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le saint du jour au jour le jour
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MessagePosté le: Jeu 17 Oct - 18:06 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Les Saints - Saint Ignace d’Antioche
Patriarche d’Antioche, Martyr, Docteur de l’Eglise
Certains auteurs assurent qu’Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des Apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d’humilité, Il leur dit : Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n’entrerez jamais dans le royaume des Cieux. Ce qui est certain, c’est qu’il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l’Apôtre bien-aimé.
Ignace fut un grand évêque, un homme d’une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l’empereur Trajan, il subit un long interrogatoire :
"C’est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux ?
— Nul autre que vous n’a jamais appelé Théophore un mauvais démon.
— Qu’entends-tu par ce mot Théophore ?
— Celui qui porte Jésus-Christ dans son coeur.
— Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre coeur ?
— Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n’y a qu’un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.
— Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.
— Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ."
Trajan, irrité, le fait conduire en prison. "Quel honneur pour moi, Seigneur, s’écrie le martyr, d’être mis dans les fers pour l’amour de Vous !" et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.
L’interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d’Ignace : "Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j’ai hâte d’aller à Dieu."
Condamné aux bêtes, il fut conduit d’Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d’admiration :
"Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m’est indifférent, hors l’espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j’expire sur le gibet d’une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ."
Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu’au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.

http://viechretienne.catholique.org/saints/150-saint-ignace-d-antioche


Dernière édition par Française le Sam 19 Oct - 13:45 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 17 Oct - 18:06 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 18 Oct - 10:40 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Aujourdhui 18 octobre Saint Luc l'évangéliste

RELIGION CHRETIENNE : Redécouvrir l’évangéliste Saint Luc (historien, médecin, peintre et évangéliste)

« Luc est né à Antioche. L’on ignore s’il était païen ou juif non croyant. Il exerçait la profession de médecin. Cet homme cultivé connaissait la langue grecque. Il se présente comme écrivain, soucieux de vérité historique. La visée théologique d’un missionnaire de la fin du 1e siècle apparaît cependant derrière la construction littéraire de ses écrits. Luc a réalisé un travail d’écrivain qui révèle sa capacité d’écrire une œuvre harmonieuse. Sur le plan de l’écriture, Luc est l’écrivain le plus doué des évangélistes.
Ses écrits, parus dans les années 60, font partie des trois évangiles dits « synoptiques ». Les deux autres évangiles ont été réalisés par Matthieu et Marc

1 – Luc, un homme avec plusieurs cordes à son arc, mais qui ne dit rien de lui.
Qui est Luc ?
Historien, médecin, peintre… Luc, un homme avec plusieurs cordes à son arc, mais qui ne dit rien de lui. Luc est le compagnon de Paul. Il est l’auteur du 3e évangile et des Actes de Apôtres. Il adresse ces deux textes à un certain Théophile. C’est aussi l’évangéliste qui raconte la naissance et l’enfance de Jésus.
Luc historien
Luc n’a pas connu Jésus pendant sa vie terrestre. Son évangile et les Actes des Apôtres qui s’achèvent avec l’arrivée de Paul à Rome forme un tout. Ils ont été rédigés autour des années 60. Luc écrit une biographie de Jésus, puis l’histoire des premiers chrétiens.
Dans le prologue de son évangile, il présente la manière dont il travaille. Comme un historien, il a mené l’enquête de manière à présenter des faits reconnus dans lesquels, il veut que son lecteur reconnaisse l’œuvre de Dieu. «Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, d’après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début des témoins oculaires et serviteurs de la Parole, après m’être informé exactement de tout depuis les origines, d’en écrire pour toi l’exposé suivi, excellent Théophile, pour que tu te rendes bien compte de la sûreté des enseignements que tu as reçus.»
Il recommence dans le prologue des Actes des Apôtres. Toujours dans les Actes, il présente les différents lieux où le christianisme est annoncé : à Jérusalem, en Judée, en Samarie jusqu’aux extrémités de la terre (Actes 1,8). Il agit en reporter : il énonce des faits, les illustrent et montrent leurs cohérences.
Celui qui raconte l’enfance de Jésus
Luc donne une place importante à Marie. Les récits de l’enfance de Jésus sont racontés de son point de vue. Elle est celle qui a vu l’amour de Dieu. Il fait d’elle la première messagère de la Bonne Nouvelle.
Luc commence par raconter la naissance de Jean-Baptiste parce que, pour lui, l’histoire de Jésus commence avec celui qui le précède. Puis vient l’annonce faite à Marie : «Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils : tu lui donneras le nom de Jésus» (Luc 1, 31). Marie questionne, dialogue avec l’ange et finalement dit oui : «je suis la servante du Seigneur. Qu’il m’advienne selon sa parole» (Luc 1, 38). Le signe donné à Marie est la naissance proche attendue par Elisabeth. Elle part la rejoindre. Les histoires de Jean-Baptiste et de Jésus se mêlent quand Elisabeth et Marie se rencontrent (la Visitation). De cette rencontre surgit une prière : le Magnificat, le chant d’action de grâce de Marie. A cette prière, une autre vient comme en écho : celle de Zacharie, mari d’Elisabeth, lors de la naissance de Jean-Baptiste.
Luc nous donne ensuite quelles informations sur Joseph. Il est issu de la maison et de la famille de David. C’est la raison pour laquelle il quitte Nazareth où il est installé, pour Bethléem, ville de David, pour se faire recenser comme le demande l’empereur César Auguste.
Jésus naît à Bethléem. Ce sont les bergers gardant leurs troupeaux qui seront les premiers à recevoir la nouvelle : «Aujourd’hui, vous est né un Sauveur» (Luc 2, 11). On apprend également que huit jours après sa naissance, Jésus est circoncis, puis, un peu plus tard présenté au temple. C’était la coutume de consacrer le premier d’une famille au Seigneur.
Le récit de Jésus à douze ans qui discute avec les docteurs de la loi du Temple de Jérusalem est fait uniquement par Luc. Cela lui permet de marquer une étape dans la vie de Jésus et de montrer qu’il est humain. «Il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes» (Luc 2, 52). Il est à la fois vrai homme et vrai Dieu.
Luc a vécu au cours du 1er siècle, il est grec. Il est né à Antioche (dans l’actuelle Turquie), ville connue à cette époque pour ses écoles dans tout l’Orient.
Luc rencontre Paul et se convertit. Il devient son fidèle collaborateur et l’accompagne dans ses déplacements à partir de 51. Paul le décrit comme un éminent médecin : «notre cher médecin» (lettre aux Colossiens 4, 14). Vers l’an 56, Luc est envoyé à Corinthe par Paul. Lorsque Paul est mis en prison à Rome, une première fois en 61, une seconde en 65 ou 66, Luc partage sa captivité. Quand Paul est décapité, Luc quitte Rome. On ne sait plus grand chose de sa vie ensuite.
Luc, médecin
Il est le seul des quatre Evangélistes à décrire les maladies avec une précision médicale, pour désigner par exemple la localisation d’une paralysie et pour utiliser des termes médicaux. Vers la fin du Moyen-Age, les médecins l’adoptent comme leur saint patron. A partir du 15ème siècle, la rentrée en Faculté de Médecine se fait le jour de la fête de saint Luc, le 18 octobre. Les médecins militaires, aussi bien dans leurs hôpitaux qu’en opérations, fêtent la saint Luc.
Luc est renommé également comme peintre de la Vierge, peut-être parce qu’il est celui qui décrit avec le plus d’attention Marie. Certains tableaux en Syrie et à Rome, sont dit peints par lui. Il arrive que sur des gravures ou des peintures du XVe siècle, Luc soit représenté à la fois en écrivain (évangéliste) et en peintre ; et quelquefois, avec les habits du médecin. Actuellement quelques établissements médicaux et quelques galeries de peintures portent le nom de Luc.
Les représentations de Luc
Les plus anciennes représentations de Luc le montrent écrivant son évangile. La tradition a donné comme symbole à Luc, un taureau. Le début de son évangile (Luc 1, 9) s’ouvre sur Zacharie au temple – lieu dans la Bible des sacrifices.

lire la suite ici Arrow http://www.paixetdeveloppement.net/religion-chretienne-redecouvrir-levangel…


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MessagePosté le: Sam 19 Oct - 13:47 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Saint Paul de la Croix





Fondateur des Passionnistes (1694-1775)
L’on dit que la nuit où Paul vint au monde, à Ovada, en Ligurie, une splendeur merveilleuse éclaira la chambre de sa mère.
A vingt-deux ans, il se mit à exercer, parmi les jeunes gens, une sorte d’apostolat ; ils se moquèrent d’abord de ses discours, puis réformèrent leurs moeurs, et dix d’entre eux embrassèrent plus tard la vie monastique. Ses parents voulurent le marier : il ne leva même pas les yeux sur la jeune fille qu’on lui offrait. A la mort d’un oncle il refusa son héritage, renonçant à tout pour marcher dans la voie de la pénitence chrétienne.
Il comprit qu’il était destiné à établir la congrégation des passionnistes. Aussitôt il se fit raser les cheveux, s’agenouilla devant son père et sa mère pour recevoir leur bénédiction, vêtit une grossière tunique de drap noir et alla rédiger, dans le silence de la solitude, la règle de son institut.
L’évêque d’Alexandrie lui confia quelque temps l’office de prédication et lui permit bientôt de partir pour Rome. En route, la tempête le jeta au mont Argentaro. Ce lieu désert lui sembla convenir à sa future communauté.
Benoît XIII lui conféra le sacerdoce et lui permit de s’adjoindre des compagnons de prière et d’étude. Dès lors, il jeta les fondements de son association religieuse. Elle eut, comme la plupart des grandes oeuvres, un début difficile ; mais les bénédictions du ciel ne lui manquèrent pas.
En 1737 l’église et le couvent d’Argentaro furent solennellement bénits. Trois ans après, Benoît XIV fit examiner les règles des passionnistes, et les approuva par une bulle en 1746. Elles ajoutaient aux trois voeux ordinaires celui de prêcher avec amour la passion du Sauveur. Paul et ses compagnons l’accomplirent avec tant de zèle qu’ils ramenèrent dans la Foi un nombre incalculable de personnes. Paul surtout parlait des tourments du Sauveur avec une telle véhémence, que son auditoire et lui se trouvaient tout en larmes, et que les coeurs les plus durs se laissaient entraîner à la pénitence.
Les témoins ont assuré que la flamme entretenue dans la poitrine de cet homme allait parfois jusqu’à brûler le vêtement qui touchait son coeur ; et lorsqu’il montait au saint autel, des transports extatiques l’élevaient parfois mêmede terre, et tout son extérieur participait au resplendissement de son âme.


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MessagePosté le: Dim 20 Oct - 11:07 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Sainte Adeline


Abbesse à Mortain, au diocèse de Coutances (✝ 1125)
Adeline (ou Aline) fut la première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches" à Mortain dans le département de la Manche en Normandie.
"Sœur de saint Vital, abbé de Savigny, elle était comme lui attirée par la vie monastique et fonda un groupe de moniales au Neufbourg près de Mortain. Lorsque Vital fit bâtir un couvent à Mortain, la communauté s'y installa en adoptant la règle et l'habit de Cîteaux. On l'appela " abbaye des Dames Blanches " et plus tard " Abbaye Blanche ". Avec Adeline on fête ce jour les autres saints de Savigny, saint Geoffroy, abbé, et saint Guillaume Niobé, religieux." (diocèse de Coutances et Avranches - calendrier diocésain)
À Savigny en Normandie, vers 1125, sainte Adeline, première abbesse du monastère de Mortain, qu’elle avait construit avec l’aide de son frère saint Vital.

Mais aussi

Saint Aderald
C’est l’un des personnages éminents du diocèse au X° siècle.


Saint Aderald naît à Troyes, de parents distingués par leur noblesse et par leur piété : " illustres pour la pompe et la gloire du monde, mais très dévots dans le service de Dieu ", en 929.
Ce scolastique chanoine et archidiacre de Troyes, est considéré par les écrivains de son époque, comme " l’ornement de l’Église, la gloire du monde, le maître des chrétiens ".
" Il jeûne d’une manière austère, à l’imitation des saints d’autrefois. Le pain dont il use est non seulement d’orge et rude au palais, mais il le mêle à la cendre, et en fait son pain quotidien alors que les familiers de la maison usent souvent de mets délicats et jouissent des plaisirs. "
Sur la largesse de ses aumônes, on dit " qu’il ne lui suffit pas de donner de la nourriture aux affamés, des vêtements à ceux qui sont nus, il ouvre un toit hospitalier aux voyageurs… mieux, il lave les lépreux, il les revêt de ses propres habits et les dorlote comme ses propres enfants… il connaît les refuges des pauvres et fournit à chacun le nécessaire… il ne vit pas autrement qu’il n’enseigne, ses actes s’accordent à sa parole, ce qu’il enseigne par ses mots, il l’appuie de ses exemples… "
Il possède une inlassable charité. Il est l’artisan de la fondation des chapitres.
Le chroniqueur d’Auxerre, Robert Abolant, écrit que " sa vie fut la lumière du siècle, la gloire du clergé, l’honneur de l’Église et le modèle authentique des chrétiens ".
Avec la permission de son évêque, il fait jusqu’à douze fois le voyage de Rome (chacun ne demandait pas moins de 5 mois pour l’aller et le retour) pour visiter les tombeaux des saints apôtres, tantôt à cheval, tantôt (et plus souvent) à pied.
Une fois, il prend la mer et supporte des dangers à peine croyables : " … tantôt une tempête se leva, le navire, naviguant dans le vide puisqu’il n’était pas dirigé par son gouvernail, donnait prise à l’adversité des flots. Mais, sur sa prière, tous étaient réconfortés, conduits au rivage plus par un miracle que par les rames... Tantôt les pirates barbares prirent en chasse le navire qui portait l’homme de Dieu pour tuer ou noyer les hommes, s’emparer de tout et emporter tout ce qui s’y trouvait. Les matelots sont frappés d’une immense terreur. Ils essaient de fuir, et il n’y a ni le temps ni la place de s’enfuir. Ils cherchent à fléchir les barbares par des cadeaux, mais ils y sont insensibles. Les Sarrasins les pressent fortement, les pirates les menacent de mort. Ayant reçu la communion, sur le point d’être pris par eux, ils pleuraient leur mort et la sentaient proche. Mais le bienheureux se réfugia dans son secours habituel, la prière. Tandis que les barbares et les siens se battaient, il offrit au Seigneur l’holocauste de ses oraisons. A l’instant, voilà le bateau transporté par une poussée divine qui s’éloigne des pirates, comme s’il avait fait un saut, à plus de dix miles. Les uns s’écartent de la vue des autres, et ils ne craignent plus les attaques des ennemis. "
Il visite aussi tous les lieux saints de Jérusalem, avec " la piété la plus tendre... il baise le saint sépulcre dont il a peine à se détacher, et pour satisfaire sa dévotion, les gardes lui accordent un morceau de pierre de ce monument qu’il regarde comme un trésor précieux ". Il achète de nombreuses reliques et, rentrant à Troyes, il fait construire à 10 kilomètres, un petit monastère (avec 3 religieuses bénédictines) du nom de Saint-Sépulcre, au village de Villacerf,
Il fait des miracles : beaucoup de personnes " tordues et brûlées incroyablement par la chaleur des fièvres, venaient souvent à lui et repartaient bien vite chez elles apaisées par lui."
Il décède Ie 20 octobre 1004 et est inhumé au monastère, comme il l'a désiré.
On y vénére son corps jusqu'en 1791, où la crainte des excès révolutionnaires le fait transférer du prieuré dans l'église paroissiale.
Lors de la Terreur, sa châsse est violée, détruite et ses saints ossements sont jetés pêle-mêle avec d'autres dans le caveau de l'église de Villacerf.
Il a sa statue dans la cathédrale et notre évêque Bossuet le donne comme patron aux conférences ecclésiastiques.
Le diocèse de Troyes fête Saint Adérald, le 20 octobre.
http://jschweitzer.jimdo.com/la-religion/religieux-et-saints-de-l-aube/sain…



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MessagePosté le: Lun 21 Oct - 15:05 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

21 Octobre Sainte Ursule et ses compagnes

Martyres
(† 383)

Sainte Ursule
Ursule était fille d'un prince écossais. Sa beauté et ses vertus attiraient sur elle tous les regards, mais elle répudia toute alliance humaine pour appartenir à Jésus-Christ. Elle fut embarquée avec un grand nombre de vierges et de femmes chrétiennes, qu'un conquérant romain voulait donner pour épouses à ses soldats. Mais une tempête s'étant élevée, par la permission de Dieu, pendant la traversée, les navires, au lieu d'atteindre l'Armorique, leur destination, allèrent s'échouer jusqu'à l'embouchure du Rhin.

Les Huns, qui ravageaient alors l'Europe, rencontrèrent ces vaisseaux et se préparaient à les piller et à infliger à ces vierges et à ces femmes un déshonneur pire pour elles que la mort. Commandées par Ursule, elles résistent avec héroïsme, si bien que, les sentiments des barbares changeant tout à coup, ils saisissent leurs armes et se précipitent sur cette armée pacifique; bientôt les victimes tombent en foule sous les coups des bourreaux, et leurs âmes s'envolent au Ciel. Le prince des Huns, frappé de la beauté d'Ursule, l'épargne d'abord; il essaye de la consoler de la mort de ses compagnes et lui promet de l'épouser. Ursule repoussant cette parole avec horreur, le barbare la perce d'un coup de flèche. Ainsi tomba cette vierge, que la tradition nous montre comme le chef des onze mille vierges ou femmes amenées par les Romains de la Grande-Bretagne.

Beaucoup d'églises possèdent des reliques de cette armée de martyres; mais aucune n'est aussi richement partagée que la ville de Cologne; car c'est dans cette cité, voisine du lieu du supplice, que les chrétiens de l'endroit portèrent avec dévotion les restes sacrés des saintes martyres. Une magnifique église s'éleva bientôt sur leur tombeau, illustré déjà par des miracles. On y accourait de toutes parts; les jeunes filles surtout venaient en foule recommander à sainte Ursule et à ses compagnes leur virginité.

Un religieux, qui avait pour les saintes martyres une grande dévotion, étant tombé dangereusement malade, vit apparaître près de lui une vierge qui lui dit: "Je suis une de ces vierges que tu honores; en récompense des onze mille Pater que tu as récités pour nous honorer, tu auras notre assistance à l'heure de la mort." La troupe glorieuse vint bientôt, en effet, chercher son âme.

Sainte Ursule est regardée comme le modèle et la patronne des personnes qui s'appliquent à instruire chrétiennement la jeunesse. Plusieurs congrégations de religieuses sont placées sous son invocation.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

http://www.magnificat.ca/cal/fr/saints/sainte_ursule_vierge_et_martyre_et_s…


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MessagePosté le: Mar 22 Oct - 11:41 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Saint Symmaque



Pape (51 ème) de 498 à 514 (✝ 514)
Il connut le schisme de Laurent, qui s'était fait élire pape en même temps que lui par une partie du clergé. Il lui reprochait d'être dans la lignée de son prédécesseur Anastase, trop favorable à l'Église de Constantinople. C'est le roi Théodoric, pourtant arien, qui lui donna raison. Saint Symmaque réunit un concile, avec ses opposants et Laurent lui-même, ramenant la paix pour un temps. Sa décision de fixer Pâques au 25 mars fait renaître le schisme et les partisans de Laurent profitent d'un voyage à Ravenne pour l'accuser de simonie et de bien d'autres crimes. Ils prennent possession des églises de Rome et veulent convoquer un nouveau concile, mais le roi Théodoric se déclare incompétent pour juger du pape légitime, ce qui donnait raison à saint Symmaque. La situation s'apaisera peu à peu. A partir de ce moment, saint Symmaque consacre ses énergies à restaurer les églises de Rome, en particulier saint Paul hors les Murs, bâtit des petites habitations pour les pauvres, ouvre des lieux d'accueil pour les pèlerins et construit une résidence sur la colline vaticane qui sera ainsi la première résidence pontificale en ce lieu.
À Rome, près de saint Pierre, en 514, saint Symmaque, pape. Longtemps troublé par la faction des schismatiques, il s’endormit enfin, confesseur de la foi.


Martyrologe romain
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1537/Saint-Symmaque.html


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Henryk
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MessagePosté le: Mar 22 Oct - 13:43 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Merci de mettre ce saint combattant de l'hérésie arienne, mère par procuration de l'Islam, que St Adulph combattit, me semble t'il, sous le royaume Vandale.
_________________


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MessagePosté le: Mer 23 Oct - 09:59 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Henryk a écrit:
Merci de mettre ce saint combattant de l'hérésie arienne, mère par procuration de l'Islam, que St Adulph combattit, me semble t'il, sous le royaume Vandale.


Ravie que mon choix vous ai plu parmi d'autres possibilités


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MessagePosté le: Mer 23 Oct - 10:02 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Saint Jean de Capistran



Biographie

Saint Jean de Capistran naquit au royaume de Naples, près d'Aquila, à Capistran, dans les Abruzzes, le 24 juin 1386, d’un noble seigneur, sans doute angevin mais peut-être savoyard, qui avait suivi Louis I° d'Anjou[1] dans la conquête du royaume de Naples, et, après avoir épousé une personne de rare piété, s'était fixé à Capistran. Très tôt orphelin de père, Jean fut initié par sa mère aux premiers éléments, puis fut envoyé à Pérouse où, pendant dix ans, il étudia si brillamment le droit civil et canonique que ses maîtres, le considérant comme le prince des jurisconsultes, recouraient à son jugement dans les questions épineuses.
Nommé gouverneur de Pérouse[2] par le roi Ladislas[3] (1412), Jean étant pour tous un juge intègre et incorruptible, traita sévèrement les fauteurs de désordre. Un seigneur tenta de le soudoyer pour obtenir une sentence de mort contre un ennemi, mais Jean ayant soigneusement étudié le cas et reconnu l'innocence de l'accusé, le libéra en dépit des menaces de l’accusateur.
En 1415, il allait épouser la fille d'un riche pérugin, quand, négociant la paix entre Pérouse et de Rimini, il fut trahi et enfermé, les fers aux pieds, dans une tour de Rimini. En s'évadant le long de la muraille extérieure, il tomba et se brisa le pied ; ressaisi, il fut jeté dans un cachot souterrain où, épuisé, révolté et livré à de tristes réflexions, il s'endormit.
« Lui apparut dans les airs un homme vêtu de l’habit des Franciscains, s’adressant ainsi à lui : “ A qui parles-tu avec tant d’arrogance ? ” Jean lui dit plein de terreur : “ Qu’est-ce que Dieu veut de moi ? ” Et l’homme lui répondit : “ Ne vois-tu pas ce que Dieu a choisi de faire de toi ? Ne vois-tu pas cet habit que je porte ? A ce monde tu enseigneras la Religion. ” Jean répondit : “ Je ferai ce que Dieu ordonne et je la proclamerai puisque telle est la volonté de Dieu. ” - L’homme vêtu de l’habit des Frères mineurs, plongeant son regard dans le sien ; il le regarda avec tant de tendresse que son cœur fondit et de ses yeux jaillirent comme des torrents de larmes et de ses entrailles sortirent de profonds soupirs. - L’homme disparut mais il eut une autre vision : lui fut montrée la terre presque dans l’obscurité, dans une ombre épaisse et au milieu des ténèbres demeurait un rayon de lumière et vers cette lumière affluaient de nombreux peuples, des foules innombrables. Toujours il pensa et crut que cet homme lui était apparu était le bienheureux François. Personne ne peut nier que les peuples s’acheminant vers la lumière fussent les Italiens, les Allemands, les Bohémiens, les Hongrois, les habitants de la Transylvanie et de la Valachie, les Russes et les Slaves ; et le rayon de lumière était Jean lui-même qui répandit la doctrine divine. » lire la suite ici Arrow http://missel.free.fr/Sanctoral/10/23.php


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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 15:32 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

.24 octobre
Saint Magloire de Dol (Maelor, Mannelier)



Moine, évêque (✝ v. 586)

Il est l'un des nombreux saints bretons que les traditions font venir d'Outre-Manche en Bretagne continentale.

Le saint est donné comme le cousin de saint Samson à qui il aurait succédé sur le siège archiépiscopal de Dol. Sur l’injonction d’un ange, il aurait abdiqué en faveur de saint Budoc pour se retirer sur l’île de Sercq (Sargia/Serke), où il mena par la suite une vie monastique à la tête soixante-deux disciples. Magloire est donc censé avoir vécu à la fin du VIe siècle.

Après sa mort, son corps aurait été volé par les moines de la future abbaye de Lehon. Vers 956/966, lors des invasions normandes, Hugues Capet emmena ses reliques à Paris[5] pour les mettre à l'abri. Ils les déposa dans l'église Saint-Barthélemy dans l'île de la Cité, qui prit alors le vocable de Saint-Magloire, puis les transporta à l'église Saint-Magloire (à l'emplacement du 82, rue Saint-Denis), qu'il fit construire spécialement à cet effet. En 1572, elles furent transférées à l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas[1].

Les circonstances de la rédaction de la Vie latine et des Miracles de saint Magloire ne sont pas encore éclaircies. Selon les spécialistes, la composition de ce document qualifié de « chef-d’œuvre de l’ancienne littérature bretonne » par l’abbé François Duine pourrait prendre place entre le début de la seconde moitié du IXe siècle et le milieu du Xe siècle.



"Tu quittas ton Pays de Galles natif à la prière de notre père Samson,
Pour servir Dieu dans le monastère de Lammeur, O père Maelor.
Ayant plut à Dieu par le doux parfum de la lutte monastique,
Tu gratifias l'île de Sark de ton divin repos.
Prie Dieu pour nous, O saint, afin qu'Il nous épargne
D'une mort soudaine et non-préparée et qu'Il nous accorde le Salut."


Wikipédia

Voir aussi : http://www.infobretagne.com/saint-magloire-vie.htm.


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MessagePosté le: Sam 26 Oct - 10:12 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

25 octobre


SAINT CHRYSANTHE
et
SAINTE DARIA
son épouse
SAINT CHRYSANTHE
et
SAINTE DARIA
son épouse
01/04-19/04


Chrysanthe était fils d'un homme illustre d'Alexandrie, le sénateur Polémius, qui alla s'installer avec lui à Rome au temps de l'empereur Numérien (283-284). Ayant achevé ses études élémentair es Chrysanthe commença à étudier la philosophie, mais restant insatisfait de ce qu'il y trouvait il découvrit avec émerveillement l'Evangile, le livre de la Sagesse personnifiée.
Guidé par la Providence, il trouva bientôt le guide qu'il cherchait en la personne du prêtre Carpophore qui se cachait dans une caverne, à cause de la persécution. Il fut initié par lui aux mystères de la Foi et reçut la nouvelle naisance par le Saint Baptême. De retour en ville sept jours après. il commença à prêcher le Christ au grand dam de ses parents. Polémius essaya d'abord de lui faire changer d'avis par les promesses des plaisirs et des richesses ; puis, ayant échoué, il l'enferma dans un sombre cachot, en espérant vaincre sa volonté par la faim.
Comme il voyait son fils renforcé par le jeûne et la retraite, sur le conseil d'un ami, il l'installa dans une salle magnifiquement ornée et envoya des jeunes filles, pour le vaincre par leurs baisers et leurs caresses. Mais, Chrysanthe restait insensible à leurs charmes, en invoquant Dieu à son secours et lui rappelant l'exemple de la chasteté du patriarche Joseph. Et, chaque fois que les impudiqtues jeunes filles approchaient, elles étaient accablées d'un lourd som meil.
On recommanda alors à Polémius une jeune et belle vierge, originaire d'Athènes et habile dans la philosophie, nommée Daria.
On la présenta à Chrysanthe parée de magnifiques atours, et elle tenta de le prendre au filet de ses discours enjôleurs. Chrysanthe lui répondit en lui présentant la perspective de la mort et du jugement dernier; puis, comme elle essayait de lui rappeler l'honneur dû aux dieux, le vrai philosophe réfuta sans difficulté ses arguments en lui montrant qu'il n'y a rien de plus contraire à la raison que d'adorer les éléments, la terre, l'eau et le feu, en leur donnant des formes humaines.
A l'audition de ces paroles, Daria s'éprit, elle aussi, de la vraie sagesse, et ils décidèrent de simuler un mariage, afin de pouvoir vivre dans la virginité jusqu'à la mort et de se préparer à de chastes noces dans le ciel. Puis ils se mirent à prêcher avec ferveur à la jeunesse de Rome, entraînant nombre de jeunes gens et de jeunes filles à garder pour Dieu la virginité.
Les païens s'en alarmèrent et les dénoncèrent au préfet Célerinus qui ordonna leur arrestation et livra Chrysanthe au tribun Claude. Conduit devant le temple de Jupiter, il refusa de sacrifier et fut lié avec des nerfs de bufs trempés dans l'eau, de sorte qu'en séchant ils pénètrent lentement jusqu'aux os. Mais Dieu le délivra et le fit miraculeusement échapper à d'autres supplices imaginés par ses oppresseurs.
On le jeta dans un cachot, et celui-ci resplendit de lumière divine. On le soumit aux verges, et elles devinrent douces comme des plumes qui le caressaient. Claude reconnut alors la puissance de Dieu avec toute sa famille : son épouse Hilaria, et ses fils Jason et Maur, ainsi que les soldats qui étaient sous ses ordres, et il demanda au Saint de les instruire. Ils se préparèrent au Baptême en rendant grâces à Dieu et se déclarèrent prêts à souffrir toutes sortes de tourments pour Son Nom.
En apprenant cette nouvelle Numérien furieux ordonna de jeter Claude à la mer avec une pierre au cou, et de décapiter ses fils et ses soldats. Des chrétiens déposèrent les corps des saints martyrs dans un endroit souterrain près de la voie Salaria, où Hilaria s'installa pour entretenir des veilleuses et prier devant leurs tombeaux. Des soldats étant venus pour l'arrêter, elle leur demanda d'aller prier une dernière fois devant les tombes des Saints Martyrs et elle y rendit son âme au Seigneur. Ses servantes l'ensevelirent en ce lieu et y construisirent par la suite une petite église.
Craignant que les conversions se multiplient, l'empereur fit enfermer Chrysanthe dans la terrible prison Mamertine, infecte et pleine d'immondices, et envoya Daria dans une maison de débauche. Mais le Seigneur visita une fois de plus ses Saints, entourant Chrysanthe d'une lumière et d'un parfum indicibles, et en envoyant un lion pour protéger Daria des assauts des hommes impudiques. La Sainte empêcha la bête de dévorer le premier d'entre eux et, faisant appel à sa raison avec douceur, elle réussit à le convertir au Christ, pendant que le lion montait la garde à la porte. D'autres hommes furent amenés par le lion, et ils se convertirent eux aussi en entendant les paroles de Daria. Après cela, comme Célerinus avait fait mettre le feu à l'entrée, Daria renvoya l'animal dans la nature et se tint prête pour son ultime combat.
Chrysanthe et Daria furent soumis à de nouveaux supplices, sans aucun résultat, puis ils furent finalement jetés vivants dans une fosse et recouverts de pierres et de terre. C'est ainsi qu'ils accomplirent leur martyre et rejoignirent le Royaume des cieux. L'année suivante, comme des Chrétiens se réunissaient sur les lieux pour célébrer la mémoire de leur naissance au ciel, Numérien ordonna de boucher l'entrée de la grotte dans laquelle ils s'étaient réunis pour assister à la sainte Liturgie célébrée par le Prêtre Diodore et le Diacre Marien. Ils reçurent tous la sainte communion pendant que les soldats remplissaient d'en haut l'endroit de terre, et ils rejoignirent ainsi dans la joie Chrysanthe, Daria et leurs compagnons.

http://www.histoire-russie.fr/icone/saints_fetes/textes/chrysanthe.html


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MessagePosté le: Sam 26 Oct - 10:15 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant




SAINT EVARISTE, PAPE ET MARTYR.


Tandis que Jean le bien-aimé voyait enfin venir à lui le Seigneur et quittait pour le ciel son séjour d'Ephèse, Rome, sous Evariste, achevait d'arrêter les dispositions du long pèlerinage qui ne se terminera pour elle qu'au dernier des jours. La période bénie des temps apostoliques est définitivement close ; mais la Ville éternelle accroît sans fin son trésor de gloire. Le pontificat nouveau voit la vierge Domitille cimenter dans le sang des Flavii, par son martyre, les fondations de cette Jérusalem qui remplace la première, détruite par les siens. Puis c'est Ignace d'Antioche, apportant « à l'Eglise qui préside dans la charité (Ignat. Epist. ad Romanos)» le témoignage suprême ; froment du Christ, la dent des fauves du Colisée donne satisfaction à son désir et fait de lui un pain vraiment pur (Ibid.).


Evariste, né en Grèce d'un père juif, fut Souverain Pontife au temps de l'empereur Trajan. Ce fut lui qui divisa entre les prêtres romains les titres des églises de la ville, et ordonna que les sept diacres assisteraient l'évêque quand il prêcherait.


Conformément à la tradition apostolique, il ordonna en outre que le mariage se célébrât publiquement et fût béni par le prêtre. Il gouverna l'Eglise neuf ans et trois mois ; en quatre Ordinations au mois de décembre, il ordonna dix-sept prêtres, deux diacres, quinze évêques. Couronné du martyre, on l'ensevelit près du Prince des Apôtres, au Vatican, le sept des calendes de novembre.


Vous êtes le premier des Pontifes à qui l'Eglise se trouva confiée, quand disparurent les derniers de ceux qui avaient vu le Seigneur. Le monde maintenant pouvait dire, sans aucune restriction : Si nous avons connu le Christ selon la chair, nous ne le connaissons plus désormais de cette sorte (II Cor. V, 16). L'exil devenait plus absolu pour l'Epouse ; et à cette heure, qui n'était pas sans périls ni angoisses, c'était vous que l'Epoux daignait charger de lui apprendre à poursuivre seule sa route de foi, d'espérance et d'amour. Vous sûtes justifier l'attente de l'Homme-Dieu. Reconnaissance spéciale vous est due de ce chef par la terre, ô Evariste, comme spéciale sans doute est aussi votre récompense. Veillez toujours sur Rome et sur l'Eglise. Enseignez-nous qu'il faut savoir jeûner ici-bas, se résigner à l'absence de l'Epoux (Matth. IX, 15) quand il se dérobe, et ne l'en servir pas moins, et ne l'en aimer pas moins de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces, de tout notre esprit (Luc, X, 27), tant que dure ce monde et qu'il lui plaît de nous y laisser.


Dom Guéranger. L'Année liturgique

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/pentecote/pentecote05/058.htm


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MessagePosté le: Lun 28 Oct - 17:22 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Saint Apôtre Thaddée

03/09 - 21/08






Le Saint Apôtre Thaddée, parfois aussi appelé Lebbée, était originaire de la ville d'Édesse en Osroène, d'une famille juive dont il avait reçu une connaissance accomplie de la Sainte Écriture. Il se rendit en pèlerinage à Jérusalem et, ayant entendu Saint Jean Baptiste prêcher le repentir, plein d'enthousiasme pour son mode de vie angélique, il se fit baptiser par lui. Quelque temps après il rencontra le Seigneur Jésus-Christ. Les miracles étonnants qu'Il accomplissait et Son sublime enseignement lui donnèrent la conviction qu'Il était le Sauveur annoncé par Jean et par les Prophètes, aussi se joignit-il à ses disciples et il suivit Jésus jusqu'à Sa Passion vivifiante. Conformément à la promesse que le Seigneur avait faite au roi Abgar, qui l'avait invité à venir le guérir, après l'Ascension, Il envoya Thaddée à Édesse, pour baptiser le roi et le guérir complètement de sa lèpre. L'ardent Apôtre catéchisa et baptisa beaucoup d'autres habitants de ce royaume, qui fut le premier État à se déclarer Chrétien. Il y fit édifier de nombreuses Eglises, puis continua sa mission et annonça la Bonne Nouvelle dans d'autres villes de Syrie et, selon certains, de Mésopotamie. Parvenu à Béryte, en Phénicie, il y baptisa un grand nombre de païens, avant de remettre en paix son âme à Dieu, recevant le salaire de l'intendant fidèle de Sa grâce. Les reliques de Saint Thadée furent transférées à Constantinople, avec celles de l'Apôtre André, par Saint Artémios, en 377.
http://www.histoire-russie.fr/icone/saints_fetes/textes/thaddee_apotre.html


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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 7 Nov - 16:38 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant


SAINT LÉONARD, PATRON DES PRISONNIERS.  Seconde moitié du Ve.


Après saint Martial, l'apôtre de l'Aquitaine, que la dignité de l'apostolat place au premier rang, le Saint qui a jeté le plus d'éclat sur le diocèse de Limoges est sans contredit saint Léonard, le patron des prisonniers. Il naquit de parents illustres dans la province des Gaules, et dans cette partie des Gaules qui commençait à s'appeler la France, du temps de l'empereur Anastase, c'est-à-dire vers la fin du V siècle. L'auteur anonyme qui a raconté sa vie n'indique pas d'une manière plus précise le lieu qui le vit naître mais plusieurs écrivains du moyen âge le font originaire de l'Orléanais, et quelques historiens de cette province vont jusqu'à désigner pour lieu de sa naissance le village de Corroy, dans la paroisse d'Ormes, près d'Orléans. Il était de la nation des Francs, et ses parents, qui résidaient à la cour de Clovis, possédaient les plus hautes dignités dans le palais du roi, et occupaient le premier rang parmi les officiers de son armée. Quand Clovis, abjurant les erreurs du paganisme, courba la tête, à la voix de saint Remi, pour adorer ce qu'il avait brûlé, et brûler ce qu'il avait adoré, ce prince, à cause de la tendre amitié qu'il avait pour les nobles parents de Léonard, voulut retirer leur enfant de la fontaine sacrée du baptême. Parvenu à l'âge de l'adolescence, Léonard aurait pu, fidèle à ses traditions de famille, figuré avec honneur, selon la coutume de ses parents, dans les armées d'un roi de la terre il aima mieux s'enrôler dans la milice du roi du ciel. La pauvreté et l'humilité de Jésus-Christ ne sont-elles pas un trésor préférable aux richesses et aux dignités de ce monde ? Touché de l'esprit de Dieu, il s'appliqua à marcher sur les traces de saint Remi, le Samuel de la monarchie française. C'est cet illustre apôtre des Francs qu'il eut pour premier maître dans les voies du salut. Ce qu'il fit de progrès dans cette étude, sa sainteté le déclara plus tard. Disciple fervent, il prêtait une oreille attentive à l'enseignement de son maître, recueillait ses salutaires conseils, et gardait précieusement dans le secret de son cœur ces trésors de doctrine qu'il devait lui-même dispenser à d'autres. Cette vertu naissante présageait déjà la sainteté; car on connaît aux goûts d'un enfant ce que doivent un jour être ses œuvres, et il est écrit que le jeune homme suivra pendant sa vie la voie qu'il aura prise dans sa jeunesse, et que même, devenu vieux, il ne s'en écartera pas. Aussi le saint évêque de Reims, témoin des vertus de son disciple, n'hésita pas à lui ouvrir les rangs de la milice sacrée, et à lui conférer la tonsure cléricale.

D'après le témoignage de l'auteur anonyme qui a écrit l'ancienne Vie de saint Léonard, saint Remi, usant de l'influence que lui donnait sa sainteté, aurait persuadé aux rois de France de porter, en l'honneur de Dieu, un édit royal en vertu duquel, toutes les fois qu'ils entreraient dans la ville de Reims, ou qu'ils passeraient dans le voisinage, tous ceux qui seraient alors détenus dans les prisons ou chargés de chaînes seraient rendus à la liberté. A l'imitation de son maître, Léonard, fidèle disciple de saint Remi, demanda humblement au roi que tous ceux qui seraient enfermés dans des cachots seraient remis en liberté si, quand il les visiterait, il les jugeait dignes de cette grâce. Le roi lui accorda avec bienveillance cette insigne faveur. Heureux de ce privilège, dès que Léonard apprenait qu'il y avait quelque part de malheureux prisonniers, il y accourait aussitôt, et s'appliquait de toutes ses forces à procurer leur délivrance.

Déjà la renommée de sa bonté faisait de tels progrès dans toute la Gaule qu'un grand nombre de malades, attirés vers lui par l'espoir de la guérison, venaient le trouver pour qu'il leur procurât la santé par ses prières. Et il les guérissait en effet en invoquant sur eux le nom du Seigneur. Non-seulement il leur distribuait des aumônes pour entretenir la vie du corps; mais, sachant que l'homme ne vit pas seulement de pain, et que la parole divine est pour son âme un aliment nécessaire, d'ailleurs se souvenant du proverbe sacré, qu'une bonne parole est meilleure qu'une aumône, il montrait à ces pauvres affligés les avantages de la patience chrétienne, et procurait à leur âme ces consolations ineffables que donne la parole divine quand elle est annoncée par un homme de Dieu. Fidèle et véritable dans ses promesses, libéral et magnifique dans ses aumônes, modeste quand il rendait compte de ses œuvres, loin de se prévaloir de sa haute naissance, il se faisait petit avec les pauvres il s'abaissait volontiers pour les secourir; et, à voir son maintien si humble et sa tête inclinée, on aurait, dit, non pas qu'il descendait d'une noble famille, mais qu'il était sorti de la plus obscure condition. L'humilité de son extérieur, de sa démarche, de son regard, rappelait ce que saint Paul, dans son divin langage, nomme  la modestie de Jésus-Christ.

Pendant que Léonard, à l'école de saint Remi, méditait jour et nuit sur la loi de Dieu, et alimentait par cette méditation le feu sacré qui brûlait dans son âme, la bonne odeur de ses vertus se répandait au loin, et les peuples publiaient à l'envi ses louanges. Le roi de France lui envoya des députés pour le prier de venir à sa cour; et, quand il fut en sa présence de Léonard, homme de Dieu, il lui dit, « je vous prie de considérer toujours mon palais comme votre demeure je veux que vous restiez ici, près de moi, jusqu'à ce que je vous procure les dignités de l'Eglise et les honneurs de l'épiscopat, jusqu'à ce que je puisse ceindre votre front de la mitre pontificale, dont vous êtes digne. Léonard, qui n'était alors que simple clerc. A Orléans, lorsqu'un nouvel évêque prenait possession de son siège, il avait le privilège d'accorder la liberté à tous les prisonniers auxquels les rois de France pourraient eux-mêmes faire grâce avec connaissance de cause. Ce privilège était en vigueur au XI siècle.

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Mavendorf
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MessagePosté le: Mar 10 Déc - 20:00 (2013)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour Répondre en citant

Saint Romaric

Fondateur de Remiremont (✝ 653) Romary ou Remiré.

Père de famille, ancien courtisan du roi d'Austrasie, Théodebert, il était "leude" de la cour de Metz, ce qui signifie qu'il avait un lien personnel de servitude avec cette cour. Il vit ses biens confisqués par les partisans de la cruelle reine Brunehaut.
Lorsque les affaires changèrent de face, et revenu en grâce à la cour, il resta convaincu de l'instabilité des choses humaines et fut converti à la vie monastique par saint Aimé, disciple de saint Colomban, venu de Grenoble.  Devenu moine à Luxeuil, dans les Vosges, il fonda avec lui à Saint-Mont un monastère double (moines au bas de la montagne, religieuses au sommet, monastère fondé par deux de ses filles.) qui s'appellera 'Romarici Mons' qui deviendra l'actuel Remiremont. C'est là qu'il mourra en 653

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/245/Saint-Romaric.html
 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:48 (2016)    Sujet du message: le saint du jour au jour le jour

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