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Monseigneur Louis de La Motte

 
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 15 Fév - 05:03 (2015)    Sujet du message: Monseigneur Louis de La Motte Répondre en citant

Un jeune libertin d'Abbeville,le chevalier de la Barre, disciple de Voltaire, et comme il le déposa lui-même, perverti par ses ouvrages, était devenu impie jusqu'à une véritable fureur. Dans celte disposition, il choisit, pour décharger sa rage sacrilège, les images mêmes du Sauveur, placées dans les lieux les plus fréquentés de la ville. Il avait commis son attentat dans les ténèbres ; mais bientôt le jour éclaira ce scandale d'un genre nouveau et qui glaçait d'horreur. On vit un crucifix mutilé et percé de coups de couteau, et un autre défiguré et couvert, à dessein, des plus sales ordures. Le cri de l'indignation publique demandait vengeance du coupable; et, comme il était inconnu, le juge du lieu requit que l'official décernât contre lui un monitoire.



Le saint évêque, informé de ce qui s'était passé, laissa à la justice séculière la poursuite criminelle du coupable, et ne se permit pas même de parler au juge de cette malheureuse affaire ; mais, en sa qualité d'évêque, il crut devoir à Dieu et à la religion un acte de réparation solennelle, capable de balancer, aux yeux de son peuple, l'horreur d'un si grand scandale. Dans cette vue, et plein d'un sentiment de sa douleur, il se rend à Abbeville; il indique une procession solennelle à laquelle tous les corps sont invités, et se transporte sur les lieux témoins de l'outrage fait aux images du Sauveur. Là, le vénérable vieillard, en habits pontificaux, tête nue, une torche à la main, au milieu d'un peuple innombrable, fait entendre les accents de sa douleur, communique ses sentiments à tous les cœurs, et arrache des larmes de tous les yeux. Cette triste cérémonie faite, l'un des deux crucifix est détaché de la croix, transféré processionnellement dans une église de la ville, et déposé dans une chapelle, où, depuis ce temps-là, on voit, à toutes les heures du jour, une multitude d'adorateurs qui renouvellent et perpétuent, autant qu'il est en eux, l'amende honorable faite par leur saint évêque.



Tirer ainsi le bien du mal, et réveiller la piété des fidèles à l'occasion même d'un scandale, c'était tout ce que se proposait M. de la Motte par cet acte religieux ce n'en fut point assez pour satisfaire la justice séculière. Le crime portait un caractère d'impiété trop révoltant pour pouvoir être dissimulé. Les procédures se continuèrent, les témoins furent entendus, le coupable découvert, arrêté et condamné au dernier supplice, par le juge criminel d'Abbeville. Le parlement de Paris, sur le vu des pièces, confirma la sentence, qui fut exécutée.



En même temps que le saint pasteur s'appliquait ainsi à bannir les scandales du milieu de son troupeau, à déraciner les abus, à corriger et à édifier par l'instruction et le bon exemple , il veillait avec un soin égal à ce que l'homme ennemi ne vînt pas semer l'ivraie dans le champ qu'il cultivait. On le vit, dans les jours de troubles et d'inquiétude qui agitèrent autrefois l'Eglise de France, se conduire avec autant de prudence que de courage et de fermeté. Il adressa, dans plusieurs circonstances, des instructions pastorales, tant à son clergé qu'à son peuple, pour régler leur conduite et leur foi. Il écrivit au roi, aux évoques de France, aux premiers magistrats du royaume, et à tous, avec un zèle digne de la cause qu'il défendait et du rang qu'il occupait dans l'Eglise. Député à la célèbre assemblée du clergé en 1755, il y parut en docteur éclairé delà foi catholique, disposé, s'il l'eût fallu, à en être le martyr. L'année suivante, il publia un mandement d'adhésion à une instruction pastorale de l'archevêque de Paris, sur l'administration des sacrements.



Son mandement ayant été supprimé par sentence du bailliage d'Amiens, il monta en chaire pour prévenir le scandale de son peuple, et il lui fut aisé de lui faire comprendre que les tribunaux, établis par le prince pour lui rendre la justice et juger ses différends, étaient incompétents lorsqu'il s'agissait de matières aussi purement spirituelles que l'était l'administration des sacrements, qui n'est que le pouvoir divin de lier et de délier, accordé par le Sauveur du monde, non à César et à ses lieutenants, mais à Pierre et à ses successeurs. Son mandement, déjà supprimé à Amiens, fut condamné au feu. Plusieurs de ses prêtres, dans la même circonstance, furent décrétés. On crut même qu'il serait lui-même exilé.



Mais Louis XV avait déclaré trop formellement qu'il n'entendait pas qu'on lui parlât jamais de donner le moindre chagrin personnel à son saint évêque. C'est ainsi qu'il désignait toujours M. de la Motte. « On m'a dit exilé, écrivait-il, mais il n'en est rien encore.... le roi, par bonté, ne l'a pas voulu; on me laisse en repos, et l'on tourmente mes pauvres prêtres, ce qui m'est mille fois plus sensible que si j'étais moi-même à leur place.... Dieu ne m'a pas jugé digne de souffrir pour sa gloire ; je n'ai pas mérité le sort des saints ; on m'épargnera, ou par mépris ou par pitié pour ma vieillesse. »






Agression d'un mariage à Abbeville
-blasphème, outrage, impiétés, irrespect envers les familles...
affaire jugée aux présidiales. (risque pour les galères) Mgr de La Motte est venu faire amende honorable pour parjurer les offenses.


1752: guerre des refus de sacrements. les prêtres qui arrivent au chevet de la personne janséniste, et qui leur demandent s'ils reconnaissent la bulle, acte de foi, et en l'absence de cet aveu, ceux ci ne peuvent administrer les sacrements. C'est un cas d'ingérence du temporel dans le spirituel.


L'archevêque, Mgr de Beaumont est traîné dans la boue. Les jansénistes, du parlement organisent, des traques de prêtres, au chevet des mourants. Ces prêtres catholiques, qui ne peuvent administrer les sacrements, sont pourchassés et condamnés par les parlement de Paris aux galères. Certains prêtres fuyaient en perdant leur ministère de prêtre.



Par le refus d'un prêtre, de donner le sacrement de pénitence, à une janséniste, celui ci reprend qu'il a ordre de son évêque, Mgr de La Motte, de le lui refuser, les jansénistes se retournent contre le prélat, qui les rabroue, le dimanche de Pentecôte: C'est un soulèvement des parlements contre les évêques, et le roi ne les réprime pas, mais le péril grandissant, il protégera ceux-ci et la religion. Il n'est plus le temps d'abdiquer. Ce n'est pas à un évêque de quitter la partie.


Les juges se saisissent de Mgr de la Motte pour le destituer.


1765: Un crucifix est profané, à coup de sabre, sur un pont, par le chevalier de la Barre. Un autre crucifix avait subi un outrage de jets d'excréments, dans le cimetière Sainte Catherine, à Abbeville. L'ancêtre des Femen, dans la dérision et le luxe contre l'Eglise! Mgr de la Motte, est allé comme les bourgeois de Calais, la corde au cou, chantant le miserere, à 92 ans, se mortifier en se prosternant pour la réparation de l'outrage. Dans le sermon, de la messe de réparation, le prêtre demande de prier pour la conversion des coupables.


-Pénétré O mon Dieu des outrages, que vous ont fait quelques impies en frappant l'image sainte de votre corps adorable, cloué à la croix pour le salut de tous les hommes, je vous en fait ici une amende honorable, en réparation d'honneur. Combien n'est-il pas douloureux de voir des chrétiens ce titre précieux qu'à Jésus Crucifié, porter l'outrage jusque dans son image sur la Croix! Faites grâce O mon Dieu, changer leur âme de pierre en âme de chair, qu'il viennent se joindre à nous pour la pleurer, et s'il refusent cet amende, recevez l'hommage de notre adoration, ainsi qu'un amour tendre et constant au pied de ce Christ outragé et de votre Autel. Dans l'espoir de n'être jamais séparé de vous, ni dans le temps, ni dans l'éternité!!! Ainsi soit il!



Vie de M. d'Orléans de La Motte, évêque d'Amiens  Abbé Proyart
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MessagePosté le: Dim 15 Fév - 05:03 (2015)    Sujet du message: Publicité

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