et juristes du XIII siècle, qui formulèrent ces lois fondamentales.

Loi de dévolution
Loi de Catholicité
loi d'agnation
loi de masculinité... qui constitue ce droit régalien.

Il n'est roi de France, et dépositaire de la Couronne. Pour l'instant, Dieu n'as pas envoyé de remplaçant, alors nous suivons les pas de Jésus, nous obéissons aux lois anciennes.
_________________


Revenir en haut
Michel Berryer
Chevalier

Hors ligne

Inscrit le: 10 Jan 2016
Messages: 144
Localisation: Île-de-France
Religion: Catholique
Masculin

MessagePosté le: Mar 26 Jan - 20:27 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Je crois sincèrement, Méro, ne pas correspondre à la généralisation abusive que vous faites en parlant de la "mauvaise foi légendaire des légitimistes".

    
     
Citation:
Mais il est difficile de dire que Dieu est absent dans ce qui se passe sur terre




Jamais je n'ai dit que Dieu était "absent". Il est au contraire sans cesse présent, présent en tous lieux et en tous temps, et toujours agissant sur l'Histoire.

Mais il faut distinguer deux "modes d'action", deux façons d'agir en Dieu :

- Dieu peut agir de façon directe : c'est le cas avec sainte Jeanne d'Arc recevant sa mission directement d'un ange.
- Dieu peut agir de façon indirecte, par ces "causes secondes" que sont les êtres humains et leurs choix.

J'ai dit et je maintiens que le mode ordinaire d'agir de Dieu n'est pas direct, mais indirect. Cela relève de la stricte évidence.

Il est indirect parce que Dieu appelle les humains que nous sommes à user de notre volonté libre et à tendre ainsi par nous-mêmes vers notre fin. Cela vaut aussi bien pour les individus que pour les sociétés.

Citation:




Qui vous dit qu'il n'y aura pas une autre Jeanne ( ou un homme) ? Que savez-vous des plans de Dieu ?



Je n'en sais justement rien. Je ne tire pas de plan sur la comète. Je m'en tiens à ce qui est, aujourd'hui, et sans préjuger de ce que désire Dieu. Je constate que, jusqu'ici, lorsque Dieu s'est manifesté directement (Jeanne et sainte Catherine Labouré), ce fut toujours pour approuver les Lois fondamentales du Royaume de France.

Vous me dites, c'est la substance de vos propos, que la Révolution "française" manifesta la volonté divine quant à l'extinction de la dynastie capétienne. Dieu aurait donc voulu que cette dynastie, qui depuis huit siècles, dans toutes ses institutions, glorifiait sa Royauté, fût remplacée par des régimes qui niaient haut et fort cette même Royauté ?

Il y là une faille dans votre raisonnement. Car la Providence divine agit pour le Bien, non pour le mal. Lorsque la Providence, par le jeu des causes secondes, remplace la dynastie mérovingienne par la dynastie carolingienne, elle agit pour le Bien du Royaume des Francs. De même avec Hugues Capet. D'une institution imparfaite surgit par deux fois une institution politique beaucoup plus parfaite.

Avec la Révolution, Dieu permet, selon vous, le remplacement légitime d'une institution politique parfaite, autant que peuvent l'être les choses humaines, par des institutions qui expriment le non serviam de Lucifer. C'est proprement impensable. La Révolution est essentiellement illégitime.

Vous mettez implicitement sur le même plan la Révolution satanique de 1789 avec les interventions providentielles de 496, 751 et 987. Vous voulez donc dire que les Vendéens et les Chouans de toute la France auraient dû reconnaître cette Révolution et se soumettre à elle ? Ou bien au minimun qu'ils auraient dû se refuser à la combattre, ou bien la combattre comme des... providentialistes, c'est-à-dire sans manifester leur fidélité aux héritiers des Rois Très-Chrétiens, victimes de cette Révolution athée ?

Je crois au plus profond de moi (et tant pis si cela doit m'attirer l'accusation de "mauvaise foi légendaire") que le Bon Dieu a permis la Révolution non pour remplacer ou tout au moins supprimer les institutions politiques qui furent en butte à sa barbarie, mais pour éprouver notre fidélité de Chrétiens et de Français. Et plus encore : parce qu'aucune réalité humaine proche du surnaturel ne peut exister sans en passer un jour ou l'autre par la Passion.

Il me faudrait répondre sur d'autres points : l'accusation fausse de "nostalgie", ce que vous dites concernant le peuple (vos propos me semblent sur ce point assez proches de la pensée révolutionnaire).

Dieu me garde de jamais "défier la vérité". Je cherche au contraire à m'y soumettre humblement. Attention, chère Méro, à ne pas tomber dans le procès d'intention pas plus que dans la généralisation abusive.

Merci à vous de débattre ! Mais votre ton est parfois quelque peu virulent...

    

_________________
Porte-parole du Groupe d'étude Pierre-Berryer (Paris/IDF).
Montjoie Saint-Denis !


Revenir en haut
Méro
écuyer

Hors ligne

Inscrit le: 16 Déc 2012
Messages: 14
Localisation: Sur les flots...
Religion: Catholique
Féminin

MessagePosté le: Mer 27 Jan - 05:58 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Je n'ai pas voulu vous blesser ni vous manquer de respect. Je suis assez espiègle et taquine, je vous ai bousculé mais ce n'est pas pour de mauvaises raisons. Je vais essayer d'être moins vivante dans mes écrits, cela donne une fausse interprétation. 


Pour reprendre notre dialogue, j'avais oublié de vous préciser qu'il y eut aussi le Roi David, le Roi Salomon. Donc non, ce n'est pas une exception. 


Pour ce qui est de l'absence de Dieu, vous avez isolé ma phrase et donc l'avez sorti du contexte initial. De ce fait, elle perd tout son sens par rapport à notre échange premier. Je n'ai fait que souligner votre raisonnement illogique à mes yeux.




Alors là : les dents m'en tombent. Dieu agit pour le bien en supprimant toutes les dynasties sauf celle que vous avez dans le coeur selon vous... . Un Roi est un lieutenant, et si votre dynastie n'avait pas plongé dans la déchéance spirituelle, on n'en serait pas là. Là pour le coup, Dieu a laissé faire. Oui nous sommes d'accord, cette Révolution de 1789 est née de quelque chose de malsain. Mais si votre dynastie avait été irréprochable, je puis vous assurer qu'elle n'aurait pas basculé. On n'est intouchable quand on agit bien. Pour moi votre dynastie est morte, et toutes les autres aussi. C'est du passé, fini. 





 
Citation:
 Dieu aurait donc voulu que cette dynastie, qui depuis huit siècles, dans toutes ses institutions, glorifiait sa Royauté, fût remplacée par des régimes qui niaient haut et fort cette même Royauté ? 

Il y là une faille dans votre raisonnement. Car la Providence divine agit pour le Bien, non pour le mal. Lorsque la Providence, par le jeu des causes secondes, remplace la dynastie mérovingienne par la dynastie carolingienne, elle agit pour le Bien du Royaume des Francs. De même avec Hugues Capet. D'une institution imparfaite surgit par deux fois une institution politique beaucoup plus parfaite. 

Non, je ne sais pas si Dieu permet un remplacement légitime d'une institution politique parfaite... Mais d'une reprise en main spirituelle ça j'en suis certaine.  C'est ce côté que vous ne savez pas, de ce fait votre raisonnement est faux. Et c'est tout ce qui fait la différence dans notre échange. Je vous invite à lire la Bible... l'Ancien Testament. On en revient quasiment, dans toute l'histoire religieuse, au même point, peu importe le pays. 


Comment concluez-vous qu'entre les interventions de Dieu dans la sphère spirituelle qui touche la sphère politique, que je pense que les Vendéens et Chouans et autres d'ailleurs auraient dû connaître la Révolution ? Je constate que rien n'arrive sans raison, et je constate que le mal a pris le dessus et que Dieu n'est pas intervenu. C'est tout. Pourquoi d'après vous ? .... Tant que vous serez dans "l'idôlaterie", (j'ai mis ce mot en italique et entre guillemet pour  ne point vous froisser et ne pas en faire un jugement implacable de ma part) vous ne pourrez rien saisir.  


Pas de Jeanne d'Arc...  rien à l'horizon. Pour le reste, je ne comprends décidément pas votre raisonnement, vous vous éparpillez en incluant le providentialisme avec la guerre de Vendée. Je ne suis pas non plus Révolutionnaire, et je ne comprends pas ce que vous souhaitez que j'éclaircisse sur la nostalgie. Ma réponse était claire.


Ce qui revient parfaitement à ce qu'a écrit Henryk : Dieu n'a pas envoyé de remplaçant alors suivons les pas de Jésus. Et ça pour moi, c'est une réponse parfaite ! Pleine de bon sens. C'est pourquoi manifester une légitimité plus qu'une autre sur des faits historiques et non spirituels qui est l'essence même de la vie est un flop à mes yeux et mes oreilles.


Désolée si mon ton est virulent et si je donne des aspects de procès d'intention. Mais ce n'est pas facile de débattre  Mr. Green  Je vous demanderai de l'indulgence.   Mais je vais vous faire plaisir, je préfère de loin les légitimistes aux orléanistes. Alors si Dieu devait relever une ancienne dynastie, je lui fais confiance. Et je suivrai. Nous ne sommes que des serviteurs, suivons !

 


Revenir en haut
Michel Berryer
Chevalier

Hors ligne

Inscrit le: 10 Jan 2016
Messages: 144
Localisation: Île-de-France
Religion: Catholique
Masculin

MessagePosté le: Mer 27 Jan - 22:21 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République" Répondre en citant

Rassurez-vous, Méro, vous ne me froissez pas, vous avez mon entière indulgence, et je reste enchanté de converser avec vous. Je souhaitais seulement que l'échange conserve le plus de tenue possible. Laissons à nos ennemis les procédés les moins honorables de la rhétorique. Mais que cela ne vous empêche surtout pas de rester vivante dans vos messages !

L'échange pourra d'ailleurs difficilement aller plus loin, car nous parvenons mal à nous comprendre mutuellement.

Je vais pourtant essayer de nouveau de poser une distinction, qui me semble absolument fondamentale :

Il existe deux ordres, l'ordre naturel d'une part et l'ordre surnaturel de l'autre. Dans l'ordre naturel, l'être humain agit avec la liberté qui lui a été donnée par son Créateur. Il choisit lui-même et met en œuvre les moyens les meilleurs pour atteindre sa fin.

Exemple : c'est à chacun de nous de choisir la voiture qui sera la plus adaptée à ses besoins.

Ce qui ne veut pas dire que Dieu n'agit pas dans l'ordre naturel ! Il agit, mais de façon indirecte (du moins dans l'immense majorité des cas).

Dans l'ordre surnaturel en revanche, Dieu seul agit directement. Il réclame notre consentement au moins implicite à son action, et même notre participation, mais c'est bien Lui qui agit directement. C'est Lui qui nous donne les moyens pour aller au Ciel : l’Église, la grâce, les sacrements, la prière, la pénitence... Et c'est Lui qui transforme directement nos âmes.

Or (c'est la seconde étape de mon raisonnement), l'agir politique n'appartient pas à l'ordre surnaturel mais à l'ordre naturel. En effet, la finalité de l'agir politique n'est pas directement surnaturelle (le Ciel), mais naturelle : le Bien commun, qui est la paix de la société ordonnée.

Conclusion : c'est à l'être humain qu'il revient d'agir directement en politique, sans attendre une action directe de la part de Dieu, qui est en l'espèce rare et inattendue (qui attendait sainte Jeanne d'Arc ?)

Ce qui revient à dire que nous ne pouvons pas nous contenter d'attendre une intervention divine. Si elle se produit, tant mieux. Mais se produira-t-elle ? Ni vous ni moi ne le savons.

Nous savons tous deux en revanche une chose : c'est que Dieu, pour agir, réclame notre participation active, notre collaboration. Si donc nous voulons que Dieu agisse dans l'ordre politique, nous devons, en quelque sorte, donner matière à son action. Il n'est pas habituel à Dieu de tout faire tout seul. Même la Rédemption n'a pas pu se faire sans le consentement et la participation d'innombrables personnes depuis Abraham jusqu'à la Vierge Marie ! Et nous étions pourtant dans un ordre surnaturel, qui nous est inaccessible par nos propres forces.

Alors à plus forte raison dans l'ordre naturel et en politique.

Conclusion générale : si nous voulons donner à Dieu les moyens d'agir dans le domaine politique (car Dieu, je le répète, n'agit pas sans nous dans l'ordre surnaturel, et à plus forte raison dans l'ordre naturel), nous devons travailler nous-mêmes à retrouver et soutenir les institutions politiques les meilleures, c'est-à-dire les plus adaptées au Bien commun. Dieu ne pourra pas les inventer à notre place, ou plutôt ne le voudra pas.

Je récapitule :


Il est de notre devoir d'agir en politique en promouvant les institutions politiques les plus adaptées au Bien commun et les plus conformes à l'ordre surnaturel :

- parce que cette action relève directement de notre responsabilité et non de celle de Dieu ;
- parce que si nous voulons que Dieu intervienne, nous devons mettre la main à la pâte, travailler concrètement, et d'une façon qui soit pleinement politique. La prière est indispensable, mais elle ne suffit pas.




Pardonnez, Méro, mon utilisation de termes techniques. Ce n'est pas pour vous jeter de la poudre aux yeux, mais en raison de leur précision.

Je ne vous demande pas désormais d'admettre tout cela. Je vous demande seulement de le méditer. Ne réagissez pas au quart de tour, mais prenez le temps de creuser cette question essentielle : est-ce que, oui ou non, l'être humain a la responsabilité et le devoir d'agir lui-même en politique ? La position attentiste, aussi séduisante soit-elle, ne risque-t-elle pas d'empêcher l'action divine au lieu de la seconder ?

Je pourrais répondre à tout le reste, croyez-moi sur parole : nostalgie, critique des Bourbons, votre interprétation du rôle providentiel de la Révolution. Mais je souhaite que l'échange, tout en gardant sa tenue, s'élève à l'essentiel.
                 

_________________
Porte-parole du Groupe d'étude Pierre-Berryer (Paris/IDF).
Montjoie Saint-Denis !


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:25 (2016)    Sujet du message: Des partis et élections en "République"

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Actualité -> Politique Française Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2, 365, 66, 67, 68, 69, 70  >
Page 66 sur 70

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com