Forum du Royaume de France Index du Forum

Forum du Royaume de France
« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Refléxions pour 1870

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Patrimoine -> Histoire
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Dim 27 Juil - 13:04 (2014)    Sujet du message: Refléxions pour 1870 Répondre en citant

1)La liberté est sous le drapeau que porte le roi; la révolution vit sous le drapeau contraire. C'est en deux mots toute la signification des notes qu'on a lues.C'est aussi toute notre raison de notre choix de drapeau, non seulement parce que c'est le drapeau du roi, mais aussi parce que c'est le drapeau du peuple. LAURENTIE. »



a)Paris, avec ses couleurs, bleu, blanc et rouge, de tout temps, s'est fait contre la France et malgré la France une situation à part. On dirait vraiment que cette capitale veut faire de la centralisation en tout et pour tout et que, non contente d'être la capitale politique, elle aspire encore à être la capitale de tous les partis. Il semble aux yeux de certaines gens que tout doive partir de Paris comme d'un centre commun et y retourner et que tout ce qui n'a pas là sa source soit frappé de mort.



b)Depuis 220 ans, la France paie cher cette suprématie en tout de sa capitale. On dirait que les hommes qui l'habitent sont d'une autre espèce que nous. Vains, légers, n'approfondissant rien et effleurant tout, répondant à une raison par un mot, à un raisonnement sérieux par un persiflage, ils sont pour tout homme sérieux un fléau et pour la société politique un danger. Oserait-on dire que ceux qui l'habitent doivent tout primer et que de là seul sort le type du vrai, du juste, du beau, du bien. Il en faut rabattre de beaucoup, cependant, de ces prétentions. Nous avons vu les Parisiens à l’œuvre pendant la Commune et pendant le siège par les Prussiens. A cette époque, ils devaient sauver la France en se sauvant eux-mêmes, et ils n'ont sauvé ni eux, ni la France. Strasbourg, Belfort se sont aussi illustrées que cette capitale, sans nommer les autres villes, qui ont sauvé leur honneur et celui de la France, sans faire sonner si haut leur courage, et surtout sans se courber lâchement devant une démagogie furieuse qui était dans la proportion de un contre dix. Eh bien, dans cette note en réponse à la proclamation du roi, Paris a voulu encore s'imposer.


2)Sans soldats et sans partisans armés, c'est ainsi que je peux et que je veux livrer bataille a ceux que vous avez dressés à ne plus vouloir de roi ni de formes de roi. Je leur dirai comme à vous, que je prétends n'être pas une forme de roi, et l'on me verra en homme de ma race sur le chemin de l'honneur. J'y porterai le panache blanc. Vous tenez tant à ce tricolore !



3Que si votre tricolore est un symbole, et si vous y tenez comme à un symbole, ce n'est plus la réforme, c'est l'abjuration. Ce symbole est l'opposé du mien. Vous n'avez pas besoin que je le porte, j'ai besoin de ne pas le porter, et vous-mêmes avez besoin que je ne le porte pas.



4)Je suis roi pour conduire la France, pour lui faire remonter un chemin de paix et de gloire où elle ne doit rien perdre de ce qu'elle a pu acquérir, et où elle retrouvera ce qu'elle a certainement perdu. Je ne veux pas être roi pour la suivre aux abîmes où elle se laisse pousser. Si son goût la traîne irrésistiblement à M. Gambetta, je n'ai à faire qu'à n'être pas de ceux qui ne peuvent résister à M. Gambetta. L'honnête homme trompé s'éloigne et ne dit mot.



5)Quant à moi j'apporte une dot, je fais un contrat, j'exige des garanties, et ensuite je me marie à l'église, cierges allumés, et non à la Closerie des lilas entre deux petits verres.



6)Mon goût me porte aux bonnes mœurs, c'est à prendre ou à laisser. J'admets considérablement de choses dont je crois pouvoir me tirer honorablement et avec avantage pour vous : le suffrage universel, les chambres, les orateurs et le reste, qui est beaucoup. Nous tâcherons avec cela de régler le passé, d'épurer le présent, de préparer l'avenir.



7)Mais je serai roi, si non, non. Mes cousins qui demandent à me faire visite, viendront ici saluer le roi, ou courront l'autre chance. Moi, je ne la cours pas. Je suis et je veux être homme de mon temps, mais je reste homme de mon rang et de mon sang.



8)Certes, on ne saurait mieux dire et sous une forme originale, cacher de plus grandes vérités. C'est, bien cela. Il faut que l'honnêteté de ce prince s'impose, qu'il s'impose par elle et que subjugués enfin, les Français se disent : Depuis 89 jusqu'à aujourd'hui, nous n'avons vu sur le trône que des princes ou des puissants trompeurs, ou trompés, nous avons tous vécu de ruses, de méfiance et de calomnies, nos princes nous trompaient, nous trompions nos princes, aussi que sommes-nous devenus les uns et les autres ?



9)Les uns se sont réjouis, le plus grand nombre, les honnêtes, les fidèles aux vrais principes du beau et du vrai en toutes choses; les autres, tout en admirant, ont dit comme M. Louis Veuillot : « Vous êtes trop honnête pour nous, nous ne voulons plus obéir qu'à des chefs que nous puissions mépriser. Ceux-là ne sont pas à craindre. Ils disent crûment leur façon de penser, lorsque, à bout d'objections, ils ne savent que répéter : «Ce prince n'est pas de son siècle.» Euphémisme qui signifie : « Nous ne sommes pas dignes que vous régniez sur nous. » Nous devont redouter au contraire les habiles, les politiques, les rusés, les niais aussi qui croient ce que leur disent les premiers.



10)Depuis 89, les manifestes princiers ont été nombreux, mais tous, lorsqu'on les considère de près, ont été de vulgaires appels de prétendants à l'exception de ceux du comte de Chambord. Les plus odieux et les plus machiavéliques de tous, sont ceux de l'homme de Sedan.Cette odieuse figure de conspirateur et de parjure, ce César du bas-empire était doué du don de mentir. Ses manifestes suent le mensonge et l'hypocrisie. Ou il mentait, ou il enveloppait tellement sa pensée que nul ne pouvait la saisir ni la comprendre. Tous ses discours, tous ses manifestes cachent un mépris de l'homme incroyable; on dirait que ce César trouvait que l'humanité n'était faite que pour être dupée.
_________________


Dernière édition par Henryk le Lun 28 Juil - 15:44 (2014); édité 2 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 27 Juil - 13:04 (2014)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 611

MessagePosté le: Dim 27 Juil - 17:32 (2014)    Sujet du message: Refléxions pour 1870 Répondre en citant

Sous le drapeau bigarré à trois chiffres.



1)Avec ses ruses et ses intrigues, M. Thiers a si bien manœuvré que , d'une majorité compacte, il a fait une simple agrégation fortuite d'intérêts divers; là où il y avait unité de vues, il n'y a plus que peur du pire et crainte du mieux. Voilà le fruit de la politique de ce « grand homme » d'Etat: des intrigues, toujours des intrigues. Quelle a été l'attitude du parti devant cette comédie? Il a été d upé, mais non dupeur: il s'est encore prêté à cette combinaison , comme il s'est prêté à tant d'autres , et faute d'un homme perspicace et énergique pour conduire la majorité et résister à M. Thiers , il est arrivé ce que nous voyons , c'est-à-dire un avenir effrayant d'orages et de dangers. Les mots de conciliation, de fusion ont été prononcés, à l'instant le parti s'y est jeté tête baissée. Après avoir brillé par les armes dans la dernière guerre , il brille encore par son abnégation. On n'est pas allé à lui , il est allé aux autres ; il a songé d'abord à la patrie qui brûlait faisant taire devant ce désastre tout autre considération. Il a prié, supplié, étouffé toutes ses rancunes, oublié toutes ses haines ; il a beaucoup appris , beaucoup oublié , trop même ; on a mis celte abnégation à profit, on s'en est servi contre lui , et maintenant que l'on croit ne plus en avoir besoin on le raille jusqu'à la nouvelle révolution!
Alors on lui criera de nouveau sauvez-nous ! Sera-t-il temps?


On fait comme les marins qui, dans la tempête , invoquent Dieu et l'oublient ensuite le danger passé. Qu'y a-t-il cependant de plus beau que la conciliation, que la fusion? C'est le salut de la France, le port après l'orage. Tôt ou tard, c'est là qu'il faut en venir, sous peine de mort.



Que présente donc de si effrayant cette fusion ? Oh , mon Dieu , c'est tout bonnement les intérêts légitimes et respectables, les bases éternelles de toute société mises à l'abri de nouvelles révolutions, par un principe qui les éloigne toutes et qui est leur antidote ; et voilà pourquoi tous les révolutionnaires , plus ou moins colorés, détestent la légitimité ou lui font pièce. La fusion n'est que cela.



a)O nation fortunée, que n'es-tu républicaine, on t'aurait peut-être imposé la monarchie ! Mais cessons cette fiction badine et voyons ce que voulait la Chambre après tant d'orages et de bouleversements. Eh mon Dieu, elle voulait ce qu'a toujours voulu la France : la royauté et un roi.


1830 : Pour y parvenir elle croit avoir la main heureuse et met la main sur M. Thiers. C'est vraiment jouer de malheur. Bien habile serait celui qui connaîtrait la politique de cet homme d'Etat. Il y en a qui prétendent qu'elle ne vise qu'à une seule chose : écarter la royauté légitime, au profit de la branche cadette, en prenant pour transition la république.
b)Louis-Philippe est chassé par la révolution de Paris, en 1848, et cette dernière à son tour expire dans la nuit du 2 décembre 1851. Le pouvoir qui lui succède est honteusement chassé lui-même le 4 septembre dernier, et la république, comme on l'appelle, ne peut vivre , chose étrange (qui n'étonnera pas le vrai penseur), qu'à la condition d'être administrée par des monarchistes; c'est ce que M. Thiers appelle la république sans les républicains, plaisant gouvernant, on en conviendra, que celui qui ne peut vivre qu'à cette condition. De ce lamentable tableau il résulte donc que la révolution est toujours chassée par le révolution, jamais par le pouvoir légitime, et que ce dernier, qui vient toujours refaire les désastres de la première , n'a pas assez d'énergie pour se maintenir au pouvoir puisqu'il en est toujours renversé, il y a donc un vice caché dans tous les pouvoirs légitimes : cherchons-le.



c)Voyez plutôt : après le règne usurpateur et honteux de Louis-Philippe , arrive 48 qui fait peur à la France. Que fait-elle dans sa terreur en refusant le drapeaux blanc de la paix cher aux Français? Elle envoie à la Chambre des moines, des prêtres , des évêques , des Falloux , des Montalembert , des Berryer, des Larcy , etc., etc , en un mot la fine fleur du catholicisme et de la légitimité. En 1871, même spectacle. Les électeurs du 8 février ont peur de Gambetta et de sa bande, vite , ils nomment des royalistes. La chambre actuelle en est peuplée, ils en forment la majorité. Je sais bien que ces quatre cents et quelques voix ne sont pas toutes d'un royalisme pur, mais, il y a une chose certaine,c'est qu'avant le pacte de Bordeaux ceux qui aujourd'hui flottent hésitant , n'hésitaient pas et que sans M. Thiers, qui prévit l'événement, Henri V règnerait aujourd'hui.








2)Paris répondit à ces vœux hautement proclamés par la plus formidable insurrection qui ait jamais épouvanté la France. Cependant la majorité compacte et honnête que nous avions nommée poursuivait son œuvre. Voulant honorer le suffrage universel et croyant faire un grand acte politique, elle mettait M. Thiers à sa tête, nommé si je ne me trompe, par 28 départements. On lui savait gré des services rendus et surtout d'avoir combattu l'Empire, dont il a été l'adversaire le plus redoutable et le plus redouté.
Cet élu du suffrage universel à deux degrés a t-il été la fidèle expression de l'esprit qui l'a nommé? Oui et non. Oui, pour la répression de la Commune parisienne; non ou à peu près, pour le reste. Mais le but de cette brochure n'étant pas de traiter cette épineuse question, je reviens à mon sujet.
Le gouvernement de l'Assemblée ne fut pas plus tôt constitué que la question vraie, la seule qui puissent sauver la France, se posa devant elle. Serions-nous en république ou en monarchie ! Il semblait pourtant que le suffrage universel, notre maître à tous, à ce que j'ai entendu dire, s'était bien prononcé.



3)Ces esprits gouailleurs et sceptiques qui riaient de tout, se pâmeraient d'aise en voyant ce que nous voyons, entendant ce que nous entendons. Ces hommes, que l'on jugera comme on voudra, mais qui après tout, avaient de l'esprit à revendre, se pâmeraient d'aise devant M. Thiers et lui crieraient bravo ! mille fois bravo ! Jamais dans nos élucubrations soit sérieuses, soit bouffonnes, nous n'aurions oser rêver un tour de force pareil. Quoi la République vous tue et vous la voulez pour vous guérir ! Eh bien, c'est de la politique allopathe, celle-là : Similia similibus curantur. La France est monarchique et vous lui imposez la République.



4)Le roi serait, selon l'ancienne et ridicule formule de M. Thiers ou actuellement de M. Lepen, un roi qui règne et ne gouverne pas, et la France a actuellement besoin d'un roi qui règne et qui gouverne. Ceux là consentiraient à nous recevoir dans leurs rangs, à condition que nous déposerions nos insignes à leurs portes et que nous cesserions d'être nous-mêmes. Ce sont ceux-là que le manifeste de Chambord a stupéfaits ou qui ont fait semblant de l'être. Au fond ils en sont contents et non aussi irrités qu'ils veulent le paraître. Avant ce mémorable manifeste de Chambord la véritable opinion royaliste ne s'était pas aussi bien ni surtout si hautement affirmée que maintenant.



Oui, le comte de Chambord s'est souvenu qu'il était le fils ainé de l'Eglise, le seul descendant légitime des rois très-chrétiens, et on lui reproche son langage? Que feront alors ceux qui lui sont hostiles; continueront-ils les traditions du premier empire, de Louis-Philippe , de Buonaparte III ? Alors, messieurs les conservateurs, vous n'avez rien appris ni rien oublié ; on s'en doutait du reste et la politique de M. Thiers le montre assez. Oui , vous êtes toujours les mêmes. vous tournez dans le même cercle, ou le même cirque, prêts à recommencer les même aventures , à user des mêmes expédients, sauf a nous précipiter dans un gouffre d'où ne nous sortirons jamais. Il invoque le principe national de l'hérédité monarchique sans lequel il n'est rien, et vous l'en blâmez, et cependant vous invoquez à grand cri ce même principe? Il nous parle de tous les sacrifices compatibles avec l'honneur , des concessions qui ne seraient pas des actes de faiblesse et vous l'en blâmez ? Mais nous savons où mènent les concessions faites par les gouvernants et les princes ! Elles ont conduit Louis XVI à l'échafaud, et Charles X en exil ; Louis-Philippe a eu le même sort , et cependant c'était le roi idéal des conservateurs et des bourgeois. Le comte de Chambord nous affirme sans cesse que l'oeuvre de la reconstitution ne peut être l’œuvre exclusive d'un parti , et vous n'êtes pas satisfaits ? Mais le passé répond de l'avenir. Que firent les rois Louis XVIII et Charles X? N'ont-ils pas appelé auprès d'eux toutes les capacités , toutes les honnêtetés de la France. Le prince pourrait-il faire autrement que ses ancêtres? Non. Prétendre le contraire, c'est être menteur et coupable , car on se heurterait contre toutes sortes d'impossibilités morales et matérielles. La fin de cette proclamation est ferme et d'une dignité à laquelle les princes même légitimes de l'Europe ne nous ont pas accoutumés : Rien n'ébranlera mes résolutions, rien ne lassera ma patience, et personne , sous AUCUN PRÉTEXTE , n'obtiendra de moi que je devienne le roi légitime de la révolution.
_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:48 (2016)    Sujet du message: Refléxions pour 1870

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Patrimoine -> Histoire Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com