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Sainte Radegonde

 
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Henryk
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MessagePosté le: Mer 11 Fév - 06:22 (2015)    Sujet du message: Sainte Radegonde Répondre en citant

(Radegundis latin)
Née vers 520 en Thuringe, morte le 13 août 587 à Poitiers, est une princesse thuringienne, devenue reine des Francs en épousant Clotaire Ier, fils de Clovis.


Fondatrice de l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. (fête le 13 août). Elle est patronne de Poitiers et patronne secondaire de France.

Radegonde est la fille de Berthaire , roi de Thuringe.
À la mort de Basin de Thuringe, son royaume est partagé entre ses trois fils : Badéric, Hermanfred et Berthaire. Il s'ensuit une guerre fratricide. Berthaire est d'abord assassiné par ses deux frères. Puis Badéric est victime d'une coalition entre le Franc Thierry Ier, fils de Clovis, roi de Metz, et Hermanfred. Radegonde est alors emmenée, à l'âge de trois ans, à la cour d'Hermanfred.
Mais Thierry Ier, exigeant une partie du royaume de Thuringe en échange de son soutien, forme une alliance avec son frère Clotaire, roi de Soissons. Ils vainquent l'armée thuringienne en 531. Avec son frère Hermanfred, Radegonde devient, à onze ans, prisonnière de Clotaire, après tirage au sort.


Quelque temps après, Radegonde est emmenée dans le royaume de Soissons, à Saint-Quentin, puis dans une villa royale située à Athies, dans le Vermandois. Durant une dizaine d'années, Radegonde y reçoit, grâce à Ingonde, épouse de Clotaire, une éducation religieuse et intellectuelle. Elle apprend le latin et approfondit sa foi par la lecture de textes religieux.


Ingonde meurt en 538. Radegonde est présentée au roi par un courtisan et Clotaire se rend alors compte qu'elle peut devenir sa quatrième épouse.
Radegonde semble n'avoir eu aucun désir de devenir reine des Francs, car elle aurait tenté de s'enfuir, mais été rattrapée dans les alentours de Péronne.
La cérémonie de mariage, en présence de l'évêque Médard, a lieu à Soissons, vers 539.


Le statut de reine rendait nécessaire le maintien de son rang par un vêtement illustrant sa puissance et confirmant la prospérité et la puissance du mari, qui utilisait ce «trésor animé» comme une vitrine. Or la reine prit place à un banquet en vêtements simples, afin d'affirmer son humilité chrétienne. De mauvaises langues demandèrent à Clotaire s'il avait épousé une nonne. Durant le banquet, la discussion entre les époux fut presque violente et Clotaire tenta d'imposer sa volonté à son épouse, qui refusait de se conformer à l'édit royal. Pratiquant le jeûne, elle refusa de succomber au faste alimentaire du banquet, de sorte qu'un serviteur dut prendre le pain pour le donner aux pauvres.


Radegonde se détacha de plus en plus des préoccupations mondaines pour mener une vie pieuse et charitable auprès des pauvres. Elle obtint le pardon de Clotaire et la libération de plusieurs condamnés à mort.
Après qu'en 555 Clotaire eut assassiné Hermanfred, son frère, elle décida de ne plus vivre avec ce meurtrier, alors que le roi la voulait toujours comme épouse et comme reine. La reine Radegonde s'enfuit et trouva à Noyon son évêque, futur saint Médard. En dépit de l'hésitation de ce dernier, elle réussit à être consacrée diaconesse et à devenir simple moniale. Si Clotaire tenta encore de la chercher, l'évêque de Paris, saint Germain de Paris, effectua son intervention sans qu'elle ne soit à nouveau capturée. En fait, cela serait du canon V de concile de Paris (553) qui était efficace: excommunication perpétuelle contre quiconque tenterait d'arracher une moniale à son abbaye.


En souhaitant se retirer, elle fit d'abord un pèlerinage à Tours sur le tombeau de saint Martin. Elle alla ensuite demander conseil à saint Jean de Chinon, qui vivait dans un ermitage troglodyte qui existe toujours au-dessus de la ville. Elle se rendit ensuite, entre Tours et Poitiers, sur la terre de Saix que Clotaire lui avait donnée, et y fonda un oratoire et un hospice où elle s'occupait elle-même des malades. Ce fut l'un des premiers hospices de France.




Radegonde se retire, accompagnée du peuple, dans le monastère dédié à la Vierge qu'elle fonda à Poitiers. Vie de sainte Radegonde, XIe siècle. Bibliothèque municipale de Poitiers.
Elle se rendit à Poitiers, où elle fonda le monastère Notre-Dame (devenu depuis Sainte-Croix). Le 25 octobre 552, en présence d'une grande foule, elle entra dans le monastère Notre-Dame accompagnée de nombreuses jeunes filles. Elle donna à ses compagnes une règle stricte. Avec Agnès, sa sœur spirituelle qu'elle tint à choisir comme future abbesse, et Venance Fortunat, poète italien qui deviendra le biographe de Radegonde, elle alla à Arles pour se renseigner sur la règle de saint Césaire afin de l'adopter. Elle se plaça sous la protection du Saint-Siège, pour être libre du pouvoir épiscopal.


Agnès devint abbesse du monastère et Venance Fortunat évêque de Poitiers en 599. D'après une autre biographie de Baudonivie, une moniale de Poitiers, composée vers 600, elle avait une grande vénération pour les reliques. Elle en rassembla un grand nombre qui seraient toujours au monastère Sainte-Croix, dont un fragment de la croix du Christ, qu'elle avait obtenu auprès de l'empereur Justin II.

C'est à l'occasion de l'arrivée à Poitiers de cette insigne relique que saint Venance-Fortunat composa l'hymne Vexilla regis prodeunt.

À la mort de Clotaire, elle usa de sa réputation et de son autorité pour établir la paix entre ses fils. Radegonde aura, durant le reste de sa vie, une grande influence sur les grands de son époque, notamment Sigebert Ier, successeur et fils de Clotaire. Elle adressa une lettre-testament aux rois et évêques pour la perpétuation de son œuvre. D'après Baudonivie, elle était pleine d'anxiété quand la paix était en question, très soucieuse du « salut de la patrie » et de l'unité du royaume des Francs.


Elle mourut le 13 août 587, à environ 67 ans, dans le monastère Notre-Dame. Elle fut enterrée dans l'église abbatiale Sainte-Mère-de-Dieu ou Sainte-Marie-hors-les-murs (aujourd'hui église Sainte-Radegonde) à Poitiers. Ses funérailles eurent lieu trois jours après, en présence de Grégoire de Tours. Pendant les invasions normandes, sa dépouille fut emmenée à l'abbaye Saint-Benoît de Quinçay, puis ramenée à Poitiers en 868.


De nombreux miracles lui sont attribués, notamment des guérisons miraculeuses, ce qui attira de nombreux pèlerins.
Elle fut déclarée sainte peu de temps après sa mort. C'est un des rares saints à ne pas avoir été canonisé par le Saint-Siège, mais par la croyance populaire.

Le miracle des avoines.

Clotaire, qui avait d'abord accepté la vocation de la reine, changea d'avis : il envoya une troupe à Saix pour la ramener à la cour. Lorsque les soldats s'annoncèrent en vue de Saix, Radegonde s'enfuit vers le Sud à travers un champ d'avoine que des ouvriers étaient en train de semer. C'est alors que se produisit le miracle des avoines, la sainte reine fit instantanément pousser l'avoine pour s'y cacher. Questionnés par les poursuivants, les moissonneurs, purent affirmer qu'ils n'avaient vu personne dans le champ depuis le temps où cette avoine avait été semée. À partir de ce moment, Clotaire lui laissa suivre son chemin vers une vie consacrée à la religion.


Sainte Radegonde entretenait de pieuses relations avec Saint Junien, le saint patron des laboureurs du Poitou. Ils s'étaient promis de prévenir le survivant par l'envoi d'un messager, dès que l'un d'eux viendrait à mourir. La providence voulut qu'ils rendirent l'âme tous les deux au même instant, ce mercredi 13 août 587. Si bien que les deux messagers, engagés chacun pour porter avertissement à l'autre que l'un d'eux venait de décéder, devaient se rencontrer à mi chemin en un lieu nommé Troussais, paroisse de Ceaux En Couhé.
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MessagePosté le: Mer 11 Fév - 06:22 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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MessagePosté le: Sam 24 Déc - 00:11 (2016)    Sujet du message: Sainte Radegonde Répondre en citant

Testament:
À tous les évêques ses seigneurs, très-dignes de l'épiscopat, ses pères en Jésus-Christ, Radégonde pécheresse.

Porter les affaires du troupeau aux oreilles des pères, médecins et pasteurs qui ont reçu la mission d'y veiller, obtenir la participation de leur charité, les conseils de leur autorité et le secours de leurs prières, c'est assurer l'efficacité à nos louables efforts, la durée à nos entreprises. Gomme autrefois, délivrée des chaînes de la vie séculière par l'inspiration et la prévoyance de la clémence divine, je me suis volontairement soumise, sous la conduite du Christ, à la règle religieuse, m'appliquant de toutes les forces de mon esprit à me rendre utile à autrui, afin que, suivant le désir du Seigneur, mes projets fussent profitables aux autres, j'ai établi et fondé, avec l'autorisation et le secours du très-excellent seigneur le roi Clotaire, un monastère de filles dans la ville de Poitiers, et je l'ai doté, par donation, de tous les biens que m'avait accordés la munificence royale; j'ai, de plus, donné à la congrégation réunie par moi, avec l'aide du Christ, la règle sous laquelle vécut sainte Césarie, règle sagement recueillie des institutions des saints Pères par les soins du bienheureux Césaire,
évêque d'Arles. Les bienheureux évêques de Poitiers et des autres sièges ayant approuvé cette règle, j'ai institué abbesse, d'après l'élection faite par notre congrégation, ma clame et sœur Agnès, que, dès son enfance, j'ai aimée et élevée comme ma fille, et je me suis soumise à obéir, après Dieu, à ses ordres, conformément à la règle. Et, suivant l'usage apostolique, en entrant clans le monastère, moi et mes sœurs, nous lui avons remis par chartes tous les biens que nous possédions, sans rien réserver pour nous, de crainte du sort d'Ananie et de Sapphire. Mais comme la durée et le terme de la vie humaine sont choses incertaines, car le monde court à sa fin, et comme quelques-uns cherchent plus à servir leur volonté que la volonté divine; inspirée par l'amour de Dieu, j'adresse avec dévotion, et tandis que je vis encore, au nom du Christ, cette requête à votre apostolat.

Et ce que je n'ai pu faire de ma personne, je le fais par cette lettre; je m'incline et me prosterne à vos pieds; et par le Père, le Fils, et le Saint Esprit, par le jour redoutable du jugement (puissiez vous, quand vous y comparaîtrez, éviter la fureur du démon notre tyran et être couronnés par le Roi légitime!) je vous adresse la demande suivante: Si, par hasard, après ma mort, quelqu'un, soit l'évêque du lieu, soit un officier du prince ou tout autre, ce que nous ne pouvons croire, essayait, soit par des suggestions malveillantes, soit par des actes judiciaires, de porter le trouble dans la congrégation, de violer la règle, ou d'instituer une autre abbesse que ma sœur Agnès, consacrée par la bénédiction du bienheureux Germain, en présence de ses frères;' ou si la congrégation elle-même, ce qui ne saurait être, éclatait en murmures et cherchait à faire passer en d'autres mains l'autorité sur le monastère ou sur les biens du monastère; si une personne quelconque, même l'évêque du lieu , voulait, par un nouveau lége, s'attribuer sur le monastère ou sur les choses du monastère plus d'autorité que n'en eurent de mon vivant leurs prédécesseurs ou tous autres, ou si quelqu'un voulait contre la règle sortir du monastère, ou si enfin un prince, ou un évêque ou un homme puissant, ou quelqu'une des soeurs osait détourner ou s'efforçait, par' un désir sacrilège, de reprendre comme sa propriété, soit quelqu'une des choses qui m'ont été données par le très - excellent seigneur Clotaire ou les très-excellents seigneurs les rois ses fils, et dont j'ai transmis, avec la permission du roi, la possession au monastère, transmission confirmée par lettres des très - excellents seigneurs les rois Charibert, Contran, Chilperic et Sigebert, sous serment et sous l'autorité de leur signature, soit quelqu'une des choses que d'autres ont données au monastère pour le salut de leurs âmes, ou que les sœurs lui ont concédées sur leurs propres biens; que, sur ma prière et par la volonté du Christ, les coupables encourent, après la colère de Dieu, la colère de Votre Sainteté et celle de vos successeurs; qu'ils soient exclus de votre grâce comme ravisseurs et spoliateurs des biens des pauvres. Ne permettez pas que jamais on puisse changer notre règle, ni toucher aux biens du monastère.

Nous vous supplions encore, lorsque Dieu voudra retirer du siècle ladite dame Agnès notre soeur, qu'à sa place soit élue une abbesse de notre congrégation, agréable à Dieu et à nos soeurs, qui garde notre règle et n'abandonne en rien la pensée de sanctification que nous avons eue; car jamais ni sa volonté, ni la volonté de personne ne doit rien changer à notre règle. Que si, ce qu'à Dieu ne plaise, quelqu'un voulait, contre l'ordre de Dieu et l'autorité des rois, changer quelque chose aux dispositions susdites, mises sous votre garde à la face du Seigneur et de ses saints, ou enlever au monastère quelque personne ou quelque propriété, ou molester notre sœur la susdite abbesse Agnès, qu'il encoure le jugement de Dieu, de la sainte croix et de la bienheureuse Marie, et que les saints confesseurs Hilaire et Martin, auxquels, après Dieu, j'ai confié la défense de mes sœurs, soient ses accusateurs et le poursuivent devant le tribunal de Dieu. Vous aussi, bienheureux pontife, ainsi que vos successeurs dont j'invoque le patronage dans la cause de Dieu ; si, ce qu'à Dieu ne plaise, il se trouvait quelqu'un qui tentât quelque machination contre ce qui vient d'être dit, ne balancez pas, pour repousser et confondre cet ennemi de Dieu, à vous rendre auprès du roi qui règnera alors sur ce lieu ou à venir dans la cité de Poitiers, prendre connaissance de ce qui vous a été recommandé devant le Seigneur; et ne différez pas à vous porter les défenseurs et les exécuteurs de la justice contre toute injustice étrangère; car un roi catholique ne peut, en aucune manière, souffrir qu'un tel crime soit commis de son temps, et permettre de détruire ce qui a été établi par la volonté de Dieu, par la mienne et par celle des rois eux-mêmes.

J'en appelle aussi aux princes auxquels Dieu voudra laisser après ma mort le soin de gouverner les peuples; et, au nom de ce Roi dont le règne n'aura pas de fin, par la volonté duquel s'affermissent les royaumes et qui leur a donné la vie et la royauté, je les supplie de faire gouverner sous leur protection et défense, d'accord avec l'abbesse Agnès, le monastère que j'ai construit, avec la permission et le secours des rois leur père ou leur aïeul, que j'ai soumis à la règle et que j'ai doté; qu'ils ne permettent à qui que ce soit d'inquiéter et de molester notre dite abbesse, de nuire à quoi que ce soit appartenant à notre monastère, ni d'en rien ôter, ou d'y rien changer; mais qu'au contraire ils défendent ce monastère sous les yeux du Seigneur, comme je le leur demande et les en supplie devant le Rédempteur des nations, qu'ils le défendent et le protègent,- d'accord avec nos seigneurs les évêques, afin qu'ils soient à jamais unis, dans le royaume éternel, avec le défenseur des pauvres et l'époux des vierges, en l'honneur duquel ils auront protégé les servantes de Dieu. Je vous conjure aussi, vous, saints pontifes et vous, très-excellents seigneurs et rois, et tout le peuple chrétien, par la foi catholique dans laquelle vous avez été baptisés, par les Églises confiées à votre garde, de veiller, lorsque Dieu voudra me retirer de ce monde, à ce que mon pauvre petit corps soit enseveli clans la basilique que j'ai commencé à élever en l'honneur de sainte Marie, mère du Seigneur, et clans laquelle reposent déjà plusieurs de nos soeurs. Tel est mon désir, que cette basilique soit achevée ou non.

Si quelqu'un voulait agir ou agissait contrairement à ce voeu, que, par l'intervention de la croix du Christ et de la bienheureuse Marie, il encoure la vengeance divine, et que, par vos soins, j'obtienne, à côté de mes soeurs, une petite place dans la basilique. Je vous supplie avec larmes de conserver dans les archives de la cathédrale cette supplique souscrite de ma main, afin que, si la nécessité forçait ma soeur l'abbesse Agnès ou la congrégation, à venir vous demander de les défendre contre des méchants, votre sollicitude pastorale et la pieuse consolation de votre miséricorde les protégent, et qu'elles ne puissent se dire abandonnées de moi quand Dieu leur a préparé l'appui de votre grâce. Je vous recommande toutes ces choses et les place devant vos yeux au nom de Celui qui, du haut de sa glorieuse croix, recommanda la Vierge sa mère au bienheureux apôtre Jean, afin que, comme Jean s'acquitta de la recommandation du Seigneur, vous vous acquittiez vous-mêmes de la recommandation que je vous fais, moi et humble et indigne, à vous mes seigneurs pères de l'Église et hommes apostoliques. En sorte que, conservant dignement le dépôt qui vous a été confié, vous participiez au mérite de Celui dont vous remplissez le mandat apostolique, et suiviez dignement son exemple.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:15 (2017)    Sujet du message: Sainte Radegonde

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