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"Suicide" du duc de Bourbon

 
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Henryk
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MessagePosté le: Mar 20 Mai - 14:05 (2014)    Sujet du message: "Suicide" du duc de Bourbon Répondre en citant

Le duc de Bourbon fut trouvé mort le 27 août 1830. Le 28, son testament fut enregistré, présenté au président du tribunal et déposé dans les minutes d'un notaire pendant qu'on discutait autour de son cadavre la double hypothèse du suicide ou de l'assassinat.

Legs du Duc de BOURBON aux descendants des anciens officiers de l'armée de Condé et de la Vendée :

Mon intention est que mon château d'Écouen soit affecté à un établis« sement de bienfaisance en faveur des enfants, petits-enfants ou descendants des anciens officiers ou soldats de l'ancienne armée de Condé et de  la Vendée.

 Je donne alors ce château et le bois qui en dépend à la dame baronne de Feuchèrés, en la chargeant de fonder l'établissement dont il s'agit,  voulant en cela lui donner une nouvelle marque de mon attachement et de ma confiance.
J'affecte au service des dépenses de cet établissement une somme de cent mille francs qui sera payée annuellement et à perpétuité par mon «petit-neveu le duc d'Aumale ou par ses représentants.

 Je m'en rapporte au surplus aux soins de Madame baronne de Feuchères pour que mon intention soit remplie, ainsi que sur le mode d'après lequel cet établissement devra être formé et aux autorisations qu'elle aura ce à obtenir pour y parvenir.

L.-H. DE BOURBON. »


L'indignation fut partout si grande, que cette méprisable femme elle-même, dans un premier mouvement de générosité, voulut que l'on prît sur sa part du butin pour que les intentions du prince fussent remplies. On doit regretter qu'elle n'ait pas persisté dans ce louable projet; elle eût du moins, par là, effacé une partie de ses torts, et toute la honte en serait restée sur la tête de LouisPhilippe !
Mais si la baronne de Feuchères recula devant un acte de loyauté, et si la maison d'Orléans garda et fit accroître au détriment des orphelins du vieux royalisme l'immense part qu'elle prenait dans la succession des Gondés, le général de Feuchères comprit autrement les devoirs que lui imposait le respect de la morale publique et de sa propre dignité. Il refusa cet or que de plus riches que lui se montraient si empressés de ramasser dans le sang, et il fit don aux hospices de la totalité des biens qui lui étaient échus à la mort de sa femme.  C'est pour cette belle action, dit M. Michaud, que le prix Montyon lui fut décerné par l'Académie.
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MessagePosté le: Mar 20 Mai - 14:05 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
Administrateur

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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mar 20 Mai - 15:39 (2014)    Sujet du message: "Suicide" du duc de Bourbon Répondre en citant

La baronne de Feuchères était restée la commensale et l'amie des Orléans, et les relations entre le palais Royal et celle ci, jugées indécentes durant la vie du dernier Condé, amène à douter de leur justice. Cette servante de basse œuvre, était libre et comblée d 'honneur, ainsi que de petits soins au Petit Palais, et marchait la tête haute, et bravait l'indignation publique.


Un de ses neveux anglais, nommé Dawes, reçut du duc de Bourbon la baronnie de Flassans. Fier de cela, dans un banquet londonien, il raconte au convives le drame de St Leu, et révélant des détails, il s'écrie : Cette nuit du 26 au 27 août, je l'ai passée à paris. Sans cela, je me verrai accusé comme ma tante ». Madame de Feuchères, avertie de l'incartade (Comment, puisqu'il était à Londres?) prend des mesures en conséquence.(sic) Le baron débarque à Calais, pour retourner à Paris. Dans la nuit, il meurt d'une attaque d'apoplexie, d'une colique néphrétique, (sic)...


+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


L'opinion publique et l'Europe entière eurent pour conviction l'attentat.


Trois médecins attachés à la cour et à la personne des Orléans, furent chargés de se transportées sur les lieux et de rédiger en toute hâte les procès verbaux qui devaient agir sur l'opinion. Ces médecins ne s’adjoignirent pas des médecins du défunt. Ils ne réclamèrent l'assistance d'aucun de leur confrère. Pour une impartiale neutralité  sans doute ? L'Orléanisme à livré le terrain aux Orléanistes. Ils affirment le suicide.


Gendrin et Dubois (docteurs d'Amiens) renversent l’échafaud officiel par cette déclaration :
Nous pensons que le prince de Condé à succombé à une asphyxie par strangulation.


La famille d’Orléans sent qu'elle ne peut plus éviter l'éclat. Elle se met à la peine par l'un de ses familiers, Mr Vatout. Il publie un pamphlet à la hauteur de toute les bourses, mais certainement pas à la hauteur de sa conscience. (Première tentative d'usurpation du nom de Bourbon?)


Abbé Pélier de la Croix, aumonier du Prince de Bourbon :
1) « Le Prince est innocent de sa mort devant Dieu. »
2 ) « (10 octobre 1830 au roi des Français) Ayant vainement attendu que je fusse interrogé sur la mort de son Altesse royale Monseigneur le duc de Bourbon, dont j'avais l'honneur d'être aumônier, et voyant qu'il ne se fait aucune enquête sur une fin aussi extraordinaire, je viens vous supplier de vouloir bien m'entendre un moment.../... et tout ce que j'apprends m'inspire le devoir de m'adresser à vous, que je crois intéressé à connaître les preuves de l'horrible assassinat commis sur la personne de votre infortuné parent. Venger sa mémoire, rendre à l'honneur le dernier des Condé, ne saurait être une chose indifférente à sa famille.


Fain lui répond du Palais royal :
Si vous avez des révélations a faire, adressez vous a monsieur le garde des sceaux....


les d'Orléans ne l’usurperont (son nom) qu' a la seconde génération, et le fils ainé du duc d'Aumale (sic) s’appellera prince de Condé, pour faire revivre une si grande famille. (la mort saisit le vif).
Louis Philippe qui ne sait rien, et qui ne veut rien savoir des accusations portées contre madame de Feuchères, des rumeurs et des soupçons qui remontent jusqu'à son trône.
Sa cupidité a tellement été surexcitée, qu'il s'aveugle lui même...
L'enquête, ouverte le 15 novembre 1830, était dirigée par Mr de la Huproye, conseiller à la cour.
Les légataires du prince sont ses seuls accusateurs.


1)L'histoire de verrou intérieur anéantirait l’hypothèse d'un assassinat, mais les habitants du château, démontrent, par simple expérience, que ce verrou cède à la plus légère pression d'un ruban ou d'un lacet placé du dehors..
2)quelques fragments à moitié brûlés, de la main de prince, ont fait conclure au suicide.
Impossibilité du prince de se pendre même à une espagnolette ; il avait eu la clavicule gauche cassée, chute de chasse, et ne pouvait lever son bras au dessus de son épaule. En 1793, il reçut un coup de sabre, qui lui coupa les tendons de trois doigts.
Impossibilité de faire le nœud ; Ce nœud de tisserand , si solidement établi, que le valet Romanzo le détacha avec beaucoup de peine.


On demanda au chirurgien Bonnie, les motifs et préoccupations du Prince de Condé : « Il paraissait singulièrement affecté de la position de Charles X et de la famille royale.. Il m disait en fondant en larmes:-que deviendront ils ? Mais lorsque qu'il apprit que Charles X était arrivé à destination, il recouvra sa sérénité et se disposait à reprendre ses habitudes.


Le prince de Condé songeait à partir, pour se dérober au spectacle d'une révolution nouvelle et non pas à se tuer car au témoignage de François, l'un de ses valets de pied, le prince avait horreur du suicide. On parlait un jour, d'un général qui s'était brûlé la cervelle , et l'on exaltait son courage. « du courage dit-il, il n'y as que de la lâcheté. Notre vie ne nous appartient pas., nous ne devons pas en disposer, et, dans quelques circonstances que nous nous trouvions., il est de notre devoir de supporter l'adversité avec courage. »


Hostein, son chirurgien dentiste, confirme par un autre fait la déposition de François. Il raconte : Dans une conversation que j'eus avec le Prince, sur l'arrestation de Mr de Polignac, conduit au fort du Ham, pendant six ans, ayant dit qu'a sa place je me serai brûlé la cervelle, le prince me dit d'un ton pénétré : - Est bien vous qui osez tenir un tel langage ! Apprenez, Mr Hostein, qu'un homme d'honneur ne se donne jamais la mort. Il n'y a qu'un lâche qui puise le faire. Quel exemple pour la société ! Je ne vous parle pas comme chrétien, quoique j'eusse dû commencer par là. Vous savez qu'aux yeux de la religion, le plus énorme des crimes est le suicide ; et comment se présenter devant Dieu, quand on n'as pas eu le temps de se repentir ?...
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