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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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Marie Antoinette
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Henryk
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MessagePosté le: Ven 17 Oct - 14:44 (2014)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

Qui a dit la messe?
L'homélie était elle appropriée?


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MessagePosté le: Ven 17 Oct - 14:44 (2014)    Sujet du message: Publicité

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chighizola
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MessagePosté le: Jeu 23 Oct - 12:07 (2014)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

Tout comme les faits marquants de notre histoire, la mort de notre chère reine Marie-Antoinette restera marquée et frappée dans notre mémoire et dans notre coeur.
Notre devoir de mémoire doit se traduire en oeuvre par la restauration du trône royal 


Dans ma salle à manger, j'y ai mis un cadre de notre chère reine Marie-Antoinette et y suis particulièrement attaché.


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FLF_BZH
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MessagePosté le: Sam 16 Mai - 15:02 (2015)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

245e anniversaire de son mariage avec Louis XVI en ce jour.
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henri
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MessagePosté le: Sam 16 Mai - 20:31 (2015)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

Il faut lire et relire les nombreux ouvrages qui décrivent le calvaire de la Reine, lors de son "procès", une honte dont la république devra payer le sang, tôt ou tard, et qu'on ne me parle pas de pardon, de charité chrétienne, ou autre ! . La seule sanction envisageable pour des régicides, leurs complices, et leurs thuriféraires c'est la mort.
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Dans l'attente de la Restauration !.


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Bernard le Légitimiste
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MessagePosté le: Ven 16 Oct - 14:59 (2015)    Sujet du message: Un Passé qui ne Passe Pas !!!!! Répondre en citant

16 Octobre 1793 !


Un Crime d'Etat !
Le Martyre de la Reine Marie-Antoinette constitue le Crime Absolu, l'Horreur Suprême !

"Ô liberté combien de Crimes on commet en ton nom !!" Me Roland Novembre 1793

La république s'est construite autour des massacres démocratiques, des colonnes infernales, de la terreur, de la violence et de la laïcité haineuse, de l'anticléricalisme franc mac !
3000 décapités à Paris place de la Concorde, de la Nation ( !!!!! ) La révolution s'est construit sur le sang des Innocents !
L'assassinat est un processus courant dans le processus révolutionnaire !!
Non au Mémoricide !!!




Prions pour notre Reine Marie-Antoinette ! Vive Notre Reine de France !
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Royaliste Légitimiste ! Louis XX l'aîné des Capétiens et le chef de la Maison des Bourbons !
"Le premier devoir d'un Roy c'est de rendre son peuple heureux "Louis XIV
Je suis Royaliste et Tsariste (Louis XIV et Nicolas II : des Crimes d'Etat)


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meunier


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MessagePosté le: Ven 16 Oct - 15:13 (2015)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

J'ai souvent honte d'être Français   

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FLF_BZH
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MessagePosté le: Ven 16 Oct - 15:16 (2015)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

Mais la République n'est pas la France. La Révolution ne fut pas française mais bien l'inverse. Ce sont plutot les républicains en conscience qui devraient avoir honte.
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Frère Cailliau
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MessagePosté le: Ven 16 Oct - 19:27 (2015)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

Je tiens d'une source à peu près certaine (famille d'Harcourt) que si la reine perdait tout son sang, c'est qu'elle était atteinte d'un cancer.

Je déplore encore qu'elle n'ait pas été déclarée, à ma connaissance, vénérable, ni béatifiée.
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Semper Fidelis
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MessagePosté le: Sam 17 Oct - 05:06 (2015)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

Oui, il est maintenant notoire (pour les historiens honnêtes en tout cas), que Sa Majesté la Reine était atteinte par une grave maladie : il y avait donc une espèce d'empressement à faire son procès et à l'exécuter avant qu'elle ne succombe à cette maladie : la révolution satanique voulait cette immolation - à la fois royale et maternelle - à son "dieu" : Satan. Car Satan réclame son lot de sacrifices humains, comme dans l'antiquité à travers le culte de certaines fausses divinités, et tout comme aujourd'hui à travers les infanticides perpétrés par milliers et pudiquement nommés IVG...
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« Le trône de Saint Louis sans la religion de Saint Louis est une supposition absurde ».

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Frère Cailliau
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MessagePosté le: Sam 17 Oct - 05:54 (2015)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

Bien que ces infanticides ne soient pas consciemment et expressivement des actes de satanisme, on relève par ailleurs de nombreux actes similaires qui eux le sont. Le triste Dutroux appartenait ainsi à un groupe satanique et tous ses crimes furent exécutés consciemment en ce sens abominable. D'après un livre assez médiatisé (réf perdue), le satanisme disons conscient et responsable est la cause immédiate de nombreux enlèvements et crimes, visant principalement les enfants, dont les auteurs s'imaginent acquérir l'énergie vitale. En réalité, bien sûr elle leur échappe et c'est au contraire l'énergie démoniaque qui grandit en leur cœur, les précipitant vers la ruine.
Un avortement est en effet un "infanticide", mais je ne le qualifierais pas de systématiquement satanique, en ce qu'il peut être - rarement - justifié (non par la mère seule, mais par un comité médical au moins), et le plus souvent, parce qu'il peut relever d'une ignorance dont la responsabilité est partagée par toute une population éloignée de la sagesse autant que de la religion de ses ancêtres. Mais cet éloignement n'est-il pas en partie satanique, dans ses racines révolutionnaires : c'est ce que nous avons le devoir de dire haut et fort.
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 17 Oct - 20:43 (2015)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

Ce ne fut que le dimanche, 13 octobre, à minuit, qu'ils furent avertis qu'on les chargeait de défendre la reine ; M. Chauveau de la Garde était alors à la campagne. Ils n'eurent avec elle, dans tout le cours de la procédure , que trois courtes entrevues, d'environ un quart-d'heure chacune, et toujours en présence d'un officier de garde et d'un gendarme qui retenait toutes leurs paroles, et en rendait compte.



La reine, qui ne les connaissait pas, et qui savait de quels hommes était composé le tribunal qui les lui envoyait, eut d'abord beaucoup de peine à leur accorder sa confiance; mais le tendre et sincère intérêt qu'ils lui témoignèrent, et les principes qu'ils lui manifestèrent, la convainquirent qu'ils étaient loin d'avoir aucune sorte de ressemblance avec ses juges; elle finit par leur ouvrir son cœur: ils eurent alors occasion de connaître toute la beauté de son âme; et depuis ils n'ont laissé échapper aucune occasion de rendre une justice complète aux aimables et grandes qualités de cette princesse. M. Chauveau de la Garde n'en parlait qu'avec la plus haute vénération.



La première fois qu'ils furent introduits près d'elle, ils lui dirent qu'ayant besoin de plus de temps qu'on ne paraissait vouloir leur accorder pour faire une défense digne d'elle, ils allaient demander un surcis au jugemeut ; mais elle rejeta toute idée de délai avec une opiniâtreté qu'il ne fut pas possible de vaincre.
A la fin de la séance, la reine pria M. Chauveau de la Garde de s'approcher d'elle, et elle lui demanda s'il ne craignait pas qu'elle eût mis trop de dignité dans ses réponses.



Vous serez toujours bien , lui répondit M. Chauveau, quand vous serez vous-même ; mais, ajouta-t-il, pourquoi me faites-vous cette question?
C'est , reprit la reine, que j'ai entendu une femme du peuple dire à sa voisine : « Vois-tu comme elle est fière» ?
Ce seul trait prouve que cette princesse, dans des moments où l'homme le plus courageux ne saurait répondre de lui-même, conservait le plus grand calme et toute sa présence d'esprit.



Le mardi, 15 octobre , à minuit, le président du tribunal dit aux défenseurs : « Sous un quart-d'heure les débats finiront ; préparez votre défense pour l'acetisée.» Ils n'eurent donc qu'un quart-d'heure pour se concerter, et dresser le plan de leur plaidoirie. M. Chauveau de la Garde se chargea de défendre la reine de l'accusation d'intelligence avec les ennemis de l'extérieur, M. Tronson du Coudray de l'accusation d'intelligence avec les ennemis de l'intérieur.
Les journalistes dirent que les défenseurs s'étaient attachés uniquement à solliciter pour la reine l'indulgence du tribunal. Rien n'est moins conforme à la vérité ; ils abordèrent toutes les accusations dont on osait frapper la princesse, et ils en démontrèrent avec force toute l'absurdité et toute la fausseté.
« Je ne suis dans cette affaire, dit M. Chauveau de la Garde dans son exorde, embarrassé que d'une seule chose ; ce n'est pas de trouver des réponses , c'est de trouver des objections. »
Les défenseurs ayant fini leur plaidoyer, Herman, président du tribunal, présenta ces quatre questions aux jurés : « Est-il constant qu'il ait existé des manœuvres et intelligences avec les puissances étrangères et autres ennemis extérieurs de la république; manœuvres et intelligences tendantes à leur fournir des secours en argent, à leur donner l'entrée du territoire français, et y faciliter les progrès de leurs armes?
-Marie-Antoinette-d'Au triche , veuve de Louis Capet, est-elle convaincue d'avoir coopéré à ces manœuvres, et d'avoir entretenu ces intelligences ?
-Est-il constant qu'il a existé un complot et conspiration tendant à allumer la guerre civile dans l'intérieur de la république?
-Marie-Antoinette d'Autriche, veuve de Louis Capet, est-elle convaincue d'avoir participé à ce complot et à cette conspiration ? »
Les complaisants jurés ne manquèrent pas de faire une réponse affirmative à chacune de ces questions ; et Fouquier Tainville cita deux articles de la constitution qui prononçait la peine de mort contre les délits dont les jurés sans âme et sans conscience trouvaient la reine coupable.
Le président lui demanda alors si elle avait quelque réclamation à faire contre les lois invoquées par l'accusateur public. Elle secoua la tête sans proférer un seul mot.
Herman fit la même interpellation aux défenseurs. M. Chauveau de la Garde se tut ; mais M. Tronson du Coudray se leva , et dit : « Citoyen président, la déclaration du jury étant précise et la loi formelle à cet égard, j'annonce que mon ministère à cet égard est terminé. »
Toutes les vaines formalités de ce tribunal de sang étant terminées, Herman , d'une voix mal assurée , fit entendre ces terribles mots : « Le tribunal condamne Marie-Antoinette, dite de Lorraine d'Autriche, veuve de Louis Capet, à la peine de mort. »
L'infortunée Marie-Antoinette, en entendant cet arrêt que des hommes injustes et féroces prononçaient contre elle, ne donna aucun signe d'effroi. Il ne parut sur son visage aucune marque d'émotion ; elle était calme, et on lisait dans ses yeux qu'elle pardonnait encore à ses lâches et impitoyables persécuteurs ce dernier outrage.
Sa fermeté et sa présence d'esprit pendant cette sacrilège procédure ont véritablement de quoi étonner. Les séances commençaient dès neuf heures du matin, et ne finissaient que bien avant dans la nuit.
Aussi long-temps qu'elles duraient, on ne lui permettait de prendre aucune nourriture. Il avait été convenu entre les membres du comité de salut public et les juges du tribunal, de la réduire à un tel état de faiblesse , que l'abattement où on l'aurait vue en allant à la mort fût pris par le peuple pour un signe de découragement. On craignait la fierté de sa contenance et les souvenirs qu'aurait pu réveiller l'air de dignité répandu sur toute sa personne.
Il est d'autant plus étonnant qu'elle ait pu endurer les fatigues du long interrogatoire qu'on lui fit subir, qu'outre que le sommeil ne réparait point ses forces, l'incommodité naturelle à son sexe, qui depuis longtemps s'était changée pour elle en une incommodité continuelle, la réduisait à un état de faiblesse extrême.



Il lui arriva, pendant une des séances , de dire, comme le Rédempteur du genre humain, avec l'accent de la douleur, et presque évanouie, ces deux mots : J'ai soif. On ne lui présenta pas du vinaigre, mais ce qui est peut-être pire, personne n'osa étancher sa soif.

Enfin un officier de gendarmerie, appelé de Busne , ému de l'état de souffrance où il la voyait, eut le courage d'aller chercher un verre d'eau , et de le lui donner ; elle le but avec avidité. Il fut dénoncé pour cet acte d'humanité , et il se vit obligé de s'en justifier comme d'un crime capital.



Une autre fois, la reine rentrant dans sa prison se trouva mal lorsqu'elle fut parvenue dans la cour de la Conciergerie. Elle dit aux gendarmes qui l'entouraient : « Je n'y vois plus, je n'en peux plus, je ne saurais marcher. »

Alors le même de Busne qui lui avait donné un verre d'eau lui présenta son bras, et lui aida aussi à descendre trois marches de pierres glissantes qui conduisaient au corridor où se trouvait sa chambre. Ce second acte d'humanité fut dénoncé comme un délit punissable.



La dernière séance ne finit qu'à quatre heures et demie du matin. La reine, excédée de fatigue, souffrait surtout beaucoup du froid.
En entrant pour la dernière fois dans sa chambre, elle se jeta toute vêtue sur son lit, et s'enveloppa les pieds avec une couverture. Les gendarmes qui la gardaient disent qu'elle s'endormit d'un sommeil tranquille.



Sur les six heures, un homme porteur d'un ordre du tribunal révolutionnaire, se fit ouvrir sa porte et se présenta à elle. Il lui apprit qu'il s'appelait Girard, qu'il était curé de Saint-Landry dans la Cité, et qu'il lui apportait les consolations de la religion. La reine, comprenant que puisqu'il avait la confiance du tribunal, et qu'il exerçait librement ses fonctions dans une des paroisses de Paris, il était prêtre assermenté, lui répondit qu'elle n'avait point besoin des secours qu'il lui promettait, se les étant procurés par des moyens dont elle ne devait pas lui rendre compte.



Cependant elle le remercia de son zèle, ne l'éconduisit point, et consentit à l'entretenir. Elle descendit de son lit en se plaignant qu'elle souffrait un froid mortel aux pieds. Le prêtre lui conseilla de mettre son oreiller sous ses pieds. Elle suivit ce conseil. Je n'ai pas cru devoir supprimer cette anecdote qui prouve que l'infortunée Marie-Antoinette a souffert toutes les douleurs du corps comme toutes celles de l’âme.


Vers les onze heures, on vint avertir la victime que l'heure de son sacrifice était arrivée. Elle portait, depuis la mort du roi, une robe à raies noires. Des gens de la prison qui spéculaient sur sa dépouille lui représentèrent que cette couleur de deuil pourrait être un motif de plus pour la populace soudoyée de l'injurier, et de renouveler des imprécations contre la mémoire de son époux.

On lui offrit d'échanger la robe qu'elle portait contre un méchant manteau de lit blanc en lambeaux; elle y consentit, et put dire comme le divin auteur de notre religion , mourant sur la croix pour le bonheur du genre humain : Diviserunt sibi vestimenta med.

On se fit une étude d'accabler Marie-Antoinette d'humiliations aux derniers moments de sa vie ; on n'eut pas pour elle les faibles égards qu'on avait eu pour son époux. L'exécuteur lui lia les mains derrière le dos, et ce fut une charrette (bière) qui la conduisit au lieu du sacrifice.


En montant sur cette fatale charrette, le prêtre Girard lui dit : Voici, Madame, l'instant de vous armer de courage.
De courage, reprit vivement la reine, il y a si longtemps que j'en fais apprentissage, qu'il n'est pas à croire que j'en manque aujourd'hui.
On avait mis en usage tous les moyens familiers aux tyrans qui régnaient alors pour rendre son agonie douloureuse. Ces mégères, qu'on appelait furies de guillotine, tous les brigands vomis par la caverne des Jacobins, avaient ordre de l'abreuver d'outrages. Le comédien Grammont précédait la charrette le sabre nu à la main, et excitant le peuple à applaudir, ainsi qu'il s'exprimait, à la justice nationale.



Les vœux de ces criminels furent trompés. Marie-Antoinette en posture de criminelle, sous l'humble vêtement qui la couvrait, descendue d'un des plus beaux trônes de l'univers sur cette charrette qui la conduisait à la mort, Marie-Antoinette, placée entre l'exécuteur et le ministre de la religion, présentait une image qui parlait trop fortement du néant des grandeurs humaines, pour qu'à sa vue chacun ne restât pas immobile et plongé dans un océan de réflexions.



La majesté dont cet appareil lugubre ne pouvait dépouiller Marie-Antoinette ; la sérénité de son front, son attitude calme, sa résignation , l'indulgence qui brillait dans ses yeux, rappelèrent la fille de Marie-Thérèse, la reine de France, et élevèrent pour elle dans tous les cœurs l'intérêt le plus tendre. Partout sur son passage le peuple garda un religieux silence ; on ne vit en elle qu'une victime des manœuvres et des calomnies de l'infâme d'Orléans. De tous les spectacles qu’avait donnés jusqu'alors la révolution , aucun n'avait fait sur les âmes une plus forte impression , aucun n'avait inspiré plus d'horreur pour les monstres qui s'étaient emparés de l'autorité publique.



Plusieurs personnes , vivement émues du terrible tableau qu'elles avaient sous les yeux, tombèrent évanouies, et furent transportées chez elles sans avoir recouvré l'usage de leurs sens. Quelques-unes moururent des suites du sentiment douloureux qu'elles avaient éprouvé.
Le cortège funèbre arriva à la place Louis XV sur le midi. Lorsqu'il s'arrêta, la reine parut fixer avec attention le magnifique jardin des Tuileries. On eût dit qu'à ce dernier instant elle éprouvait encore du plaisir à contempler ce superbe monument du plus grand de nos rois. Ayant ensuite reçu la dernière bénédiction du prêtre qui l'accompagnait, elle le quitta, et monta les marches de l'échafaud , non-seulement avec courage, mais même avec une sorte de précipitation.



Arrivée près de l'instrument de mort, elle leva les yeux au ciel, et s'étendit sur l'autel où elle rendit son âme à Dieu. A midi un quart elle n'était plus. Elle consomma son sacrifice le mercredi 16 octobre 1793, jour de l'octave de saint Denis, martyr et premier évêque de Paris. Elle était âgée de trente sept ans, onze mois et quatorze jours.



L'exécuteur montra pendant long-temps sa tête au peuple ; son visage n'était point décoloré, et ses paupières avaient un mouvement convulsif qui donnait encore de l'expression à ses yeux. On entendit dans la foule quelques cris de Vive la r..., mais en général la consternation était sur les visages et la tristesse dans les cœurs.


Un arrêté du comité de salut public avait ordonné que la dépouille des condamnés fût remise à l'administration des hôpitaux pour servir aux pauvres, ainsi qu'aux prisonniers qui n'étaient pas en état de se vêtir. Même par les mains des révolutionnaires, Marie Antoinette reprit son geste d'aumône des brioches.


Conformément à cet arrêté, les derniers vêtements de la reine allèrent à l'hôpital de la Salpêtrerie. et ont été religieusement conservés par la personne qui les reçut. Son corps fut déposé sans honneur au cimetière de la Madeleine, et enseveli, comme celui de Louis XVI, dans de la chaux.
Ici ma tâche finit: j'ai suivi pas à pas Marie-Antoinette depuis le moment où elle arriva parmi nous, jusqu'à cet autre terrible moment où son sang coula sur un échafaud.
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Mavendorf
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MessagePosté le: Mar 4 Oct - 21:10 (2016)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant





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MessagePosté le: Mer 5 Oct - 16:57 (2016)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

Un magnifique portrait de la Reine .
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MessagePosté le: Sam 15 Oct - 18:47 (2016)    Sujet du message: Marie Antoinette Répondre en citant

« Je m’appelais, Marie-Antoinette Lorraine d’Autriche »

Voir ICI
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MessagePosté le: Sam 15 Oct - 19:05 (2016)    Sujet du message: martyr de la reine Marie-Antoinette Répondre en citant

16 octobre 1793
Anniversaire ce dimanche 16 octobre 2016
du procès infâme
contre la reine Anne d'Autriche, épouse de Louis XVI
La souveraine qui répond à ses juges assassins en déclinant son identité, parlant déjà d’elle-même à l’imparfait « Je m’appelais Marie Antoinette Lorraine d’Autriche », avait sans doute conscience du simulacre de justice.
Innocente des crimes dont l’accuse la Franc-maçonnerie révoltée contre le pouvoir monarchique et catholique, accusée d'être reine et catholique -où donc est la laïcité et la TOLERANCE d'un Voltaire et des philosophes de s Lumières, soutenant la démocratie par ailleurs ??, elle est sauvagement guillotinée, et rend son âme à Dieu le 16 Octobre 1793. Son testament, comme celui du roi Louis XVI, demeure un témoignage poignant de religiosité, d’amour, de fidélité pour sa patrie, de courage et de sincérité. Lorsqu'elle est sortie de la charrette, elle est montée et à couru toute seule vers l'échafaud, la Reine de France dans ses derniers instants, présente ses excuses à son bourreau pour lui avoir marché sur le pied… et gardant une profonde dignité, meurt comme ce Christ en qui elle croyait : innocente, mais sûre qu'un jour Dieu la ressuscitera et que les coupables seront punis, s'ils ne se sont repentis et dûment amendés.


(texte modifié par nous et communiqué comme tel à nos élèves de philosophie en terminale, lycée d'Europe à Pont l'abbé, sud Finistère, ce 15 octobre 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:24 (2016)    Sujet du message: Marie Antoinette

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