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Question du blasphême ou crime de lèse Majesté!

 
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Henryk
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MessagePosté le: Mar 6 Déc - 19:17 (2011)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

http://www.france24.com/fr/20111205-le-roi-thailande-quitte-lhopital-faire-…

Voir le dernier paragraphe
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MessagePosté le: Mar 6 Déc - 19:17 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Rodolphe von Thierstein
Les Chevaliers de la Couronne et de la Foi

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MessagePosté le: Mar 6 Déc - 19:54 (2011)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

On ne badine pas là-bas...
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Henryk
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MessagePosté le: Mar 13 Déc - 10:50 (2011)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

Pourquoi les dénonciateurs européens qui font de l'ingérance dans son Royaume, et utilisateurs à volonté de termes royalistes, n'attaquent pas leur mère nature pour les 675 morts faits par les inondations?

Ce sexagénaire, au lieu d'envoyer des tracts par SMS contre l'autorité légitime, ferait mieux de se retrousser l'âme et les manches !
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Vicomte

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MessagePosté le: Mar 13 Déc - 20:57 (2011)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

Comme je l'ai déjà dit je trouve le droit d'ingérence insultant pour un pays, nous ne sommes plus maitre chez nous, surtout que dans ce cas là, il s'agit d'une loi qui concerne la famille royale,   semblable, (je pense), aux lois fondamentales du royaume de France. De plus, certains (y compris les USA), ont utilisés ce droit d’ingérence, qui devait lutter pour les droits de l'homme, pour leurs propres intérêts en Irak (une histoire de pétrole il me semble...)   
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Mon âme est à Dieu,
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 15 Jan - 23:40 (2012)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

Le président de la République,
Mr Degaulle,
Mr Giscard,
mr Badinter,
Mme Veil,
Madame Aubry,
Mr Mitterrand,
Mr Pompidou,

emploient a tour de bras le terme de France . Elus à une minorité par des partisans, il se disent légitimes de tenir le pays a bout de bras, comme un verbiage décoloré en rouge, en rose en bleu et en brun. Il se servent d'un Royaume comme d'un épouvantail, vidé de sa moelle, depuis 200 ans.


La France par ci, la France par là, la dette de la France, le pouvoir de la France. La misère qu'entraine la France, La France n'as pas commis de génocide.

Eugéne Ionesco ecrivait sur sa tombe, l'auteur du Roi se meurt, "priez vos idoles, je cherche Jésus Christ". La France peut tenir les mêmes propos: La souillure ne vient que de celui qui la lance.
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P'tit royaliste
Vicomte

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MessagePosté le: Lun 16 Jan - 20:16 (2012)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

C'est vrai, se déclarer légitime alors qu'on a eu qu'une petite majorité à une élection complètement manipulée est absurde.
Henryk a écrit:

La France par ci, la France par là, la dette de la France, le pouvoir de la France. La misère qu'entraine la France, La France n'as pas commis de génocide.

Remarquez, comme cela, ils ne se mouillent pas, puisqu'ils parlent au nom du pays (après avoir bien manipulés les esprits)...
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Léandre de Brisaux
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MessagePosté le: Lun 16 Jan - 22:40 (2012)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

Henryk a écrit:


La France par ci, la France par là, la dette de la France, le pouvoir de la France. La misère qu'entraine la France, La France n'as pas commis de génocide.



C'est pour cela que lorsque je parle avec les gens je dit tout le temps "la REPUBLIQUE Française", qui n'a strictement rien à voir avec ce que l'on appelle la"France". C'est une sorte de message subliminal en fait  Mr. Green
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Lastic
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MessagePosté le: Lun 16 Jan - 23:07 (2012)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

Léandre de Brisaux a écrit:
C'est pour cela que lorsque je parle avec les gens je dit tout le temps "la REPUBLIQUE Française", qui n'a strictement rien à voir avec ce que l'on appelle la"France". C'est une sorte de message subliminal en fait  Mr. Green
Laughing

Vous avez raison en plus. Ces gens mettent les fruits pourris de leurs manigances et de leur mauvaise gestion sur le compte de la France. Mais la vraie France, celle qui palpite toujours et qui murmure silencieusement parce qu'elle est toujours vivante, elle n'a rien à voir avec leurs turpitudes !
N'ouvrons pas la porte à l’œcuménisme historique.
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 17 Mar - 18:37 (2012)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

Un blasphème est un discours jugé irrévérencieux à l'égard de ce qui est vénéré par les religions ou de ce qui est considéré comme sacré. ce mot vient du grec blasphêmía, dérivé de bláptein, « injurier », et mê ou pháma (dialecte dorien), « réputation », qui a donné blasphemia en latin et signifie littéralement « diffamation ».

La notion de blasphème, telle que définie par le P. L., est « une parole ou un discours qui insulte violemment Dieu. » Il s'agit d'un outrage ou d'une injure envers le Christ ou ses représentants. La notion a été définie au XVIe siècle par le théologien espagnol Francisco Suárez comme « toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu. » Comme le rappelle l’Encyclopédie catholique, le blasphème ne concerne que le domaine de la religion : « tandis que le blasphème, étymologiquement, peut dénoter un manque de respect dû à une créature aussi bien qu'à Dieu, dans sa stricte acception il n'est utilisé que dans le dernier sens. » C'est le mot utilisé par le religieux pour désigner une atteinte à ses dogmes. voir dans les films démocrates chrétiens.

Utilisé dans un cadre plus général, le blasphème est une irrévérence à ce qui est considéré comme sacré ou inviolable.
Phsycologiquement il est employé souvent après une montée d'adrénaline, En blasphémant, le cerveau rejette l'endorphine, pour diminuer le stress ou la tension est très mauvais pour le coeur, comme pour l'âme par la même occasion.

Le blasphème défini par les théologiens et hommes d'Église peut être de trois sortes :
1.il est hérétique lorsque l'insulte contient une déclaration contre la foi, telle que dans l'affirmation « Dieu est cruel et injuste », ou encore « Dieu est la plus merveilleuse création de l'Homme ».
2.il est une imprécation quand il s'agit d'exprimer une malédiction envers l'Être suprême tel que l'affirmation « débarrassons-nous de Dieu ».
3.il est un simple irrespect lorsqu'il est entièrement fait de mépris ou d'indignation à l'égard de Dieu.
4)Peuvent être, par exemple, considérés comme des blasphèmes :
- Nier un attribut divin, voire l'existence de dieu.
- S'approprier un attribut ou un objet consacré.
- Pénétrer dans certains lieux pour le profaner.
-Injurier ou abîmer une représentation de dieu.
- représenter une icône, quand la religion d'où elle est issue l'interdit, et a fortiori sous forme de caricature. (Voir Aniconisme)
Les dérivés
Les religions ont toléré — : Jarnibleu ! pour Je renie Dieu! (le confesseur d'Henri IV, l'abbé Coton, avait tout de même obtenu qu'il dise Jarnicoton !), Palsambleu !
pour Par le sang de Dieu!; nom d'une pipe, sapristi ou bon sang où le vocable Dieu n'apparaît plus.
Par contre le jurement, expression dans lequel Dieu est pris à témoin : Pardi.(comme dans par Dieu) n'est plus jugé comme blasphématoire.

La notion de blasphème peut intervenir quand une communauté religieuse tente de se défendre contre ce qu'elle interprète comme une agression. Ainsi, en 1988 et 1989, l'épiscopat catholique tente de convaincre les tribunaux d'Allemagne d'utiliser la législation antiblasphème contre des athées moyenageux qui soutenaient que « l'Église était le plus grand criminel de l'histoire de l'humanité ».

L’archevêque Lustiger déclare: « Ces [publications] partisanes ont peut-être une intention idéologique lorsqu'elles caricaturent — par ignorance ? — ce que croit l'Église et ce qu'elle enseigne. Elles tournent en ridicule, parfois jusqu'à la calomnie, des hommes et des femmes qui y ont engagé leur vie. Ou encore elles prennent pour objet de dérision le récit de la vie du Christ et ses épisodes que l'iconographie a le plus popularisés. Cet irrespect d'autrui est une atteinte plus grave qu'il n'y paraît au pacte social de toute démocratie. De telles pratiques pourraient être passibles de tribunaux. »
La variabilité de l'importance du blasphème en droit tient surtout au contexte social. Quelle que soit la religion concernée, le recours à cette notion (pour justifier une action quelconque) n'est possible que si le sentiment religieux qui a été blessé est suffisamment fort. Quand ce sentiment est majoritaire, et dans les sociétés caractérisées par un fort degré d'autoritarisme et d'extrémisme religieux, des autorités qui décrètent qu'il y a blasphème lancent l'accusation et peuvent ainsi justifier aux yeux des croyants les exécutions ou les persécutions qui s'ensuivent. Dans ces cas, le problème de « protection des communautés » s'inverse, et devient celui de la protection des minorités persécutées.
Laïcité et législation sur le blasphème

La critique de la législation sur le blasphème a une longue histoire, qui remonte au siècle des Lumières. Voltaire, qui n'as pas connu l'obscurantisme républicain en Vendée prend le cas du Chevalier de La Barre, dernier cas de torture et d'exécution pour blasphème en France, comme une démonstration de l'arbitraire des lois religieuses et de la nécessité de la liberté de pensée et de juger pour ses propres tenants.
Depuis, cette séparation est garantie par les lois des nations modernes et est entrée dans les mœurs, avec les droits de l'homme en général. La notion de tolérance, - soit l'acceptation et le respect d'une pluralité d'idées et de croyances au sein d'une même société -, la garantie et la protection de la liberté d'expression, et la reconnaissance du pluralisme dans tous les domaines (politique et religieux mais aussi dans les divers secteurs de la société) rendent impensable l'imbrication de l'Église dans les institutions, qui traduisait la centralité de la religion dans la société.
Athéisme militant et inquisiteur

Le militantisme antireligieux reste actif, et est favorable à la distinction juridique, politique et culturelle moderne qui renvoie la notion de blasphème à la seule sphère du religieux et à celle des croyances particulières.
Avec la liberté de pensée qui est un pilier des sociétés démocratiques, l'idée que les Églises puissent poursuivre comme blasphémateurs les incroyants et les athées n'est plus de mise. Pourtant, c'est un thème récurrent dans le discours militant. Des groupes existent en Angleterre qui s'occupent spécifiquement de lutte contre la répression du blasphème. Il n'existait rien de pareil sur le continent européen.

C'est pourquoi, prenant en considération l'affaire Rushdie mais aussi et d'abord, chronologiquement parlant, les poursuites contre les athées allemands, un groupe s'est constitué en Belgique en 1989, la Ligue pour l'Abolition des lois réprimant le Blasphème et le droit de s'Exprimer Librement (LABEL).
Dans ce contexte, le refus de la suppression de l'interdiction du blasphème dans l'Europe occidentale contemporaine, voire le désir de la rétablir là où c'est nécessaire, n'est pas interprété comme le souci de protéger une communauté, mais comme un obstacle dans la lutte contre la religion. Pour ces associations, il provient sans doute pour une part de milieux qui s'inscrivent dans des courants qui relèvent de la "nouvelle évangélisation".

Christianisme
Le deuxième commandement (« Tu ne prononceras pas le nom du Seigneur ton Dieu à faux. ») prescrit de respecter le nom du Seigneur. Le nom du Seigneur est saint. Le second commandement interdit tout usage inconvenant du Nom de Dieu. Le blasphème consiste à user du Nom de Dieu, de Jésus Christ, de la Vierge Marie et des saints d'une façon injurieuse.
« Il a été dit aux anciens « Tu ne parjureras pas » ... Eh bien ! moi je vous dis de ne pas jurer du tout. (Matthieu 5.33-34) » « Si c'est oui, dites oui, si c'est non, dites non, tout simplement ; ce que l'on dit en plus vient du Mauvais. (Matthieu 5.37)8 ». Le faux serment appelle Dieu à témoigner d'un mensonge. Le parjure est un manquement grave envers le Seigneur, toujours fidèle à ses promesses. « Ne jurer ni par le Créateur, ni par la créature, si ce n’est avec vérité, nécessité et révérence (Saint Ignace, ex. spir. 38) ».
« O Seigneur notre Dieu qu’il est grand ton nom par tout l’univers (Psaumes 8.11) » : Dans le Baptême, le chrétien reçoit son nom dans l'Église ; les parents, les parrains, et le curé veilleront à ce que lui soit donné un prénom chrétien ; le patronage d'un saint offre un modèle de charité et assure sa prière. Le chrétien commence ses prières et ses actions par le signe de la croix « au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen ». Dieu appelle chacun par son nom (cf. Is 43, 1)7.
Certains cas de blasphèmes peuvent ne pas être pardonnés par Dieu. C'est le cas du blasphème contre l'Esprit Saint (Lc 12, 8-12).
Blasphème, droit dans le monde

Amérique États-Unis
Le 1er amendement garantit la liberté d'expression. Notons qu'en 1952, un jugement important, dit "Joseph Burstyn, Inc contre Wilson"9,10 a déclaré anticonstitutionnelle l'interdiction du court-métrage The Miracle de Roberto Rossellini, un film jugé "vil, blessant et blasphématoire" 11
Le premier musulman élu au congrès américain, Keith Ellison, a prêté serment à la Constitution des États-Unis sur le Coran. Traditionnellement, les élus prêtent serment en tenant la main sur la Bible. Ce serment sur le Coran a fait dire à la droite religieuse et conservatrice qu'il s'agit d'un « blasphème à la Constitution ».
Europe
La liberté d'expression est garantie par les déclarations universelles des droits de l'homme à laquelle se réfère la Convention européenne des droits de l'homme. Cependant dans de nombreux pays, des lois interdisent et répriment le blasphème lorsqu'il trouble l'ordre public ou incite à la haine.
Allemagne
L'article 166 du code pénal, intitulé : « Diffamation des religions, associations religieuses ou idéologiques » connu aussi sous le nom de Gotteslästerungsparagraph, punit le blasphème jusqu'à trois ans d'emprisonnement, s'il y a trouble de la paix civile.
(1) Quiconque publiquement ou par le biais de la diffusion de documents écrits (article 11) diffame la religion ou l'idéologie d'autrui d'une manière susceptible de troubler la paix publique, est passible d'un emprisonnement de trois ans maximum ou d'une amende.
(2) Quiconque publiquement ou par le biais de la diffusion de documents écrits (article 11) diffame une église ou autre association religieuse ou idéologique au sein de l'Allemagne, ainsi que leurs institutions ou associations, d'une manière susceptible de troubler la paix publique, doivent subir la même peine.
On en trouve une traduction dans le code pénal d'Alsace et Moselle :
« blasphème public contre Dieu » : Celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement contre Dieu par des propos outrageants, ou aura publiquement outragé un des cultes chrétiens ou une communauté religieuse établie sur le territoire de la Confédération et reconnue comme corporation, ou les institutions ou cérémonies de ces cultes ou qui, dans une église ou un autre lieu consacré à des assemblées religieuses, aura commis des actes injurieux et scandaleux, sera puni d’un emprisonnement de trois ans au plus.
Cet article a servi dans le cas de Manfred van H[réf. nécessaire] et l'interdiction en 1994 d'une comédie musicale ridiculisant l'Église catholique utilisant dans sa mise en scène des porcs crucifiés[réf. nécessaire].
Autriche
(Articles 188, 189 du code pénal)Danemark
Sections 140 et 266b du Code criminel Danois. L'article 14 stipule :
celui qui publiquement raille, ou fait outrage aux doctrines de foi ou aux cultes d’une communauté religieuse légalement établie dans ce pays, est passible de prise de corps.
Le Danemark punit ainsi toute moquerie publique d’une religion, et il en est de même en Finlande.
Aucune jurisprudence n'est citée.
Espagne.
Article 525 du code pénal, qui interdit "les attaques portées au dogme religieux, croyances ou cérémonies". Cet article du code pénal a été invoqué par le Cristo del Gran Poder pour poursuivre l'auteur d'un jeu vidéo mettant en scène des personnages portant des vêtements religieux et portant des croix chrétiennes sur lesquels il faut tirer15 .
Finlande
Section 10, chapitre 17 du code pénal
France
La définition du « blasphème » entre dans le droit français au XIIIe siècle avec la définition donnée par Thomas d'Aquin après de multiples débats avec les moralistes : un péché de langue, une « défaillance dans la profession de foi », donc une atteinte dans sa pureté ce qui justifie sa répression qui devient féroce avec le roi Saint Louis, préoccupé par sa lutte contre les hérétiques, les juifs et l'islam, et passe par la mutilation de la langue et des lèvres.
Les articles 10 et 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 suppriment la notion de blasphème du droit français, tant qu'il n'y a ni abus ni trouble à l'ordre public. Celle-ci est réinstaurée sous la Restauration ; elle est à nouveau abrogée dans les années 1830. Elle est supprimée définitivement du droit français par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Néanmoins, la « provocation aux crimes et délits » reste sanctionnée (art. 23), de même que l'apologie de crimes contre l'Humanité ou l'incitation à la haine ou à la violence en raison de la religion (art. 24), ou la diffamation contre un groupe religieux (art. 32). D'autre part, des éléments blasphématoires sont interdits dans les publications destinées à la jeunesse (art. 14).
Cependant, le rattachement de l'Alsace et la Moselle en 1918 a réintroduit la notion de blasphème dans le droit français, via l'incorporation de l'article 166 du code pénal allemand. En Alsace-Moselle, il n’y a pas de séparation entre l’Église et l’État. Les articles 166 et 167 du code pénal local d'Alsace-Moselle punissent le blasphème et l'entrave à l'exercice des cultes de 3 ans d'emprisonnement au maximum. Ces articles ont fait débat récemment lorsqu'ils ont encore été utilisés à l'encontre de militants d'Act-Up. Le ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire a confirmé, le 1er juin 2006, que ces articles étaient maintenus et toujours applicables en Alsace et en Moselle17.
la loi française de séparation des Églises et de l'État ne s'applique pas en Guyane française. La Guyane (alors colonie) a été exclue du champ de cette loi à cause d'une opposition d'une partie des hommes politiques locaux. Elle n'est pas non plus sous le régime du Concordat, mais sous celui de l'ordonnance royale de Charles X du 27 août 1828, qui organise les institutions politiques de la Guyane. Cette ordonnance ne reconnaît que le culte catholique.
Une proposition de loi contre le blasphème a été déposée en 2006 par le député Eric Raoult, proposition qui ne sera jamais débattue.
Irlande

Le blasphème est interdit par la constitution. Depuis le 1er janvier 2010, par le Defamation Act 2009, le blasphème en Irlande devient un délit. Le blasphémateur risque une amende allant jusqu'à 25 000 euros. Le texte de la loi est rédigé ainsi :
« publishing or uttering matter that is grossly abusive or insulting in relation to matters sacred by any religion, thereby intentionally causing outrage among a substantial number of adherents of that religion, with some defences permitted. »
Toutes les religions sont prises sous l'ombrelle de cette loi, c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle a été promulguée. Selon le commentaire de Dermot Ahern, la constitution ne protégeait jusqu'alors que la religion chrétienne et l'immigration du pays étant en hausse, une loi était nécessaire.
Des inquisiteurs irlandais protestent et demandent l'abrogation de cette loi qu'ils jugent ayant un « caractère moyenâgeux ».
Pays-Bas
Aux Pays-Bas, les articles 147 et 429 bis du code interdisent et sanctionnent le blasphème. Entré au code pénal en 1932 après un projet du parti communiste de l’époque d’interdire les célébrations de Noël, le délit de blasphème peut être puni de 1 à 3 mois d’emprisonnement et d’une amende de 100 à 150 florins. L'article 147 du code pénal a été utilisé sans succès pour la dernière fois en 1966 à l'encontre de l'écrivain Gerard Reve.
Suisse (Article 261 du code pénal)
L’article 198 du code pénal grec punit celui qui, en public et avec malveillance, offense Dieu de quelque manière que ce soit, et celui qui manifeste en public, en blasphémant, un manque de respect envers le sentiment religieux.

Cette loi a été utilisée pour faire condamner à 6 mois de prison in abtentia en janvier 2005 l'illustrateur autrichien Gerhard Haderer
La loi sur le sacrilège est une loi française passée sous la Restauration, punissant de mort toute personne ayant commis un sacrilège. Elle a été votée en janvier 1825, après la mort de Louis XVIII, par le gouvernement pseudoroyaliste dirigé par le comte de Villèle, et a été défendue par le ministre de la Justice, le comte de Peyronnet.
Les élus en 1824 par un suffrage étroitement censitaire (100 000 Français ont alors le droit de vote), profitent de l'arrivée au pouvoir de Charles X, jugé plus favorable aux thèses contre-révolutionnaires, pour représenter ce projet de loi, déjà présenté, sans succès, à la Chambre des pairs en avril 1824.
Suite une augmentation du vol de vases sacrés, elle condamne à mort tout profanateur, établissant une distinction entre les vols de vases sans hosties et les vols de vases contenant des hosties consacrées.
Dans ce dernier cas, le projet de loi prévoyait l'application de la condamnation des parricides sous l'Ancien Régime, peine abolie pendant la Révolution et rétablie en 1810 : mutilation du poing, puis décapitation. Après de vifs débats, ce châtiment est finalement remplacé par une amende honorable du criminel avant sa mise à mort.
Les doctrinaires, dont le baron de Barante, le comte de Lanjuinais, Royer-Collard et Benjamin Constant s'opposent à la loi, au nom de la séparation du temporel et du spirituel. Certains réactionnaires eux-mêmes s'indignent, comme Lanjuinais, celui-ci déclarant que l'utilisation même du terme de « déicide » était un sacrilège en soi, et que la loi n'avait nullement à statuer sur les offenses commises à Dieu, dont lui seul saurait être juge.
Benjamin Constant affirme qu'en tant que protestant, il ne peut même pas voter la loi, puisque celle-ci, en tant qu'elle distingue le vol d'une hostie d'un vol de vase vide, repose sur une croyance (la transsubstantiation) qu'il ne partage pas.
Le rapporteur de la loi, le comte de Peyronnet, recule alors devant l'opposition de droite et de gauche, et affirme que le sacrilège n'est constitué que s'il est intentionnel et public ; il établit même une analogie du sacrilège aux attentats à la pudeur, affirmant que l'un comme l'autre n'ont de sens que s'ils sont commis en public.
La loi, jamais appliquée, est abrogée dès les premiers mois de la monarchie de Juillet.
A lire avant que les inquisiteurs républicains ne le censure!
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 8 Avr - 09:56 (2012)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54469179/f6.image.r=Charles X blasphê…

Question du blasphême et lèse-majesté sous Charles X
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Henryk
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MessagePosté le: Dim 8 Avr - 10:13 (2012)    Sujet du message: Question du blasphême ou crime de lèse Majesté! Répondre en citant

Le 4 Janvier 1825 (Garde des sceaux; projet)
p 335 du lien précédent
Messieurs,
nous venons soumettre à votre examen..../ .... il s'agit d'assurer à la religion des garanties que nos lois actuelles lui refusent.

Lorsaque nous venons, au nom du Roy très chétien, proposer à la noble et sage assemblée des pairs du Royaume des mesures dictées par le seul désir de conserver la foi de nos pères et d'entretenir dans l'esprit des peuples de France les setiments qui sont si nécéssairtes à leur sureté et à leur bonheur,....

Chrétien et hommes d'états tous ensembles, vous déplorez depuis longtemps, le silence ou l'inéfficacité de nos lois pénales, qui bien loin d'opposer des barrières à l'imiété, semble au contraire l'encourager à multipliuer ses outrages, par l'impunité qu'elle lui prommettent...

Votre âme indulgente et religieuse s'affirmera contre l'inimitié, que lui inspirent ordinairement les hommes coupables, et prenant à la fois plus d'étendue et d'activité, vous vous laisserez émouvoir au souvenir des dangers qui menacent les moeurs et la Foy du Royaume tout entier...
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