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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes
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le limule
Les Chevaliers de la Tradition

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MessagePosté le: Lun 19 Mai - 20:08 (2014)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant

Mavendorf a écrit:

Merci beaucoup pour votre réponse Léandre. Wink Il ne me reste donc plus qu'à attendre avec patience une prochaine rediffusion...
Il a été diffusé par FR3, peut-être qu'en demandant à l'INA? Il n'est pas disponible sur le site, mais il doit y avoir moyen de poser la question.
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Nous sommes quatre gentilshommes de Guyenne qui combattons en lice, et courons la bague contre tous allants et venants : moi, Sansac, Essé et Chataigneraye.


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MessagePosté le: Lun 19 Mai - 20:08 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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MessagePosté le: Ven 13 Juin - 23:03 (2014)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant

Voila comment Louis Philippe enseignait  à son petit-fils Philippe en 1852, sur les chouans, et le comte de Chambord.

Hebert était mieux poli envers Marie Antoinette!!!
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Léandre de Brisaux
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MessagePosté le: Sam 14 Juin - 00:20 (2014)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant

Ce document est à vomir. Louis-Philippe Egalité était bien le fils de son père : leur seul but était de bafouer, violer et fouler aux pieds toute la vérité et tout le sacré afin de se construire une pseudo-légitimité basée sur les immondices de la révolution.  Mad
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«Être ouvert à son temps, ce n’est pas en accepter benoîtement les dérives et les propositions contre
nature.» Louis XX, le 31 mai 2015


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Henryk
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MessagePosté le: Sam 28 Juin - 23:41 (2014)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant

Les Orléans écrivent sur Louis Philippe ( source La couronne)

1)Dix-huit ans de monarchie de Juillet, ou comment une branche cadette entre  dans l’ère de la croissance industrielle. (phrase rectifiée)

2)Les trois journées de juillet 1830 qui mirent brutalement fin au règne de Charles X  portées par
un mouvement libéral
l’opinion comme vecteur des idées nouvelles,
la jeunesse(sic) comme acteur politique autonome et le jeu subtil d’une personnalité, celle du duc d’Orléans, futur Louis-Philippe.


3)Mais le ciment de ces journées parisiennes, les Trois Glorieuses, fut sans conteste un rejet du légitimisme attardé de la branche aînée des Bourbons.



4)« Hier vous n’étiez qu’une foule / Vous êtes un peuple aujourd’hui », écrit Victor Hugo au lendemain de l’insurrection.


5)L’ “esprit de Juillet”, populaire et démocratique, a balayé la vieille monarchie et semble être l’accomplissement plein et entier de la Révolution de 1789-1791, en quelque sorte la fin de l’Histoire et le commencement d’une société nouvelle, moderne, soumise au magistère d’intellectuels responsables.





6)Le roi Louis-Philippe, est un personnage d’exception, en phase avec la société de son temps. « Il était prince, écrit cette femme sans vergogne, j’en ai fait un homme ; il était lourd, j’en ai fait un homme habile. »

 

7)La famille d'Orléans est populaire.(sic) Avec ses huit enfants, son allure bourgeoise savamment entretenue et consentie, elle paraît loin du faste poussiéreux et plein de morgue d’un Charles X.

fin de citation... et propos recadrés

Avec de tels articles, sans parler des pamphlets diffamatoires sur la naissance du duc de Bordeaux, en 1830 et 1848, comment l'Orléans peut il être crédible? Charles X fera pour la France, comme cette femme de l'ancien testament devant la justice de Salomon, elle laissera la vie à son enfant, alors que l'autre, usurpatrice, veut la mort de l'enfant, comme Louis Philippe veut sa mort du peuple. Plus les Orléans parleront, plus le français honnête s'éloignera d'eux.


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Dernière édition par Henryk le Lun 15 Juin - 17:26 (2015); édité 3 fois
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 24 Nov - 18:52 (2014)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant



Sous la monarchie de Juillet, un républicain de la monarchie de Juillet, violente un prêtre pour son autel portatif.
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Dernière édition par Henryk le Lun 15 Juin - 17:07 (2015); édité 1 fois
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 15 Juin - 17:05 (2015)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant

C'était, il y a 106 avant la date de 1989, avant un jugement républicain demandé par la famille d'Orléans, prétendants à la Couronne.

Les agissements du duc d'Orléans à Goritz, autour du lit de mort du Comte de Chambord, par un orléaniste. (Notez la sémantique des phrases, à la première personne.) 
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 7 Sep - 21:49 (2015)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant

Duchesse du Berry par Charette.




Combats en Vendée 1832
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Henryk
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MessagePosté le: Mer 9 Sep - 22:26 (2015)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant

Économie de Louis Philippe par Alfred Nettement.

En 1815, on partit d'un état désespéré pour aboutir à une situation prospère; en 1830, on partit d'une situation de prospérité remarquable pour aboutir au déficit. La paix fut plus dévorante que la guerre.

Les politiques de 1830 firent payer plus cher à la France le déchet de sa puissance dans toutes les transactions européennes, l'abandon de la Belgique, l'abdication de toute influence de l'autre côté des Alpes, la perte de l'alliance espagnole et le triomphe de la politique anglaise derrière les Pyrénées, la destruction de la nationalité polonaise, la prédominance de l'Angleterre en Egypte et en Syrie, l'humiliation qui résulta de notre exclusion du concert européen, les misères de l'isolement, celles d'un retour sans condition dans la conférence de Londres, enfin le traité du droit de visite; les politiques de la révolution firent payer cette suite de faits désastreux à la France, plus cher que la restauration ne lui avait fait payer l'intervention en Espagne, qui avait rétabli notre influence de l'autre côté des Pyrénées, l'intervention en Grèce, la conquête d'Alger accomplie malgré l'Angleterre, et le rôle important que nous avions joué en 1829 dans les affaires d'Orient, rôle qui devait nous conduire à l'acquisition de la Belgique et au rétablissement de nos frontières; plus cher même que Napoléon n'avait fait payer ses gloires et Louis XIV ses grandeurs.


Les chiffres, avec leur irrécusable autorité, viennent appuyer cette assertion. On demande actuellement aux contributions directes 54,000,000 de plus que la restauration, et la différence en plus, s'élève, pour les contributions indirectes, à 104 millions. Il faut ajouter à cet accroissement de charges annuelles, 27,000,000 de charges politiques et viagères dont la révolution a été dégrevée, et dont elle n'a pas dégrevé le pays, et, en outre, 32,000,000 de rentes enlevés par une loi à l'amortissement,, ce qui porte à 217,000,000 la surcharge annuelle de l'impôt public.

Ce n'est encore que le premier plan du tableau de l'état actuel de nos finances. A côté du bilan ordinaire, il faut placer le bilan extraordinaire. Depuis 1830, 114,000,000, produit de la vente des forêts de l'État; 575,000,000, produit de l'émission de 26,000,000 de rentes ajoutés à notre dette perpétuelle; 153,000,000 qui ont grossi notre dette flottante et 60,000,000 trouvés dans la Casbah d'Alger, portent à 902,000,000 le chiffre des capitaux consommés jusqu'en 1840 par les déficits annuels des budgets.

Ainsi, outre la surcharge annuelle de 217,000,000, on a dépensé, de 1830 à 1840, un capital de 904 millions, c'est à dire un budget entier de la restauration ; ce qui porterait à 2,000,000,000. le prix vénal du système inauguré par M. de Talleyrand et ceux qui l'ont suivi, ou la différence en plus qui existe entre les sommes payées pendant,ces dix dernières années, sous l'ordre de choses, dirigé par, eux, et celles qui auraient été payées, pendant le même laps de temps, sous le principe, monarchique.


En suivant les calculs les plus modérés et les aperçus présentés à la Chambré des Pairs, par M. d'Audiffret et, à la Chambre des Députés, par M. Hunrahn, l'année 1841, avec les 530,000,000 qui représentent le fardeau ajouté, sous le ministère de M. Thiers; au fardeau des charges publiques, pour les fortifications et l'armement, aura augmenté les dépenses énormes dont nous avons tracé précédemment le tableau, de 530,000,000, qui, suivant les calculs de M. le marquis d'Audiffret, si compétent dans ces matières, pourra s'élever à 1,000,000,000. De sorte que, pour.évaluer d'une manière exacte l'accroissement de charges causé par les politiques delà révolution de 1830, on est plutôt en deçà qu'au-delà de la vérité, en portant la somme totale au chiffre de 2,500,000,000.

Ce chiffre effrayant n'est encore qu'un aperçu incomplet des sacrifices imposés à la France. Pour ne rien omettre, il faudrait placer, à côté de ce qu'on lui demande, ce qu'on lui a fait perdre. Les sommes que les banqueroutes révolutionnaires d'Espagne et de Portugal ont enlevées aux prêteurs français, devraient donc figurer ici. Il faudrait, en outre, obliger les politiques de 1830 à rendre compte des nouvelles charges dont ils ont grevé notre pays, en rendant, d'année en année, la conversion des rentes et la réduction de l'intérêt public impossibles par les crises qu'ils ont fait naître; et 400,000,000 venant ainsi grossir la somme déjà indiquée, nous arriverions presqu'au chiffre de 3,000,000,000, comme représentant les sacrifices extraordinaires auxquels la France a été condamnée, et auxquels elle n'aurait pas été soumise si la révolution de 1830 n'était pas intervenue,

Ce qu'il y a de tristement significatif dans ce mouvement des finances, c'est qu'il ne tient pas à des événemens imprévus et en dehors des conséquences naturelles des principes posés par les hommes dont il s'agit; mais qu'il est précisément amené par le développement successif des conséquences que ces principes portaient en eux. Ce sont des faits qui naissaient spontanément de la nouvelle situation politique et sociale, qui ont amené d'abord l'embarras des finances, ensuite des budgets en déficit; de même que, pendant les quinze années de la restauration, ce furent des faits étroitement liés aux principes monarchiques, qui amenèrent les prospérités financières dont nous avons indiqué sommairement l'importance.
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MessagePosté le: Jeu 7 Avr - 16:35 (2016)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant

Déc 1883
On se rappelle avec quelle perfidie les Orléanistes faisaient circuler contre Henri V les rumeurs les plus défavorables :
« Il est mal conseillé par son entourage »
« Il ne fait rien et ne fera rien pour nous sauver »
« il attend tranquillement que la Providence le conduise au Trône de France »

Mr Vacherot s’en fait l’écho dans le Figaro.
« Debout sur son droit absolu, comme sur un roc à pic, a-t-il écrit, le comte de Chambord attendait la France ; il l’eut laissée gravir jusqu’au sommet avant de lui tendre la main. »

Mr Robinet de Cléry a aussitôt protesté, comme on verra plus loin, contre cette injuste appréciation. Il invite avec raison ceux qui ont servi le roi à témoigner de sa violente amour pour la France.

Avons-nous besoin de dire qu’Henri V déployait une activité dévorante.

Préoccupé de tous nos intérêts, il avait étudié toutes les questions ; il les connaissait toutes. Lui-même faisait sa défense. Des comités et des sous-comités avec ramifications jusque dans la plus petite commune avaient été créés et plus de cent journaux, commentaient sa politique et la faisait connaître.
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MessagePosté le: Lun 20 Juin - 08:29 (2016)    Sujet du message: 1832 Louis Philippe écrase de sa botte les derniers bastions légitimistes Répondre en citant

Nos Vendéens de 1832 entraient aux bagnes purifiés par leur présence, pendant que ses combattants de juin étaient déportés au Mont-Saint-Michel, dont ils enduraient courageusement les tortures pour leur opinion. Il y a eu entre plusieurs d'entre eux et plusieurs d'entre nous la camaraderie de la prison, aussi sainte que la camaraderie du bivouac, et la fraternité du malheur. Nous avons admiré le plus brillant de leurs écrivains, l'honorable Carrel, et nous avons pleuré en lui l'homme de cœur et le publiciste éminent qui élevait le niveau de la presse par la noblesse de son caractère et la virilité de son talent. Nous avons sympathisé avec les souffrances de ses victimes, et souvent nos feuilles périodiques ont retenti de réclamations et de protestations contre les tortures auxquelles Barbes, Dupoty et leurs compagnons d'infortune étaient en butte, dans les geôles du gouvernement de Louis-Philippe. Nous rappelons tous ces souvenirs, non pour autoriser les paroles que nous allons adresser aux anciens membres du parti républicain ; nous exerçons un droit en leur parlant, et l'exercice d'un droit n'a pas besoin de chercher d'excuse : mais nous les rappelons pour que ces paroles fassent plus d'impression sur leur esprit, comme leur étant adressées par des hommes qui ont pour eux des dispositions bien plus bienveillantes et amies qu'hostiles.


La révolution de février nous prédispose encore à cette bienveillance ; elle nous est apparue, pour ce pays, comme une délivrance inespérée. Certes, nous regrettons profondément, comme il convient à des hommes d'ordre, qu'une crise soit devenue nécessaire, et nous déplorons les malheurs inséparables de cette crise, c'est à dire un désordre momentané, l'ébranlement du crédit, la baisse des fonds publics, et les naufrages commerciaux et industriels des maisons les plus solides et les mieux établies. Nous aurions préféré que l'on arrivât an but par des voies régulières et pacifiques, et il n'a pas tenu à nous que l'opposition entrât dans ces voies en montrant qu'elle avait des moyens efficaces pour contraindre le pouvoir à donner satisfaction au pays. Français, nous regrettons que le sang français ait encore rougi le pavé de nos rues. Nous pleurons les morts, de quelque côté qu'ils soient, du côté des citoyens qui sont tombés en combattant un gouvernement de corruption et d'arbitraire, du côté des soldats qui, engagés dans une lutte fatale par ce gouvernement coupable, sont tombés victimes de l'honneur militaire, et nous déplorons l'humiliation qu'a subie l'uniforme et l'affaiblissement de l'esprit de l'armée, une des sauvegardes du territoire. Mais enfin , quelles qu'aient été les conséquences de cette crise, il faut les accepter, car elle était nécessaire. Nous allions, par nos finances, à la banqueroute; par notre politique étrangère, à la décadence; par la corruption, à la dissolution de la société. Une crise qui fait souffrir mais qui sauve, vaut mieux que la gangrène qui endort la souffrance et qui tue. Depuis que ce gouvernement, doublement parjure, doublement usurpateur, parjure et usurpateur au point de vue du principe monarchique , comme au point de vue du principe national, a été emporté par l'ouragan populaire, nos poitrines dilatées respirent plus librement, comme affranchies du poids écrasant d'un cauchemar de dix-huit années.




En présence de ce tableau providentiel écrit en caractères si clairs et si manifestes, l'esprit demeure étonné, le cœur ému, et l'on appréhende à la fois et l'on admire la justice de Dieu. Elle vient tardivement quelquefois, il est vrai, mais, vous le voyez, elle vient. Les habiles s'embarrassent dans leurs filets et se prennent aux pièges qu'ils ont eux-mêmes tendus. On croirait lire une magnifique page tombée du grand livre de la Providence dans notre histoire. Qu'est devenue cette habileté tant vantée? A quoi ont servi ces forces si redoutables auxquelles rien ne semblait pouvoir résister, ces bastilles, formidables sentinelles, qui veillaient autour de Paris prisonnier, ces nombreux rejetons qui semblaient devoir rendre la dynastie d'Orléans éternelle ? Malgré tant de précautions, tant de finesses, tant de calculs, Louis-Philippe, qui avait une si haute idée de sa capacité politique et qui avait su inspirer cette idée aux cabinets étrangers, sort de Paris en fugitif, et se frappant la tête, il répète avec désespoir : « Comme Charles X ! comme Charles X ! » Louis-Philippe, en s'assimilant ainsi au roi Charles X, ne s'humilie pas, il se flatte. Il y a l'infini entre l'abdication de 1830 et la chute de 1848.




Nous croirions indigne de nous de ramasser une des pierres de Neuilly détruit et incendié, pour la jeter au front de cette famille, naguère encore si puissante, maintenant fugitive et exilée. Nous l'avons attaquée la bannière haute, à nos risques et périls, au temps de sa fortune ; aujourd'hui qu'elle est à bas, son malheur lui est une plus sûre sauve-garde contre l'expression trop vive de notre légitime réprobation , que les réquisitoires de ses procureurs du roi, les amendes de ses juges et le livre d'écrou de ses geôliers. C'est donc avec calme et modération que nous dirons ce qui rend la chute de la maison d'Orléans irréparable.




Ce qui rend cette chute irréparable, c'est que l'ingratitude qu'elle avait montrée envers la branche aînée, elle l'a montrée envers ceux qui l'avaient mise sur le trône, envers la France qui avait accepté son avènement comme la réalisation des promesses de l'opposition de quinze ans, envers le peuple qui, en combattant en juillet, avait espéré trouver quelque amélioration morale et matérielle à sa position.



Oui, la famille d'Orléans a été doublement ingrate : Lafayette et Laffitte mourant dans la disgrâce, Arago et Dupont (de l'Eure) y vivant, les anciens combattants de juillet ensevelis au Mont-Saint-Michel, la France amoindrie en Europe, mise au pillage delà corruption et bâillonnée par les lois de septembre au dedans, le peuple jeté en dehors de la vie politique par le monopole électoral et traité comme un ilote, le disent aussi haut que Charles X mort dans l'exil, Madame, duchesse de Berry, prisonnière à Blaye, la fille de Louis XVI, demandant à Dieu, comme une grâce suprême, de reposer, après sa mort, dans cette terre de France où elle a si peu vécu, le comte de Chambord mangeant le pain amer de l'exil. La famille d'Orléans, pour monter au trône, avait mis d'abord le pied sur ses parents de la branche aînée qui l'avaient enrichie de bienfaits; pour y rester, elle a cru qu'il fallait mettre le pied sur ceux qui lui avaient donné la couronne et sur la France.

C'est là ce qui explique la différence immense qui sépare la révolution de 1848 de la révolution de 1830.




En 1830, c'est un homme de juillet qui a dit cette parole, Charles X fut reconduit avec des gants blancs jusqu'à la frontière. C'était triste, mais beau et solennel comme un convoi funèbre. La garde fidèle du roi de France suivait le convoi en pleurant, les gardes-du-corps accompagnaient avec leurs drapeaux qu'ils ne remirent qu'à Cherbourg entre les mains de leur vieux monarque. Les officiers brisaient leurs épées, les magistrats descendaient de leur siège, les fonctionnaires renonçaient à leurs emplois ou étaient remplacés comme pour un changement après une élection: sur plusieurs points les populations pleurèrent. Malgré les passions du moment, un sentiment de justice disait à tous que si le roi Charles X, prince né sous l'ancien régime, mêlé au mouvement de l'émigration et mal conseillé, s'était trompé sur son temps et sur son pays, et avait commis de grandes fautes, c'était par une erreur de jugement et non par un vice de cœur. Ensuite, chacun devait reconnaître que s'il avait mal fait les affaires de la royauté en engageant un conflit aussi inutile qu'imprudent, la branche aînée avait bien fait les affaires de la France, à laquelle elle laissait une position puissante en Europe, une politique ferme et nationale qui venait de montrer son indépendance contre l'Angleterre, des finances dans un ordre admirable, le drapeau blanc planté sur les murailles d'Alger et prêt à s'avancer vers les limites du Rhin.



Alfred Nettement: La révolution de février

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