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Introduction à la Metaphysique

 
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Prodeo
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MessagePosté le: Ven 5 Aoû - 18:07 (2011)    Sujet du message: Introduction à la Metaphysique Répondre en citant

INTRODUCTION



Lorsque l’enfant naît, il n’a encore aucun renseignement sur le monde extérieur. Seules quelques sensations végétatives internes lui sont parvenues. Il n’a donc aucune connaissance, ni sensible, ni intellectuelle. Il a tout à apprendre. Selon la formule employée par Saint Thomas d'Aquin et les scolastiques, son âme est comme une table rase “tabula rasa”, sur laquelle s’inscriront, au fur et à mesure, les connaissances. Ainsi l’homme ne crée-t-il pas le monde, il le découvre. Mais ce ne sera pas, l’expérience le prouve, sans de très grandes difficultés. L’ignorance est, on le sait, un des plus grands maux de l’humanité, à toutes les époques.

Le nombre des gens qui parviennent à une connaissance certaine des réalités touchant à la destinée de l’homme, est extrêmement faible.

Ainsi que l’enseigne l’Eglise Catholique, le péché originel, en privant Adam de la sainteté, en a également privé sa descendance, et rendu ainsi très difficile l’acquisition des connaissances nécessaires au Salut : l’existence de Dieu, le but de la vie, les récompenses et les peines reçues après la mort.

C’est pourquoi Dieu a dû avoir recours à la Révélation, pour tâcher de sauver le plus grand nombre. D’autant plus que la fin de l’homme étant Dieu lui-même, la connaissance parfaite de cette fin dépasse les forces humaines.

Cependant, si l’intelligence est gênée dans son libre fonctionnement par l’influence des passions sur l’imagination, elle n’est pas pour autant annihilée.

Les païens avaient remarqué qu'il fallait attendre [atteindre] un certain âge pour parvenir à la sagesse, c’est-à-dire à la connaissance de la vérité. Car, dégagé par l’apaisement des passions, l’esprit était plus libre. C’est ainsi que par la seule lumière naturelle de leur intelligence, les philosophes de l’antiquité découvrirent et professèrent de très nombreuses vérités, sans qu’aucun d'entre eux ne parvint pour autant à la plénitude de la connaissance qui est à la portée de la nature.

Parménide, Héraclite, Socrate, bien qu’il n’eût rien écrit, Platon, Aristote… découvrirent chacun une partie des développements qui constituent la métaphysique, terme provenant d’un mot grec signifiant au-delà de la physique, ou pour mieux dire plus abstrait.

Mais il a fallu attendre les philosophes chrétiens, et plus particulièrement Saint Thomas d’Aquin (1227-1272) pour arriver à la perfection de la connaissance métaphysique. En rassemblant ce qu’il y avait de vrai chez chacun des philosophes grecs, il réalisa une synthèse parfaite. Seul le Catholicisme, en restaurant la nature par l’ascèse, l’imitation de Jésus-Christ et la pratique des sacrements, a pu donner aux esprits capables de philosopher, le détachement suffisant pour parvenir à ce sommet de la connaissance humaine naturelle, tout en la couronnant par la connaissance surnaturelle, révélée.


Qu’est-ce que la philosophie ?

On peut définir la philosophie comme le résultat des efforts de la raison humaine pour donner une réponse aux questions de la destinée de l’homme, de l’existence de Dieu, mais aussi pour percer les secrets de la nature plus profondément et plus abstraitement que ne le font les sciences expérimentales ; cette branche de la philosophie porte le nom de métaphysique, ainsi que nous l’avons vu.

Mais si cette science est utile, et même indispensable, il ne faut pas perdre de vue qu’elle n’est qu’une expression du réel appréhendé par l’intelligence. Il y a, en effet, transposition de la réalité, lors de l’exposition philosophique, à cause de la nature même du langage. Celui-ci est en effet discursif, c’est-à-dire qu’il se déroule dans le temps. Lorsqu’on expose une question, on décrit. Le laboureur qui prépare son champ est à la fois sur son tracteur, animé d’une certaine vitesse, tandis que la terre retournée par le soc, vient combler le sillon précédent. Trente mots énoncés dans un certain ordre, relativement arbitraire pour partie, ont été nécessaires pour évoquer une réalité qui fait un tout. On peut donc dire que la réalité présente des phénomènes simultanés, qui se déroulent ensemble, et que l’exposition par le langage oblige à les présenter de manière successive. De là le risque considérable des études exclusivement livresques, où les esprits brillants, mais superficiels se complaisent, et dont le résultat est de donner des gens qui sont en fait coupés du réel. Peu conscients des transpositions imposées par le langage, prenant la partie pour le tout, manquant de cette intelligence du vrai nourrie par la contemplation et la réflexion, plus appuyés sur leur mémoire que sur une vraie compréhension, souvent plus ou moins enflés d’orgueil, ils excellent dans la présentation de la question de cours et sont nuls dès qu’il s'agit de résoudre le problème. Esprits scolaires, forts en thèmes, ils séduisent malheureusement souvent les braves gens parce qu’ils parlent bien et paraissent en savoir long, tandis qu’on laissera de côté tel qui semble plus balourd, mais dont la profondeur, la lenteur, voire l’humilité garantiront une meilleure perception du réel, et, finalement une plus grande sagesse, donc une plus grande utilité pour le prochain.

Allier la synthèse à l’analyse, selon l’esprit de Saint Thomas qui disait que les principes ne tiennent pas devant les faits, tel est l’idéal du philosophe.

Remarquons bien en passant, que cette question de la transposition entre le réel perçu et compris, et l’expression que l’homme en donne, trouve une solution différente bien qu’analogue dans le langage et dans les arts.

Le sculpteur qui œuvre dans l’espace à trois dimensions exprimera la durée d’une certaine manière, tandis que le peintre qui, lui, n’en a que deux, traduira la troisième par la perspective, transposition qui s’ajoutera à celle déjà employée par le sculpteur pour évoquer le temps.

Si donc on réfléchit à cette question de l’expression, on voit qu’elle est complexe, mais sa complexité même ne doit pas nous porter au subjectivisme, car les transpositions nous sont imposées par la nature des choses. Sous peine de mutiler le réel, on ne doit pas le borner à son expression.

Et, c'est seulement sous l’ensemble de ces précautions que l’on pourra admettre la part de vrai que comporte la célèbre phrase d’Hamlet « Il y a plus au Ciel et sur la terre, Oratio, que dans toute ta philosophie ».

Concluons : l’esprit humain est donc contraint, en utilisant le langage, à étudier la réalité par tranche. C’est là que se trouve la justification de la différentiation des sciences qui se spécifient par leur objet formel.

Chacune se trouve donc, par le fait même, limitée. C’est le lot de toute étude.

C'est ainsi que cet opuscule(*) sera consacré exclusivement aux développements relatifs aux vérités atteintes par la raison naturelle, ou philosophie, et plus spécialement à la métaphysique la plus élémentaire que l’on nomme également ontologie, de ontos, mot grec qui signifie être, et qui est l’étude de l’être en tant qu’être.
(*) : Achevé d’imprimer le 30 septembre 1984 sur les presses de l’Imprimerie du Pays Fort – 18 Villegenon.


Mais on ne doit pas perdre de vue que le réel est constitué par l’ensemble de ce qui est étudié séparément par chacune des sciences.

Ainsi, par exemple, le réel est-il naturel et surnaturel ; aussi l’étude des rapports de l’un et de l’autre doit nécessairement compléter celle de chacun d’eux pour que l’esprit atteigne pleinement la réalité.

Ayant borné notre présente étude à la connaissance de vérités atteintes par voie naturelle, nous ne pouvons cependant éluder la question des rapports avec les vérités auxquelles l’homme parvient d’une manière surnaturelle.

Aussi, en préalable à ces développements, faut-il aborder la question des rapports entre la philosophie et la théologie, c’est-à-dire entre la raison et la foi.

Les rapports entre la raison et la foi

« En toute chose, il faut considérer la fin ». Car c’est de la fin que se déduisent les moyens et leur ordonnancement. Ainsi, par exemple, pour avoir du blé, il faut préparer la terre, puis semer, désherber, moissonner, opérations qui sont les moyens ordonnés à cette fin : pouvoir disposer de blé.

De même, en ce qui concerne l’homme, il faut considérer d’abord sa fin : jouir du Bien Infini qui est Dieu pour l’éternité et Lui procurer ainsi Sa gloire externe. La raison étant impuissante à connaître cette fin de manière sûre et sans mélange d’erreur, Dieu dut avoir recours à la Révélation, qui donne chez l’homme, naissance à la foi « adhésion de l’intelligence, sous les feux de la grâce, aux vérités révélées par Dieu, parce qu’Il ne peut ni se tromper ni nous tromper ». La foi est donc une activité de l’intelligence, de même que la raison ; mais la foi c’est l’intelligence agissant sous l’influence de la grâce qui surélève la nature “gratia elevans” et la raison l’activité naturelle de l’intelligence, aidée par la grâce qui restaure la nature “gratia sanans”. Il ne peut donc y avoir contradiction entre elles, puisque ce sont les activités d’une même faculté ordonnées à la même fin : le salut de l’homme. Mais la foi arrive soit à des vérités plus hautes que la raison, soit connues plus sûrement. Aussi la raison doit être soumise à la foi qui l’éclaire. Bien qu’autonome dans son ordre, la raison ne doit donc pas aboutir à des résultats en contradiction avec ceux de la foi. Si jamais tel était le cas, on pourrait en conclure sans risque d’erreur que ces résultats sont faux. Ainsi l’Eglise Catholique, gardienne de la foi, a-t-elle le droit et le devoir d’imposer des vérités de raison sur toutes les questions dont les solutions, si elles étaient erronées s’opposeraient directement ou indirectement à la foi. Ainsi, le rejet de la notion de cause s’oppose-t-il directement à l’existence de Dieu, par exemple, de là la nécessité, outre l’erreur qu’il manifeste, de le condamner au nom de la foi.

Voici comment s’exprime Pie XII sur cette question dans Humani Generis (12 août 1950)
Citation:
On sait combien l’Eglise estime la raison humaine dans le pouvoir qu’elle a de démontrer avec certitude l’existence d’un Dieu personnel, de prouver victorieusement, par les signes divins, les fondements de la foi chrétienne elle-même, d’exprimer exactement la loi que le Créateur a inscrite dans l’âme humaine et enfin de parvenir à une certaine intelligence des mystères, qui nous est très fructueuse. La raison cependant ne pourra remplir tout son office avec aisance et en pleine sécurité que si elle reçoit une formation qui lui est due : c'est-à-dire quand elle est imprégnée de cette philosophie saine qui est pour nous un vrai patrimoine, transmis par des siècles du passé chrétien et qui jouit encore d’une autorité d’un ordre supérieur, puisque le magistère de l’Eglise a soumis à la balance de la révélation divine, pour les apprécier, ces principes et ces thèses essentielles qu’avaient peu à peu mis en lumière et définis des hommes de génie. Cette philosophie reconnue et reçue dans l’Eglise défend, seule, l’authentique et juste valeur de la connaissance humaine, les principes inébranlables de la métaphysique — à savoir de raison suffisante, de causalité et de finalité — la poursuite enfin, effective, de toute vérité certaine et immuable.
Dans cette philosophie, sans doute, sont traitées des parties qui, ni directement ni indirectement, ne touchent à la foi et aux mœurs : aussi l’Eglise les laisse-t-elle à la libre discussion des philosophes. Mais pour beaucoup d’autres, surtout dans le domaine des principes et des thèses essentielles que Nous avons rappelés plus haut, de liberté de discussion il n’y a point. Mais dans ces questions essentielles, il est permis de donner à la philosophie un vêtement plus juste et plus riche, de la renforcer de développements plus efficaces, de la débarrasser de quelques procédés scolaires insuffisamment adaptés, de l’enrichir discrètement aussi d'éléments apportés par une pensée humaine qui sainement progresse : mais il n’est jamais possible de la bouleverser, de la contaminer de principes faux ou même de la tenir pour un monument sans doute imposant mais absolument suranné. Car la vérité, et toute son explication philosophique ne peuvent pas changer chaque jour, surtout quand il s’agit de principes évidents, par soi, pour tout esprit humain ou de ces thèses qui prennent appui aussi bien sur la sagesse des siècles que sur leur accord avec la révélation divine qui les étaye si fortement. Tout ce que l’esprit humain, adonné à la recherche sincère, peut découvrir de vrai, ne peut absolument pas s’opposer à une vérité déjà acquise ; Dieu, Souveraine Vérité, a créé l’intelligence humaine et la dirige, il faut le dire, non point pour qu’elle puisse opposer chaque jour des nouveautés à ce qui est solidement acquis, mais pour que, ayant rejeté les erreurs qui se seraient insinuées en elle, elle élève progressivement le vrai sur le vrai selon l’ordre et la complexion même que nous discernons dans la nature des choses d’où nous tirons la vérité.
Si l’on a bien saisi ces précisions, on verra sans peine pour quelle raison l’Eglise exige que ses futurs prêtres soient instruits des disciplines philosophiques “selon la méthode, selon la doctrine et les principes du Docteur Angélique” ; c’est que l’expérience de plusieurs siècles lui a parfaitement appris que la méthode de l’Aquinate l’emporte singulièrement sur toutes les autres, soit pour former les étudiants, soit pour approfondir les vérités peu accessibles ; sa doctrine forme comme un accord harmonieux avec la révélation divine ; elle est de toutes la plus efficace pour mettre en sûreté les fondements de la foi…

Au travail donc ! Même s’il nous en coûte un effort, tâchons de former notre intelligence à l’école de Saint Thomas.
_________________
"Prodeo" en mémoire d'un ami disparu.


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MessagePosté le: Ven 5 Aoû - 18:07 (2011)    Sujet du message: Publicité

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franciscain de bourges
écuyer

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MessagePosté le: Mer 7 Sep - 18:01 (2011)    Sujet du message: Introduction à la Metaphysique Répondre en citant

 la science et la philosophie pour intéressantes qu'elles soient sont incapables de résoudre les questions fondamentales de l'existence.

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Prodeo
écuyer

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MessagePosté le: Ven 9 Sep - 22:43 (2011)    Sujet du message: Introduction à la Metaphysique Répondre en citant

franciscain de bourges a écrit:
 la science et la philosophie pour intéressantes qu'elles soient sont incapables de résoudre les questions fondamentales de l'existence.



Les saintes écritures nous préviennent que seule la Vérité nous rendra libre. C'est pourquoi cette Vérité est occultée depuis la prime enfance par le nouveau culte de l'homme qui se fait Dieu à travers la laïcité ripoublicaine. Dès lors, il devient très difficile pour les jeunes cerveaux acculturés, une fois devenu adultes, d'avoir assez de curiosité pour aller chercher ce qu'on leur cache avec insistance !
La solution réside dans le coeur et l'esprit de chacun de nous. Nous devons tous faire l'effort d'aller chercher la Vérité. C'est une question de conscience et de volonté. Personne ne peut valablement faire ce travail à notre place.
_________________
"Prodeo" en mémoire d'un ami disparu.


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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Sam 10 Sep - 20:35 (2011)    Sujet du message: Introduction à la Metaphysique Répondre en citant

On demande pourquoi mélanger des discussions métaphysiques à la théologie, qui doit être uniquement fondée sur la Révélation. Parce que dès l'origine du christianisme, les philosophes auteurs des hérésies se sont servis de la métaphysique pour attaquer les dogmes révélés et parce que les incrédules, leurs successeurs aujourd'hui, font de même. Les Pères de L'Eglise ont été forcés de se servir de toute la précision d'une saine métaphysique, pour exposer et développer les dogmes de la foi et les mettre à couvert des sophismes.

Pourquoi les modernes ont-ils supprimé la métaphysique?
Pour combattre l'existence de Dieu, ils doivent soutenir que les attributs qu'on lui prête sont incompatibles. "Tu connaîtras le bien du mal" dit le serpent sophiste, cette différence essentiellle, entre la bonté jointe à une puissance infinie et la bonté jointe à une puissance bornée.
_________________


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Templier
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Religion: catholique

MessagePosté le: Ven 30 Sep - 22:29 (2011)    Sujet du message: Introduction à la Metaphysique Répondre en citant

La venue du Messie a été préparée par des personnes initiées aux réalités métaphysiques. Il y avait de la spiritualité avant la venue du Messie, des grands initiés comme Platon, Pythagore qui avaient des connaissances. La métaphysique est un champ de réflexion portant sur des questions fondamentales, telles que l'être.

Deus lo vult !
_________________


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Henryk
Administrateur

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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Jeu 12 Jan - 11:21 (2012)    Sujet du message: Introduction à la Metaphysique Répondre en citant

http://www.youtube.com/watch?v=G_I4BY43Rw0

Une vidéo sur le lien métaphysique de l'âme à la matière.
_________________


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:10 (2016)    Sujet du message: Introduction à la Metaphysique

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