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Hotel-Dieu des Invalides

 
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 17 Fév - 10:01 (2014)    Sujet du message: Hotel-Dieu des Invalides Répondre en citant

Le roi Louis XIV souhaitait comme ses prédécesseurs assurer aide et assistance aux soldats invalides de ses armées ; pour que « ceux qui ont exposé leur vie et prodigué leur sang pour la défense de la monarchie (…) passent le reste de leurs jours dans la tranquillité », dit l'édit royal du 12 mars 1670.
Ces invalides, issus pour la plupart de la guerre de Trente Ans, font mauvaises figures, traînant sur le pont Neuf, souvent mêlés aux rixes de rues, et la population se plaint de ce comportement. Le Roi reloge les invalides dans certaines abbayes en les imposant comme oblats, contribuant ainsi à renforcer les rangs du clergé, mais militaires comme religieux fuient cette solution, les premiers refusant une vie aussi stricte que celle de la vie monacale. De plus, Louis XIV ne cachant plus ses projets de conquête, il doit redorer l'image de son armée auprès de la population, mais aussi sa propre image aux yeux de ses soldats.
Le lieu devint alors une véritable promenade pour les Parisiens, se mêlant à la population militaire. Les cérémonies qui s'y dérouleront attireront là encore de nombreux spectateurs. Les Invalides resteront pour la monarchie l'objet de Louis XIV. Louis XV ne s'y rendra pas, et Louis XVI qu'à de rares occasions durant lesquelles il salua toujours la performance de cette institution. Autre invité illustre de l'époque monarchique, le tsar Pierre Ier de Russie s'y rendra en avril 1717.


Le Pillage des Invalides et la prise de la Bastille


Lundi 13 juillet 1789, à la nuit tombée, les barricades se lèvent dans Paris. Le baron Pierre-Victor de Besenval, lieutenant général des armées du roi et colonel du régiment des gardes suisses, est chargé de la protection de la ville, mais celui-ci, face à la menace, s'est retranché avec ses troupes dans son camp installé Champ de Mars. La foule s'arme de bâtons et petit à petit pille le couvent Saint-Lazare.




Parmi les invalides eux-mêmes, la proximité avec les loges maçonniques et la cohabitation avec les soldats français rescapés du corps expéditionnaire de La Fayette durant la Révolution américaine, entraînent un élan de sympathie pour le mouvement révolutionnaire.
Le lendemain, 14 juillet, à sept heures du matin, le Comité permanent des électeurs, siégeant à l'hôtel de ville, envoie Ethis de Corny, procureur du Roi, pour réclamer les armes stockées aux Invalides. L'ordre est donné aux artilleurs de faire feu sur la foule. Néanmoins pas un tir ne se fera entendre. Les invalides eux-mêmes ouvrent les grilles. La prise des Invalides permettra à la foule de récupérer 32 000 fusils et 27 canons.
Le 15 juillet 1789, Sombreuil ne peut calmer ses hommes. Il donne alors sa démission, qui sera refusée par le Roi demandant à celui-ci d'attendre que l'Assemblée prenne une décision quant au sort de l'institution. Le dossier sera examiné bien plus tard en 1791 par la Constituante, chargeant Edmond Louis Alexis Dubois de Crancé du dossier, celui-ci étant déjà chargé du dossier de la réorganisation de l'armée. Celui-ci souhaite la fermeture de l'hôtel pour faire des économies et augmenter la solde des 30 000 soldats invalides répartis dans tout le pays. Les malades seraient alors répartis dans les 83 « hospices de la Patrie » que la Constituante cherche à créer. Le bâtiment serait revendu à la Mairie de Paris qui pourrait alors le réutiliser comme prison. Le projet est débattu, les invalides eux-mêmes sont divisés, l'abbé Jean-Sifrein Maury est l'un des plus grands détracteurs de l'idée d'une fermeture d'un établissement qu'il juge être « un exemple pour toute l'Europe ».
Le 30 avril, la Constituante tranche le maintien de l'édifice et de son statut, mais sous le nouveau titre d'« hôtel national des Militaires Invalides » qui sera à la charge d'un comité électif du département de Paris. Ce nouveau statut sera contesté par une partie du personnel (entre autres le héros de la prise de la Bastille, Cordier, et la responsable de l'infirmerie, la veuve Piat), et sera finalement supprimé le 15 mai 1794 puis remplacé par une Agence révolutionnaire, composée de Jacobins.
Ceux-ci feront arrêter Sombreuil, qui sera guillotiné à tort avec son fils Stanislas, le 17 juin 1794. Depuis, l'Hôtel avait déjà été maintes fois pillé, les emblèmes royaux et symboles religieux martelés, les cours rebaptisées (la cour Royale devient celle de la République, celle de l'Infirmerie en celle de l'Humanité, celle du Gouverneur en celle des sans-culottes…).
L'église Saint-Louis des Invalides, est dédiée aux souffrances et aux honneurs de la guerre et est conçue pour accueillir les pensionnaires de l'hôpital des Invalides, a été élevée au rang de cathédrale du diocèse catholique aux Armées.



Le dôme de Saint-Louis-des-Invalides
Le dôme, séparé du reste de l'édifice par la verrière, est posé sur un haut tambour dont le second étage est orné de hautes fenêtres. C’est à ce niveau que la très grande rigueur « classique » de l’architecture évolue sensiblement : la partie basse du tambour est entourée de colonnes géminées entourant de hautes fenêtres aux linteaux courbés, ces colonnes ne sont plus disposées régulièrement aux points cardinaux de l’édifice, car elles sont alors regroupées en deux fois deux pour assurer la stabilité du dôme.
La fresque représente Saint Louis, dans son manteau d'hermine aux emblèmes royaux (la fleur de lys) présentant ses armes, entouré d'anges musiciens, à Jésus-Christ en personne.
Dôme des Invalides
L'église est reliée directement avec la chapelle royale, mieux connu sous le nom de Dôme des Invalides. Cette chapelle avec un dôme de 107 mètres de haut (351 pieds) a été à l'usage exclusif de la famille royale. Il a nécessité 12 kilos d’or lorsqu'il a été redoré en 1989.
Église Saint-Louis
À partir de 1676 sur la demande du roi Soleil ministre de la Guerre, l'église Saint-Louis a été ajoutée en tant qu'annexe au complexe. Elle a été construite par Jules Hardouin-Mansart, après la conception par Libéral Bruant, l'architecte de l'Hôtel des Invalides.L'église a été ouverte pour les soldats en 1679. Ils étaient tenus d'y assister à la messe quotidienne.


hopital militaire

Les soldats invalides n'accédaient aux Invalides qu'après dix années de service dans l'Armée, puis porté à vingt en 1710. La charge était remise au gouverneur de l'hôtel, car le lieu était considéré à la fois comme un bâtiment religieux, mais à l'organisation militaire, de vérifier les différents dossiers de candidature. Ainsi les protestants, les marins et les malades des écrouelles furent refusés à l'époque de Louis XIV. Religieuse donc, par la formation de quarante jours que chaque soldat recevait à son arrivée par les prêtres. Cette instruction religieuse fut souvent descendue à quinze jours pour les officiers. Une différence que l'on retrouve dans le logement. Par deux ou trois, les officiers ont le droit à une chambre chauffée. Pour les soldats, des dortoirs de cinq ou six lits. La qualité des couvertures et la forme des lits en sont d'autres preuves.
Louis XIV n'hésitait pas à distribuer des terrains à ses soldats sur lesquels ils pouvaient faire bâtir leur maison. Néanmoins, le bâtiment accueille jusqu'à 4 000 personnes, nourries copieusement, et bénéficiant de bonnes règles d'hygiène et d'un service luxueux d'infirmerie. En effet, celui-ci comprendra 300 lits individuels à l'époque de Louis XIV, véritable luxe à l'époque.
Deux fois par jour, médecin et chirurgien font la tournée des lits, cahier d'ordonnances à la main. Béquilles et jambes de bois sont distribuées le jeudi. La nuit, deux sœurs veillent sur les malades. Néanmoins, ce lieu reste sous la coupelle religieuse. Douze prêtres de la congrégation de la Mission de Saint-Lazare se chargent des offices : prières quotidiennes au Roi, pour sa famille et la « prospérité des armes ». Matin et soir, les invalides suivent la prière, ainsi que les vêpres les dimanches et jours de fêtes.


Dans la Crypte:
  • Les cendres du général Marceau
  • le cœur du général Kléber


Gouverneurs des Invalides
Tous les gouverneurs des Invalides y ont leurs sépultures à l'exception de Charles François de Virot de Sombreuil remplacé par sa fille Marie-Maurille de Sombreuil.
Geneviève Alexandrine Framboisier de Bauney de Sainte-Honorine épouse de Guillaume Marie de Gilibert de Merliac, lieutenant colonel major de l'Hôtel des Invalides de 1767 à 1793 y a également sa sépulture.
Musée des Plans-reliefs
Dès 1777, la galerie royale des Plans-reliefs quitta le palais du Louvre pour les Invalides ; elle s'y trouve toujours.
Musée de l'Armée
Elle y est rejointe en 1871 par le musée de l'Artillerie, dont les pièces ornent les cours et promenades du palais.
Pour conserver la trace des traditions de l'armée, ses trophées et les objets de la vie quotidienne des soldats, un Musée historique de l'Armée est créé en 1896. Il fusionne avec celui de l'artillerie en 1905 pour former le musée de l'Armée.
Une section regroupe les armes et armures anciennes placées sous vitrines. Une autre, sur trois étages, retrace l'histoire des guerres de 1870, 1914-1918 et 1939-1945 avec de nombreux objets et documents d'époque.

Extraits de Wikipédia
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Dernière édition par Henryk le Jeu 28 Mai - 13:32 (2015); édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 17 Fév - 10:01 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Sam 2 Mai - 10:28 (2015)    Sujet du message: Hotel-Dieu des Invalides Répondre en citant

Quel regard doit porter devant les Invalides,

le visiteur, à côté de soldats royaux qui servirent ?

La Grande Guerre leur sert cet honneur volé et valide,

Comme sous la charge sabre au clair, des Messires.


Nos rois, en travaillant avec persévérance, depuis Charles IX jusqu'à Louis XIV, à l'enfantement d'une vaste communauté où le soldat Blessé , mutilé ou vieilli dans les combats, trouverait à la fois un asile, une famille et des soins maternels, nos rois ont été au devant d'un vœu national. L'Institution que Louis XIV, couronnant les efforts de ses prédécesseurs, a eu la puissance de fonder est restée debout, entourée du respect le plus profond et de la plus vive sollicitude. Son importance, au lieu de diminuer, a grandi de règne en règne. La France a donc le droit d'être fière de ce que ses princes ont établi, de ce que son Royaume a confirmé, compris et honoré.



Statue de Saint Louis sur la façade nord de l’Hôtel-Dieu des Invalides.


Le prêtre a eu raison de le dire : « La Création n'a pas de lieu plus respectable que ce refuge consacré au soldat chrétien, sous le nom d'Hôtel-des-Invalides. Aucune des illustrations qui, depuis Pierre-le-Grand de Russie, sont venues demander à ses dômes des pensées puissantes et fécondes, n'a été trompée dans son attente. On parle du respect des Lacédémoniens pour leurs vieillards; mais que l'on jette-un seul regard sur l'éclat majestueux dont rayonne la demeure de nos vétérans, à coup sûr, on mettra la France au dessus de Douaumont! Demandons-nous, en effet, quel est l'édifice du monde sous les voûtes duquel ait reposé une masse de gloire aussi grande que celle qui s'abrite sous les voûtes du dôme de Saint-Louis.



Tout le siècle de Louis XIV est là, ce siècle dans lequel la France fut si grande, ce siècle qui s' éveilla au bruit du canon de Rocroy et s'endormit à l'ombre des lauriers de Denain. Ils s'abritèrent là, les héros de Fontenoy! Elle est là, cette génération gigantesque, extraordinaire, qui a versé son sang héroïque sur mille champs de bataille, depuis Vouillé, Bouvines, Crécy, Azincourt, et d'autres lieux de batailles sous le drapeau blanc.


Quelle série prodigieuse d'hommes et d'illustrations! depuis le valeureux capitaine des Bandes, sous Louis XIV ! Et comme si ce n'était pas assez de gloire, comme s'il fallait que l'hôtel du mérite militaire français fut un lieu véritablement unique, un de ces lieux où l'univers chrétien militaire se rend en pèlerinage, voici que la grande tombe de l'homme du siècle y a sa place marquée.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:51 (2016)    Sujet du message: Hotel-Dieu des Invalides

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