Forum du Royaume de France Index du Forum

Forum du Royaume de France
« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Bossuet

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Patrimoine -> Littérature
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Mer 21 Déc - 19:15 (2011)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

De la connaissance de Dieu et de soi même

Ch XXXVI

Les idées regardent les vérités éternelles non ce qui existe et ce fait dans le temps.

Considérons que la plus noble propriété des idées, est que leur objet est une verité éternelle. Bien plus, comme ce n'est pas l'entendement qui donne l'être à la vérité, mais que la supposant telle, il se tourne à elle pour l'apercevoir, il s'ensuit que, quand l'entendement sera détruit, cette vérité subsistera immuablement.

L'idée qui représente ce qui suit de l'essence, marque ces propriétés: La royauté de droit divin, par exemple,  ne peut vivre sans l'autorité spirituelle, l'autorité temporelle, et les âmes.

De tout cela, il résulte que tant l'universalité et la simplicité des idées que leur précisions, ne sont que différentes manières de bien entendre les choses, soit par la métaphore ou la logique,  selon la capacité de l'esprit humain
_________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 21 Déc - 19:15 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Lun 19 Mar - 09:16 (2012)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

Et cependant, comme en effet il n'y a rien d'éternel, ni d'immuable, ni d'indépendant que Dieu seul, il faut conclure que ces vérités ne subsitent pas en elles mêmes, mais en Dieu seul et dans ses idées éternelles, qui n'ont d'origine que lui même.

Ainsi dans la pensée de l'architecte humain, est l'idée primitive d'une maison qu'il aperçoit en lui même, cette maison intellectuelle ne se détruit par aucune ruine des maisons baties sur ce modêle intérieur. Mais comme il n'est pas éternel, l'idée et la maison ne le seront pas.

En recourant à l'architecte mortel, nous montrons la pensée de Dieu, ou plutôt un art éternellement subsistant, en opposition à la raison humaine, dans la complémentarité raisonnable dans les vertus théologales, de l'autorité spiritelle et temporelle.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Mar 12 Juin - 18:43 (2012)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

Livre V  L'Autorité Royale

La crainte de Dieu est le vrai contrepoids de la puissance:
Le prince le craint, d'autant plus qu'il ne doit craindre que lui.

"Il faut souhaiter, dit St Augustin, d'avoir une volonté droite, avant que de souhaiter d'avoir une grande puissance"
Pour établir solidement le repos public, et affermir un état, nous avons vu que le Prince à du recevoir une puissance indépendante de toute autre puissance qui soit sur la terre. Mais il ne faut pas pour cela qu'il s'oublie, ni qu'il s'emporte, puisque moins il a de compte à rendre aux hommes, plus il a de comptes à rendre à Dieu.

Le peuple doit se tenir en repos, sous l'autorité du prince.
C'est ce qui parait dans l'apologue ou les arbres se choississent un roi.

Ils s'adressent à l'olivier, au figuier et à la vigne. Ces arbres délicieux, contents de leurs abondances naturelles, ne voulurent pas se charger des soins du gouvernement:
"Alors tous les arbres dirent au buisson : venez et régnez sur nous."

Le buisson est accoutumé aux épines et aux soins. Il est le seul qui naisse armé, il a sa garde naturelle dans ses épines. Par là il pouvait paraitre digne de régner. Aussi le fait -on parler comme il appartient à un roi:
"Il répondit aux arbres qui l'avaient élu: Si vous me faites vraiment votre Roy, reposez vous sous mon ombre; sinon il sortira du buisson un feu, qui dévorera les cédres du Liban"

Aussitôt qu'il y a un roy le peuple n'as plus qu'a demeurer sous son autorité, que si le peuple impatient se remue, et ne veut pas se tenir tranquille sous l'autorité royale, le feu de la division se mettra dans l'état, et conssumera le buisson, avec tout les autres arbres, c'est à dire le roi et les peuples:
Les cèdres du Liban seront brulés; avec la grande puissance qui est la royale, les autres puissances seront renversées, et tout l'état ne sera plus qu'une même cendre.

Quand un roi est autorisé, "chacun demeure en repos, et chacun est sans crainte sous la vigne, et sous son figuier, d'un bout de royaume à l'autre". Tel était l'état du peuple israëlite sous Salomon. Et de même, sous Simon le Maccabée, "Chacun cultivait sa terre en paix: les vieillards assis dans les rues, parlaient ensemble du bien public; et les jeunes gens se parlaient et prenaient l'habit militaire. Chacun, assis, sous sa vigne et sous figuier vivait sans crainte."

Pour jouir de ce repos, il ne faut pas seulement la paix au dehors, il faut la paix au dedans sous l'autorité d'un prince absolu.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Jeu 2 Aoû - 08:02 (2012)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

...parle de Molière au Père Caffaro

Quoi qu'il en soit, si ce n'est pas vous qui en soyez l'auteur, ce que je souhaite, un désaveu ne vous fera aucune peine; et dès là ce n'est plus à vous que je parle. Que si c'est vous, je vous en fais mes plaintes à vous-même, comme un chrétien à un chrétien, et comme un frère à un frère.

Je ne perdrai point le temps à répondre aux autorités de saint Thomas, et des autres Saints qui en général semblent approuver ou tolérer les comédies. Puisque vous demeurez d'accord, et qu'en effet on ne peut nier que celles qu'ils ont permises ne doivent exclure toutes celles qui sont opposées à l'honnêteté des mœurs, c'est à ce point qu'il faut s'attacher, et c'est par là que j'attaque votre lettre, si elle est de vous.

La première chose que j'y reprends, c'est que vous ayez pu dire et répéter que la comédie, telle qu'elle est aujourd'hui, n'a rien de contraire aux bonnes mœurs, et qu'elle est même si épurée à l'heure qu'il est, sur le théâtre francois, qu'il n'y a rien que l'oreille la plus chaste ne pût entendre. Il faudra donc que nous passions pour honnêtes les impiétés et les infamies dont sont pleines les comédies de Molière ou que vous ne rangiez pas parmi les pièces d'aujourd'hui celles d'un auteur qui vient à peine d'expirer, et qui remplit encore à présent tous les théâtres des équivoques les plus grossières, dont on ait jamais infecté les oreilles des chrétiens.

Ne m'obligez pas à les répéter songez seulement si vous oserez soutenir à la face du ciel, des pièces où la vertu et la piété sont toujours ridicules, la corruption toujours défendue et toute erreur dangereuse, pour prémunir les faibles contre la séduction il écrivit un petit ouvrage intitulé Maximes et Reflexions sur la Comédie.Dans cet ouvrage, il combat jusqu'à certain point saint Thomas sur la vertu. Quoi qu'il en soit, le théologien français est plus sévère sur la vertu ou la qualité dont il s'agit, que ne l'ont jamais été les théologiens romains.

La comèdie est toujours plaisante, et la pudeur toujours offensée ou toujours en crainte d'être violée par les derniers attentats; je veux dire par les expressions les plus impudentes, à qui l'on ne donne que les enveloppes les plus minces.

Songez encore si vous jugez digne de votre habit et du nom de chrétien et de prêtre, de trouver honnêtes toutes les fausses tendresses, toutes les maximes d'amour, et toutes ces douces invitations à jouir du beau temps de la jeunesse, qui retentissent partout dans les opéras de Quinault, à qui j'ai vu cent fois déplorer ces égarements. Mais aujourd'hui vous autorisez ce qui a fait la matière de sa pénitence et de ses justes regrets, quand il a songé sérieusement à son salut; et vous êtes contraint selon vos maximes d'approuver que ces sentimens, dont la nature corrompue est si dangereusement flattée, soient encore animés d'un chant qui ne respire que la mollesse.

Si Lulli a excellé dans son art, il a dû proportionner, comme il a fait, les accens de ses chanteurs et de ses chanteuses à leurs récits et à leurs vers et ses airs tant répétés dans le monde, ne servent qu'à insinuer les passions les plus décevantes, en les rendant les plus agréables et les plus vives qu'on peut. Il ne sert de rien de répondre qu'on n'est occupé que du chant et du spectacle, sans songer au sens des paroles, ni aux sentiments qu'elles expriment car c'est là précisément le danger, que pendant qu'on est enchanté par la douceur de la mélodie, ou étourdi par le merveilleux du spectacle, ces sentiments s'insinuent sans qu'on y pense, et gagnent le cœur sans être aperçus.

Et sans donner ces secours à des inclinations trop puissantes par elles-mêmes, si vous dites que la seule représentation des passions agréables, dans les tragédies d'un Corneille et d'un Racine, n'est pas pernicieuse à la pudeur, vous démentez ce dernier, qui a renoncé publiquement aux tendresses de sa Bérénice, que je nomme parce qu'elle vient la première à mon esprit et vous, un prêtre, un Théatin, vous le ramenez à ses premières erreurs. Vous dites que ces représentations des passions agréables ne les excitent qu'indirectement, par hasard et par accident, comme vous parlez.
_________________


Dernière édition par Henryk le Sam 4 Aoû - 18:01 (2012); édité 1 fois
Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Jeu 2 Aoû - 08:22 (2012)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

XIII proposition
"Mais de tous les hommes que le prince doit connaitre, celui qu'il lui importe le plus de bien connaitre, c'est lui même. Mon Fils éprouvez votre âme dans toute votre vie, et si elle vous semble mauvaise, ne lui donnez pas de pouvoir, ne vous laissez pas allez à ces désirs. tout ne convient pas à tous, il faut savoir à qui nous sommes propres. Tel homme qui serait grand, employé à d'autres choses se rend méprisable, parce qu'il se donne à celles ou il n'est pas propre.

Connaître ses défauts est une grande science:car on les corrige, ou on y supplée par d'autres moyens. Mais qui connait ses fautes? dit le psalmiste. Nul ne les connait par lui même. Il faut avoir quelque ami fidèle qui vous les montre. Le sage nous le conseille. Qui aime à savoir, aime à être enseigné. Qui hait d'être repris, est insensé.
_________________


Dernière édition par Henryk le Mar 6 Nov - 18:57 (2012); édité 1 fois
Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Mar 6 Nov - 18:52 (2012)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

« Le corps n'est pas un seul membre, mais plusieurs membres. Si le pied dit: Je ne suis pas du corps, parce que je ne suis pas la main, est-il pour cela retranché du corps? Si tout le corps étoit œil, où seroient l'ouïe et l'odorat? Mais maintenant Dieu a formé les membres, et les a mis chacun où il lui a plu. Que si tous les membres n'étoient qu'un seul membre, que deviendroit le corps? Mais dans l'ordre que Dieu a établi, s'il y a plusieurs membres, il n'y a qu'un corps. L'œil ne peut pas dire à la main: Je n'ai que faire de votre assistance ni la tête ne peut pas dire aux pieds Vous ne m'êtes pas nécessaires. Mais au contraire les membres qui paroissent les plus foibles sont ceux dont on a le plus besoin. Et Dieu a ainsi accordé le corps, en suppléant par un membre ce qui manque à l'autre, afin qu'il n'y ait point de dis- sension dans le corps, et que les membres aient soin les uns des autres »

Ainsi par les talents différens le fort a besoin du faible, le grand du petit, chacun de ce qui paroît le plus éloigné de lui, parce que le besoin mutuel rapproche tout, et rend tout nécessaire. Jésus-Christ formant son Eglise, en établit l'unité sur ce fon- dement, et nous montre quels sont les principes de la société humaine.

Le monde même subsiste par cette loi. « Chaque partie a son usage et sa fonction; et le tout s'entretient par le secours que s'entre-donnent toutes les parties »

Nous voyons donc la société humaine appuyée sur ces fondements inébranlables; un même Dieu, un même objet, une même fin, une origine commune, un même sang, un même intérêt, un besoin mutuel, tant pour les affaires que pour la douceur de la vie.

De la société générale du genre humain nait la société civile, c'est-à-dire celle des Etats, des peuples et des nations.

La société humaine a été détruite et violée par les passions.

Dieu était le lien de la société humaine. Le premier homme s'étant séparé de Dieu, par une juste punition la division se mit dans sa famille, et Caïn tua son frère Abel.

Tout le genre humain fut divisé. Les enfans de Seth s'appelèrent les enfants de Dieu, et les enfans de Caïn s'appelèrent les enfants des hommes.

Ces deux races ne s'allièrent que pour augmenter la corruption. Les géants naquirent de cette union, hommes connus dans l'Ecriture et dans toute la tradition du genre humain, par leur
injustice et leur violence.

« Toutes les pensées de l'homme se tournent au mal en tout temps, et Dieu se repent de l'avoir fait. Noé seul trouve grace devant lui » tant la corruption était générale.

Il est aisé de comprendre que cette perversité rend les hommes insociables. L'homme dominé par ses passions ne songe qu'à les contenter sans songer aux autres. « Je suis, dit l'orgueilleux dans Isaïe, et il n'y a que moi sur la terre. »

Le langage de Caïn se répand partout. « Est-ce à moi de garder mon frère"? » c'est-à-dire Je n'en ai que faire, ni ne m'en soucie.

Toutes les passions sont insatiables. « Le cruel ne se rassasie point de sang. L'avare ne se remplit point d'argent . »
Ainsi chacun veut tout pour soi. « Vous joignez, dit Isaïe, maison à maison, et champ à champ. Voulez-vous habiter seuls sur la terre ? »

La jalousie si universelle parmi les hommes, fait voir combien est profonde la malignité de leur cœur. Notre frère ne nous nuit en rien, ne nous ôte rien; et il nous devient cependant un objet de haine, parce que seulement nous le voyons plus heureux, ou plus industrieux, et plus vertueux que nous. Abel plaît à Dieu par des moyens innocens, et Caïn ne le peut souffrir. Dieu regarda Abel et ses présens, et ne regarda pas Caïn ni ses présens et aCaïn entra en fureur, et son visage changea . » De là les trahisons et les meurtres. « Sortons dehors, dit Caïn allons promener ensemble: et étant au milieu des champs, Caïn s'éleva contre son frère, et le tua. » »

Une pareille passion exposa Joseph à la fureur de ses frères, lorsque loin de leur nuire, il alloit pour rapporter de leurs nouvelles à leur père qui en étoit en inquiétude s. « Ses frères voyant que leur père l'aimoit plus que tous les autres, le haïssoient et ne pouvoient lui dire une parole de douceur » Cette rage les porta jusqu'à le vouloir tuer; et il n'y eut autre moyen de les détourner de ce tragique dessein qu'en leur proposant de le vendre .

Tant de passions insensées et tant d'intérêts divers qui en naissent, font qu'il n'y a point de foi ni de sûreté parmi les hommes. « Ne croyez point à votre ami, et ne vous fiez point à votre guide donnez-vous de garde de celle qui dort dans votre sein le fils fait injure à son père, la fille s'élève contre sa mère, et les ennemis de l'homme sont ses parens et ses domestiques »
De là vient que les cruautés sont fréquentes dans le genre humain. Il n'y a rien de plus brutal ni de plus sanguinaire que l'homme. « Tous dressent des embûches à la vie de leur frère; un homme va à la chasse après un autre homme, comme il ferait après une bête, pour en répandre le sang . »

« La médisance, et le mensonge, et le meurtre, et le vol, et l'adultère ont inondé toute la terre, et le sang a touché le sang » c'est-à-dire qu'un meurtre en attire un autre.
Ainsi la société humaine, établie par tant de sacrés liens, est violée par les passions; et comme dit saint Augustin « Il n'y a ...
_________________


Revenir en haut
Lastic
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 10 Sep 2011
Messages: 1 466
Localisation: Duché de Bourbonnais
Religion: Catholique
Masculin

MessagePosté le: Sam 15 Déc - 11:55 (2012)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

En lien avec le sujet, on peut consulter le dernier article de Vive le Roy : http://www.viveleroy.fr/Lettre-a-monseigneur-le-Dauphin.html
_________________
Vera nobilitas virtute virescit - Droit quoiqu'il soit !


Revenir en haut
Luc
Chevalier

Hors ligne

Inscrit le: 18 Mar 2014
Messages: 82
Localisation: Québec
Religion: Catholique
Masculin

MessagePosté le: Mer 9 Avr - 17:18 (2014)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

 

 
 
Bonjour a vous tous et bon matin
 
Voici des discours sur l'histoire universelle par Messire Jacque Bénigne Bossuet.
 
DISCOURS SUR L'HISTOIRE UNIVERSELLE PAR BOSSUET
PREMIÈRE PARTIE — LES ÉPOQUES
 
Dessin général de l'ouvrage   

I — Adam, ou la Création : premier âge du monde.II — Noé, ou le Déluge : second âge du monde.
III — La vocation d'Abraham : troisième âge du monde.
IV — Moïse, ou la Loi écrite : quatrième âge du monde.
V — La prise de Troie.
VI — Salomon, ou le Temple achevé : cinquième âge du monde.
VII — Romulus, ou Rome fondée.
VIII — Cyrus, ou les Juifs rétablis : sixième âge du monde.
IX — Scipion, ou Carthage vaincue.
X — Naissance de Jésus-Christ : septième et dernier âge du monde.
XI — Constantin, ou la paix de l'Église.
XII - Charlemagne, ou l'établissement du nouvel Empire.
 

 
 




SECONDE PARTIE — LA SUITE DE LA RELIGION

I — La Création, et les premiers temps.
II — Abraham et les Patriarches.
III — Moïse, la Loi écrite, et l'introduction du Peuple de Dieu dans la Terre promise.
IV — David, les Rois et les Prophètes.
V — Les temps du second Temple.
VI — Jésus-Christ, et sa Doctrine.
VII — La descente du Saint Esprit : l'établissement de l'Église : les Jugements de Dieu sur les Juifs et sur les Gentils.
VIII — Réflexions particulières sur le châtiment des Juifs, et sur les prédictions de Jésus-Christ, qui l'avaient marqué.
IX — Deux mémorables prédictions de Notre Seigneur sont expliquées, et leur accomplissement est justifié par l'Histoire.
X — La suite des erreurs des Juifs, et la manière dont ils expliquent les Prophéties.
XI — Réflexions particulières sur la conversion des Gentils. Profond Conseil de Dieu, qui les voulait convertir par la Croix de Jésus-Christ. Raisonnement de Saint Paul sur cette manière de les convertir.
XII — Diverses formes de l'Idolâtrie : les sens, l'intérêt, l'ignorance, un faux respect de l'Antiquité, la Politique, la Philosophie, et les Hérésies viennent à son secours : l'Église triomphe de tout.
XIII — Réflexion générale sur la suite de la Religion, et sur le rapport qu'il y a entre les Livres de l'Écriture.
 
 
 
 




TROISIÈME PARTIE — LES EMPIRES

I — Les révolutions des Empires sont réglées par la Providence, et servent à humilier les Princes.
II — Les révolutions des Empires ont des causes particulières que les Princes doivent étudier.
III — Les Scythes, les Éthiopiens, et les Égyptiens.
IV — Les Assyriens anciens et nouveaux, les Mèdes et Cyrus.
V — Les Perses, les Grecs, et Alexandre.
VI — L'Empire Romain.
VII — La suite des changements de Rome est expliquée.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Jeu 17 Avr - 07:35 (2014)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

La politique tirée de l'écriture Sainte
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 608

MessagePosté le: Mar 13 Oct - 20:00 (2015)    Sujet du message: Bossuet Répondre en citant

Je n'appelle pas Majesté cette pompe royale qui environne les Rois, ou cet éclat extérieur qui éblouit le vulgaire c'est le rejaillissement de la Majesté, et non la Majesté elle-même.


La Majesté est l'image de la grandeur de Dieu dans le Prince, Dieu est infini, Dieu est tout. Le Prince, en tant que Prince, n'est pas regardé comme un homme particulier : c'est un personnage public; tout l'état est en lui, la volonté de tout le peuple est renfermée dans la sienne.
Comme en Dieu est réunie toute perfection et toute vertu, ainsi toute la puissance des particuliers est réunie en la personne du Prince. La puissance de Dieu se fait sentir en un instant de l'extrémité du monde à l'autre : la puissance royale agit en même temps dans tout le royaume,
Elle tient tout le royaume en état comme Dieu y tient tout le monde.


Que Dieu retire sa main, et le monde retombera dans le néant: que l'autorité cesse dans le royaume, tout sera en confusion»





Le moyen d'affermir le Prince, c'est d'établir l'autorité, et qu'il voie que tout est en lui. Assuré de l'obéissance, il n'est en peine que de lui-même: en s'affermissant, il a tout fait, et tout suit: autrement il hésite, il tâtonne, et tout se fait mollement. Le chef tremble quand il est mal assuré de ses membres. Ceux qui intimident le Prince sont maudits de Dieu.





Les desseins du Prince ne sont bien connus que par l'exécution. Ainsi se manifestent les conseils de Dieu: jusque-là personne n'y entre que ceux que Dieu y admet. Voyez l'ordre, voyez la justice, voyez la tranquillité dans tout un royaume ; c'est l'effet naturel de l'autorité du Prince.



Les médians ont beau se cacher, la lumière de Dieu les suit partout, son bras va les atteindre jusqu'au haut des cieux, et jusqu'au fond des abîmes. Ainsi Dieu donne au Prince de découvrir les trames les plus secrètes. Il a des yeux et des mains partout : il a mémo reçu de Dieu, par l'usage des affaires, une certaine pénétration qui fait penser qu'il devine. A-t-il pénétré l'intrigue, ses longs bras vont prendre ses ennemis aux extrémités du monde : ils vont les déterrer au fond des abîmes. Il n'y a point d'asile assuré contre une telle puissance.
_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:00 (2016)    Sujet du message: Bossuet

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Patrimoine -> Littérature Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com