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Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270)
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Henryk
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 20:58 (2012)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Louis IX de France,
 connu sous le nom de Saint Louis depuis sa canonisation par l'Église catholique romaine en 1297,

est né le 25 avril 1214 , jour de la Saint Marc, à Poissy. Ce jour, sont portées des croix en processions en beaucoup de lieux, en France. Elles sont appelées les croix noires.

 Il fut roi de France, couronné le premier dimanche des avents, et l’Introït  commence ainsi: Ad te levavi animam meam, domine... de 1226 à 1270, neuvième de la dynastie des Capétiens directs.
Il est le fils de Louis VIII (1187-1226), dit Louis le Lion, roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252). Il est aussi le frère aîné de Robert Ier d'Artois, comte d'Artois, et de Charles Ier de Sicile (1227-1285), comte d'Anjou, qui fonda la seconde dynastie angevine.
Il développa notamment la justice royale où le roi apparaît alors comme « le justicier suprême ».









                                                          
            
Roi, diplomate, juriste, et quatrième fils né en 1214 du roi Louis VIII, Louis IX ne peut régner qu'en raison de la mort précoce de ses trois frères aînés dont Philippe né en 1209 et mort en 1218. Il n'a pas atteint la majorité lorsque survient le décès de son père en 1226. Dans son testament, Louis VIII confie la régence à Blanche de Castille. Le pouvoir passe « entre les mains d’un enfant, d’une femme et d’un vieillard », Barthélemy de Roye, grand chambrier à la cour depuis 20 ans (Chronique de Tours).Le royaume entre dans une période d'agitation, la révolte est organisée par Philippe Hurepel, oncle de Louis IX, fils légitimé de Philippe Auguste, par la maison de Dreux et par le duc de Bretagne Pierre Mauclerc. Matant la rébellion et les barons agités, la régente Blanche de Castille, achève la conquête du Languedoc initiée par Louis VIII en contraignant le comte Raymond VII de Toulouse à donner sa fille Jeanne en mariage à Alphonse, frère de Louis IX.




                                                      
                                
Louis IX n'a que douze ans quand il est sacré roi le
29 novembre 1226 à Reims par l'évêque de Soissons, Jacques de Bazoches. La régence est assurée par sa mère, Blanche de Castille, avec le titre de « baillistre ». En 1234, elle organise le mariage, qui aura lieu à Sens, de Louis IX avec Marguerite, la fille du comte Raimond Bérenger IV de Provence espérant ainsi agréger le comté de Provence au royaume de France, puisque le comte de Provence a quatre filles. Blanche de Castille garda assez longtemps une grande influence sur le pouvoir, au-delà de la majorité du roi, réputé majeur le 25 avril 1235.


Louis IX prend effectivement le pouvoir à partir de 1241. Il investit son frère Alphonse du comté de Poitiers afin de contraindre la noblesse poitevine à rendre hommage. La soumission de la rébellion de Hugues X de Lusignan lui permet d'asseoir son autorité en une campagne courte (28 avril 1242 au 21 juillet 1242) et dans le même temps de pousser son avantage jusqu'à Saintes pour y déloger le roi Henri III d'Angleterre qui a décidé de rompre la trêve de 1238, et d'aider le comte de Lusignan.
Réputé pour sa piété, Louis IX se taille, grâce aux croisades, une réputation de roi diplomate et juriste dans toute l'Europe. Les royaumes font appel à sa sagesse dans les affaires complexes. Ainsi, il arbitre la succession du comté de Hainaut par le « Dit de Péronne » du 24 septembre 1256.
Par le traité de Corbeil du 11 mai 1258, Louis IX abandonne sa suzeraineté sur la Catalogne, la Cerdagne et le Roussillon. En échange, Jacques Ier d'Aragon renonce à ses droits sur la Provence et le Languedoc. Pour sceller ce traité, Louis IX marie sa fille Blanche avec l'infant de Castille, Ferdinand de la Cerda, et Jacques Ier d'Aragon maria sa fille l'infante Isabelle avec le fils de Louis IX, le futur Philippe III.



Le traité de Paris du 28 mai 1258, ratifié le 4 décembre 1259, restitue au royaume d'Angleterre la suzeraineté sur le Limousin, le Périgord, la Guyenne, le Quercy, l'Agenais et une partie de la Saintonge au sud de la Charente, tandis que pour sa part, Henri III d'Angleterre renonce à la Normandie, au Maine, à l'Anjou et au Poitou, en même temps qu'il accepte de rendre l'hommage pour la Guyenne. Plus tard, lorsque le roi Henri III d'Angleterre connaît des difficultés avec ses barons révoltés, il fait appel à l'arbitrage de Louis IX qui rend en sa faveur le Dit d'Amiens du 23 janvier 1264.


Louis IX ne ménagea pas sa peine dans les affaires intérieures, le temps qu'il ne passa pas en dehors du royaume. Il voulut laisser un royaume pacifié et soumis à un pouvoir juste. En conséquence, il dépêcha en 1247 des enquêteurs royaux pour l'instruire de l'état du pays à charge pour eux de réprimer directement dans les domaines de la justice, de l'administration, de la fiscalité et de l'armée. Il fit surveiller baillis et prévôts de manière à ce que les droits de chacun soient respectés, y compris par les officiers royaux.
Il édicta également une série de mesures de moralisation publique contre les mauvais sénéchaux et baillis. De plus, des mesures visant à réévaluer la monnaie entre 1263 et 1266 lui valurent une popularité certaine.
Il reprend également la « Quarantaine-le-roi », instituée par Philippe Auguste, une ordonnance qui préfigure les négociations diplomatiques avant les hostilités.

L'ordonnance qu'il renouvelle en 1245 permet l'ouverture de négociations avant toute guerre privée, ordalie, duel judiciaire, jugement de Dieu et substitue à certaines coutumes médiévales des formes de justice plus modernes. Ainsi, les justiciables pouvaient dorénavant en appeler au roi dont les décisions judiciaires surpassaient celles de ses vassaux. Le roi Louis IX a de la sorte cassé de nombreuses sentences. Ce n'est que par la suite, dans une ordonnance en 1258, que Louis IX interdit définitivement le duel judiciaire, mais cette décision n'est pas appliquée par ses vassaux.




Le chroniqueur Jean de Joinville, son principal biographe et l'un des principaux témoins lors de son procès de canonisation, rapporte dans sa Vie de saint Louis que Louis IX rendait la justice sous son chêne à Vincennes : « Il advint maintes fois qu’en été, il allait s’asseoir au bois de Vincennes après sa messe, s’adossait à un chêne et nous faisait asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient un problème venaient lui parler sans en être empêchés par un huissier ou quelqu’un d’autre. »





Élevé par sa mère qui lui apporte les principes d'une piété rigoureuse ainsi qu'une foi inébranlable, Louis IX veut faire de la France une nation chrétienne que d'aucuns, au XIXe siècle, appelleront la « fille aînée de l'Église » et de Paris un haut lieu de la chrétienté. Le 26 avril 1248, Louis IX y inaugure la Sainte-Chapelle dans l'île de la Cité. Cette chapelle construite de 1243 à 1248 représente l'apogée de l'art gothique. Elle était destinée à abriter les Saintes reliques de Jésus rapportées en France par le roi depuis Constantinople :






  • la Sainte Couronne d'épines de Jésus ;
  • un fragment de la Sainte Croix ;
  • diverses reliques de la Passion.
Louis IX fut également crédité pour avoir commandité la Bible de Macijowski.Pour conduire ses sujets au salut, le roi de France interdit les jeux d'argent, le prêt à intérêt, la prostitution et punit le blasphème. Il prend des mesures contre les juifs :


  • En mars 1240, il organise à la demande du pape Grégoire IX le « procès du Talmud », pour statuer sur l'accusation de juifs convertis au christianisme, selon lesquels le Talmud contient un certain nombre d'invectives contre Jésus-Christ et contre la Sainte Vierge. La controverse sur le sujet se tient à Paris, sous la présidence de Blanche de Castille. Le rabbin Yehiel de Paris représente les juifs. Eudes de Châteauroux, proviseur de la Sorbonne, et l'abbé Nicolas Donin, juif apostat à l'origine de la dénonciation (il avait été excommunié par Rabbi Yehiel en 1225), concluent que le reproche est fondé. Le roi fait alors brûler vingt-quatre charrettes de traités talmudiques à Paris.
  • En 1254, il bannit de France les juifs qui refusent de se convertir au catholicisme. Ce décret fut annulé quelques années plus tard en échange d'un versement d'argent au trésor royal.
  • En 1269, il impose aux juifs de porter des signes vestimentaires distinctifs. Pour les hommes, un rond d'étoffe jaune, la rouelle, sur la poitrine et un bonnet spécial pour les femmes.

  • La couleur jaune est le symbole de la couleur de l'or représentant le péché d'avarice.
D'après l'historien Jean Richard, Louis IX, fidèle à la mission d'évangélisation, garde l'espoir de les convertir et les protège de toute exaction.
En 1244, Louis IX tombe gravement malade de la dysenterie et fait le vœu de partir en croisade au cas où il guérirait. Rétabli, il prépare son départ vers les royaumes chrétiens d'Orient en difficulté.

L'organisation de la croisade dure quatre années, qui verront la construction du port d'Aigues-Mortes à l'initiative de Charles Ier de Sicile frère du roi, et futur roi de Naples et de Sicile. La ville ne se remettra jamais du coût exorbitant des aménagements requis pour cette croisade et poursuivra Charles d'Anjou en justice.
Le 12 juin 1248, il se saisit de l'oriflamme capétienne en la basilique de Saint-Denis et part accompagné de son épouse la reine Marguerite de Provence, du comte Robert d'Artois et de Charles d'Anjou, ses frères. Robert d'Artois trouvera la mort à la bataille de Mansourah.

Septième croisade


Partie du port d'Aigues-Mortes que Louis IX avait fait construire, la septième croisade lancée en 1248, se dirige vers l'Égypte. En mai 1249, les croisés font escale à Chypre avant de se diriger vers Damiette avec 1 800 navires. La ville est prise le 8 juin
L'armée des croisés se dirige ensuite vers Le Caire mais subit les attaques incessantes de l'émir Fakhr-ad-Din Yusuf. De février à avril 1250, les croisés font le siège de la citadelle de Mansourah. Le scorbut et la dysenterie déciment les soldats et forcent le roi à battre en retraite. Un sergent félon du nom de Marcel fait alors courir le bruit que le roi s'est rendu.
La plupart des soldats et Louis IX sont faits prisonniers le 6 avril 1250 à la bataille de Fariskur.
Pendant sa captivité, le roi charge Marguerite de Provence de la conduite de la croisade. Un mois plus tard, en mai 1250, le roi et l'ensemble des prisonniers sont libérés contre une forte rançon payée par l’ordre du Temple.
Louis IX décide de prolonger son séjour dans ce qui reste des États latins d'Orient. Il renvoie Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou en France pour épauler Blanche de Castille restée seule pour gouverner le royaume. De 1250 à 1253, il consolide les forteresses d'Acre, de Césarée, de Jaffa et de Sidon.
N'apprenant qu'au début du printemps 1253 la nouvelle de la mort en novembre 1252 de sa mère, Blanche de Castille, Louis IX prend la décision de rentrer en France. Après avoir réglé plusieurs affaires en cours, les croisés rembarquent à Tyr le 24 avril 1254 pour le royaume de France. Lors de ce voyage, Louis IX devient peu à peu celui dont la mémoire collective a conservé le souvenir en tant que saint Louis.


Huitième croisade.
Louis IX espère convertir le sultan de Tunis au christianisme et le dresser contre le sultan d'Égypte. Les croisés s'emparent facilement de Carthage mais l'armée est victime d'une épidémie dite de peste (en réalité de dysenterie). Louis IX en meurt le 25 août 1270 sous les remparts de Tunis. Son corps est étendu sur un lit de cendres en signe d'humilité, et les bras en croix à l'image du Christ. Isabelle d'Aragon, épouse de Philippe III, meurt en Sicile sur le chemin du retour. Alphonse de Poitiers et son épouse Jeanne de Toulouse, meurent à trois jours d'intervalle en Italie.

Funérailles


Statue de saint Louis à Carthage (Tunisie).


À la mort du roi, décision est prise d'éviscérer le cadavre et de l'embaumer afin de le préserver jusqu'à son retour en France. À la demande de l'armée, une partie des restes du roi est enterrée en Tunisie, où une tombe de Louis IX peut encore être visitée aujourd'hui. Ses entrailles sont placées dans une urne confiée à la basilique de Monreale, près de Palerme. Comme on ne sait pas, à l'époque, embaumer correctement les cadavres pour pouvoir les conserver longtemps, on fait bouillir le reste du corps avec du vin aromatisé d'épices afin de séparer les os de la chair. Ses « ossements » sont ensuite rapportés par Philippe le Hardi à la basilique de Saint-Denis au terme d'un long périple passant par la Sicile, la péninsule italienne, puis le Lyonnais, la Bourgogne et la Champagne. En 1306, après la canonisation, ses restes sont transférés solennellement à la Sainte-Chapelle.

Tombeau et reliquaires
Louis IX avait demandé une sépulture très simple. Cependant, en 1282, le tombeau intermédiaire disparut et laissa la place à un riche tombeau d’or et d’argent qui devait ressembler, par sa taille et ses matériaux, à ceux de Philippe Auguste et de Louis VIII. Or, c’est entre mai 1282 et mars 1283 qu’une enquête publique sur les miracles de Louis IX est menée à Saint-Denis. La création de ce tombeau pourrait donc être liée au procès de canonisation du Roi.
Les reliques du souverain furent peu à peu retirées du monument pour être dispersées dans tout le royaume puis dans le monde chrétien. Les reliques de Saint-Denis disparurent pendant les guerres de religion: seul un doigt fut sauvé et conservé à Saint-Denis. Lors de la consécration de la cathédrale Saint-Louis de Carthage à la fin du XIXe siècle, les reliques conservées en Sicile sont apportées en Tnunisie puis, lors de l'indépendance de la Tunisie, rapportées en France et déposées à la Sainte-Chapelle. Le crâne du saint roi restait cependant dans un somptueux reliquaire à la Sainte Chapelle, conservé dans le trésor jusqu’à la Révolution (1793).
On est hélas peu renseigné sur l’aspect de ce qui fut le plus somptueux de tous les sépulcres réalisés à Saint-Denis. Cette réalisation devint célèbre dans toute la chrétienté et même au-delà par sa magnificence. L’historien dionysien Primat en donne la description suivante : « une merveilleuse tombe, de laquelle l’entailleure estoit d’œuvre d’or et d’argent et l’enoblirent de riche matiere faite et ordonee des meilleures œuvres excellentement que les meilleurs ouvriers du monde firent, si comme l’en cuide, et si comme il appert par-dessus a touz. »
Le tombeau continua de s’offrir à la vénération des fidèles et à l’admiration des visiteurs de marque jusqu’à la Guerre de Cent ans. Le tombeau d’or et d’argent de saint Louis disparut vers 1420 sans doute détruit puis fondu par les armées anglaises d’Henri V ou du duc de Bedford.

Canonisation

Saint Louis avec des cadavres de lèpreux (livre d'heures de Jeanne d'Évreux, 1325-1328)


Considéré comme un saint de son vivant, Louis IX fait l'objet d'une vénération dès sa mort. Des miracles sont réputés avoir lieu sur le passage de sa dépouille et un service d'ordre doit être mis en place près de son tombeau pour canaliser la foule de ceux qui viennent implorer son intercession. À la demande de plusieurs prélats français, Grégoire X en 1275 ouvre une enquête officieuse sur le défunt roi. Une enquête publique est ouverte par Nicolas III en 1278, puis une autre par Martin IV en 1281 : malgré les suppliques régulières des prélats et des souverains français, les papes tiennent à mener un procès de canonisation dans les formes. La procédure est également ralentie par la brièveté des pontificats successifs.
Enfin, après vingt-sept années d'enquêtes et dans l'espoir d'amadouer le roi de France Philippe IV le Bel, petit-fils de Louis IX, le pape Boniface VIII annonce la canonisation de Louis IX sous le nom de saint Louis de France par deux homélies prononcées à Orvieto les 4 et 11 août 1297. Elle est officialisée le 11 août par la bulle Gloria laus. Louis IX reste plus connu sous le nom de saint Louis ou de Saint Louis. C'est le premier roi de France à avoir été canonisé, Dagobert II ayant été reconnu saint avant l'officialisation des procédures de canonisation.


Avec sainte Élisabeth de Hongrie, sa contemporaine, saint Louis est vénéré par les tertiaires franciscains comme leur patron à cause de son sens de la prière, de la justice et de son amour des pauvres.

Ascendance
Saint Louis est le fils de Louis VIII (1187-1226), roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252).
Il est le petit-fils du roi de France Philippe Auguste et l'arrière-petit-fils du roi de France Louis VII dit "le Jeune".
Il est aussi descendant, par les mâles, des rois de France Louis VI "le Gros", Philippe Ier Henri Ier, Robert II "le Pieux", Hugues Capet, Robert Ier, etc.
Il descend aussi des rois d'Angleterre Henri II d'Angleterre , Henri Ier Beauclerc et Guillaume le Conquérant, ainsi que des rois de Castille Alphonse VIII, Sanche III et Alphonse VII.

Descendance
Le 27 mai 1234, en la cathédrale de Sens, il épousa Marguerite de Provence (1221-1295), fille de Raimond-Bérenger IV (v. 1198-1245), comte de Provence, et de Béatrice de Savoie (1205-1266). Ils eurent onze enfants :






  • Blanche de France (4 décembre 1240-29 avril 1243), sans postérité ;
  • Isabelle de France (Poissy 18 mars 1242- Hyères 23 avril 1271) qui épousa à Melun le 6 avril 1255 Thibaud de Champagne roi de Navarre, sans descendance ;
  • Louis de France (21 septembre 1243- Paris 11 janvier 1260), prince héritier, sans postérité ;fiancé le 20 août 1255 à Berenguela de Castille
  • Philippe III le Hardi (1er mai 1245-5 octobre 1285), roi de France, d'où descendance ;
  • Jean (mai 1247-10 mars 1248), sans postérité ;
  • Jean Tristan de France (Damiette 8 avril 1250- Tunis 2 ou 3 août 1270) comte de Valois et de Nevers. En juin 1265, il épousa Yolande de Bourgogne (1248/49- 2 juin 1280), sans postérité ;
  • Pierre (1251 - Salerno 6 avril 1284) comte d'Alençon et de Perche. En février 1269, il épousa Jeanne de Châtillon (1257- Blois 29 janvier 1292), descendance éteinte avant lui ;
  • Blanche de France (Jaffa juin 1253- Paris 17 juin 1322) qui épouse à Burgos le 30 novembre 1269 Ferdinand de la Cerda (1255-1275) infant de Castille, d'où descendance ;
  • Marguerite de France (1254- Paris septembre 1272) qui épousa par contrat de 27 mai 1269, célébré en février 1271 Jean Ier duc de Brabant (1253-1294), d'où un fils mort-né ;
  • Robert de France (janvier 1257- Vincennes 7 février 1318) comte de Clermont. Il épousa en 1272 Béatrice de Bourgogne, dame de Bourbon. Il fut le fondateur de la maison capétienne de Bourbon, et l'aïeul direct par les mâles de Henri IV, roi de France.
  • Agnès de France (Paris 9 avril 1260- Lanthenay 12 décembre 1325) qui épousa par contrat du 20 octobre 1272, célébré en juillet 1273 Robert II duc de Bourgogne (1245/50-1306), et postérité.
Le XIIIe siècle reste dans l'histoire comme le « siècle d'or de Saint Louis ». La France, centre des arts et de la vie intellectuelle grâce, entre autres, à La Sorbonne, y atteint son apogée aussi bien économiquement que politiquement. Louis IX commande la plus grande armée et dirige le plus grand royaume d'Europe. Sa réputation de sainteté et de justice est déjà bien établie de son vivant et on le choisit régulièrement comme arbitre pour régler les querelles entre grands d'Europe. Le roi est considéré comme le primus inter pares (le premier parmi ses pairs).L'ordonnance de 1263 assure une bonne monnaie. Il installe au Temple une commission financière chargée du contrôle des comptes royaux, renforçant la structure mise en place en 1190 par son grand-père Philippe Auguste, dessinant la future Cour des Comptes.Le prévôt de Paris, Étienne Boileau organise et codifie en 1268 les métiers de la capitale en rédigeant le Livre des métiers.
Sous le règne de Louis IX sont construites les cathédrales d'Amiens, de Rouen, de Beauvais, d'Auxerre ainsi que la Sainte-Chapelle de Paris et la Sainte-Chapelle de Saint-Louis à Saint-Germain-en-Laye.



                



De nombreuses villes, localités et sites géographiques à travers le monde ont été nommés en son honneur, comme Saint-Louis-de-France et le lac Saint-Louis au Québec, Saint-Louis dans le Missouri aux États-Unis, et São Luís au Brésil. La ville de Saint-Louis du Sénégal est également dédiée à ce roi ainsi que la mission San Luis Rey de Francia (ville d'Oceanside) en Californie. Les villes de Saint-Louis du Nord et de Saint-Louis du Sud en Haïti lui doivent leur nom mais d'autres villes haïtiennes, Jérémie et Mirebalais, l'ont adopté comme saint patron. Il existe une église Saint-Louis-des-Français à Rome et une autre du même nom dans la ville espagnole de Séville, la cathédrale catholique de Plovdiv en Bulgarie et l'église Saint Louis de France dans le beau quartier de Turgeau à Port-au-Prince aux portes de Canapé-Vert (Haïti) doit également son nom au saint roi.




Citations




  • En 1252, au cours de la Septième croisade, et alors qu'il se trouve au port de Sidon et qu'il vient de perdre un navire représentant des sommes considérables, Louis IX déclare : « Ni cette perte, ni autre quelconque, ne saurait me séparer de la fidélité que je dois à mon Dieu ».
  • Lors du mariage de son fils Philippe avec Isabelle d'Aragon, alors qu'il ne dormait pas et traitait les affaires du royaume, on lui reprocha de donner trop de temps à ses œuvres de piété. Il répliqua : « Les hommes sont étranges, on me fait un crime de mon assiduité à la prière ; on ne me dirait mot si j'employais les heures que j'y passe à jouer aux jeux de hasard, à courir la bête fauve, ou à chasser aux oiseaux »


_________________


Dernière édition par Henryk le Sam 30 Aoû - 13:45 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 5 Sep - 20:58 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 13 Fév - 18:57 (2014)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Les prélats de l'Eglise de France réunis en synode se présentent au Roi, très courroucés, lui reprochant qu'entre ses mains "la chrétienté s'abîme: plus personne aujourd’hui ne craint les excommunications". Et ils demandent à Louis IX qu'il fasse exécuter les excommunications pour donner satisfaction à l'Eglise. Saint-Louis de répondre: "Je ne peux associer en aveugle l'autorité royale à toutes les querelles des ecclésiastiques. Et permettez-moi d'ajouter que le clergé abuse des excommunications."
Les évêques et autres archevêques sont outrés. Mais Saint-Louis insiste: "Vous employez l'excommunication pour les motifs les plus étrangers aux causes pieuses et, notamment pour la défense de vos droits temporels. Je ne peux mettre à votre disposition le bras séculier pour retirer leurs biens aux excommuniés sans m'enquérir moi-même des motifs qui arment vos jugements." (...) Je ne cèderai pas aux présomptions, parfois mondaines et injustes. Qu'on me fasse donc d'abord connaître si la sentence est équitable."
Les mitres fulminantes s'exclament: "Nous ne vous donnerons point connaissance d'une chose qui ne regarde que l'Eglise."
Et le Roi de répondre: "Et moi je ne vous donnerai pas connaissance de ce qui ne regarde que le royaume. Je ne manderai point à mes sergents d'obliger les excommuniés à se faire absoudre, fût-ce à tort, fût-ce à droit."

Ceci est un exemple du pouvoir spirituel qui empiète sur le pouvoir temporel et qui montre que dans ce cas, le pouvoir temporel n'est pas soumis aveuglément au pouvoir spirituel (ou prétendu tel.), bien au contraire.
_________________


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Léandre de Brisaux
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MessagePosté le: Jeu 13 Fév - 19:31 (2014)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

L'ultramontanisme est très dangereux, il n'y a qu'à se pencher sur les désastres causés par la Ligue Catholique quelque siècles plus tard...
_________________
«Être ouvert à son temps, ce n’est pas en accepter benoîtement les dérives et les propositions contre
nature.» Louis XX, le 31 mai 2015


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suzanne
Invité

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MessagePosté le: Dim 23 Fév - 16:53 (2014)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant



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Mavendorf
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MessagePosté le: Dim 23 Fév - 21:37 (2014)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

C'est sur une recommandation de l'Eglise que le Roy très chrétien pris la décision autrefois de faire porter aux juifs un signe distinctif. La position de l'Eglise n'a jamais varié d'ailleurs sur cette question, toujours elle a voulu que les juifs fussent respectés dans leurs personnes et leur "culte toléré". Dans la mesure même où, tenus à l'écart des arcanes du pouvoir temporel, les moyens de nuire à la Royauté Chrétienne leur soient retirés. Simple mesure de vigilance et de protection pour l'âme des peuples chrétiens.

Bien évidement, et nous connaissons les raccourcis faciles, les anachronismes douteux... Cela n'a absolument rien à voir avec les mesures de nature gnostique et néo-païenne du troisième reich prisent au vingtième siècle. Si d'un côté jadis au moyen âge, les conversions à la religion catholique étaient patiemment espérées et attendues ; de l'autre, chacun comprendra aisément que la finalité recherchée n'était pas du tout la même.   
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Luc
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MessagePosté le: Jeu 3 Avr - 03:07 (2014)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant


 
Saint Louis IX

(Poissy, 25 avril 1214 - Tunis, 25 août 1270)
Prince de France
Roi de France (1226)

Le Pape Boniface VIII le canonise le 11 août 1297
----------------------------


C'est le Roi des Rois de la terre comme nous dit Mathieu Paris.
 
C'est sa mère, Blanche de Castille qui la initié au pouvoir Royal et qui lui a transmis l'amour de la justice, la rigueur moral et la piété. 
 
Note: On peux remarquer dans cette transmission de la Mère a l'enfants, que l'éducation dans les bonnes valeur moral et chrétienne a une répercutions dans le comportement de l'enfants. Nous en avons une bonne exemple avec la vis de Louis IX.
 
'' Nous affirmons qu'une grande partie de ceux qui sont condamné aux supplices éternels doivent cet irréparable malheur à l'ignorance des Mystères de la Foi, Qu'on doit nécessairement savoir et croire pour être admis au nombre des élus ''
 
(SAINT PIE X. ENCY. ACERBO NIMIS, 1905)
 
Le grand œuvre de Louis IX a été de réformé l'administration du Royaume, en instituent une justice plus efficace et plus équitable pour tous. En plus, Louis IX étais imprégné d'un comportement d'ascétisme et de mystique. ll étais évidemment profondément pieux et respectais les interdits de l'église. ll avais horreur de l'injustice, du mensonge, du blasphème, des jeux de hasard, de l'ivrogneries et de la prostitution.  
 
ll étais attentif au sore de ces sujets, et avais un souci de faire appliquer une justice équitable pour tous. En effet Louis IX  étais un justicier compulsif. ll a entrepris une réforme en profondeur de la justice Royal. l'enquête lancé des tout le royaume de 1247, témoigne de la droiture avec laquelle il accompli sa charge Royale et divine.
 
Exemple:
 
Les émissaire franciscain, dominicain et les clercs séculier, on recueilli des résultat de leur enquête accablant. Des comportement indigne des officiers Royaux. Dans leur indignité ces officiers donne des amende de façon exagéré, confisque des bien sans autre forme de procès, jette des gens en prison illégalement, réquisitionne des animaux pour le règlement de dettes qu'il revende pour s'acquérir des profit, s'abstienne de réglé leur loyer, inflige des peine cruelle. ll se pense omnipotent et invinsible. 
 
Note: Avec les dix mille accusation d'injustice de la par des officier Royaux. Louis IX étais servi.
 
C'est une réforme qui prouve que Louis IX étais un Roi responsable devant Dieu et les hommes des mauvaises action de ses officier. Sa raison va le guidé dans le chois de ceux qui vont le conseillé. Intellectuel juriste nourris de droit Romain, théologiens qui réfléchissent au  sujet des limites et de la mission du pouvoir Royal. ll fournirons au Roi des traité politique ou le bien commun devient un thème récurent. ll lui fournirons des manuels qui donne des conseils et des préceptes moraux.
 
Note: Voila c'est ça la véritable souveraineté Royale. Et bien sur cette réforme va évolué, se diversifier et se spécialisé en cours de route.
 
Note: Quelle belle exemple. Dans tout l'histoire de la Monarchie française un seule Rois est devenu un Saint. C'est un véritable miracle.
 
Bonne soirée.
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Dernière édition par Luc le Jeu 3 Avr - 13:58 (2014); édité 4 fois
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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 3 Avr - 10:13 (2014)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Juliette Sibon:(vidéo plus haut)

Cette dame explique en mettant d'égal à égal, la politique de Vichy à celle de St Louis. Elle se garde bien de le citer sous ce vocable(St Louis). Si le Roi ou des roi successifs, prennent des arrêtés contre une population marginale, c'est que celle ci, qui se reconnait par signe extérieur foi (pas de signe de Croix, ne mange pas de porc,), qui n'aime pas les chrétiens, (voir les débuts de la chrétienté, Saint Etienne, Saint Jacques, Saint André...) commettent des fautes, contre les peuples du Roi. (Usure, spoliation par bien hypothéqué, détournement de fonds, ou la libre circulation des grains en un autre temps, etc) .

Elle se garde bien de dire que la rouelle, portée par les juifs de l'époque, de couleur jaune, montre le péché d'avarice, qu'ils, d'ailleurs ne commettent pas seuls, puisqu'il faut faire passer une doctrine qui les précédent, véhiculées par des penseurs à la mode, chacune en leur temps, comme le manichéisme.. je ne me rappelle pas les pensées anti-chrétiennes sous St Louis.

Ce qui est flagrant, c'est qu'elle nous montre ces sujets du Roi, (les  juifs) comme tendant vers la révolution, et sa genèse révolutionnaire, le noyau d’ingérence qu'il faut désigner, dans un Royaume Chrétien, la France, mais aussi d'autres royaume européens.

Bonne idée d'avoir montré l'influence, par cette historienne partiale, qui méconnait l'autorité royale, l'autorité religieuse, et qui soutient une minorité qui est insoumise et hors la loi.
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Lastic
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MessagePosté le: Dim 6 Avr - 20:10 (2014)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Je n'entends, pour ma part, que des réflexions historiques fort justes.
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 25 Aoû - 18:47 (2014)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Le roi lui conta qu'il y eut une grande conférence de clercs et de juifs au monastère de Cluny. Il y eut là un chevalier à qui l'abbé avait donné le pain en ce lieu pour l'amour de Dieu, et il demanda à l'abbé qu'on lui laissa dire la première parole, et on le lui octroya non sans peine. Et alors il se leva et s'appuya sur sa béquille, et dit qu'on lui fit venir le plus grand clerc et le plus grand maître des juifs ; et ainsi firent-ils. Et il lui fit une demande qui fut telle : « Maître, fit le chevalier, je vous demande si vous croyez que la vierge Marie, qui porta Dieu dans ses flancs, et en ses bras, ait enfanté vierge, et qu'elle soit mère de Dieu. »


Le juif répondit que de tout cela il ne croyait rien. Et le chevalier lui répondit qu'il avait vraiment agit en fou, quand, ne croyant en elle ni ne l'aimant, il était entré en son Eglise et en sa maison. « Et vraiment fait le chevalier, vous le payerez ! »
Et alors il leva sa béquille et frappa le juif prés de l'oreille. Et le jeta par terre. Et le juifs se mirent en fuite et emportèrent leur maître blessé. Et ainsi finit la conférence.


Alors l'abbé vint au chevalier, et lui dit qu'il avait fait une grande folie. Et le chevalier répondit que l'abbé avait fait une plus grande folie encore d'assembler une telle conférence ; car avant que la conférence ne fut menée a bien, il y avait céans grande foison de bon chrétiens qui fussent partit de là tous mécréants, parce qu'ils n'eussent pas bien entendu ni compris les juifs. « Aussi vous dis-je, fit le roi, que nul s'il n'est très bon clerc, ne doit disputer avec eux; mais un laïc quand il entend médire de la loi chrétienne sinon avec l'épée, dont il doit donner dans le ventre autant qu'elle peut rentrer. »


Sénéchal de Joinville, Vie de Saint Louis. P 40
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bertrand
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MessagePosté le: Mar 2 Sep - 15:56 (2014)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Bonjour,



 Le Roi assistait à la messe tous les jours:

Citation:
Louis IX passait pour être très pieux : il écoutait deux messes tous les matins, récitait de nombreuses prières, s'agenouillait 50 fois avant de se coucher et s'imposait de dures pénitences.
Il a aussi organisé 2 croisades qui lui ont permis de gagner le respect et la considération du Pape.


Source et suite: http://jean-francois.mangin.pagesperso-orange.fr/capetiens/capetiens_6.htm

Et:
Citation:
- Louis IX assiste à l'enseignement monastique. - Il s'assoit par terre alors que tout le monde lui dit qu'il doit être plus haut que les autres. Il préfère rester à même le sol avec les moines. Il y a des moments où les moines se prosternent pour manifester leur adoration. Saint Louis fait comme tous les moines. Il impressionne par ses marques extérieures.


Source et suite: http://telescoop.tv/browse/616454/2/le-jour-du-seigneur.html


Bien à vous, bertrand.


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Henryk
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MessagePosté le: Mar 21 Avr - 15:58 (2015)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Vie de Saint Louis Sénéchal de Joinville; page 185


Je cite:

On commença à faire le paiement le samedi au matin, et l'on mit à faire le paiement le samedi et le dimanche toute la journée jusqu’à la nuit; on les payait à la balance, et chaque balance valait dix mille livres. Quand vint le dimanche au soir, les gens du roi qui faisaient le paiement mandèrent au roi qu'il leur manquait bien trente mille livres. Il n'y avait alors avec le roi, que le roi de Sicile, et le maréchal de France, le ministre de la Trinité et moi; et tous les autres étaient à faire le paiement.




je dis alors au roi qu'il serait bon qu'il envoyât quérir le commandeur, et le maréchal du Temple, (car le maître était mort) et qu'il les requit de lui prêter trente mille livres pour délivrer son frère. Le roi les envoya quérir; et le roi me dit que je leur disse. Frère Etienne d'Otricourt, qui était commandeur du Temple, me dit ainsi:"Sire de Joinville, ce conseil que vous me donnez n'est ni bon ni raisonnable; car vous savez que nous recevons les dépôts de telle manière, que par nos serments nous ne pouvons les délivrer, excepté à ceux qui nous les baillent. Il y eut assez de paroles dures entre lui et moi."

Alors frère Renaud de Vichiers, qui était maréchal du Temple, prit la parole et dit ainsi:"Sire, laissez aller la dispute du Seigneur de Joinville, et de notre commandeur, car ainsi que notre commandeur le dit nous ne pourrions rien bailler que nous ne fussions parjure; et quand à ce que le sénéchal vous conseille que, si nous ne voulons prêter vous en preniez, il ne dit pas là bien grande merveille, et vous en ferez à votre volonté, et si vous prenez du notre, nous en avons bien assez du votre à Acre, pour que nous nous dédommagiez bien.




.../... Et le saint homme me vit bien volontiers et avec grande joie. Nous baillâmes à ceux qui faisaient le paiement ce que j'avais apporté.





On se croirait dans une banque actuelle, et ici, nous voyons les puissants commander. Que devait-il être des petites gens?
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Mavendorf
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû - 12:37 (2015)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Aujourd'hui 25 août, nous célébrons la mémoire de Saint-Louis Roi de France !

Saint-Louis, règne de justice, roi très chrétien, modèle de foi et de piété. Saint-Louis roi chevalier, roi combattant, c'est également le temps des croisades, une époque où l'occident ne craignait pas de porter secours aux chrétiens d'orient menacés. L'ensemble sous l'impulsion d'une église fervente, et de l'épée conquérante d'une noblesse soucieuse de servir le règne du Christ-Roi.
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Washie
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MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 11:08 (2015)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Tous les jours que Dieu fait, il nous faut le prier afin qu'il protège notre famille royale.
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 29 Aoû - 09:37 (2015)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Je ne peux attester de la véracité de ces écrits, mais ils sont très louables.



Du moins, nous connaissons un Ecclésiastique estimable, M. l'Abbé D, V. de S. L. en L., qui avait des relations avec M. Hébert, et qui fut chargé par lui de transcrire la Prière et le Vœu.
C'est de lui que nous tenons la copie que nous en avons. Il a été appelé dernièrement chez une pieuse Princesse qui recueille avec un soin religieux des détails sur une victime chère à sa sensibilité. Interrogé par elle, il n'a pu, assurer si les deux écrits étaient de la main de Louis XVI dont il ne connaissait pas l'écriture; mais il a certifié qu'ils lui avoient été remis par son Confesseur, avec lequel il vivait dans l'intimité. Il paraît même que ces deux pièces ont déjà vu le jour, et qu'elles ont été insérées dans un recueil de prières imprimé sans nom d'année. Au surplus, elles sont rares et peu connues. Elles donneront une haute idée de la piété de leur auguste Auteur. Elles peuvent presque marcher de pair avec ce testament sublime dans sa simplicité, où ce Prince a si bien peint la beauté de son âme. Elles respirent aussi la candeur", la pureté de ses vues, et la religieuse sévérité. avec laquelle il se jugeait lui-même.



Mais il est temps d'écouter ce vertueux Monarque:- « Vous voyez, mon Dieu, toutes les plaies qui dessèchent mon cœur et la profondeur de l'abîme dans lequel je suis tombé. Des maux sans nombre m'environnent de toutes parts.
À mes malheurs personnels et à ceux de ma famille, qui sont affreux, se joignent, pour accabler mon âme; ceux qui couvrent la surface de tout le Royaume. Les cris de tous les infortunés, les gémissements de la Religion opprimée retentissent à mes oreilles, et une voix intérieure m'avertit encore que peut-être votre justice me reproche toutes ces calamités, parce que dans les jours de ma puissance, je n'ai point réprimé la licence des mœurs et l'irréligion qui en est la principale cause. Je n'aurai point, O mon Dieu ! la témérité de vouloir me justifier devant vous.
Mais vous savez que mon cœur a toujours été soumis à la foi et aux règles des mœurs. Mes fautes sont le fruit de ma faiblesse, et semblent dignes de votre grande miséricorde. Vous avez pardonné au roi David, qui avait été cause que vos ennemis avaient blasphémé contre vous; au roi Manassés qui avait entraîné ses peuples dans l'idolâtrie. Désarmé par leur pénitence, vous les avez rétablis l'un et l'autre sur le trône de Juda. Vous les avez fait régner avec paix et avec gloire. Seriez-vous inexorable aujourd'hui pour un fils de saint Louis., qui prend ces Rois pénitents pour ses modèles, et qui, à leur exemple, désire de réparer ses fautes et de devenir un roi selon votre cœur ? O Jésus-Christ! Divin réparateur de toutes nos iniquités, c'est dans votre Cœur adorable que je dépose en ce moment les affections de mon âme affligée. J'appelle à mon secours le tendre Cœur de Marie, mon auguste protectrice et ma mère, et l'assistance de saint Louis, mon patron et le plus illustre de mes aïeux.
Ouvrez-vous , Cœur adorable, et par les mains si pures de mes puissants intercesseurs , recevez le Vœu sacrificatoire que la confiance m'inspire, et que je vous offre comme l'expression naïve des sentiments de mon cœur.


Si par un effet de la bonté infinie de Dieu je recouvre ma liberté et ma puissance royale, je promets solennellement:


1.° De révoquer, le plutôt que faire se pourra, toutes les lois qui me seront indiquées soit par le Pape , soit par un Concile, soit par quatre Évêques choisis parmi les plus éclairés et les plus vertueux de mon Royaume comme contraires à la pureté, à l'intégrité de la Foi, à la discipline , et à la juridiction spirituelle de la sainte Eglise Catholique, Apostolique et Romaine , notamment la Constitution civile du Clergé


2.° De rétablir sans délai tous les Pasteurs légitimes et tous les Bénéficiers institués par FEglise, dans les bénéfices dont ils ont été injustement dépouillés par les décrets d'une puissance incompétente , sauf à prendre les moyens canoniques pour supprimer les titres des bénéfices qui sont moins nécessaires, et pour en appliquer les biens et revenus aux besoins de l'Etat.


3.° De prendre, dans l'intervalle d'une année, tant auprès du Pape qu'auprès des Évêques de mon Royaume, toutes les mesures nécessaires pour établir, en observant les formes canoniques, une fête solennelle en l'honneur du divin Cœur de Jésus, laquelle fête sera célébrée à perpétuité dans toute la France le premier vendredi après l'octave du Saint Sacrement, et toujours suivie d'une procession générale, en réparation des outrages et des profanations commises dans nos saints Temples, pendant ce temps de troubles, par les schismatiques, les hérétiques et les mauvais chrétiens.


4.° D'aller moi-même en personne, sous trois mois, à compter du jour de ma délivrance, dans l’Église de Notre-Dame de Paris, ou dans toute autre Eglise principale du lieu où je me trouverai, et d'y prononcer un jour de Dimanche ou de Fête, au pied du Maître-Autel, après l'Offertoire de la Messe et entre les mains du Célébrant l'acte solennel de consécration de ma personne, de ma famille et de mon royaume au Sacre Cœur de Jésus avec promesse de donner à tous mes sujets l'exemple du culte et de la dévotion qui sont dus à ce Cœur adorable.



5.° D'ériger et de décorer à mes frais, dans l'église que je choisirai pour cela, dans le cours d'une année, à compter, du jour de ma délivrance, une chapelle ou un autel qui sera consacré au Sacré Cœur de Jésus, et qui servira de monument éternel de ma reconnaissance et de ma confiance sans bornes dans les mérites infinis, et dans les-trésors inépuisables des grâces qui sont renfermées dans ce Cœur sacré.



6.° De renouveler tous les ans, au lieu où je me trouverai le jour qu'on célébrera la fête du Sacré Cœur de Jésus, l'acte de consécration exprimé dans l'article 4? et d'assister à la procession générale qui suivra la Messe de ce jour.



Je ne puis aujourd'hui prononcer qu'en secret cet engagement; mais je le signerais de mon sang, s'il le fallait, et le plus beau jour de ma vie sera celui où je pourrai le publier à haute voix dans le Temple. 0 Cœur adorable de mon Sauveur, que j'oublie ma main droite et que je m'oublie moi- même si jamais j'oublie vos bienfaits et mes promesses ? Si je cesse de vous aimer , et de mettre en vous toute ma confiance et ma consolation. »


A cette Prière et à ce Vœu, était jointe une autre prière qui n'y avait pas un rapport bien direct.
Nous apprenons qu'un autre Ecclésiastique , aujourd'hui Curé d'une des Paroisses de la capitale, M. l'Abbé C.



Curé de B. N., fut chargé par M. Hébert de faire, au nom du Roi , une neuvaine relativement à ce Vœu. Il la fit, en effet, dans une maison retirée. Il se rappelle parfaitement le fait, et l'atteste. Nous avons du plaisir à consigner ici ces témoignages et ces détails, qui seront recueillis avec intérêt par les personnes zélées pour la mémoire de l'auguste Victime, et empressées de rassembler tout ce qui peut faire éclater ses vertus et constater, sa piété.






Paroles que le Roi adressa à sa fille le jour qu'elle fit sa première Communion.



Ce fut le 8 avril 1790 que Madame Royale, depuis Duchesse d'Angoulême fit sa première Communion. Le matin de ce jour solennel, la Reine, ayant conduit dans la chambre du Roi la jeune Princesse, lui dit : - « Ma fille, jetez-vous aux pieds de votre père; demandez lui sa bénédiction. »
Madame se prosterna : Son Altesse la bénit et la releva. Je répète avec un saint respect ces paroles qu'il lui adressa :
« C'est du fond de mon cœur, ma fille, que je vous bénis, en demandant au Ciel qu'il vous fasse la grâce de bien apprécier la grande action que vous allez faire. Votre cœur est innocent et pur aux yeux de Dieu ; vos vœux doivent lui être agréables. Offrez-les lui pour votre mère et moi. Demandez-lui qu'il me donne les grâces nécessaires pour faire le bonheur de ceux sur lesquels il m'a donné l'empire, et que je dois considérer comme mes enfants.
Demandez-lui qu'il daigne conserver dans ce Royaume la pureté de la Religion ; et souvenez-vous bien, ma fille, que cette sainte Religion est la source du bonheur et notre soutien dans les adversités de la vie. Ne croyez pas que vous en soyez à l'abri. Vous êtes bien jeune ; mais vous avez déjà vu votre père affligé plus d'une fois. Vous ne savez pas, ma fille, à quoi la Providence vous destine ; si vous resterez dans ce royaume, ou si vous irez en habiter un autre. Dans quelque lieu que la main de Dieu vous pose, souvenez-vous que vous devez édifier par vos exemples , faire le bien toutes les fois que vous en trouverez l'occasion., Mais surtout, mon enfant, soulagez les malheureux de tout votre pouvoir : Dieu ne nous a fait naître dans le rang où nous sommes, que pour travailler à leur bonheur et les consoler dans leurs peines. Allez aux Autels, où vous êtes attendue, et conjurez Je Dieu de miséricorde de ne vous laisser oublier jamais les avis d'un père tendre. 





Prière que la Reine faisait réciter à son fils dans la tour du Temple.
Dieu tout-puissant qui m'avez créé et racheté , je vous adore. Conservez les jours du Roi mon père, et ceux de ma famille ! Protégez-nous contre nos ennemis ! Donnez à madame de Tourzel les forces dont elle a besoin pour supporter les maux qu'elle endure à cause de nous!





Prière que Madame Royale, écrite de la main de Madame Elisabeth, fille de Louis XVI aujourd'hui Duchesse d' Angoulême, récitait chaque jour dans la tour du Temple: (Cette prière ressemble beaucoup dans les demandes à celle du père de Foucault)


Que m'arrivera-t-il aujourd'hui, ô mon Dieu! je n'en sais rien du tout; tout ce que je sais, c'est qu'il ne m'arrivera rien que vous n'ayez prévu, réglé et ordonné de toute éternité : cela me suffit. J'adore vos desseins éternels et impénétrables. Je m'y soumets de tout mon cœur pour l'amour de vous. Je veux tout, j'accepte tout, je fais un sacrifice de tout, et j'unis ce sacrifice à celui de Jésus-Christ, mon divin Sauveur. Je vous demande, en son nom et par ses mérites infinis, la patience dans mes peines, et la parfaite soumission qui vous est due pour tout ce que vous voulez et permettez. Ainsi soit-il
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Washie
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MessagePosté le: Sam 29 Aoû - 12:34 (2015)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270) Répondre en citant

Que dire de plus sinon de c'étaient de bien belles âmes. Sad
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:34 (2016)    Sujet du message: Saint Louis (Louis IX) (1214-1226-1270)

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