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Le Manifeste Légitimiste
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serge
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Inscrit le: 14 Jan 2012
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Localisation: Languedoc Roussillon
Religion: PAX ET BONUM + Fraternité st Louis + FSSPX
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MessagePosté le: Mer 11 Avr - 16:32 (2012)    Sujet du message: Le Manifeste Légitimiste Répondre en citant

Ainsi soit il !



"L'Avenir sera ce que nous en ferons.
Prouvez par l'exemple que vos idées sont les meilleures." SAR Louis Alphonse de Bourbon, Duc d'Anjou.
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Serge Marc Marie-Antoine de Clermont-en-Beauvaisis, Tertiaire de La Pénitence par la Grâce du Bon Dieu
UT UNUM SINT SICUT NOS ✝ Catholique et Français, Toujours ✝ OMNIA INSTAURARE IN CHRISTO


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MessagePosté le: Mer 11 Avr - 16:32 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Jeu 12 Avr - 13:58 (2012)    Sujet du message: Le Manifeste Légitimiste Répondre en citant

“Aux yeux de Mirabeau, ses concitoyens sont rouages ou machines (approximation un peu problématique, mais familière aux socio-anthropologues mécanicistes), leur autonomie cinétique n’est aucunement une liberté, elle n’empêche qu’ils soient téléguidables, et modifiables au gré de ce législateur que Mirabeau, pour sa part, contribue à incarner (...)
A qui douterait encore de ce positionnement de Mirabeau législateur et sensualiste en légitime tout-puissant télémanipulateur de ses compatriotes, sans doute suffirait-il de consulter quelques alinéas de ses discours posthumes que pieusement édita Cabanis (...) : ‘l’homme en sa qualité d’être sensitif est mené par ses sensations...’ Par ce moyen, tient-il à souligner, l’homme est tellement manipulable que l’on pourrait lui rendre attractive une ‘organisation sociale entièrement absurde, injuste et même cruelle’ et faire qu’il y trouve ‘du bonheur’. ‘L’homme (...) obéit plutôt à ses impressions qu’au raisonnement’, aussi faut-il pour le rendre docile et heureux collectivement que l’on ‘s’empare (...) de son imagination. Il s’agit moins de la convaincre que de l’émouvoir ; moins de lui prouver l’excellence des lois qui le gouvernent que de les lui faire aimer par des sensations affectueuses et vives dont il voudrait ‘vainement effacer’ les traces et qui, le poursuivant en tous lieux, lui présentent sans cesse l’image chère et vénérable de la patrie’. Cette argumentation qui nous rappelle à peu près tous les grands auteurs du siècle (Rousseau n’étant pas le dernier) est destinée à justifier la création des fêtes nationales dont chacun sait que le souci sera une constante au long de la Révolution, et dont le très persistant substrat sensualiste, qui pose le citoyen en passivité que l’on manie et remanie, est dès ici on ne peut plus explicite ; Mirabeau est un sensualiste complet pour qui (...) la liberté de l’homme est plus que douteuse ; et donc (...) plus que douteuse (...) l’opportunité de sa liberté politique. Mirabeau, comme tant d’autres (...) est philanthropiquement totalitaire ; il veut, à des fins de bonheur politique, imprimer aux intériorités des marques ineffaçables (...)”.
Et Sieyès, qui n’est pas le moindre parmi les révolutionnaires, affirme les mêmes idées. Voici ce qu’écrit Xavier Martin à son sujet : “En concevant la société comme une machine, Sieyès et consorts s’auto-investissent dans la fonction exorbitante d’agencer à leur guise leurs semblables (...). Telle est la situation des législateurs de Diderot”. Et Xavier Martin commente ainsi les mesures politiques de la Terreur : “Charcutage et boucherie attestent qu’au charnel furent appliquées des façons de mécaniciens.
Une machine qui se mêle de saigner alors que l’on s’échine à la parfaire, voilà certes qui désempare. Sieyès pardonne-t-il aux hommes d’avoir forfait à ses schémas ? ‘La race humaine lui déplaît, notera plus tard Madame de Staël, et il ne sait pas traiter avec elle : on dirait qu’il voudrait avoir affaire à autre chose qu’à des hommes’. Cette expression suggère (...) les hasards et mécomptes de l’anthropologie des Lumières, et de certains de ses inspirateurs” .
Si donc il n’y avait pas certitude quant aux nouvelles institutions, du moins les grands traits de la nouvelle “félicité sociale”, du nouveau bien commun, étaient connus des philosophes prérévolutionnaires et des révolutionnaires : c’est le matérialisme hédoniste et la manipulation des hommes par des législateurs en vue de satisfaire les passions de tous. Cet élitisme est bien connu chez Voltaire, un peu moins chez Robespierre qui, quoique démocrate, “mais qu’assaillent les soucis, exalte ‘la minorité pure et courageuse’ au détriment sévère de la ‘majorité imbécile et corrompue” .
Cette conception du législateur tout-puissant ne sera pas sans conséquences. Voici ce qu’écrit Xavier Martin : “La pulsion fondatrice de la Révolution naissante, et son parti de table rase, indubitablement se récitèrent dans une version plus radicale encore, à compter de l’été 1792, que clôt symboliquement l’envol de la République. Pour les théoriciens de clubs et d’assemblées, qu’animent les convictions susdites relativement à l’homme et à la malléabilité (...), la masse biologique française, psychisme inclus, appelle un ambitieux repétrissage, dont le souverain principe est la totale emprise de l’Etat sur l’enfant. Sont au pouvoir les héritiers d’un siècle pédagogue et pédagogue à des fins politiques (...)
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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Lun 4 Juin - 21:23 (2012)    Sujet du message: Le Manifeste Légitimiste Répondre en citant

I - Rappel sur la légitimité d’une institution



 Dans un récent exposé, nous avons montré que le défi des sociétés humaines est de se doter de l’institution politique la plus légitime. Dans une société chrétienne, celle-ci doit revêtir un double aspect :
- une légitimité théologique qui implique la reconnaissance de Jésus comme Roi, et le Père céleste comme principe de tout pouvoir. Cet aspect de la légitimité est révélé et demandé expressément dans la Bible par Dieu Lui-même.
- une légitimité naturelle : l’institution politique la plus légitime est celle qui réalise au mieux le bien commun. (Saint Thomas identifie le bien commun à l’unité harmonieuse, la concorde entre les citoyens). La quête de la légitimité naturelle résulte de l’observation et de l’étude de la nature humaine.
Elle tient compte de données multiples, comme l’histoire du peuple, son tempérament, ses coutumes...En résumé :
 - la reconnaissance de Dieu comme source de pouvoir relève de la légitimité théologique,  la désignation de l’autorité pour un bien commun optimum relève de la légitimité naturelle.
A ce propos, l’exemple de la constitution de l’Ancienne France (lois fondamentales du Royaume) est très significatif. D’une part, le roi reconnaît institutionnellement, lors du sacre, la souveraineté du Christ vrai Roi de France, ainsi que les lois de son Eglise. D’autre part, la constitution assure le bien commun, l’unité, en désignant clairement le monarque par sa naissance. En effet, en soustrayant la désignation de l’autorité au choix humain, elle épargne au peuple les luttes des factions, des partis pour la conquête du pouvoir.
Un autre exemple est celui de l’Eglise.
Dans cette institution, le Pape reconnaît institutionnellement la souveraineté de Dieu et jure de préserver le dépôt de la foi (légitimité théologique), le Pape est désigné par le conclave (légitimité naturelle).
Tel est le fonctionnement normal d’une société chrétienne. Malheureusement, à cause de la malice des hommes, il arrive que l’un des aspects de la légitimité, voire les deux, soient remis en question. La disparition de l’institution ou sa destruction par l’autorité qu’elle désignait suscite de grands désordres et le désarroi des chrétiens désireux du bien commun.
Alors deux tentations surviennent : chercher une solution purement humaine (naturalisme) ou attendre une intervention purement divine (providentialisme). Dans tous les cas, c’est au moins l’un des deux aspects nécessaires de la légitimité qui est oublié.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:52 (2016)    Sujet du message: Le Manifeste Légitimiste

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