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Sous la Restauration.

 
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 12 Jan - 12:57 (2015)    Sujet du message: Sous la Restauration. Répondre en citant

Année 1829.

Les élevés du grand séminaire de Poitiers désiraient depuis longtemps de rendre un hommage solennel à la croix dé Migné, et s'ils n'ont pas cru qu'il leur convînt de prendre l'initiative d'une telle démarche, ils ont jugé du moins qu'ils pouvaient faire leur offrande après le Mandement de leur évêque, et après les exemples donnes par les villes de Lille, de Beauvais et d'Avignon. Ils ont donc résolu d'offrir un ostensoir, comme un monument de leur dévotion pour la croix sur le pied de cet ostensoir, qui est en argent, on voit en relief une croix de vermeil, et autour cette inscription: In cruce D.N. Jésu Christi divinitus apparente anno 1826 gloriantes seminarii Pictaviensis alumni. Oblatum anno 1829. Une pieuse dame a voulu joindre à l'ostensoir une couronne enrichie de perles.

La fête de la Purification de la sainte Vierge a été choisie pour aller porter l'offrande. Le temps a favorisé cet édifiant pèlerinage, auquel s’était joint un nombreux concours de fidèles. M. l'abbé Meschain, grand vicaire et supérieur du séminaire, prononça un discours relatif à la cérémonie. On remarqua à la communion un général d'un nom cher à la Vendée, qui vint s'asseoir à la table sainte, et donna l'exemple de cette piété, qui s'allie si bien avec l'honneur et le courage. Les séminaristes arrivèrent à Migné vers les deux heures de l'après midi ils se prosternèrent au pied de la croix du jubilé, en chantant: 0 Crux, ave. Le saint sacrement fut exposé dans l'ostensoir, on chanta un cantique a la croix, et M. l'abbé Samoyault, directeur du grand séminaire adressa aux fidèles quelques paroles vives et touchantes. Immédiatement avant la bénédiction, il prononça en chaire une amende honorable au saint sacrement, et un acte de consécration à la croix. Cette cérémonie a laissé dans tous les cœurs une forte impression de piété.



Ami de la religion et du roi Tome 59 page 7

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MessagePosté le: Lun 12 Jan - 12:57 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
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MessagePosté le: Jeu 29 Jan - 11:50 (2015)    Sujet du message: Sous la Restauration. Répondre en citant

Henri-Anne Brugier de Rochebrune était né à Saint-Flour, le 14 mars 1748, d'une des familles les plus respectables de la haute Auvergne. Il se destina, des sa jeunesse a l'état ecclésiastique; et, après avoir fait ses premières études ,à Saint-Flour. il fut envoyé au grand séminaire de Saint-utpice, où ses talents ne le firent pas moins remarquer que sa piété. Presque aussitôt qu'il eut été élevé au sacerdoce, il fut nommé chanoine de Saint-Flour, et peu après grand-vicaire, et devint dès-lors le conseil et le guide du clergé. L étude qu'il avait faite de la morale, un jugement droit, une grande sagesse une tendre piété, donnaient à ses décisions un caractère d'autorité. Il trouvait encore le temps de s'appliquer à la direction des âmes, et il s'en acquittait avec une onction et, une douceur dont plusieurs ont ressenti les heureux effets. Il aimait surtout à entretenir la ferveur dans les communautés religieuses, et il s'est livré a cette œuvre jusqu'à la fin.



Pendant la révolution, ses instructions, ses avis et ses exemples soutinrent le clergé du diocèse; le petit nombre de ceux qui étaient tombés se relevèrent à sa voix, et l’évêque constitutionnel, se voyant abandonne, fut obligé de se retirer. Aussi la fureur des révolutionnaires alla jusqu'à mettre sa tête à prix cependant Il n'abandonna point son poste, et erra de bourgade en bourgade et de cabane en cabane, toujours exposé et toujours prêt à se rendre utile. Dès le premier moment de calme, on le vit revenir Saint-Flour, et,à l'époque du Concordat, on le nomma à l'évêché de Montpellier; mais cet homme humble ne voulut point se séparer du troupeau qu'il affectionnait. Feu M. de Belmont, qui fut nommé alors évêque de Saint-Flour, apprécia son mérite et lui donna toute sa confiance; il prit particulièrement ses conseils pour l'organisation du diocèse, et cette opération fut faite avec tant de sagesse, qu'elle réunit tous les suffrages. La mort ayant enlevé, en 1808 le pieux M. de Belmont, M. de Rochebrune se trouva de nouveau placé à la tête du diocèse. Les circonstances devenaient difficiles, par tes nominations d'évêques que faisait te gouvernement, et par les pouvoirs dont ils voulait les revêtir M. de Rochebrune se trouva ici le plus exposé, et se conduisit avec autant de prudence que de zèle. Il consulta plusieurs prélats et Mgr Emery et fut. au milieu de la persécution, le refuge de tous les bons ecclésiastiques Nommé à l’évêché de Saint-Flour en 1817, ce choix avait obtenu l'approbation générale: malheureusement l'abbé de Rochebrune sortait alors d'une maladie grave et ne crut pas pouvoir se charger du fardeau de l’épiscopat.



Le siège s'étant trouvé rempli peu après, M. de Rochebrune, se trouva plus libre: il avait cependant à répondre encore à un grand nombre de lettres qu'on lui adressait des diverses parties du diocèse.
Il remerciait la Providence, d'avoir plus de loisir pour se préparer à l’éternité, et donnait à la prière, tout le temps dont il pouvait disposer. Chaque jour il célébrait la Messe, ou il y assistait, et y communiait; et avant de quitter la campagne, ou il avait passé l'été, il fit une retraite de lui jours, et édifia par sa ferveur tous ceux qui l'approchaient. Sa charité était sans bornes: quoiqu'il n'eut rien conservé de son patrimoine, et qu'il n'eut guère que son traitement et sa pension, sa maison était le refuge des pauvres, et on ne concevait pas comment, il pouvait suffire à la dépense dans ces temps de cherté.



La mort de ce saint prêtre à fait éclater les sentiments de respect de toute la ville pour lui; on ne lui a pas laissé un seul cheveu sur la tête. Mr l'évêque a voulu que l'on donna la plus grande pompe à ses obsèques; il y a invité toutes les autorités, y a assisté lui même, et a fait l'absoute. Toute la ville a accompagné le corps jusqu'au tombeau. Jamais on ne rendit un hommage plus empressé et plus unanime au mérite et à la vertu.
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