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Hongrie
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Lastic
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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 22:50 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

P'tit royaliste a écrit:
Je viens de me  posez une question, le légitimiste est présent en France, nous en sommes la preuve vivante. Mais dans les autres pays, sous un autre forme et dans un autre contexte, cela existe-t-il ???? 


Il y a des royalismes un peu partout. Nous défendons la monarchie française de droit divin, avec ce qu'elle a de particulier. Dans les autres pays, les formes des monarchies sont diverses. Dans chacun de ces pays, il doit bien y avoir des défenseurs d'une monarchie traditionnelle (selon les coutumes du pays), de droit divin, authentiquement contre-révolutionnaire. On peut alors à la rigueur parler de légitimisme (par exemple le carlisme).
Il y a aussi des étrangers qui sont favorables au retour du Roi en France.
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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 22:50 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Léandre de Brisaux
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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 23:29 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Lastic a écrit:


Il y a aussi des étrangers qui sont favorables au retour du Roi en France.

Eh oui, la Monarchie Française a toujours fasciné des millions de personnes bien au delà des frontières du Royaume
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«Être ouvert à son temps, ce n’est pas en accepter benoîtement les dérives et les propositions contre
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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 5 Jan - 23:42 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Espérons qu'il ressemble à Charles I
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P'tit royaliste
Vicomte

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MessagePosté le: Ven 6 Jan - 18:34 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Merci Lastic et Léandre 
Léandre de Brisaux a écrit:

Eh oui, la Monarchie Française a toujours fasciné des millions de personnes bien au delà des frontières du Royaume
Et maintenant avec le nain et toute sa clique on passe pour les bouffons de service...
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Mon âme est à Dieu,
Ma vie est au Roy,
Mon cœur est aux dames,
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Henryk
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MessagePosté le: Ven 6 Jan - 19:16 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

J'espérais qu'Ordre Naturel puisse donner son avis sur la question.
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Lastic
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MessagePosté le: Ven 6 Jan - 23:26 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Léandre de Brisaux a écrit:
Eh oui, la Monarchie Française a toujours fasciné des millions de personnes bien au delà des frontières du Royaume 


Il n'y a qu'à voir le nombre d'étrangers qui se pressent au château de Versailles pour s'en convaincre.
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Henryk
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MessagePosté le: Ven 6 Jan - 23:51 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Georges de Habsbourg 2011

Mgr, que pensez-vous de la nouvelle constitution du parlement hongrois ?

L’ancienne n’était pas la meilleure, ainsi, le Fidesz avait annoncé qu’il souhaitait modifier la constitution, à partir du moment où ils ont eu une majorité c’était prévisible. D’ailleurs il ne s’agit pas vraiment d’une nouvelle constitution, formellement, il s’agirait davantage de l’ancienne constitution modifiée.

Ce qui change vraiment est le préambule qui commence en demandant « que Dieu bénisse les Magyars » et également le fait que le nom officiel de notre pays soit désormais la « Hongrie » et non la « République de Hongrie », bien que celle-ci demeure une république. Je suis tout à fait pour. Tout le monde a dit que cela allait transformer la Hongrie en régime présidentiel et qu’il s’agissait d’une sorte de révolution mais en fin de compte pas du tout. Les références à Dieu c’est très bien, à la Sainte Couronne, très bien, à la morale, très bien. Cela ne posera pas le moindre problème pour ceux qui se nomment Chrétiens.

Monseigneur, que vous inspirent les références à Saint Etienne ?

Mon grand-père, Charles, a porté la couronne de Saint Etienne mais en Hongrie cette référence est très particulière. La Couronne était presque personnifiée, c’était elle qui avait le pouvoir, le roi n’en était que le gardien. Si quelqu’un était roi ou président, il l’était avec la couronne. En Hongrie la Couronne de Saint Etienne a toujours joué un rôle très important.

Selon vous, une constitution doit-elle faire référence à Dieu ?

Je trouve cela très important de faire référence à Dieu. J’étais déjà très favorable à l’introduction de ses références dans la Constitution européenne et je suis heureux que les Hongrois aient fait ce choix.

Les démocraties alentours jugent cette référence discriminatoire, qu’en pensez-vous ?

Au contraire, la religion a un effet très positif. Un croyant a un très grand respect pour les autres ainsi que les autres religions. La Hongrie cherche seulement à affirmer ses traditions et son histoire qui ont un lien étroit avec la chrétienté. C’est un symbole de se référer à Dieu et de se baser sur des valeurs chrétiennes.

 Sur les références au mariage dans cette constitution ?

Il est inscrit que le mariage est composé par l’union d’un homme et d’une femme et si l’on considère que le pays a été inspiré par la chrétienté, personne ne devrait y voir d’objections dans la mesure ou c’est conforme à la tradition chrétienne.

Et l’enfant à naître ?

Je trouve que c’est une très bonne chose d’y avoir inscrit la protection de l’enfant à naître. Concernant les questions d’avortement, il faut avant tout rechercher la protection de l’enfant. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura plus d’avortements en Hongrie car c’est la loi qui règle ces questions et la loi n’a pas changé. Cependant la vie commence avec la conception même si il y aura toujours quelques scientifiques pour dire que la vie commence à la 2ème ou 3ème semaine. A terme, bien sûr, les lois peuvent changer, mais ce n’est pas la constitution qui en décide.

Considérez-vous toujours votre famille comme légitime à revendiquer ses droits sur la Couronne de Hongrie ?

Vous savez, le courant majoritaire de la famille Habsbourg est légitimiste, c’est-à-dire que nous acceptons la forme légitime de l’Etat. Aujourd’hui cette forme légitime est la république. Je ne pense pas que le nouveau préambule ait été élaboré en considération de la famille Habsbourg même si il semble revendiquer tout son héritage historique

Un rétablissement de la monarchie en Hongrie sera possible ?

Je ne vois pas, dans un futur proche, de discussions survenir sur ce sujet.
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Rodolphe von Thierstein
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MessagePosté le: Ven 6 Jan - 23:58 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Henryk a écrit:
Je trouve cela très important de faire référence à Dieu. J’étais déjà très favorable à l’introduction de ses références dans la Constitution européenne et je suis heureux que les Hongrois aient fait ce choix.
...
Considérez-vous toujours votre famille comme légitime à revendiquer ses droits sur la Couronne de Hongrie ?

Vous savez, le courant majoritaire de la famille Habsbourg est légitimiste, c’est-à-dire que nous acceptons la forme légitime de l’Etat. Aujourd’hui cette forme légitime est la république.

Mouais... il me semble assez complaisant avec les autorités républicaines et cosmopolites, mais j'ai malheureusement l'impression que cela devient monnaie courante chez les Princes de la Chrétienté.
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Lastic
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 00:24 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Oui, il se cantonne dans un prudent politiquement correct. On préférerait un peu mieux, évidemment.
Je pense au passage qu'il confond gouvernement légitime et légal. La République hongroise n'est en aucun cas légitime, elle est née d'une révolution. Il devrait affirmer que le pouvoir légitime vient de Dieu et seulement. Une telle revendication ferait bien sûr quelques remous, j'ai l'impression que beaucoup de princes aspirent à la tranquillité et ne veulent surtout pas choquer la doxa. C'est dommage, mais on ne peut pas y faire grand chose.
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 07:17 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Bienheureux CHARLES DE HABSBOURG-LORRAINE
Nom: CHARLES DE HABSBOURG-LORRAINE (Charles d’Autriche)
Prénom: Charles
Pays: Autriche - Hongrie
Naissance: 17.08 1887 à Persenbeug (Basse-Autriche)
Mort: 01.04.1922 à Funchal (Madère)
Etat: Empereur
Note: Petit neveu de l’empereur François-Joseph, il lui succède en 1916. Il se distingue par son action sociale et tente tout pour faire cesser la guerre. Exilé en 1918 dans l’île de Madère, il y meurt dans la pauvreté.
Béatification: 03.10.2004 à Rome par Jean Paul II (Son ultime béatification)

Fête: 1er avril
Le bienheureux Charles d’Autriche, petit-neveu de l’empereur François-Joseph, naît en 1887 et connaît une enfance pieuse et studieuse. Il se livre d’abord à la carrière militaire et, dans les deux premières années de la Guerre 1914-1918, il se distingue par ses succès militaires tout en ayant un grand souci du soldat. Dans son cœur, c’est surtout un ami de la paix ; de sorte que, lorsqu’il succède à François-Joseph en 1916, son objectif primordial de chrétien et de roi est d’arrêter ce fléau intolérable. Malheureusement ses initiatives de paix ne rencontrent pas d’écho, notamment près du premier ministre français Ribot qui fait échouer ses pourparlers secrets en 1917. A la fin de la guerre, il accepte de quitter le gouvernement, sans renoncer toutefois à sa légitimité d’empereur car “tout pouvoir vient d’en haut” (cf. Jn 19,11) et non des hommes. C’est pourquoi il fait deux tentatives pour reprendre son trône de Hongrie, que la trahison de l’amiral Horthy fait échouer. Alors il s’enferme définitivement dans le silence et la souffrance. Exilé sur l’île portugaise de Madère, il connaît avec sa nombreuse famille la plus grande pauvreté. Sur son lit de mort, en 1922, il répète ce qui fut la devise de toute sa vie : « Je m’engage toujours, en toutes choses, à connaître le plus clairement possible la volonté de Dieu et à la respecter, et cela de la manière la plus parfaite. »

Charles François Joseph Louis Hubert Georges Othon Marie de Habsbourg-Lorraine naît le 17 août 1887 en Autriche. Il est le petit-neveu de l’empereur François-Joseph. Il est élevé avec piété par ses parents et ses maîtres. Son premier professeur, le Père Geggerle, dominicain, fait remarquer sa réceptivité aux valeurs religieuses à une stigmatisée, la mère Vicentia, qui lui répond par ce commentaire inattendu : « Oui, nous devons l’envelopper de nos prières, car il sera empereur et aura à souffrir grandement. Il sera une cible pour le démon. » Le Père rapporte cette prophétie au comte et à la comtesse Wallis chargés de l’éducation du jeune garçon, lesquels constituent alors un petit groupe de prière, ‘La Ligue’, recrutée dans le cercle des amis et des relations de Charles. L’enfant reçoit un éducation soignée qui se poursuit par des études secondaires, chez les Bénédictins. On l‘initie à la musique. Il apprend toutes les langues qui se parlent dans le vaste empire austro-hongrois qui compte alors plus de 50 millions d’âmes, connaissance nécessaire pour celui qui est le troisième des successeurs potentiels de l’empereur. En outre, l’anglais, le français,…et le latin. Et pour finir, des études de droit à Prague. Comme il n’a guère de chances de devenir empereur, il se voue à une carrière militaire. Ayant reçu dès l’âge de 16 ans le grade de sous-lieutenant, il continue sa formation et accède par son mérite à des échelons supérieurs. En 1910 il a 23 ans et l’empereur François-Joseph lui dit que le temps est venu de choisir une épouse. Choix déjà fait dans son cœur, car il a été séduit par la pieuse princesse Zita de Bourbon-Parme. Lui-même ne manque jamais la messe quotidienne sauf nécessité. En 1911, il emmène la jeune fille au pèlerinage de Mariazell où, devant le Saint-Sacrement, il la demande en mariage. Tous les deux se mettent alors sous la protection de la sainte Vierge. La veille du mariage qui sera béni par le Pape à Rome donc, Charles dit à sa fiancée : « Maintenant, nous devons nous aider mutuellement à gagner le ciel. » Mariage célébré le 21 octobre 1911. Le pape lui donne un chapelet en or dont il fera un usage intensif, (surtout dans les dangers de la guerre, au point de l’user complètement). Puis, au cours d’une audience privée accordée à Zita, le saint Pontife lui prédit que son époux deviendra empereur et que ses vertus seront un exemple pour tous les peuples. Belle union, d’un amour sans faille et grandissant, qui sera bénie, en dix années de vie commune, par la naissance de huit enfants.
Mais ce n’est pas la même sérénité dans le ciel international qui s’assombrit tandis que des peuples, pour la plupart chrétiens, s’apprêtent à s’entretuer. Pie X en est atterré, surtout lorsqu’il songe à ses fils prêtres qui vont s’affronter dans les deux camps. Le fatal attentat de Sarajevo où périt l’archiduc François–Ferdinand, héritier présomptif du trône, est l’étincelle qui risque de mettre le feu aux poudres. Aussitôt, Pie X écrit à Charles, devenu à son tour l’héritier présomptif et le prie d’exposer à l’empereur François-Joseph son grand-oncle les immenses malheurs qu’une guerre ne manquerait pas d’entraîner pour l’Autriche et l’Europe tout entière. Mais ceux qui militent en faveur de la guerre ont vent de l’affaire, et l’envoyé du Vatican chargé de transmettre cette lettre est bloqué à la frontière italienne…
Personnellement, Charles, pourtant privé du message de Pie X, est hostile à cette guerre alors que tout le monde la souhaite de part et d’autre, à quelques exceptions près (comme Jean Jaurès assassiné à la veille du conflit). Pourtant lorsqu’elle éclate, l’archiduc Charles, avec son grade de général, ne se dérobe pas et se distingue même sur le front de l’Est. Les victoires obtenues sur ce terrain d’opération ou sur d’autres encore, sont dues en grande partie à lui. Il n’a pas peur d’aller souvent au front et de parcourir les tranchées pour être près de tous, spécialement de ceux qui souffrent. C’est ainsi qu’un jour il rencontre sur le terrain un certain Wojtyla, officier polonais avec qui il a un bref contact. Celui-ci, qui le vénère, donne le nom de Charles à son deuxième fils, lequel n’est autre que Karol Wojtila, le futur Jean-Paul II. Le 21 novembre 1916 meurt l’empereur François-Joseph, et notre archiduc Charles devient empereur d’Autriche sous le nom de Charles Ier, et le 30 décembre suivant il est couronné Roi de Hongrie dans la cathédrale de Budapest avec le nom de Charles IV de Hongrie. Le jeune empereur a compris qu’au point où en sont les choses, une victoire par les armes est impossible. Il n’a dès lors qu’une idée : mettre fin à la guerre qui a déjà fait des millions de morts et impose de tels sacrifices aux populations que l’Autriche ne sera plus en mesure de les supporter encore longtemps. Dans son Manifeste d’Accession au trône, il déclare : « Je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour mettre un terme, sans délai, aux horreurs et aux sacrifices de la guerre, et donner à mes peuples les bienfaits de la paix. » Il est affligé de voir la population civile souffrir des restrictions et du froid. Alors, au Palais, il se met, lui et sa maison, au régime des rations militaires et, devant les officiers gênés, il se contente de manger du pain noir. Ses célèbres beaux chevaux servent à porter du bois de chauffage à ceux qui ont froid à Vienne. En août 1917, après une sanglante bataille, il pleure à la vue des corps mutilés et défigurés. On l’entend alors murmurer : « Personne ne peut justifier cela devant Dieu. Je dois mettre fin à cela le plus vite possible. » Il fait deux tentatives pour négocier la paix, et il est le seul souverain ou chef d’état à soutenir le Plan de paix proposé par le Pape Benoît XV, mais ses projets échouent à cause de la volonté belliciste qui prévaut dans les deux camps. Au moins cherche-t-il à humaniser cette guerre… autant que cela est possible : prohibition du gaz moutarde, respect du patrimoine historique, interdiction de bombarder les villes sans discernement. Il s’oppose à la guerre totale et cherche de toutes ses forces à empêcher ses alliés allemands de lancer la guerre sous-marine. En vain ; mal leur en a pris car cela provoque l’entrée en guerre des Etats-Unis. Il refuse, en vain aussi, de faire passer Lénine en Russie, car il nourrit des craintes justifiées pour l’avenir des pays de l’Est si la Russie sombrait dans le communisme, alors que son intérêt immédiat serait de voir imploser cette Russie faisant partie du camp adverse.
En politique intérieure, il voudrait des réformes sociales. C’est le premier des gouvernants à créer un Ministère des Affaires sociales qui s’occupe notamment du logement et prévoit des indemnités de chômage, lequel sévit en ce temps de guerre. On l’appelle “l’empereur du peuple” ; les socialistes eux-mêmes reconnaissent qu’on peut parler avec lui comme avec un frère. Plus large d’esprit que les hommes politiques de son entourage, il voudrait tenir compte de la diversité des peuples de son vaste empire en créant un gouvernement de type fédéraliste qui accorderait une large autonomie aux États membres, notamment aux Slaves et à la Pologne dont l’Autriche détient une partie. Au lieu de cela, après la guerre, l’empire autrichien sera complètement démantelé et les petits États isolés n’auront pas la cohésion nécessaire pour faire face à l’impérialisme soviétique.
A la fin de cette guerre, étant dans le camp des vaincus, et la république étant proclamée par les socialistes, il renonce à l’exercice du gouvernement pour éviter des souffrances supplémentaires à la population avec une guerre civile, mais sans abdiquer toutefois (et là-dessus, Zita, inflexible, l’encourage). D’après leur fils aîné, Otto, interviewé au moment de la béatification, cette idée de “droit divin” qu’on lui a reprochée, loin de constituer une prétention à l’absolutisme, permettait au contraire d’éviter la tyrannie d’un pouvoir méconnaissant le droit supérieur de Dieu, car c’est Lui qui “donne d’en haut ” l’autorité à ceux qui gouvernent, comme Jésus le dit à Pilate.


– Question : Quelle est selon vous la leçon politique la plus importante de votre père ?
– Otto de Habsbourg : Certainement la leçon la plus importante est qu’il faut reconnaître qu’il y a une limitation du pouvoir. Ni un monarque ni un dictateur ni une majorité n’ont le droit de légiférer contre les droits inaliénables que l’homme(sic) à l’image du créateur possède. Dans ce sens il peut être un exemple pour les hommes politiques qui de plus en plus s’éloignent de cette idée et croient que dès qu’ils ont une justification par une majorité, cela leur permet de violer les droits de l’homme.(resic)


Charles plie donc devant la nécessité et s’éloigne du gouvernement. D’abord relégué dans un petit château en Autriche, il vit ensuite hors frontières à Prangins en Suisse, mais beaucoup lui sont restés fidèles et, en Hongrie, on réclame son retour. Il y fait deux essais de restauration (sans aucun emploi de la force d’ailleurs), la deuxième fois sur la demande de Benoît XV qui craignait, à juste titre, la mainmise du communisme sur ce pays. Mais l’amiral Horthy, par ambition, le dessert et finalement le trahit. Il est alors exilé sur l’île de Madère au Portugal, où il est bientôt rejoint par sa chère famille. La population de Funchal, la capitale de l’île, lui est vite conquise. L’évêque du lieu témoigne : « Aucune mission n’a jamais contribué aussi efficacement à raviver la foi de mon diocèse que l’exemple que l’empereur nous a donné dans sa maladie et dans sa mort. » Il loge dans une villa qui n’est pas faite pour y passer l’hiver. La maison est humide. La famille est pauvre et souffre du froid et de la faim. Charles attrape une pleurésie, mais il ne veut pas appeler le médecin par manque d’argent car il faudrait prendre sur la nourriture de ses enfants. Quand il s’y résous enfin, c’est trop tard. Il fait appeler son fils l’archiduc Otto à son chevet afin qu’il voie “comment un catholique et un empereur doit se conduire quand il meurt”. Il offre sa vie pour que ses peuples soient réunis. Sa femme le soutient dans ses bras ; il lui déclare une dernière fois son grand amour. Dans son agonie, le pauvre exilé lui murmure ces mots: « Je voudrais tant rentrer chez moi. Pourquoi ne me laissent-ils pas rentrer ? » Il regarde le Saint Sacrement exposé dans sa chambre. Sa dernière parole est : « Jésus ». Il meurt la conscience en paix le 1er avril 1922. Il n’a pas encore 35 ans. Toute l’île se presse à son enterrement.

Alleluja, Alleluja! St Mathieu (2;2) Wir haben Seinen Stern im Morgeland gesehen und sind mit Geschenken gekommen, den Herrn anzubetten. Alleluja!
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 09:56 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Merci Henrik, pour cette biographie de l'empereur Charles Ier ! J'ai trouvé ce résumé de sa vie très poignant ! Voilà l'exemple d'un monarque pieux et soucieux de ses peuples (vu la diversité de cet Empire Austro-Hongrois) qui décéda si jeune, entre une guerre civile européenne qui saigna une génération d'hommes et une guerre encore plus meurtrière qui verra s'affronter les trois doctrines matérialistes de ce XX° siècle !
Quel aurait été l'avenir de l'Europe si les bellicistes prussiens et francs-maçons de l'Entente cordiale n'avaient pas tout fait pour empêcher l'élan de paix insufflé par Charles 1er ! Finalement avec la première Guerre Mondiale, le grand perdant a été l'Empire d'Autriche-Hongrie, qui comme le souligne le texte précédent a laissé tout le corps central de l'Europe à la merci des convoitises et des appétits nazis et communistes ! Mais avant cela le démembrement de cet empire (celui qu'on appelait autrefois le Saint Empire Germanique si longtemps notre "ennemie" ou concurrent dans le "leadership" sur l'Europe) a été voulue par la classe dirigeante française dont l'idéologie franc-maçonne et droit de l'hommiste a finalement terminé le "travail"!
"Travail" de sape initié par la sanguinaire révolution française (ces pseudo élites "éclairées") qui au cours du XIX° siècle n'ont eu de cesse que de détruire tout Ordre Traditionnel, tout pouvoir royal affilié à la Foi Catholique!
La vie de Charles 1er témoigne de ce que nous légitimistes français nous nous faisons du rapport entre la Foi, le pouvoir Royal et le Peuple !
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 11:09 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Assurément ce fut un très grand empereur !
Le démantèlement de l'Autriche, dernier Etat Catholique puissant, fut l'une des actions les plus terrible du XXème siècle, laissant naissance à deux monstres : le IIIème Reich et l'URSS ! (et la chute de ces deux régimes conduit directement au monde moderne). Ce fut un coup terrible pour ruiner l'Europe, or nous savons que ce qui ruine l'Europe, ruine le Monde.
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 16:15 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Comme de bien entendu, c'est l'Allemagne qui est battue et c'est l'Autriche qui est démantelée. Après Maximilien I, exécuté par l'occident,  selon Otto de Habsbourg. Oui Rodolphe, c'est le deuxième Tsunami Jacobin sur les royaumes laxistes du début du XX siècle.
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Lastic
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MessagePosté le: Sam 7 Jan - 21:34 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

La Première Guerre Mondiale fut perdue par l'Allemagne, certes, et elle se retrouva sans empereur et avec une République impuissante. Mais pour elle, ce n'était que partie remise.
Les deux grands perdants de cette guerre furent en fait l'Autriche-Hongrie et la Russie.
La Russie perdit son tsar et reçut la pire dictature qui était à l'époque. Elle perdit un grand nombre de ses enfants, morts dans les guerres, les famines et les exactions du régime. La Sainte Russie n'était plus.

L'Autriche-Hongrie ensuite, qui fut le déclencheur de la guerre en la déclarant à la Serbie. L'empereur voulait la paix, elle fut cyniquement rejetée par les belliqueux républicains français, qui en fait désiraient la mort des Empires Centraux. De l'Empire danubien, il ne resta que les dépouilles. De petits pays sans puissance digne de considération. C'était une voie toute tracée pour l'Anschluss, Munich et le coup de Prague ! Ils furent réalisés sans problèmes. Comment l'Autriche et la Tchécoslovaquie pouvaient contrer cela ?

C'est le nationalisme allemand et plus particulièrement prussien qui est la cause de la chute de l'Empire. En effet, l'oeuvre bismarckienne a éliminé l'Autriche. La Prusse a, dès 1848, manoeuvré pour évincer l'Autriche de l'Allemagne, en jouant notamment sur la fraction religieuse protestants/catholiques et en l'excluant du Zollverein.
C'est ensuite la guerre austro-prussienne, qui a affaibli l'Empire d'Autriche, le conduisant à la bicéphalie, et à l'instabilité dans les régions slaves.
Pendant longtemps, l'Autriche était plus nettement tournée vers l'Ouest, et l'Allemagne. Après Sadowa, c'est vers les Balkans qu'elle s'est retournée et a crû son influence, se heurtant à la protectrice des Slaves qu'est la Russie tsariste. Le système d'alliance s'en suivit.

La création de l'Empire allemand par Bismarck eut un autre effet dévastateur. En éliminant l'Autriche, en optant pour la solution "petite-allemande", il a laissé sciemment des populations allemandes importantes en-dehors de l'Allemagne. La frustration et la déception de certains nationalistes exacerbèrent leur idéologie, donnant pleine mesure au pangermanisme. On sait ce qui naquit de cette mouvance et accéda au pouvoir avec une conjoncture favorable. Le prix à payer fut considérable.

En conclusion, tous les pays engagés eurent une responsabilité, plus ou moins grande. La chute des monarques et l'éclatement de l'Autriche-Hongrie sont les fruits des nationalismes : allemand, français, slave, hongrois,...
C'est l'échec et la remise en cause du système Metternich, la diffusion des idées révolutionnaires qui est le germe de cette catastrophe mondiale dont nous payons toujours les conséquences !
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MessagePosté le: Lun 9 Jan - 19:03 (2012)    Sujet du message: Hongrie Répondre en citant

Pour ceux qui lise l'allemand dans le texte....ou pour les images...

http://monarchiacatholica.blog.cz/
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