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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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Madame Royale

 
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 19 Juil - 21:10 (2014)    Sujet du message: Madame Royale Répondre en citant

Qu'il est heureux le peuple qui peut compter les jours d'un règne par des traits de bonté ! Qu'il est heureux le sujet qui peut en effet s'écrier: Voilà le luxe de mon Roi! voilà celui de sa Famille auguste !
Hommes égarés, vous qui avez un moment abandonné le Panache blanc de Henri IV, lisez les pages suivantes , elles vous ramèneront à lui. Lisez les , hommes injustes ; elles vous arracheront l'équité. Lisez-les, hommes ingrats ; elles ouvriront malgré, vous votre cœur à la reconnaissance et au repentir. Lisez-les, et dites-moi s'il existe en France aujourd'hui, un hameau, une chaumière où le pauvre n'ait ressenti les effets d'une incomparable bienfaisance , et ceux de la plus tendre sollicitude. Faudrait-il, pour vous ébranler, offrir à vos yeux le plus étrange parallèle ? placer en regard quelques pages de l'histoire de L'usurpation, et vous montrer un tableau comparatif de crimes et de vertus ? Non , je n'ensanglanterai point des pages destinées à retracer des traits nobles et touchants. Je me contenterai de rappeler à votre mémoire que les mêmes mois où, en 1816, des millions de francs ont été distribués par les Bourbons pour secourir le peuple , des milliers de Français, instruments et victimes d'une odieuse ambition , furent, en 1811, dépensés par une main qui ne les comptait pas. Je me bornerai à vous rappeler encore que les mêmes jours où, en 1817 , les rejetons d'Henri IV faisaient rassembler et nourrir dans les lieux chauffés , une foule immense d’indigents , cent mille braves périrent en 1812, d'inanition et de froid dans les déserts de la Russie! Et vous, Français fidèles, lisez-les ces pages, elles ne pourront point augmenter votre dévouement, mais elles vous causeront une vive émotion, et mouilleront vos yeux de larmes!

Année 1816

Du 9 janvier 1816.
S. M. a fait don aux hospices civils de la ville de Paris, sur sa liste civile, d'une somme de trois cent vingt mille francs. Le conseil général est allé en députation adresser ses remerciements et l'expression de sa reconnaissance au monarque chéri , au père du peuple ; le Roi a répondu en ces termes :
« J'ai entendu avec plaisir l'expression des sentiments de l'administration des hospices de la ville de Paris. Continuez vos fonctions avec le même zèle et la même charité : pour moi, vous le savez, je ne puis avoir de plus grand plaisir que de soulager un peu la misère de mes enfants. »


Du 11.
MADAME, avant de sortir de Saint Etienne-du-Mont, a fait remettre trois cents francs, pour être distribués aux pauvres de cette église.


Du 14.
S. A. R. MADAME duchesse d'Angoulême a pris sous sa protection un établissement, formé par les dames de la paroisse de Saint Vincent-de-Paule, pour l'instruction des enfants des pauvres et le soulagement des malades.


Du 26.
Une circulaire de S. Ex. le ministre de la police générale à MM. les préfets des grandes villes, annonce qu'une somme de douze mille francs est mise à leur disposition, par ordre, de S. M., à l'effet de libérer ceux des prisonniers pour dettes, que leur position personnelle et des considérations morales rendront les plus dignes de ce bienfait d'un monarque, pour lequel la bienfaisance est un besoin.



Du 7 février.
Une quête a été faite à Saint Roch pour les prisonniers, à la suite du sermon prêché par M. l'abbé de Boulogne, évêque de Troyes ; S. A. R. MONSIEUR frère du Roi a envoyé mille francs.



Du 9 mars.
S. A. R. Monseigneur le duc de Berry a fait remettre à MM. Treutell et Wurtz mille francs pour les incendiés du Bas-Rhin.
Du 15.
Les dames de. charité et Messieurs les maires de Paris ont reçu de très-fortes sommes provenant de la cassette particulière de S. M., pour soulager des familles indigentes.



Du 25.
MM. les députés du département de l'Aube ont eu l'honneur de remercier Monseigneur le duc de Berry de l'abandon que S. A. R. a fait si généreusement aux malheureux habitants des départements ravagés par la guerre. S. A. R. a répondu avec une sensibilité touchante.
S. A. R. MONSIEUR parcourant les ruines du département de l'Aube, et s'arrêtant à Arcis, fut vivement touché des malheurs d'une mère de famille réduite au désespoir; S. A. R. lui accorda sur sa propre cassette quinze cents francs. Le 19 au soir ( qu'on remarque bien l'époque ) le 19 mars 1815, MONSIEUR se souvient que cette somme n'a pas été payée, et la fait remettre le lendemain à Madame la comtesse de B***.
S. A. R. quittait alors Paris et la France par la plus infâme trahison : Français, voilà vos princes !



Du 17 avril.
MADAME a fait parvenir au curé de Saint-Vincent-de-Paule une somme de deux mille francs, pour être versée, à titre de secours, dans la caisse de l'institution formée en faveur des jeunes filles pauvres et orphelines.



Du 19.
Une pauvre femme était retenue depuis six mois en prison pour dettes, lorsque la bienfaisance d'une auguste princesse la rendit à la liberté et à ses enfants : mais l'un des créanciers ayant à répéter contre cette femme de misérables frais, allait la constituer de nouveau en prison, lorsque MADAME a étendu sur elle une main, protectrice, a fait cesser toute poursuite, en acquittant ce qui restait dû à l'impitoyable créancier.



Du 29 avril.
S. M. a envoyé aux malheureux habitants de la ville de Toulouse, qui ont essuyé des pertes lors de l'explosion, cent mille francs ; S.: A. R. le duc d'Angoulême, vingt mille ; Monseigneur le duc de Berry, douze mille.
On sait que , pendant les mois de mai et de juin, les préparatifs du mariage de S. A. R. Mgr le duc de Berry fournissaient à la classe ouvrière beaucoup de travaux , et que néanmoins des dons nombreux furent faits aux indigents à l'occasion de cette illustre alliance.



Du 1er juillet
Madame la duchesse de Berry, imitant les exemples touchants de bienfaisance dont elle est entourée, a signalé son arrivée en venant au secours des infortunés. Cette auguste princesse voient de faire remettre mille francs au trésorier de la Société de charité maternelle de Paris.



Du 4.
S. A. R. MADAME, duchesse d'Angoulême a daigné faire remettre à M. l'abbé Delouette, aumônier de l'hôpital du Val-de-Grace, une somme destinée à l'achat de livres de piété et d'instruction pour être distribués aux militaires malades dans ledit hôpital.
Du 5
MADAME, dont l'activé bienfaisance recherche tous les genres d'infortune, a fait parvenir une somme assez considérable, à M. le marquis de la Londe, maire de Versailles, pour être employée à dégager un grand nombre d'effets déposés au Mont-de-Piété par des familles malheureuses.



Du 8.
S. M. ayant pris en considération la position des indigents de Versailles, a fait adresser au maire une somme de six mille francs pour les occuper jusqu'à la moisson. Les travaux, eu conséquence de ce bienfait , vont recommencer.



Du 10.
Une bienfaitrice qui ne veut pas être connue, a envoyé au bureau des nourrices une somme de quinze cents francs, pour payer les mois arriérés, dus par de pauvres femmes. On a cru reconnaître la main d'une princesse auguste.



Du 11
S. M. a envoyé deux mille-francs, pour être joints à la quête faite en faveur des pauvres dans l'église de Saint-Sulpice, le jour où l'on y a célébré l'anniversaire du 8 juillet.



Du 1 août
S. A. R. Monseigneur le duc de Berry a fait don aux indigents de Versailles d'une somme de six mille francs, à l'occasion de son mariage.



Du 25 août.
Des distributions de pain et de comestibles ont été faites aux indigents dans les douze arrondissements de Paris, d'après les ordres de S. M.



Du même jour.
Une somme de trois cents francs a été distribuée aux indigents de la commune de Bagneux, près Seaux -Penthièvre, d'après les intentions de S. A. R. MADAME.



Du 16.
Une personne auguste, que le respect empêche de nommer, et que les cœurs français devineront sans peine , a fait remettre à M. le curé de Paimbeuf cinq cents francs, pour subvenir aux besoins les plus urgents de l'hospice de cette ville.



Dudit jour.
Trois cents francs ont été reçus de la même main bienfaisante, pour secourir les indigents de Paimbeuf.



Du 28 août.
Le Roi, informé des malheurs dont la guerre a rendu-victimes les habitants de Nogent-sur-Seine, a daigné accorder à cette ville mille francs, destinés à secourir les familles les plus infortunées.



Du 2 septembre.
S. M. voulant récompenser le zèle et le dévouement des pauvres ouvriers et travailleurs, qui ont été blessés lors de l'incendie de Toulouse, a ordonné la répartition d'une gratification en leur faveur.



Du 4.
S. A. R. Monseigneur le duc d'Angoulême, vivement affligé du ravage causé dernièrement dans le département de l'Isère par la rupture de plusieurs digues, a fait parvenir au préfet dix mille francs, destinés au soulagement des victimes de cet événement.



Du 6.
Le Roi trouve dans son inépuisable bonté des ressources pour satisfaire aux besoins de son cœur. S. M. instruite qu'un orage a ravagé plusieurs communes du département de là Moselle, a voulu que trente mille francs fussent distribués aux cultivateurs qui ont le plus souffert.



Du 10.
Le département de la Meuse est compris pour une somme de trois cent quarante mille francs dans les onze millions accordés par la bienfaisance de S. M. et de son auguste famille.
Du 14.
S. A. R. monseigneur le duc de Berry a fait remettre une somme de six mille francs à la Société philanthropique, et a bien voulu promettre de renouveler chaque année ce précieux secours. L'exemple donné récemment par une grande princesse a été suivi : une personne de haute distinction, qui veut aussi garder l'anonyme, a consacré une somme de deux mille francs à la libération des pauvres pères de famille poursuivis pour le paiement des mois de nourrice.



Du 18.
Chacun des curés et desservants des vingt-cinq succursales de Paris a reçu, d'une main auguste, une somme destinée à être distribuée en aumônes, dans ce jour de douleur et de piété, aux pauvres de leurs paroisses.



Du même jour.
Mille francs ont été aussi remis à M. l'abbé Montès, aumônier de la Conciergerie, pour secourir les détenus de cette prison, et deux mille francs ont été aussi employés au même usage, pour les prisonniers des autres maisons de détention de Paris.



Du 12.
Le département de la Meurthe est compris pour quatre cent vingt-quatre-dix mille francs dans l'état de répartition des onze millions destinés par le Roi et les princes aux départements qui ont éprouvé les malheurs de la guerre.



Du 2 octobre.
Le Roi a accordé une somme de six cent vingt mille francs au département du Bas-Rhin, à prendre sur les onze millions à repartir.


Du 12.
S. A. R. monseigneur le duc d'Angoulême a fait remettre à messieurs du bureau de l'Observatoire, une somme de douze mille francs, pour être employée à l'achat d'un octant d'une grande dimension, qui manquait à cet établissement.
La sollicitude de nos princes s'étend également sur les arts et le malheur.



Du 20.
MADAME a daigné accorder à la Société de charité maternelle de la ville de Langres onze cent cinquante francs, à titre de secours.
Du 16 novembre. MM. les chanoines de Saint-Denis ont été chargés par MADAME de distribuer en son nom des secours aux pauvres de la ville.



Du 4 décembre.
S. A. R. MADAME a fait remettre à la disposition de M. le préfet du département de la Moselle quinze cents francs pour être accordés, à titre de secours, à la Société de charité maternelle de la ville de Metz.



Du 15 décembre.
Le Roi a accordé une pension sur les deniers du sceau à M. Chauveau Lagarde, avocat et défenseur de madame Élisabeth, comme un témoignage du courage et du dévouement qu'il a montrés dans ces circonstances difficiles.



Du 22 décembre.
S. M. a fait remettre trente mille francs à M. le préfet du département de l'Aisne, pour venir au secours des familles les plus malheureuses de ce département.
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