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François Ier (1494-1515-1547)

 
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 13 Sep - 10:20 (2014)    Sujet du message: François Ier (1494-1515-1547) Répondre en citant

François Ier Passage des Alpes. 1515
François 1er avait, sur le milanais les mêmes prétentions que LouisXII; il voulut aussitôt en faire la conquête. Ayant laissé la régence du royaume à sa mère Louise de Savoie et les sceaux au chancelier Duprat, il se mit en marche vers l'italie avec une brillante armée, qui comptait parmi ses chefs: le connétable de Bourbon, Anne de Montmorency, Trivulse, la Trémoïlle, Lautrec, Chabannes, Navarre, l'amiral Bonnivet, Lapalisse, et Bayard. On arrive aux pieds des alpes, dont les principaux défilés sont occupés par les suisses dévoués au milanais. On se détourne du mont Genèvre, pour suivre une route dérobée. la Durance est passée à gué et l'armée s'engage dans le col de Largententière, qui jusqu'alors, n'avait été fréquentée que par les chasseurs de chamois; 3000 pionniers la précédant. Le fer et le feu lui ouvrent un passage difficile et périlleux à travers des rochers; on remplit des vides immenses avec des fascines et de gros arbres. On bâtît des ponts de communications, on traîne à forces d'épaules et de bras. L'artillerie dans quelques endroits inaccessibles aux bêtes de somme; Les soldats aident les pionniers, les officiers aident les soldats, tous indistinctement manient la pioche et la cognée, poussent aux roues, tirent les cordages; On gravit les montagnes, on fait des efforts surhumains; on brave la mort qui semble ouvrir mille tombeaux dans ces vallées profondes que Largentière arrose et ou des torrents de glace et de neige fondue par le soleil se précipite avec un fracas épouvantable. La sape et la mine avait renversé tous les obstacles. Après 8 jours de travaux audacieux et gigantesquesvsous la direction de Pablo Navarro , l'armée française débouchait en Lombardie dans les plaines du marquisat de Saluces.
Bataille de Marignan 1515
Le 13 septembre 1515, François I était à Marignan, à quatre lieues de Milan. Là, les suisses, au nombres de 36000 hommes, virent à sa rencontre et se préparèrent à l'attaquer. Les suisses, regardés alors comme les meilleurs soldats de l'Europe, se présentent en ordre de bataille, les uns armés de longue piques, les autres tenants leur grands espadons à deux mains; ils se précipitent avec furie sur le camp français, culbutent la cavalerie et renversent les lansquenets. Mais le Roi, la pique en main, à la tête de son infanterie, soutint le choc et éclaircit les rangs des bataillons ennemis. L'action commencée commencée à deux heures de l’après-midi, se prolongea jusqu’à onze heures du soir. Les ténèbres devenus alors trop épaisses séparèrent les combattants. François Ier, épuisé de fatigue, demanda à boire, de l'eau qu'on lui apporta, dans un casque était rouge de sang; il passa le reste de la nuit, couché sur un affût de canon.
Dés que le jour paru, le combat recommença avec une nouvelle fureur; mais les suisses finirent par céder, laissant sur le champ de bataille 12000 des leurs. Vers la fin de l'action, l'Alviane arrive, à la tête des vénitiens que François a gagné à sa cause, et taille en pièce quelques compagnies suisses qui font une sauvage résistance; Les autres regagnaient leurs montagnes. François Ier s’était conduit en héros, il voulu le soir même de la bataille être armé chevalier par Bayard, le brave des braves, le chevalier sans peur et sans reproche.


Le résultat de la bataille de Marignan fut la conquête du milanais. Maximilien Sforza abandonné par les Suisses vint inviter la France, avec une pension de trente mille écus. Peu après, le roi de France signa: avec les suisses la paix de Fribourg, dite paix perpétuelle, qui ne fut jamais rompue; avec le Pape Léon X, le concordat de Bologne (1516), qui abolissait la pragmatique sanction, laissait au Saint siège les annates et accordait au roi la nomination aux évêchés et aux autres grands bénéfices ecclésiastiques; avec Charles d'Autriche, le traité de Noyon (1516), qui garantissait à l'Espagne la position du royaume de Naples, et restituait la Navarre Française à la maison d'Albret.
Rivalité de François Ier et de Charles V d'Espagne.
A la mort de l'Empereur Maximilien, en 1519, François Ier roi de France, et Charles d'Autriche roi d'Espagne, se mirent sur les rang pour obtenir la couronne impériale. Intrigue, largesses, promesses, tout fut employés auprès des sept électeurs par les deux rois. Les princes allemands, dans la dette auprès de Charles Quint, lui offrirent en deuxième main la Couronne impériale. ( Couronnement 5 Juil 1519).
Ce fut le commencement de la rivalité de deux monarques, et l'origine d'un combat de toute une vie. D'ailleurs, les causes de rupture ne leur manquaient point. Charles prétendait à la souveraineté du duché de Milan, comme ancien fief de l'Empire; il réclamait, en outre, la succession de Bourgogne, héritage ravi à son aïeul Marie, fille de Charles le téméraire. La puissance de Charles Quint était une menace pour la France. François Ier se prépara à la guerre.
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Dernière édition par Henryk le Sam 13 Sep - 11:08 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 13 Sep - 10:20 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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MessagePosté le: Sam 13 Sep - 10:27 (2014)    Sujet du message: François Ier (1494-1515-1547) Répondre en citant

Ressource des deux princes.
La ressource des deux rivaux semblaient à peu près égale. Charles possédait, de son aïeul paternel, Maximilien, outre les états héréditaires de la maison d'Autriche, les pays bas, la Flandre, l'Artois, la Franche-comté; de son aïeul maternel, Ferdinand le catholique, il avait reçu l'Espagne, les Deux-Siciles, la Sardaigne, et de vastes possessions dans le Nouveau Monde. Mais les états de Charles V d'Autriche, sans cohésions entre eux, habités par des peuples de mœurs différents, d'intérêts souvent opposés, exigeaient des armées nombreuses, des ressources considérables pour les défendre, et même pour les contenir.
François Ier n'avait que le royaume de France, mais un royaume puissant par son unité, par la bravoure de ses chevaliers, par l'héroïsme de ses peuples. Il était doué de qualité brillantes, généreuses, chevaleresques; mais il était aussi un prince aventureux et léger. Charles V d'Autriche avait pour le servir, la ruse, l'activité opiniâtre, et le génie politique; De vaillants guerriers commandaient ses armées.


Entrevue du camp du Drap d'or (1520).
Avant d'en venir aux mains, Charles V et François Ier se disputèrent l'alliance d'Henri VIII, roi d'Angleterre, qui semblait appelé à tenir la balance de l'équilibre européen. François Ier obtint une entrevue d'Henri VIII, entre Guigne et Ardres, en Picardie. Les deux souverains, y rivalisèrent de bonnes grâces, de prouesses chevaleresques, et y déployèrent une telle magnificence, que la plaine qui en fut le théâtre est demeuré célèbre sous le nom (camp du drap d'or)


Les conférences politiques furent accompagnées de festins, de tournois et de fêtes qui occasionnèrent aux seigneurs français des dépenses inouïes, et "tellement dit martin Dubellay que plusieurs portèrent sur leur épaules leurs moulins, leurs forêt, et leur près. mais cette entrevue sur laquelle le roi avait compté pour mettre Henri VIII dans ces intérêts, eut un résultat tout différent. Blessé de la magnificence et de la supériorité des français, le roi d'Angleterre, sous l'influence du cardinal Wolsey, son premier ministre, à qui Charles V avait promit la tiare, se déclara d'abord contre François Ier; il espérait, par son alliance avec l'empereur, reprendre à la France, les provinces possédées par ces ancêtres.
La lutte occasionnée par la rivalité de François Ier et de Charles V comprend quatre guerres, dont l'Italie sera encore le principal théâtre et le prix du vainqueur.
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 13 Sep - 10:34 (2014)    Sujet du message: François Ier (1494-1515-1547) Répondre en citant

Première guerre. (1520-1526)
La première guerre eut lieu sur trois théâtres: dans la Navarre, sur la frontière des Pays Bas, et dans le Milanais.

Dans la Navarre que Charles V refusait de rendre à Henri D'Albret, François Ier envoya une armée sous la conduite de Lespare, frère de Lautrec. Les français enlevèrent Pampelune, s'emparèrent du pays en 15 jours, puis le perdirent en moins de temps encore et durent repasser les Pyrénées.
Sur la frontière des Pays Bas, la guerre eut pour prétexte un défi que Robert de la Mark, duc de Bouilllon, allié de la France, porta à l'empereur dont il avait à se plaindre. Vingt mille impériaux envahirent le Nord de la France et vinrent mettre le siège devant Mézières ou Bayard s'étaient enfermé avec un millier de soldats. Sommé de se rendre, le chevalier sans peur et sans reproche répondit:"Je ne sortirais que sur un pont formé avec les cadavres des ennemis."Après plusieurs semaines d'efforts impuissants les impériaux levèrent le siège de la ville (1522).
La France était sauvée d'une invasion. Dans le Milanais, la mauvaise administration de Lautrec, avait aigri les esprits. Les suisses qui n'ont point reçu leur solde, demandent à grand cris d'argent bataille ou congé. (mainmise frauduleuse de Louise de Savoie sur les 400 000 écus destinés aux suisses pour la perte de Lautrec?)

Il faut combattre ou conduire les suisses à l'ennemi. Les impériaux conduits par Prosper Colonna, sont retranchés dans une position inexpugnable. Témérairement attaqués ils font subir à Lautrec la sanglante défaite de la Bicoque, et force les français à évacuer de nouveau l'Italie(1522). Les suisses regagnent leurs montagnes. Alors de grands malheurs successifs furent la suite de la faiblesse du roi pour sa mère.
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