Forum du Royaume de France Index du Forum

Forum du Royaume de France
« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Syrie
Aller à la page: <  1, 2, 3 … , 17, 18, 19  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Actualité -> Politique Internationale
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Bernard le Légitimiste
Chevalier

Hors ligne

Inscrit le: 25 Fév 2013
Messages: 73
Religion: Chrétien Orthodoxe Russe
Masculin

MessagePosté le: Mer 30 Sep - 08:20 (2015)    Sujet du message: Une Europe de l'Atlantique à l'Oural ! Répondre en citant

La Russie veut par tous les moyens ensevelir l'internationale verte dans les sables syriens et l'empêcher d'étendre sa révolution islamique au Tadjikistan ou Ouzbékistan.
Vladimir Poutine est le seul à défendre l'Occident Chrétien de la barbarie de daesh !

Cessons de suivre les USA comme un caniche : l'Europe aura toujours besoin de la Russie ! Plus d'Europe marshallisée !!!

Créons une authentique alliance entre l'Europe et la Russie : une Europe de l'Atlantique à l'Oural !

Un rappel historique : Anna Yaroslavna fut Reine de France ...En 1051 la princesse Anne de Kiev quitte sa ville natale pour aller épouser Henri Ier Roy de France petit-fils d'Hugues Capet ...

Ya lyublyu Dinastiya Romanovykh !


Vive Notre Roy Louis XX l'Aîné des Capétiens !
_________________
Royaliste Légitimiste ! Louis XX l'aîné des Capétiens et le chef de la Maison des Bourbons !
"Le premier devoir d'un Roy c'est de rendre son peuple heureux "Louis XIV
Je suis Royaliste et Tsariste (Louis XIV et Nicolas II : des Crimes d'Etat)


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 30 Sep - 08:20 (2015)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
le limule
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

Inscrit le: 10 Déc 2012
Messages: 78
Localisation: Bruxelles
Masculin

MessagePosté le: Dim 11 Oct - 18:13 (2015)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

Le président Assad au primat de l'Église syriaque orthodoxe Ignace Ephrem II Karim et aux Chrétiens de Syrie: «Je sais que vous souffrez, mais s’il vous plaît ne partez pas, la Syrie a été votre foyer pendant des siècles, bien avant l’arrivée de l’islam»
https://francais.rt.com/international/8201-leader-chretien-syrie-loccident
_________________
Nous sommes quatre gentilshommes de Guyenne qui combattons en lice, et courons la bague contre tous allants et venants : moi, Sansac, Essé et Chataigneraye.


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Dim 11 Oct - 20:28 (2015)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

Merci de rappeler cette supplication de Mr Bachar, auprès de l'autorité chrétienne en Syrie, qui ne doit pas être la première ni la dernière.
_________________


Revenir en haut
Ard rí Érenn
écuyer

Hors ligne

Inscrit le: 28 Nov 2014
Messages: 33
Localisation: Dublin
Religion: Catholicisme Romain
Masculin

MessagePosté le: Mer 28 Oct - 16:33 (2015)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

Pour dieu et les personnes habitants là-bas, les Catholiques du monde devraient TOUS se mobiliser et apporter leur soutiens aux différentes familles Chrétiennes, Musulmanes (et en minorité Juives) qui subissent les abominations sans noms de l'Organisation terroriste Etat Islamique.
Si les valeurs Catholiques étaient toujours respectées comme elles l'étaient il y'a 700 ans, l'Etat Islamique n'existerait plus depuis longtemps !
_________________


Revenir en haut
Frère Cailliau
Chevalier

Hors ligne

Inscrit le: 23 Sep 2014
Messages: 71
Localisation: Abbaye Saint Georges 41800 Saint Martin des Bois
Religion: Catholique
Masculin

MessagePosté le: Mer 28 Oct - 16:43 (2015)    Sujet du message: syrie Répondre en citant

D'où viennent les guerres ? relisons la lettre de S. Jacques ch 4 qui donne une réponse
Quel doit être le combat de l'Eglise ? relisons la lettre de S. Paul aux Ephésiens ch 6.

Nous, chrétiens d'Occident, ne pouvons vivre repus de consumérisme, ni même soucieux uniquement de nos affaires matérielles, quand nos frères de Sang, du Sang de Jésus-Christ, sont unis à sa Passion. Nous ne pouvons nous taire, ni regarder le JT, ni lire la propagande officielle. Il faut que les hommes d'armes combattent pour les victoires que Dieu donnera, tandis qu'au même moment ceux qui n'auront pu partir auront offert l'encens des bonnes œuvres, du jeûne et de la prière. Ce n'est pas seulement un Devoir au nom de la patrie céleste, c'est la charité, l'amour même du Cœur de Jésus qui nous le demande humblement, mais divinement. Refuser l'un ou l'autre, dans les circonstances actuelles, dont l'ambiance populaire se refuse à considérer la gravité (et les menaces possibles hic et nunc), ce serait pécher mortellement.

Ne craignons pas ce qui tue le corps : craignons saintement tout ce qui tue l'âme, et l'esprit de Foi.


_________________
https://plus.google.com/u/0/ frèrematthieucailliau/posts

Placebo Domino / Je plairai au Seigneur


Revenir en haut
Francatho
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

Inscrit le: 28 Oct 2012
Messages: 242
Religion: catholique romain
Masculin

MessagePosté le: Sam 31 Oct - 15:37 (2015)    Sujet du message: Conflit syrien Répondre en citant

un article intéressant sur le conflit syrien par Thomas et Jean-Baptiste Flichy de Neuville

Syrie, quelle est la stratégie russe?
Publié le 16 octobre 2015 par Strategika51
Standard
Quelle est la stratégie de Vladimir Poutine en Syrie? Défendre un réduit Alaouite afin de sécuriser l’accès de la Russie aux mers chaudes ou à l’inverse renverser l’Etat Islamique afin de contrôler l’ensemble du Moyen-Orient? Pour répondre à cette question, il convient de replacer l’intervention russe en perspective historique et géopolitique.
L’intervention Russe, une revanche sur la guerre de Crimée
Depuis plusieurs siècles, la Russie affirme son droit à la protection des minorités orthodoxes du Levant.Soue ce rapport, la France qui a protégé traditionnellement les chrétiens d’Orient – et la Russie, se trouvent en positions quasi concurrentes. Cette rivalité s’est d’ailleurs cristallisée dans la guerre de Crimée (1853-1856) pendant laquelle l’Empire Ottoman, allié à la France et l’Angleterre, s’est opposé à la Russie.
A l’inverse de Lord Palmerston, tenant d’une politique punitive envers la Russie, Napoléon III adopte alors une attitude conciliante envers le Tsar, qui participe au renouveau de l’influence française en Europe. Une fois la Russie évincée du Levant, la France se trouve dans l’obligation d’assurer la protection de la Syrie. Lorsque 6000 chrétiens sont massacrés à Damas du 9 au 18 juillet 1860, la France réagit avec fermeté en faisant adopter un protocole international le 3 août 1860 : un corps de troupes européennes de 6 000 hommes est dirigé vers la Syrie afin de contribuer au rétablissement de la tranquillité. Il s’agit de la première expédition à but humanitaire de l’histoire. Aujourd’hui, les acteurs géopolitiques n’ont pas fondamentalement changé au Levant, à la différence près que les Etats-Unis se sont substitués à la Grande-Bretagne. En revanche, les rôles sont inversés: la Russie a pris la place abandonnée par la France.
La Syrie, nouvelle Ukraine
La Syrie se présente en quelque sorte comme l’Ukraine de l’Iran. L’Empire Sassanide s’appuyait en effet jadis sur trois espaces stratégiques : la plaine irakienne, la façade maritime syrienne et les hauts plateaux yéménites. A la différence des déserts qui les entourent, ces régions sont en premier lieu des espaces agricoles à hauts rendements. Leur agriculture intensive permet d’ailleurs de nourrir une population nombreuse. Ces riches foyers d’agriculture et de population sont donc interconnectés depuis l’antiquité. En second lieu, ces espaces constituent des entrepôts commerciaux connectés à la mer. Ils relient la Perse, recluse dans ses montagnes, à l’économie-monde. Sans cette connexion maritime, seul levier de puissance, l’Iran reste un empire confiné. En troisième lieu ces espaces partagent des traits religieux communs depuis le XVIe siècle, période pendant laquelle le chiisme devient religion d’Etat en Perse. Ces espaces sont fédérés par un clergé et des lieux de pèlerinage partagés. Bref, l’Irak, la Syrie et le Yémen constituent les anciennes fenêtres d’un l’Empire effondré. La Syrie, espace agricole peuplé, connecté au commerce maritime, et cousine religieusement de l’Iran, se présente donc comme l’Ukraine de la Russie.
La Syrie utile, une bande littorale soumise aux invasions de la vallée de l’Euphrate
Le véritable poumon économique de la Syrie se situe sur la bande littorale. Le climat doux  y permet la culture de céréales et l’implantation de vergers. La plaine humide a donné naissance à une polyculture de subsistance orientée vers le tabac, le coton, ou encore le maraîchage. C’est ici que se situe le véritable cœur économique de la Syrie. La population de cette Syrie « utile » est essentiellement alaouite. L’axe principal relie les villes majeures du pays : Damas, Homs et Alep. A l’Est, l’Euphrate traverse le pays du Nord-Ouest vers le Sud-Est, et laisse une « cicatrice verte » dans le paysage. Afin de conquérir la colonne vertébrale économique du pays, qui relie Damas, Homs, Hama et Alep, l’axe historique de pénétration a consisté précisément à suivre la vallée de l’Euphrate d’Est en Ouest depuis l’Iraq, puis à repiquer vers  Alep. C’est la stratégie que poursuit l’Etat islamique.
Le déploiement russe en Syrie
La Russie apporte une aide militaire sur le terrain en Syrie depuis janvier 2012. En effet, des équipes de Spetznatz y forment l’armée syrienne et y mènent des actions commandos. Ce dispositif n’étant pas suffisamment efficace pour ralentir l’avancée des opposants au régime syrien, la Russie renforce fortement son dispositif militaire sur place depuis le mois d’août. Ses points d’entrée sont doubles. D’une part le port militaire de Tartous desservi via le Bosphore et d’autre part l’aéroport Bassel el-Assad de Lattaquié. Ces deux points ont l’avantage d’être proches (60km) et l’aéroport de Lattaquié est le deuxième plus grand aéroport contrôlé par le régime syrien. Le matériel terrestre mis en place est lourd et récent : véhicules de combat d’infanterie BTR-82A adaptés au combat urbain, artillerie anti-aérienne SA-22 PANTSIR mais aussi au moins neuf T-90. Des lance-roquettes multiples seraient aussi en cours d’acheminement. Les forces aériennes russes sur place sont équipées de matériel tout aussi récent et puissant : SU-25 potentiellement modernisés pour l’appui rapproché, SU-30SM, SU-34, Su-24 pour le bombardement tactique, hélicoptères MI-24PN et Mi-35M ainsi que des Mi-8AMTSh pour l’appui des troupes au sol et le transport de troupes ou de matériel. Des drones ont également été déployés par la Russie qui s’est engagée à partager le renseignement avec la Syrie et l’Iran. Les soldats syriens ne sont pas formés à l’utilisation de ce matériel, excepté les SU-24, les MI-24. La formation sur ces matériels étant lourde et longue, il est très certainement destiné à être employé par des soldats Russes. Du matériel de plus ancienne génération est peut être livré en parallèle aux forces syriennes. Les soldats russes combattent d’ors et déjà sur le front d’Alep et au nord-est de Lattaquié au sein d’opérations de l’armée syrienne comme en témoignent des vidéos mises en ligne. Ils utilisent ces nouveaux matériels. Ils sont appuyés par l’aviation russe, d’ores et déjà opérationnelle sur place.
Offensive ou démonstration de force ?
Il me semble que la Russie joue double jeu en Syrie. D’une part elle met en évidence un déploiement de forces (aucun camouflage des véhicules et appareils russes à l’aéroport « Bassel El-Assad », franchissement du Bosphore par les LST Alligator en plein jour et avec du matériel à peine camouflé, vols d’avions Russes déclarés aux autorités civiles vers la Syrie, fuite de photos de soldats Russes des troupes d’infanterie de marine sur les réseaux sociaux,… Si elle voulait être plus discrète, elle le serait ; cela semble donc faire partie de sa stratégie de communication. De plus, des preuves tangibles indiquent que l’armée Russe va plus loin. Elle interviendrait par des frappes aériennes et des troupes au sol, en particulier à l’est d’Alep. Cette zone est actuellement une zone ou l’armée syrienne gagne du terrain. D’autre part, M. Poutine ne reconnait que la livraison d’armes et l’aide humanitaire en Syrie. Quel est donc l’objectif ? Tout d’abord, il s’agit de ne pas combattre à la place de l’état Syrien ni même aux côtés de l’état Syrien, tout du moins au sol. La Russie veut sans doute éviter toute implication dans d’éventuelles « bavures » ou toute responsabilité dans une défaite, même locale, qui nuirait à son effort diplomatique. Son intervention va sans doute se fondre complètement dans les opérations syriennes : les frappes aériennes n’auront pas de signature russe ou syrienne et il n’y aura pas de certitude sur une présence russe dans une zone donnée. Cependant, l’efficacité de l’armée syrienne et de ses alliés est une priorité pour la Russie. Elle va vouloir réorganiser l’armée de Bachar El-Assad et sans doute mettre un frein à l’action des « milices » syriennes qui ne sont pas forcément efficaces sur le terrain et qui font régner une certaine insécurité au sein de la population (2 policiers tués à Lattaquié). Par cette méthode, la Russie souhaite avoir du poids dans les négociations diplomatiques. Elle semble en effet mettre sa puissance militaire au service de sa diplomatie. Elle recherche cela par-delà des objectifs militaires de conquête et de victoire, comme c’est aussi le cas en Ukraine. Elle désire s’affirmer comme le leader du camp « pro-Assad » et invite les occidentaux à faire de même. Si ces derniers se rangent à ses côtés, elle restera leader du mouvement par sa prise d’initiative et son avance sur le terrain. A long terme, si elle l’emporte, elle pourra éventuellement céder du terrain aux occidentaux et montrer sa « bonne foi » en favorisant un changement de régime, tout en s’assurant que le successeur de Bachar El-Assad lui sera favorable. En effet, sa rhétorique diplomatique utilise le même terme pour tous les opposants armés au pouvoir de Bachar El-Assad sur le territoire syrien : ce sont des « terroristes», qu’ils soient de l’état islamique ou non. Si la montée en puissance russe se prolongeait, le retournement de la situation militaire en Syrie pourrait s’effectuer en quatre temps : après avoir jeté un dispositif sur Lattaquié et Tartous, qui se présentent simultanément comme des ports et des terminaux gaziers, les troupes russes pourraient consolider leurs positions dans les villes d’Hama et Homs puis s’enfoncer au Nord vers Alep et au Sud vers Damas afin d’y libérer les forces gouvernementales d’Assad de la rébellion. Les combats y seront difficiles. Une fois ces villes prises, la Russie pourra s’attaquer par des bombardements aux centres nodaux de l’Etat islamique, intouchés jusqu’à présent. Les troupes gouvernementales syriennes et russes pourront alors s’enfoncer à l’Est vers Raqqah, fief de l’Etat islamique et objectif majeur de l’opération. La phase ultime des combats consistera à désenclaver Der-ez-Zor et de fait libérer la vallée de l’Euphrate.
Consciente de l’opportunisme d’une partie des combattants, la Russie, en s’engageant en force, pourrait jouer un rôle majeur dans le retournement de la guerre au détriment direct de l’Etat Islamique. Pour ce faire, la Russie dispose de nombreux avantages dont le renseignement n’est pas l’un des moindres. A Damas, l’implication de la Russie, même si elle reste faible par rapport aux soutiens financiers apportés à l’Etat islamique, a eu déjà un effet déterminant sur le moral des combattants syriens. Pourtant, il faudrait de très nombreux combattants au sol pour que la situation s’inverse. De ce point de vue, il n’est pas exclu que la Russie ait recours à des combattants musulmans russes afin de limiter l’emploi de ses troupes d’élite.


Revenir en haut
Francatho
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

Inscrit le: 28 Oct 2012
Messages: 242
Religion: catholique romain
Masculin

MessagePosté le: Sam 31 Oct - 22:19 (2015)    Sujet du message: les visages de l'islam Répondre en citant



Revenir en haut
Francatho
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

Inscrit le: 28 Oct 2012
Messages: 242
Religion: catholique romain
Masculin

MessagePosté le: Sam 31 Oct - 22:39 (2015)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

Une excellente analyse a paru dans l’Orient-Le Jour sur l’état des forces dans le conflit syrien : « Radioscopie du sol syrien – Qui combat qui, et où ». Rappelons tout de même que ce journal libanais francophone est assez nettement anti-Assad, ce qui n’en rend sa conclusion que plus parlante. Se penchant de manière exhaustive sur les forces du régime comme sur les groupes opposés à Assad, l’article montre ce que nous répétons depuis longtemps : il n’y a presque plus de rebelles modérés en Syrie et ceux-ci ne sont certainement pas bombardés par les Russes.
Les forces anti-régime sont composées de :
  • Al Nosra seule (c’est-à-dire Al Qaeda en Syrie)
  • Ahrar al Cham seul (groupe salafiste-djihadiste)
  • L’Armée de la conquête (alliance entre les deux groupes précités)
  • L’Etat Islamique (inutile de le présenter)
  • Jaich al-Islam (groupe salafiste)
  • Le Front du sud (ô miracle, le seul groupe à peu près modéré quoique hétérogène ; uniquement présent dans le sud, vers Deraa, zone que les avions russes n’ont jamais bombardée)



Conclusion : quand les Américains disent que les Russes ont bombardé des groupes soutenus par la CIA, soit ils mentent, soit ils disent la vérité et avouent par là-même qu’ils supportent des groupes salafistes-djihadistes-terroristes. C’est curieux mais, pour une fois, j’ai bien envie de les croire…
Derniers développements sur le terrain
Malgré les TOW américano-benséoudites, et peut-être parce que la Russie a fourni à l’armée syrienne des systèmes Shtora de brouillage rendant les missiles anti-char US relativement inefficaces, les forces pro-régime avancent un peu partout, notamment autour d’Alep et entre Hama et Homs.
Les bombardements russes continuent et semblent bénéficier de renseignements de civils dans les zones contrôlées par les terroristes modérés ou immodérés. Par ailleurs, Moscou renforce sa base navale de Tartous, notamment en creusant un chenal assez profond pour y faire entrer des porte-avions, ce qui semble indiquer que les Russes sont là pour longtemps, qu’ils n’ont pas l’intention de lâcher le morceau et qu’ils ont confiance en la victoire finale d’Assad. Selon des rumeurs plus qu’insistantes, un nombre non négligeable de djihadistes, qu’ils soient de Nosra ou de Daech, désertent, se coupent la barbe et passent la frontière turque. Là encore, quel changement avec les « bombardements » américains…
En Irak, l’armée avance lentement mais sûrement. Elle bénéficie maintenant de drones chinois (Eurasie, j’écris ton nom). 8 000 Irakiens combattent actuellement en Syrie pour Assad et s’aguerrissent avant de revenir au pays donner un coup de main à leur armée. Les Russes considèrent sérieusement, mais avec l’autorisation de Bagdad, d’armer les Kurdes irakiens.
Grâce à son intervention syrienne, Poutine devient sérieusement populaire à travers le Moyen-Orient, ce que doit même reconnaître un média aussi néo-con que Fox News.


Revenir en haut
Francatho
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

Inscrit le: 28 Oct 2012
Messages: 242
Religion: catholique romain
Masculin

MessagePosté le: Mer 4 Nov - 12:15 (2015)    Sujet du message: les revers de l'Occident en Syrie Répondre en citant

  une analyse intéressante de l'évolution du conflit lue sur le site chroniquedugrandjeu


Faire la guerre pour dicter la paix. Cette maxime très XVIIème siècle est constitutive de la politique que Vladimir Poutine, westphalien dans l'âme, applique à la Syrie. Autant l'âme russe peut connaître de violentes sautes d'humeur quand il s'agit d'art, de révolution ou de fête, autant la pensée russe en matière de stratégie extérieure fait penser au rhinocéros, avançant lentement mais fermement, inexorablement, et finissant par mettre tout le monde d'accord.
La Syrie est un cas d'école. Que disait Moscou avant l'intervention ? Nous allons repousser les terroristes, rétablir le gouvernement légal et sauvegarder l'intégrité de la Syrie tout en favorisant un consensus national. Petit à petit, les pièces se mettent en place et c'est exactement ce à quoi nous commençons à assister, à la virgule près. Quel changement par rapport aux simagrées occidentales où les effets de communication font maintenant office de politique...
Les groupes djihadistes, petits chéris de l'Occident pétromonarchisé, sont clairement sur le reculoir, comme le montre leur nouvelle tactique : enfermer des prisonniers dans des cages comme boucliers humains afin de dissuader les bombardements soutenant l'avancée des forces loyalistes. Ne cherchez évidemment pas l'info dans notre presse démocratique... Tandis que le rythme des frappes russes s'accélère, la bataille d'Alep est engagée où les forces syro-hezbollahi-iraniennes sont en train de diviser les positions rebelles :



On n'insiste pas assez sur le terrible revers que constituerait la perte d'Alep pour les "terroristes modérés" (© CIA). Une fois les grandes villes de la Syrie utile contrôlées par le régime, et ça en prend le chemin, la guerre totale contre l'EI pourra être engagée.
Parallèlement, Moscou saucissonne l'opposition à Assad. L'état-major russe a mené 24 raids sur des sites terroristes indiqués par des groupes anti-régime. Sont-ce les quelques rares bataillons modérés encore présents sur le terrain ou l'opposition en exil ? Peu importe au fond. Ils seront inclus dans le dialogue de réconciliation nationale sous les auspices de Moscou. Laissons la parole au général Kartapolo, de l'état-major : "Malgré leur lutte depuis quatre ans contre le gouvernement, ces groupes patriotiques sont prêts à faire passer leurs ambitions politiques après la nécessité de préserver l'intégrité et l'unité de la Syrie face à l'Etat Islamique et autres organisations terroristes. Nous espérons que cela sera un vecteur pour le règlement du conflit syrien".
De même, des représentants de la Coalition Nationale Syrienne, si chère aux Occidentaux mais à peu près inexistante sur le terrain, ont été invités en Russie pour des discussions, peut-être même avec des envoyés de Damas. Moscou prend peu de risque si Assad "négocie" avec ce mouvement virtuel sans aucun pouvoir, mais cela apporte une caution au consensus national que Poutine prépare pour la Syrie.
Tout comme Moscou ne prend pas de risque en répétant jusqu'à plus soif que le futur d'Assad doit être décidé par et seulement par les Syriens, notamment au moyen d'élections. L'Occident pétromonarchisé a bien été obligé d'accepter l'idée lors des pourparlers de Vienne même si ça le gêne terriblement, la probabilité d'une victoire d'Assad étant relativement élevée. Pendant que Paris, Washington et Londres sont en retard d'une guerre, les Russes concoctent déjà l'après-conflit...
Et en passant, ils en profitent bien entendu pour détacher les pays de la région de Washington ou renforcer leurs alliances. L'Irak est maintenant à peu près dans leur poche, Moscou ayant d'ailleurs insisté pour que les diplomates irakiens soient présent à Vienne. De même pour l'Egypte. La Jordanie a retourné son keffieh à la vitesse du vent. Quant aux relations avec l'Iran, qui prend d'ailleurs de plus en plus d'assurance vis-à-vis de l'Arabie bensaoudite, elles confinent à l'idylle.
Un rhinocéros qui dit ce qu'il fait et fait ce qu'il dit, qui avance inexorablement, sans grandes annonces mais d'un pas sûr. D'accord ou pas, Américains, Saoudiens, Turcs, Français et Qataris vont devoir s'y plier.


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Dim 15 Nov - 13:10 (2015)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

Le président syrien Bachar el-Assad lors d'un entretien à une chaîne de télévision,  déclare que la politique française en Syrie avait contribué à « l'expansion du terrorisme ». Au Proche-Orient et dans le monde arabe, les réactions étaient quant à elles marquées par la compassion et la dénonciation du terrorrisme.

« La France connait ce que nous vivons en Syrie depuis cinq ans », a dit le chef de l'Etat syrien devant une délégation française dirigée par le député Thierry Mariani. Le président Assad a rappelé qu'il avait « averti » sur ce qui allait se passer en Europe il y a trois ans, et qu'il avait conseillé à l'époque aux Occidentaux de « ne pas prendre à la légère ce qui se passe en Syrie ». « Malheureusement, les responsables européens n'ont pas écouté », a-t-il ajouté.

Le président syrien est resté intraitable, malgré l'attaque du vendredi 13 novembre à Paris. Il a exclu toute collaboration sécuritaire avec la France, en matière de lutte antiterroriste, sans collaboration politique préalable.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Lun 7 Déc - 20:32 (2015)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

L'oncle Sam sait toujours ou les bombes qu'il largue, tombent.
Les pilotes américains disent toujours ou ils larguent les bombes. Saint Étienne à bien connu cela les largages de la coalition, sur les hôpitaux, les écoles, les civils, par la coalition.

Tels pères, tels fils. Ce n'est plus les petites pierres du petit Poucet, mais les bombes de l'Oncle Bart ou Omer Cime-Sonne, que l'on suit à la trace de puis 1944. Vae Victis.

Lamentable. Otan en emporte le vent. Car la coalition nouvelle fait la guerre, par amour pour la paix.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Dim 27 Déc - 14:02 (2015)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

Quelques phrases choc d'une syrienne à Belgrade:

Les personnes que vous voyez dans les rues de Belgrade en route pour l’Allemagne ou la Hollande, ne sont pas de vrais Syriens.

Laissez-moi vous poser cette question : si l’Occident ne veut pas que ces réfugiés périssent en mer, pourquoi ne lèvent-t-il pas les sanctions qui pèsent sur le peuple Syrien qui ont déjà coûté 143 milliards de dollars à la Syrie ?

Si ce n’est pas dans l’agenda de l’Occident, pourquoi n’aide-t-il pas les Syriens à rester chez eux en aidant l’armée syrienne à se débarrasser des terroristes et faire de la Syrie un pays sûr de nouveau ?

Pourquoi le reste des Syriens reste et résiste ?

Il dépouille la Syrie des gens qui peuvent reconstruire le pays. Il veut briser la Syrie et le peuple Syrien. D’un côté, il veut voler les docteurs syriens et leurs meilleurs étudiants et cela entraînera une fuite des cerveaux.

Et d’un autre côté, les multinationales veulent une main d’œuvre bon marché de façon à baisser les salaires.

Jusqu’à maintenant, nous avons perdu cent mille soldats qui se battaient contre les extrémistes. Je n’ai pas entendu l’Occident pleurer sur ceux qui ont donné leur vie pour défendre la nation et laissant derrière eux des familles éplorées qui ont besoin d’aide.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Sam 19 Mar - 21:12 (2016)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

Rappel: violences depuis 5 ans
Le conflit syrien est entré dans sa 6ème année. Il met aux prises l’armée de Bachar al-Assad, des mouvements rebelles, des groupes djiihadistes, des militants kurdes, chacun recevant le soutien d’acteurs régionaux et internationaux.
En 5 ans, les violences ont fait plus de 270 000 morts.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Lun 28 Mar - 17:30 (2016)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

L'armée de Bashar al Assad reprend Palmyre.
_________________


Revenir en haut
gwenole
écuyer

Hors ligne

Inscrit le: 04 Fév 2016
Messages: 40
Localisation: redon
Religion: catholique
Masculin

MessagePosté le: Lun 25 Avr - 21:15 (2016)    Sujet du message: Syrie Répondre en citant

V. Putin va-t'en-guerre en Syrie ou stratège?

La Syrie est le énième conflit dans lequel les troupes russes sont impliquées depuis que V. Putin a entamé la refondation des Forces Armées Russe en 2007. S'agit-il d'hyperactivisme militariste pour relancer la guerre froide et restaurer la grandeur militaire de l'ex-URSS? L'analyse et la remise en perspective de l'action russe en Syrie apporte certaines réponses.
La Russie a déployé un groupe aérien en Syrie d'octobre 2015 à Mars 2016 pour soutenir les forces armées Syriennes.  Cette opération a surpris tant son déclenchement et sa fin ont été soudain, de plus l'objectif de vaincre l'Etat Islamique (EI) n'a pas été atteint. L'opération est accusée d'avoir été organisée d'avantage pour sauver le régime du Président Bashar El Assad que pour lutter contre l'EI. Certains y voient une nouvelle preuve que V. Putin mènerait une politique agressive et expansionniste potentiellement dangereuse. Pourtant il ne s'agit pas d'une aventure  mais d'une intervention qui répond à des objectifs militaires précis en Syrie et également plus géo-stratégiques pour la Russie.

Un déploiement pour devancer l'OTAN. Les puissances occidentales considéraient unanimement que la résolution du conflit en Syrie passait par le soutien à l'opposition syrienne. La France faisant même un impératif du départ du pouvoir du président Assad. Au contraire la Russie privilegiait la lutte contre l'Etat Islamique , et appelait à établir une coallition internationale aux côtés des forces gouvernementales syriennes. L'OTAN avait envisagé à plusieurs reprises d'intervenir militairement en Syrie suite à l'emploi de gaz de combat puis pour stopper l'EI qui profitait de la guerre civile en Syrie pour y étendre ses opérations depuis l'Irak. Dans les deux cas cela devait avoir pour corollaire la chute du gouvernement syrien. Les USA demeuraient réticents à s'impliquer dans un nouveau thêatre d'opération malgré les pressions de l'opinion publique internationale. Le 30 septembre 2015 la Russie déploya  un groupe de chasseurs-bombardiers en Syrie afin d'appuyer l'Armée syrienne. Après un début de campagne où l'aviation russe cibla d'avantage l'opposition modérée que les islamistes, la Russie mit en oeuvre à la mi-vovembre de façon spectaculaire son Aviation Stratégique. Des bombardiers Tu-95 et Tu-22 survolèrent la Mer Caspienne, l'Iran et l'Irak pour effectuer des bombardements en Syrie, simultanément un autre groupe de bombardiers Tu-160 décolla de la presqu'ile de Kola, contourna l'Europe par l'Océan Atlantique, entra en Mer Méditerranée pour tirer des missiles stratégiques. Techniquement l'opération était complexe: Elle impliquait coordination et fiabilité des appareils pour effectuer des navigations de plusieurs milliers de kilomètres par leurs propres moyens de navigation, la mise en place d'un dispositif d'avions-ravitailleurs, dont certains avaient  été déployés en Egypte. Au delà de l'eficacité de la mission il s'agissait d'impressionner la communauté internationale par l'emploi de ses bombardiers stratégiques et leurs nouveaux missiles KH-101 qui peuvent être dotés aussi bien d'une charge conventionnelle ou nucléaire. Progressivement les actions combinées des forces aériennes russes et des troupes syriennes eurent des effets indéniables. Une fois la menace de l'opposition modérée sur le gouvernement syrien contrecarrée les opérations contre l'EI s'intensifièrent. L'armée syrienne enregistra ses premières succès contre l'EI et semble désormais en mesure de reprendre l'initiative.

Une opération préparée de longue date. L'entrée en scène spectaculaire de l'Aviation à Long Rayon d'Action russe (ALRA) prouve que cette opération n'était ni improvisée ni effectuée dans l'urgence. Cette mission avait été préprée depuis que le président F. Hollande avait voulu intervenir en Syrie en 2013. Cette opération avait même été répétée grandeur nature au cours d'exercices militaires. Le 29 octobre 2014 des bombardiers stratégiques se sont entrainés à des navigations coordonnées en Mer Noire et en Atlantique. Les bombardiers avaient volé jusqu'au détroit de Gibraltar tandis que des appareils de ravitaillement Il-78 étaient déployés en Egypte. De même en décembre 2014 et en mars 2015 plusieurs exercices de simulation de bombardement tactiques ont été réalisées en mer Baltique accompagnées de projection de chasseurs-bombardiers et de missiles Iskander dans l'enclave de Kaliningrad. Ces scénarii d'exercice peu réalistes dans le cadre d'un conflit sur le thêatre européen, correspondent parfaitement au déroulement des opérations en Syriens contre l'EI tel  qu'elles ont eu lieu.                                                                                                      
 Un retrait au moment opportun.  A l'occasion du cessez-le-feu qui intervint mI-mars 2016 entre le gouvernement syrien et l'opposition syrienne V. Putin annonce Le retrait de ses troupes, ce qui lui évite l'enlisement dans le conflit Si le retrait des forces russes est officiel, il n'est que partiel. Des hélicoptères d'attaques permettent toujours d'appuyer les offensives de l'Armée Syrienne, tandis que des missiles sol-sol Iskander restent déployés ainsi qu'un système de défense sol-air S-400 pour dissuader la Turquie d'une incursion sur le sol syrien. Politiquement le gouvernement syrien qui a repris l'initiative sur le terrain ne peut plus être tenu à l'écart des négociations de paix.autre part le poids des opérations militaires aériennes a été transféré de facto à la coallition occidentale.

Le départ des troupes russes: Demi-succès ou victoire diplomatique?
La Russie s'est retirée de Syrie sans attendre que l'EI soit vaincu. Elle a malgré tout atteint les objectifs géo-stratégiques qu'elle s'était fixée. Le véritable but de la Russie n'était pas tant de maintenir le président Assad au pouvoir que d'obtenir des avancées militaires et géostratégiques pour son propre compte.

Des avancées sur le plan militaire. En devançant une intervention de l'Otan V. Putin a pu agir en Syrie sans l'accord ou contrôle de l'OTAN et de l'ONU, c'est à dire soutenir Bashar El Assad comme il l'entendait, y compris contre l'opposition modérée. L'OTAN qui combattait déjà en Irak a étendu ses frappes à la Syrie. Cependant les opérations aériennes russes en Syrie l'ont obligée à limiter géographiquement ses actions et uniquement contre l'EI sans pouvoir soutenir l'opposition modérée contre le gouvernement syrien.
La Turquie qui menait sa propre politique régionale en soutenant sans distinction les mouvements turcophones ou anti-Assad et en combattant les Kurdes, a été obligé de s'aligner plus ou moins sur les positions de l'OTAN.
Les résultats indéniables de l'intervention font de la Russie un partenaire incontournable pour les futures discussions quand il s'agira de trouver une solution politique à la question syrienne. De plus le retrait russe pourraît être un argument diplomatique que V. Putin ne manquera pas d'avancer pour s'opposer à l'avenir à une présence de troupes de l'OTAN sur le sol Syrien.

La Russie renforce ses frontières Sud. Sur un plan plus géostratégique l'intervention a permis à la Russie de renforcer ses frontières sud en consolidant le bloc chiite (Irak, Iran, Syrie) pour contrer la menace du wahabisme sunnite de l'Arabie Saoudite considéré comme la source du terrorisme qui sévit de la Syrie à l'Afghanistan en passant par le Caucase et les anciennes Républiques Soviétiques d'Asie Centrale.  La présence des forces iraniennes aux côtés des Russes et des Syriens accélère la réintégration de l'allié iranien sur la scène diplomatique internationale. La Russie qui a déjà obtenu la levée des sanctions contre l'Iran dans le dossier nucléaire, leur offre un droit de regard sur les affaires sécuritaires de la région. Elle pèsera très certainement pour que l'Iran soit associée dans le futur aux discussions de paix. Les livraisons d'armement à ce pays devraient prochainement reprendre, notamment avec la vente d'un système de défense sol-air S-300.
La mise en place d'un embryon de zone autonome kurde comme il en existe une en Irak (et qui n'est pas sans rappeler la reconnaissance des régions indépendantes de Géorgie: L'Abkhazie et l'Ossétie, l'annexion de l'Ukraine, le séparatisme des régions de l'Est de l'Ukraine) permet d'exercer une pression sur la Turquie qui a des visée sur le Caucase et les régions turcophones. A ce titre les récents accrochages entre l'Azebaidjan et l'Arménie peuvent être considérés comme un développement des mauvaises relations entre la Turquie et la Russie. L'instauration d'une zone kurde autonome que le gouvernement syrien n'approuve pas, montre par ailleurs que Moscou poursuit ses propres objectifs sans forcément qu'ils coincident avec ceux de Bashar El Assad.
Enfin V. Putin trouve une nouvelle occasion de développer sa politique de dispersion et de dilution des troupes de l'OTAN qui multiplient les déploiements pour répondre aux tensions qui surviennent sur tous les continents.

La Russie reconstruit patiemment sa zone d'influence et d'intérêt
Depuis une dizaine d'années une série de crises et de conflits aux frontières de la Russie bien loin de morceller ses moyens militaires a permis à V. Putin de redéployer de façon cohérente ses moyens militaires face aux puissances étrangères et aux menaces qui environnent la Russie. L'Abkhazie, L'Ossétie, et la Crimée lui ont permis d'étendre son contrôle sur la Mer Noire. Les tensions au Nagornyi Karabakh et le conflit syrien lui permettent de neutraliser la Turquie qui est membre de l'OTAN. La Russie dispose maintenant de bases militaires en Crimée, Georgie (Gudauta en Abkhazie) et Arménie dotées d'appareils modernes Des missiles anti-navire, des systèmes de Défense Sol-Air S-300 et S-400 ont été mis en place en Crimée, à Novorossisk, en Syrie et bientôt en Iran. Une des conséquences de ces crises est d'avoir fait de cette zone un glacis et dissuadé certains pays membres de l'OTAN de poursuivre l'extension de l'Organisation vers l'Est. Ni anarchique ni aventurière la politique de V. Putin cherche à remodeler le monde entourant la Russie de sorte que la Défense de son pays fasse un continuum avec ses intérêts géopolitiques. L'action militaire n'est qu'un moyen parmis d'autres: Des accords sont signés pour intégrer les Défenses Aériennes de Bielorussie et des pays d'Asie Centrale. Parallèlement à la réorganisation de sa défense en extrême-orient et en zone Arctique, la Russie oeuvre depuis longtemps pour faire reconnaître par l'ONU l'extension de son plateau continental en mer d'Okhotsk et en Arctique avec les droits économiques qui en découlent. Enfin la Russie développe des liens commerciaux, des ventes et des développements de matériels militaires avec les grandes puissances aisatiques: RP Chine, Inde, Pakistan. La Russie se redéfinit de plus en plus comme un pays euro-asiatique en raison de ses affinités politiques et économiques avec les pays de cette région.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:28 (2016)    Sujet du message: Syrie

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Actualité -> Politique Internationale Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2, 3 … , 17, 18, 19  >
Page 18 sur 19

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com