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Mr de Fabert, marquis et Maréchal de France.

 
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 8 Mai - 20:39 (2016)    Sujet du message: Mr de Fabert, marquis et Maréchal de France. Répondre en citant

La famille du Maréchal de Fabert était originaire d'Allemagne. Charles III, Duc de Lorraine, lui offrit la Direction de l'Imprimerie de Nancy, (Nanci à l'époque) et une pension considérable.
M. Fabert reçut cette offre avec toute la reconnaissance qu'elle méritait : il se rendit à la Cour de Lorraine ; et le Duc, pour se l'attacher davantage, lui fit expédier quelque temps après, des Lettres de noblesse.
Des raisons qu'on ignore le déterminèrent à en sortir, pour aller demeurer à Metz. Il paraît que le Prince approuva cette démarche; car en lui permettant de se retirer, il lui conserva sa pension, avec le titre de Maître ou de Directeur de l'imprimerie ducale.
Fabert alla donc s'établir à Metz : il y prit des engagements qui annonçaient que son dessein était d'y fixer sa demeure. Il acheta aux environs de cette ville, une fort belle terre appelée des Moulins ; peu après il épousa une riche héritière du pays , qui lui apporta des biens considérables.




Il ne borna pas ses vues aux seules fonctions de cet emploi. Comme il était d'un caractère adroit, souple , insinuant, il veut gagner les bonnes grâces du Duc d'Epernon, alors gouverneur de Metz ; il prit part aux intérêts de ce Seigneur, avec zèle, pour acquérir sa protection, sans mécontenter les messins, qui n’aimaient pas ce noble.




Abraham Fabert, fils puiné, naquit à Metz  en octobre 1599. Comme la Loi du Pays attribuait les Fiefs de la famille à François qui était l'aîné, M. Desmoulins voulut dédommager en quelque façon le cadet, en le destina à l'Eglise, dans l’espérance de lui procurer quelque bénéfices.




Mais la conduite du jeune Fabert ne répondit pas aux desseins de son père : il fit paraître d'abord autant d'aversion pour le Latin, que d'inclination pour la guerre ; il était assidu aux revues des troupes , et se trouvait à tous les exercices ; il y apprit le maniement des armes, les marches et les autres évolutions militaires ; il se portait à toutes ces connaissances avec tant d'ardeur et de vivacité, que rien n'était capable de le distraire. Pour faire plus de progrès dans cet art, il se lia avec le fils d'un officier qui en avait déjà quelques connaissances; ils s’instruisaient , ils s’animaient à se communiquaient leurs découvertes; ils passèrent ainsi quelque temps , à profiter du plaisir de satisfaire leurs inclinations martiales.






Fabert, cadet aux gardes françaises , s'appliqua à donner de lui des idées avantageuses. Il était vif, agissant, prompt à imaginer ce qui pouvait lui acquérir de l'estime, capable d'aller loin par des engagements d'honneur, mais trop faible encore pour le service entier, ce fut ce qui engagea le capitaine à défendre qu'on lui confiât la ronde de nuit, que chaque soldat de garde faisait à son tour.




Il avait le jugement solide et profond, une mémoire sûre, un sens droit & étendu, qui s’attachait au vrai par une espèce de sympathie. Comme il n’était pas assez à son aise pour acheter des livres, il en empruntait, et il trouvait même dans ses épargnes, de quoi en louer des Libraires. Non content de s'appliquer aux mathématiques , il étudia en même temps l’histoire la Géographie et les Langues, telles que l'Allemand , l'Italien, l'Espagnol et le Flamand , comme s'il eût prévu qu'il serait un jour obligé d'aller faire la guerre dans ces pays-là : sa passion pour s'avancer dans le militaire , embrassait tout ce qui avait rapport à cette profession.




Cet accommodement eût été très favorable au jeune Fabert, si tous les articles en eussent été observés ; mais le Duc de Luynes , enivré de sa bonne fortune, ne garda plus de mesures: il fit casser tous les Officiers qui avaient servi la Reine sous M. d'Epernon , et Fabert fut compris dans la disgrâce commune. Le Duc, son protecteur, voulant le dédommager en quelque façon, lui offrit de reprendre une Enseigne dans le Régiment de Piémont : il lui dit fort obligeamment: quelque soit la honte de ne pouvoir vous donner que des preuves assez modiques de mon affection ; mais ne pouvant être libéral, je serais fâché d'être ingrat...
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MessagePosté le: Dim 8 Mai - 20:39 (2016)    Sujet du message: Publicité

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