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Demeure royale, le château de Vincennes.

 
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 18 Avr - 21:58 (2015)    Sujet du message: Demeure royale, le château de Vincennes. Répondre en citant

1)Le château de Vincennes est celui dont le nom revient le plus souvent dans l'histoire depuis le XIe siècle. Dans ses murs, de nombreux princes sont nés, ont vécu, se sont mariés, sont morts.
Des ordonnances fameuses ont été signées, des chambres de justice, réunies; des assemblées notables ont délibéré. Ses bâtiments, disparus ou existant encore, ont servi de cadre à des fêtes merveilleuses, de berceau à des institutions florissantes, et à des destins tragiques.
Un monument sur lequel flotte une telle poussière humaine devrait être l'objet de toutes les curiosités. Le public semble n'avoir qu'une perception vague du charme se dégageant de ces pierres qui s'effritent, portant la marque des générations passées : c'est que Vincennes n'a pas l'attrait de palais d'apparat; l'attirance de cités restées entières depuis le moyen âge, comme Aigues-Mortes ou Carcassonne ; la séduction facile d'une reconstitution fantaisiste, malgré tout instructive, comme Pierrefonds ; enfin la majesté troublante d'une ruine imposante comme Coucy.
Actuellement, le royaliste, enserré dans les consignes de l'autorité militaire jalouse de son domaine, comprend mal l'intérêt de constructions dont l'importance lui échappe. Il n'est autorisé à pénétrer que dans quelques locaux, la plupart encombrés de matériel, et, s'il peut approcher des incomparables spécimens d'architecture constitués par la Sainte-Chapelle et le Donjon, il ne voit ces vestiges du passé qu'à travers un fouillis de bâtiments modernes, inesthétiques quand ils n'ont aucune prétention, hideusement laids quand ils en ont. Les lignes sévères, mais harmonieuses, des remparts de Raymond du Temple lui sont cachés derrière des glacis sans utilité, ou des casemates n'ayant qu'une valeur défensive illusoire.
Enfin les grands pavillons Louis XIV, ayant perdu extérieurement toute leur noblesse par la disparition des arcs de triomphe et des colonnades qui les reliaient, et intérieurement toute leur splendeur par l'enlèvement de leur riche ornementation, n'évoquent plus que l'idée de casernes dans l'esprit de ceux qui les examinent. Faut-il s'étonner de cette impression générale? N'est-elle pas préférable à celle que ressentent les érudits, car, pour ceux-ci, les hautes fenêtres s'ouvrant sur des pièces nues et froides qui furent jadis les appartements les plus luxueux du Roi Soleil dans tout l'éclat de sa jeunesse et de sa gloire, ne sont plus que les orbites creux d'un crâne de squelette.
Il est impossible de connaître ce château sans savoir ce que fut le Vincennes des époques antérieures. Notamment, l'œuvre de Charles V, si intéressante pour l'histoire de l'art au XIVe siècle.
On comprendra la passion de telles recherches, si l'on a vu le grand donjon féodal s'éveiller au teintes royales des lys, apparaître peu à peu dans les teintes roses du soleil levant; puis, au plein soleil de midi, dans le chant d'un Te Deum, les bâtiments du grand siècle resplendir dans la majesté de leur hospices capétiennes.
Il faut avoir pénétré le soir dans la Sainte-Chapelle, quand les vitraux s'embrasent au feu des derniers rayons, comme les émaux d'une châsse scintillant aux multiples lumières des cierges. Il faut enfin avoir entendu, dans la brume du crépuscule finissant, les grandes herbes du fossé frissonner sur la tombe du dernier des Condé, alors que les longues pièces d'artillerie profilent sur les hauts murs leur silhouette grise, ont subies les gestes de la Révolution.
Lorsqu'un décor historique éveille de telles sensations, l'admiration, d'abord vague, presque inconsciente, qu'il provoque au début, se change forcément en un besoin d'apprendre, irrésistible. De l'examen d'ensemble, on passe à celui des détails. Dès lors, le champ des investigations s'agrandit démesurément; son horizon devient vaste, illimité dans chaque règne royal. Chaque vestige d'un règne disparu prend un intérêt particulier, une importance insoupçonnée, et l'attention qu'on y apporte suscite de nouvelles découvertes. Vincennes se prête admirablement à une telle étude, car peu de monuments ont été aussi altérés, et offrent un exemple plus complet d'enchevêtrement de marque royale, allant du gothique au composite moderne du malheur révolutionnaire.



Histoire du Château:
1)Hospitium de Louis le Jeune (détruit)
2)Manoir de Philippe-Auguste, remanié par saint Louis (détruit)
3)Château de Philippe VI et de Charles V (donjon et enceinte intacts)
4)Château de Louis XI (démoli en 1610)
5)Château de Louis XIII (englobé dans les constructions de Louis XIV)
6)Château de Louis XIV (pavillons du Roi et de la Reine)
7)Arsenal (1808).
8)Fort (1840).




a)Mais lorsque Joinville et les autres chroniqueurs parlent des séjours que Saint Louis y faisait, ils emploient tous le mot de « Bois », qui ne donne aucun renseignement sur le château, comme on peut le voir par les exemples qui suivent : En 1239, les chanoines de Sainte-Geneviève vinrent trouver le roi aux Bois pour lui faire agréer qu'ils ne portassent pas la châsse de la sainte patronne à l'occasion d'une procession.


b)Enfin, nous nous rappelons l’humilité de la justice rendue par le souverain à l'ombre des grands chênes du Bois.

-Maintes fois, il advint qu'en été le bon saint roi allait s'asseoir au bois de Vincennes, après sa messe, et s'accostait à un chêne et nous faisait asseoir autour de lui.

Et tous ceux qui avaient affaires, venaient lui parler sans empêchement d'huissiers ou d'autres gens.

Et alors il leur demandait de sa propre bouche : « Y a-t-il quelqu'un qui ait sa partie ? » et ceux qui avaient leur partie se levaient.

Et alors il disait : « Taisez-vous, et l'on vous expédiera l'un après l'autre. »


« Et alors il appelait Mgr Pierre de Fontaine et Mgr Geoffroy de Villette, et disait à l'un d'eux : « Expédiez-moi cette partie. »
Ce récit a rendu célèbres les chênes de Vincennes. Le Bois a été replanté au XVIe siècle  et peu d'arbres ont échappé à la grande coupe ordonnée par Henri II auparavant. 


La partie désigne les pourvoyeurs devant la justice, l'accusateur et le défenseur.
_________________


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MessagePosté le: Sam 18 Avr - 21:58 (2015)    Sujet du message: Publicité

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