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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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Du rétablissement de la royauté

 
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Robert Surcouf
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MessagePosté le: Ven 8 Mai - 20:35 (2015)    Sujet du message: Du rétablissement de la royauté Répondre en citant

Bonjour mesdames, bonjour messieurs.


Je me demandais comment le rétablissement de la royauté devait se faire. J'ai un ami au cercle Louis XIV qui m'a dit qu'il fallait attendre que les gens n'aient plus rien dans l'assiette pour leur montrer où est leur intérêt mais j'ai tendance à trouver ce principe un peu salaud.
Un autre ( du même cercle ) m'a dit que nous passerions par une sorte de fascisme ( comme a pu connaître l'Italie au siècle dernier ), qu'il y aurait du sang sur les murs et que dans un premier temps, nous établirions une dictature puis qu'une fois le calme revenu, nous amènerions le roi sur son trône pour fédérer le peuple.


Qu'en pensez-vous ?
_________________
Allez, de toutes les nations faites des disciples ! (Mt 28.19)


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MessagePosté le: Ven 8 Mai - 20:35 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Inscrit le: 19 Mar 2012
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MessagePosté le: Ven 8 Mai - 22:37 (2015)    Sujet du message: Du rétablissement de la royauté Répondre en citant

Robert Surcouf a écrit:

Je me demandais comment le rétablissement de la royauté devait se faire. J'ai un ami au cercle Louis XIV qui m'a dit qu'il fallait attendre que les gens n'aient plus rien dans l'assiette pour leur montrer où est leur intérêt mais j'ai tendance à trouver ce principe un peu salaud.
Un autre ( du même cercle ) m'a dit que nous passerions par une sorte de fascisme ( comme a pu connaître l'Italie au siècle dernier ), qu'il y aurait du sang sur les murs et que dans un premier temps, nous établirions une dictature puis qu'une fois le calme revenu, nous amènerions le roi sur son trône pour fédérer le peuple.


Qu'en pensez-vous ?

Ce sont deux choses bien possibles, mais bien évidemment, on ne saurait prédire l'avenir avec certitude. Ce que l'on vous a dit sont des théories montrant qu'il est permis de penser que certaines réalités pourraient aider les gens à s'interroger politiquement de manière sérieuse, au minimum.

Mais quoi qu'il en soit, tout ceci ne saurait suffire, naturellement. En attendant que le système politique que nous subissons présentement s'aggrave encore davantage, il faut étudier, se former, bien comprendre tous les enjeux. Et l'on observe, l'on arrive à conclure que la monarchie traditionnelle pour notre pays semble être la meilleure solution, une fois que l'on a bien étudié son essence, son perfectionnement, son affermissement, son fonctionnement.

Ensuite, une fois instruit de cette manière, il faut essayer d'instruire les autres, progressivement et en fonction de la bonne volonté des interlocuteurs qui peuvent se trouver devant nous. Cela continue notre propre formation de surcroît. C'est ainsi que l'on fait et fera de la politique sainement, loin des tapages modernes, électoraux ou autres.

Et surtout, garder fermement la vertu d'espérance, être optimiste sans excès, ne jamais s'annoncer battu d'avance. Oui, la monarchie capétienne a existé, a fonctionné, elle pourra, car rien n'interdit de le penser, reprendre ses droits, fonctionner à nouveau. Cela dépend de beaucoup de circonstances qui nous échappent totalement, mais le peu que l'on pourra faire pour cette cause ne sera pas inutile, bien au contraire, vous pouvez me croire. =)
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http://www.royalistesbretons.fr/


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Henryk
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Messages: 3 608

MessagePosté le: Dim 5 Juil - 20:06 (2015)    Sujet du message: Du rétablissement de la royauté Répondre en citant

Passer par une dictature et une solution, qui entraine obligatoirement vers la république. Tous les états européens d'avant 1940, ensablés dans ce despotisme, ont sombré dans une guerre de classe ou un clivage sans intérêt sous la Couronne républicaine. Il ne suffit pas de dire que tel ou tel état vit dans une royauté, alors que l'emploi de ce terme est un non-sens; plus d'intérêts commun, plus de corporations, plus de noblesse. Un titre honorifique, sous les auspices de la république athée locale.

Mais la relation entre peuple et roi ou entre roi et peuple c'est aussi ces quelques considérations:


1)On doit au prince les mêmes services qu'à sa patrie.
Personne n'en peut douter, après que nous avons vu que tout l'Etat est en la personne du prince. En lui est la puissance. En lui est la volonté de tout le peuple. A lui seul appartient de faire tout conspirer au bien public. Il faut faire concourir ensemble le service qu'on doit au prince et celui qu'on doit à l'Etat, comme choses inséparables.



2)Il faut servir l'Etat comme le prince l'entend.
Car nous avons vu qu'en lui réside la raison qui conduit l'Etat. Ceux qui pensent servir l'Etat autrement qu'en servant le prince et en lui obéissant, s'attribuent une partie de l'autorité royale ils troublent la paix publique, et le concours de tous les membres avec le chef.

Tels étoient les enfans de Sarvia, qui par un faux zèle voulaient perdre ceux à qui David avait pardonné. « Qu'y a-t-il entre vous et moi, enfants de Sarvia? Vous m'êtes aujourd'hui un satan »
Le prince voit de plus loin et de plus haut on doit croire qu'il voit mieux; et il faut obéir sans murmure, puisque le murmure est une disposition à la sédition.

Le prince sait tout le secret et toute la suite des affaires manquer d'un moment à ses ordres c'est mettre tout en hasard.
« David dit à Amasa Assemblez l'armée dans trois jours, et rendez-vous près de moi en même temps.
Amasa alla donc assembler l'armée, et demeura plus que le roi n'avait ordonné.
Et David dit à Abisaï: "Séba nous fera plus de mal qu'Absalon; allez vite avec les gens qui sont près de ma personne, et poursuivez-le sans relâche. » Amasa n'avait pas compris que l'obéissance consiste dans la ponctualité.



3) Il n'y a que les ennemis publics qui séparent l'intérêt du prince de l'intérêt de l'Etat.
Dans le style ordinaire de l'Ecriture, les ennemis de l'Etat sont appelés aussi les ennemis du roi.
Nous avons déjà remarqué que Saül appelle ses ennemis les Philistins, ennemis du peuple de Dieu David ayant défait les Philistins : « Dieu, dit-il, a défait mes ennemis. » Et il n'est pas besoin de rapporter plusieurs exemples d'une chose trop claire pour être prouvée.
Il ne faut donc point penser, ni qu'on puisse attaquer le peuple sans attaquer le roi, ni qu'on puisse attaquer le roi sans attaquer le peuple.

C'étoit une illusion trop grossière, que ce discours que faisoit Rabsace, général de l'armée de Sennachérib roi d'Assyrie. Son maître l'avait envoyé pour exterminer Jérusalem, et transporter les Juifs hors de leur pays. Il fait semblant d'avoir pitié du peuple réduit à l'extrémité par la guerre, et tâche de le soulever contre son roi Ezéchias.
Voici comme il parle devant tout le peuple aux envoyés de ce prince « Ce n'est pas à Ezéchias votre maître que le roi mon maître m'a envoyé il m'a envoyé à ce pauvre peuple réduit à se nourrir de ses excrémens. Puis il cria à tout le peuple : « Ecoutez les paroles du grand roi, le roi d'Assyrie. Voici ce que dit le roi: «Qu'Ezéchias ne vous trompe pas; car il ne pourra vous délivrer de ma main. Ne l’écoutez pas; mais écoutez ce que dit le roi des Assyriens Faites ce qui vous est utile, et revenez à moi. Chacun de vous mangera de sa vigne et de son figuier, et boira de l'eau de sa citerne, jusqu'à ce que je vous transporte à une terre aussi bonne et aussi fertile que la vôtre, abondante en vin, en blé, en miel, en olives et en toutes sortes de fruits n'écoutez donc plus Ezéchias qui vous trompe » Flatter le peuple pour le séparer des intérêts de son roi c'est lui faire la plus cruelle de toutes les guerres, et ajouter la sédition à ses autres maux. Que les peuples détestent donc les Rabsace et tous ceux qui font semblant de les aimer, lorsqu'ils attaquent leur roi. On n'attaque jamais tant le corps, que quand on l'attaque dans la tête, quoiqu'on paraisse pour un temps flatter les autres parties.



4)Le prince doit être aimé comme un bien public, et sa vie est l'objet des vœux de tout le peuple.
De là ce cri de Vive le roi! qui a passé du peuple de Dieu à tous les peuples du monde. A l'élection de Saül, au couronnement de Salomon au sacre de Joas, on entend ce cri de tout le peuple Vive le roi, vive le roi, vive le roi David, vive le roi Salomon Quand on abordait les rois, on commençait par ces vœux « 0 roi, vivez à jamais! Dieu conserve votre vie, ô roi mon seigneur! Le prophète Baruch commande pendant la captivité à tout le peuple, de « prier pour la vie du roi Nabuchodonosor, et pour la vie de son fils Baltasar. »
 
Tout le peuple offrait des sacrifices au Dieu du ciel, et priait pour la vie du roi et celle de ses enfants. Saint Paul nous a commandé de prier pour les puissances et a mis dans leur conservation celle de la tranquillité publique.  On jurait par la vie du roi comme par une chose sacrée; et les chrétiens si religieux à ne point jurer par les créatures ont révéré ce serment, adorant les ordres de Dieu dans le salut et la vie des princes. Nous en avons vu les passages.

Le prince est un bien public que chacun doit être jaloux de se conserver. « Pourquoi nos frères de Juda nous ont-ils dérobé le roi, comme si c'était à eux seuls de le garder ?» et le reste que nous avons vu.

De là ces paroles, déjà remarquées « Le peuple dit à David Vous ne combattrez pas avec nous; il vaut mieux que vous demeuriez dans la ville pour nous sauver tous! »

La vie du prince est regardée comme le salut de tout le peuple c'est pourquoi chacun est soigneux de la vie du prince comme de la sienne, et plus que de la sienne.

« L'oint du Seigneur, que nous regardions comme le souffle de notre bouche » c'est-à-dire qui nous était cher comme l'air que nous respirons. C'est ainsi que Jérémie parle du roi.
« Les gens de David lui dirent: «Vous ne viendrez plus avec nous à la guerre, pour ne point éteindre la lumière d'Israël » Voyez comme on aime le prince il est la lumière de tout le royaume. Qu'est-ce qu'on aime davantage que la lumière? Elle fait la joie et le plus grand bien de l'univers.




5)Ainsi un bon sujet aime son prince comme le bien public, comme le salut de tout l'Etat, comme l'air qu'il respire, comme la lumière de ses yeux, comme sa vie et plus que sa vie.
La mort du prince est une calamité publique et les gens de bien la regardent comme un châtiment de Dieu sur tout le peuple. Quand la lumière est éteinte, tout est en ténèbres, tout est en deuil.

C'est toujours un malheur public lorsqu'un Etat change de main, à cause de la fermeté d'une autorité établie et de la faiblesse d'un règne naissant.
C'est une punition de Dieu pour un Etat, lorsqu'il change souvent de maître. « Les péchés de la terre, dit le Sage, sont cause que les princes sont multipliés la vie du conducteur est prolongée, afin que la sagesse et la science abonde. » C'est un malheur à un Etat d'être privé des conseils et de la sagesse d'un prince expérimenté et d'être soumis à de nouveaux maîtres, qui souvent n'apprennent à être sages qu'aux dépens du peuple.
Ainsi quand Josias eut été tué dans la bataille de Mageddo, « toute la Judée et tout Jérusalem le pleurèrent, principalement Jérémie, dont tous les musiciens et les musiciennes chantent encore à présent les lamentations sur la mort de Josias. »

Et ce ne sont pas seulement les bons princes comme Josias, dont la mort est réputée un malheur public le même Jérémie déplore encore la mort de Sédécias; de ce Sédécias dont il est écrit « qu'il avait mal fait aux yeux du Seigneur et qu'il n'avait pas respecté la face de Jérémie, qui lui parloit de la part de Dieu »

Loin de respecter ce saint prophète, il l'avait persécuté Et toutefois après la ruine de Jérusalem, où Sédécias fait prisonnier eut les yeux crevés, Jérémie, qui déplore les maux de son peuple, déplore comme un des plus grands malheurs le malheur de Sédécias. « L'oint du Seigneur, qui était comme le souffle de notre bouche, a été pris pour nos péchés lui à qui nous disions Nous vivrons sous votre ombre parmi les gentils. » Un roi captif, un roi dépouillé de ses Etats et même privé de la vue, est regardé comme le soutien et la consolation de son peuple captif avec lui. 

Ce reste de majesté semblait encore répandre un certain éclat sur la nation désolée et le peuple touché des malheurs de son prince, les déplore plus que les siens propres a Le Seigneur, dit-il, a renversé sa maison; il a oublié les fêtes et les sabbats de Sion; le roi et le pontife ont été l'objet de sa fureur. Les portes de Jérusalem sont abattues Dieu a livré son roi et ses princes aux gentils. »

Le Prophète regarde le malheur du prince comme un malheur public et un châtiment de Dieu sur tout le peuple même le malheur d'un prince méchant; car il ne perd pas par ses crimes la qualité d'oint du Seigneur, et la sainte onction qui l'a consacré le rend toujours vénérable.
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Jean d'Aulon


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MessagePosté le: Lun 6 Juil - 15:49 (2015)    Sujet du message: Du rétablissement de la royauté Répondre en citant

Chers amis,


La "nouvelle Renaissance", c'est à dire le retour de notre bon roi de France, lieutenant du Christ, se fera bien évidemment à la suite d'une guerre inévitable, au vu des évènements géopolitiques actuels. Un mal pour un bien donc ! Notre mission à nous royalistes catholiques est de prier tous les jours, prier pour la France, prier pour le retour de notre Gentil Dauphin !
Nous sommes actuellement sous le règne de satan et de ses serviteurs franc-maçons et illuminatis. Ces derniers oeuvrent depuis des lustres (1789) déjà à la destruction de toutes les valeurs que des siècles de royauté avaient mises en place. Ces suppôts de lucifer ce sont imposés petit à petit et ont réussi à changer les mentalités des gens. Il faut donc une grande secousse, une punition de notre Seigneur Dieu pour que le peuple revienne à la Foi catholique. Prions pour que Saint-Michel Archange terrasse la bête immonde rapidement  
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Messire Dieu premier servi !


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Henryk
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MessagePosté le: Dim 6 Déc - 13:35 (2015)    Sujet du message: Du rétablissement de la royauté Répondre en citant

Du Manifeste:


En 1815, la France avait perdu, en 25 ans, la plus grande partie de ses institutions : celles de la monarchie très-chrétienne (lois fondamentales, corporations, provinces...). L’esprit du XVIIIe siècle les avait chassées : ces vieilles institutions étaient destinées à réaliser le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ, et la mode était passée aux droits de l’homme (“les novateurs ont su (...) mettre la gloire et l’honneur du côté des idées nouvelles, et le ridicule du côté des vieilles maximes” (1) écrivait Joseph de Maistre.



Nous avons vu comment l’anarchie, née des institutions déduites des droits de l’homme, avait été remplacée par une tyrannie. Là aussi, les lois de l’histoire s’imposèrent contre l’idéologie révolutionnaire : les tyrannies ont toujours une durée de vie courte C’est alors que le Sénat, pétri de l’esprit des Lumières, vint proposer à Louis XVIII le titre de “roi des Français” que “le peuple français appelle librement au trône” (2) : comme on peut le remarquer, les sénateurs n’avaient pas perdu leur nord, ou pour être plus clair, les Droits de l’homme leur trottaient toujours dans la tête. Louis XVIII fut cependant assez fin diplomate pour s’imposer comme roi très-chrétien : “Si je suis un jour roi de fait comme je le suis de droit, je veux l’être par la grâce de Dieu” (3) avait-il déjà affirmé. La charte ne remet nullement en cause les lois fondamentales du royaume, comme l’affirme Mr Rials dans sa magistrale étude La question constitutionnelle en 1814-1815 - dispersion des légitimités et convergence des techniques.



La charte octroyée est une simple loi édictée par le roi en vertu d’une souveraineté antérieure, traditionnellement exercée par lui dans le cadre des lois fondamentales du royaume ; la particulière solennité de ce texte, la forte portée morale de l’engagement pris par son auteur de la respecter, ne pouvaient interdire sa révision, soit par voie législative ordinaire, soit, en cas de nécessité reconnue par le roi, par voie d’ordonnance.



La puissance royale avait octroyé la charte du fait d’une puissance antérieure et ne pouvait se trouver constituée par elle. Elle se trouvait simplement réglementée dans son exercice selon l’adage ‘patere legem quam fecisti’. Et cette réglementation, on va pouvoir l’observer, ne portait nullement atteinte au dogme de base : l’unité du pouvoir d’état en la personne du monarque” (4). Donc, point de doute : c’était bel et bien la monarchie très-chrétienne qui revenait avec Louis XVIII.



Ceci étant, il restait un énorme travail à effectuer : la révolution avait emporté toutes les vieilles institutions qu’avait autrefois protégées la monarchie, pour les remplacer par des institutions qui soient conformes aux droits de l’homme. La personne du monarque avait été la première institution à supprimer, parce qu’elle était la plus importante, mais il était logique que toutes les autres, jusqu’à la famille, disparaissent aussi. Il fallait tout centraliser, tout uniformiser. Le tissu social avait été bouleversé au nom de la fameuse trilogie : liberté - égalité - fraternité. Tout ce qui était mis en place l’était en vue de la réalisation des droits de l’homme, lesquels étaient absolument l’opposé du bien commun réalisé par la monarchie très-chrétienne, c’est-à-dire le respect des droits de Dieu. Une épuration des institutions devait accompagner cette épuration des principes politiques et philosophiques qu’impliquait le retour de Louis XVIII : de la même manière que la réalisation du bien commun des Lumières avait nécessité la disparition des institutions catholiques anciennes, de même le retour du bien commun catholique avec  Louis XVIII nécessitait le renversement des institutions révolutionnaires.



Mais pour effectuer ce travail d’épuration, cette réflexion sur les institutions, il était nécessaire de connaître les principes de la politique, et notamment les deux principes fondamentaux précédemment énoncés : “en toutes choses qui ne naissent pas au hasard, la forme est nécessairement la fin de l’action”, et la nécessité de l’induction à partir des faits historiques pour le choix de la forme des institutions politiques, parce que la politique est une science pratique. De ces deux principes, on peut affirmer que, dans le choix de la forme d’une institution, intervient d’abord le choix de la fin (quel est le bien commun) puis l’étude des faits historiques desquels on induit que telle ou telle forme institutionnelle est efficace ou non pour la réalisation de ce bien commun.



Ce travail de réflexion sur les principes nécessitait de considérer la politique comme une science et non comme une affaire de sentiment ou d’instinct - peu importe que ce sentiment soit celui de l’honneur ou celui du lucre. Joseph de Maistre avait vu, dès 1793, combien le bouleversement révolutionnaire avait rendu nécessaire cette réflexion politique à partir des principes : “Sachez être royalistes. Autrefois, c’était un instinct ; aujourd’hui, c’est une science”. Il fallait raisonner la politique à partir des principes et non pas la sentir par instinct (ou par sentiment) : raisonner la politique, cela revenait à la considérer comme une science, qui est la “connaissance par les causes” selon Aristote.



La révolution, de par la nouvelle notion de la nature humaine qu’elle avait adoptée (matérialiste), s’était fait une spécialité de tout diriger selon les sens, les sentiments : nous l’avons vu avec Helvetius, Holbach, etc. Et ce faisant, elle s’opposait à l’ordre catholique qu’elle renversait. Il était fatal, dans ces conditions, que celui qui se contentait de ses sentiments et de son instinct finisse du côté de la révolution et non du côté catholique qui base tout sur la subordination des sentiments à l’âme. Cette évolution était fatale en politique comme pour tout autre domaine de la vie humaine : même avec de fermes principes, il est toujours extrêmement difficile de ne pas laisser la première place aux sentiments ; quand on n’a pas de principes, la lutte devient une débandade.



En 1815 comme en 1793, Joseph de Maistre réalisait combien était nécessaire ce travail d’épuration des institutions à partir des principes, car le retour de Louis XVIII n’empêchait pas qu’existât encore le bouleversement de toutes les institutions qui s’échelonnent de la famille jusqu’à l’état : “On se tromperait infiniment si l’on croyait que Louis XVIII est remonté sur le trône de ses ancêtres. Il est seulement remonté sur le trône de Bonaparte, et c’est déjà un grand bonheur pour l’humanité : mais nous sommes bien loin du repos.

Où en sont donc les royalistes en 1815, quant aux principes ? Sont-ils royalistes par “instinct” (par sentiment) ou par “science” ?

Pour apporter des éléments de réponse, il va nous falloir utiliser quelques citations sur les hommes politiques de cette époque qui ont eu le plus d’influence sur les esprits de leur temps, tel Chateaubriand.



M. l’abbé Roussel, dans son ouvrage Libéralisme et Catholicisme est assez dur à son égard : “On a pu parler de fléau à propos du romantisme (...) Tel est le romantisme qui a moulé, façonné, les esprits du XIXe siècle. Il procède de Rousseau, de Madame de Staël, de Chateaubriand, il s’épanouit avec Michelet” (7)...





Fin de Citation




dans les journées des urnes ou des dupes.

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