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Georges Washington

 
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Henryk
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MessagePosté le: Mar 15 Juil - 14:16 (2014)    Sujet du message: Georges Washington Répondre en citant

Au XVIII siècle, deux années avant la rupture des rapports diplomatiques entre notre pays et l'Angleterre, le représentant du Roi de France dans la vallée de l'Ohio, M. de Contrecœur, apprend qu'un officier anglais, le major Georges Washington, vient de franchir la frontière et de violer notre territoire.
Un fort, construit à la hâte par l'envahisseur, insulte à notre suprématie et menace nos conquêtes. Il faut faire respecter les droits de la France. Le Gouverneur mande un de ses lieutenants, M. de Jumonville, et lui enjoint d'aller non en belligérant, mais comme parlementaire protester contre une invasion que condamne le droit international. Une escorte de quelques hommes accompagne Jumonville. A peine les premières sentinelles anglaises ont-elles eu le temps de signaler l'approche de nos compatriotes, que le major Washington accueille, par une salve de mousqueterie, le pacifique mandataire de M. de Contrecœur. Au lieu de riposter avec les mêmes armes, Jumonville, l'épée en verrouil et le pavillon blanc à la main, s'avance et fait signe qu'il a quelque chose à dire. Les fusils anglais s'abaissent. Un de nos sous officiers profite de cette trêve pour lire la sommation de M. de Contrecoeur. La lecture n'est pas achevée, qu'une grêle de balles, tombant sur la troupe, tue M. de Jumonville et jette sur le sol neuf hommes de sa suite.
A la nouvelle de ce forfait, l'Europe, indignée, flétrit les assassins. Pour désarmer ses accusateurs, le major Georges Washington allègue qu'il croyait « la guerre ouverte, et que Jumonville ne lui notifia point son mandat . Insigne sophisme ! La France ne se paie pas de ces impostures. Le frère de la victime, M. Coulon de Villiers, reçoit de M. de Contrecœur l'ordre de châtier l'auteur du guet-apens et de détruire son repaire.
Cinq cents Anglais et neuf canons défendent la citadelle où se retranche le coupable. Le feu s'ouvre. Au bout de deux heures, les Français enlèvent la position, éteignent l'artillerie de l'ennemi, tuent quatre-vingt dix Anglais et en blessent un plus grand nombre. Devant ce désastre, le colonel Washington amène le drapeau de Saint-Georges et demande à capituler. Adhésion immédiate de Villiers. Nos soldats entrent dans le fort par la brèche. Généreux et courtois comme tous nos ancêtres, l'officier français, la main tendue et le chapeau sous le bras gauche, aborde le meurtrier de son frère
« Nous pourrions, lui dit-il, châtier un assassinat. Nous ne l'imiterons pas. »
Cette clémence chrétienne, cette chevalerie, confondent un adversaire, étranger à notre foi et à nos mœurs. L'acte de la capitulation accorde aux vaincus les honneurs de la guerre, les autorise à remporter « leurs effets », et pour donner aux Anglais un témoignage de la magnanimité française leur abandonne une pièce de canon.
Mais si M. de Villiers et ses compagnons refusent d'infliger à Georges Washington un châtiment brutal et superflu, il faut qu'un acte public proclame sa félonie et notre sincérité. Dans la clause où les négociateurs fixent le sort des captifs restés aux mains des Anglais, une clause incidente rappelle que a les prisonniers furent faits lors de l’assassinat de M. Jumoville Or, quelles signatures authentiquent ce constat du crime? Les signatures de Washington et de Villiers...
Ainsi, le futur Fondateur de la République américaine, après avoir essayé d'altérer la vérité, reconnaît lui-même son mensonge et sa forfaiture. Il a lâchement tué un parlementaire. Et devant cet aveu de l'assassin, que fait le frère de la victime? Comment se comporte le vainqueur qui tient à sa merci le meurtrier vaincu? Il pardonne.
0 France magnanime! Je ne connais pas d'histoire où s'affirment avec plus d'éclat les facultés supérieures de notre race, sa bravoure, sa droiture, son culte ardent de l'honneur, son humanité. A la vaille de la Révolution, voilà ce que quatorze cents ans de Christianisme et de Monarchie ont fait du barbare sorti de la sylve hercynienne.
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MessagePosté le: Mar 15 Juil - 14:16 (2014)    Sujet du message: Publicité

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