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Ordre Juste et Bien Commun

 
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serge
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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 07:00 (2012)    Sujet du message: Ordre Juste et Bien Commun Répondre en citant

Optavi et datus est mihi sensus : et Invocavi et venit in me Spiritus Sapientiae.
Livre de La Sagesse VII, 7

http://www.introibo.fr/07-03-St-Thomas-d-Aquin-confesseur#inter3



In medio Ecclesiae Apéruit os ejus : et Implevit eum Dominus Spiritu Sapientiae et Intellectus.
Ecclésiastique XV, 5

La Paix, La Sagesse du « monde » peut se décrire de plusieurs façons.

Il y a la paix de l’isolement, du refus de l’autre : “Fichez-moi la paix”. On a envie d’être seul et de ne pas être “agressé” par une présence indésirable. On ne veut pas être dérangé. Cela peut être tout à fait légitime à condition de ne pas en faire une pratique égoïste.
La paix du monde, c’est aussi la paix des armes lorsque après un conflit parfois très sanglant, les adversaires décident d’arrêter de se battre soit parce l’un est écrasé par l’autre et n’a plus la possibilité de se défendre, soit parce que les deux belligérants en ont assez d’une guerre sans fin et qui ne produit que le malheur.
Enfin il y a la paix du sage, particulièrement évoquée dans la pensée bouddhiste. Il s’agit de calmer les remous intérieurs source de souffrance, en abandonnant tout désir. On se retranche du monde et des aléas de la vie. La paix est ainsi identifiée à une attitude “zen”, à une sérénité psychologique. Cela peut être tout à fait légitime mais on en revient à une pratique égo-centrée sur son nombril (représentation du Bouddha béat)...
Voici donc quelques expressions de la paix selon le monde...

La Paix de Jésus est tout autre. Elle est l’OEuvre de l’Esprit Saint.

Saint Thomas d’Aquin a défini La Paix comme “La Tranquillité de l’Ordre”.
Bien sûr, il ne s’agit pas seulement d’un ordre social ou politique, encore que ! mais de Cet Ordre Tel que Défini au Début du Livre de La Genèse. Il est question d’un “tohu bohu”, d’un “chaos” et Le Souffle de Dieu, L’Esprit Saint va mettre de l’Ordre dans ce chaos primitif et ainsi va naître La Vie. On peut penser que La Paix de Jésus, c’est cette Tranquillité intérieure et extérieure qui vient de ce que nous sommes selon la véritable “ordonnance” de notre vie. Si nous sommes parfaitement “ordonnés” à notre vocation humaine et divine, alors La Paix sera au plus profond de notre cœur, même si nous le vivons à travers des épreuves et de la souffrance. Que chaque chose, dans notre vie, soit “à sa place”, voilà La Source de La Paix de Jésus.

PAX CHRISTI REGIS ✝  OMNIA INSTAURARE IN CHRISTO

« Si quelqu’un m’aime, il restera Fidèle à Ma Parole ; mon Père l’aimera, Nous viendrons chez lui, Nous irons demeurer auprès de lui. Celui qui ne m’aime pas ne restera pas fidèle à mes paroles. Or, La Parole que vous entendez n’est pas de moi : Elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous dis tout cela pendant que je demeure encore avec vous ; mais Le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, Lui, vous enseignera TOUT, et il vous fera souvenir de Tout ce que je vous ai dit.
C’est La Paix que Je vous laisse, c’est Ma Paix que Je vous donne ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés... Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et Je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans La Joie puisque je pars vers Le Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez. »  Jean XIV, 23-29

En effet, pour le Christ, chaque chose était à sa place en ce sens qu’il y avait un accord parfait entre ce qu’il était, sa mission et ses comportements ; la phrase qui suit presque immédiatement notre texte d’Evangile le dit clairement : “De la sorte, le monde saura que j’aime mon Père et que j’agis conformément à ce que le Père m’a prescrit” (v. 31). Cette parfaite conformité à sa vocation, à sa mission était la source de sa paix intérieure qui n’a rien à voir avec une sérénité psychologique. C’est pourquoi, on peut dire que Jésus a gardé cette Paix même dans les souffrances de sa Passion.

Cette Paix intérieure, personne ne peut nous l’enlever. C’est ce Trésor que ni les mites ni les voleurs ne peuvent faire disparaître parce que cet “ajustement” à notre vocation d’homme et de femme selon Dieu ne dépend pas des circonstances extérieures, mais de notre choix le plus intime. C’est pourquoi, même dans les épreuves de la vie, nous pouvons garder au fond de nous-mêmes, l’essentiel, cette paix qui ne vient pas du monde. C’est pourquoi d’ailleurs que Jésus en tire la conclusion : “Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés”. Jésus ne parle pas de cette peur viscérale devant la souffrance et la mort. Lui-même l’a éprouvée au Jardin de Gethsémani. Mais même avec cette peur au ventre, nous pouvons nous tenir dans l’ordre, c’est-à-dire dans ce que nous pensons être le vrai et le juste de ce que nous sommes profondément, de l’appel de Dieu, sûrs que Dieu Est Avec Nous et qu’il ne nous abandonnera jamais et ainsi nous laisser habiter par La Paix de Jésus.

Cependant, cet “Ordre” intérieur n’est pas toujours préservé et le “chaos” peut demeurer à côté de nos efforts pour mieux nous ajuster à Dieu. Sachons que La Paix de Jésus nous est donnée même si l’ordre n’est pas parfait, même si nos faiblesses dérangent le beau plan de notre vie, dérangent cet “ajustement” à Dieu, à condition toutefois que, prenant conscience de ces faiblesses, nous les reconnaissions Humblement. A condition de reconnaître nos péchés et de les Confesser Tout aussi Humblement...

« Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » Matthieu V, 13



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Serge Marc Marie-Antoine de Clermont-en-Beauvaisis, Tertiaire de La Pénitence par la Grâce du Bon Dieu
UT UNUM SINT SICUT NOS ✝ Catholique et Français, Toujours ✝ OMNIA INSTAURARE IN CHRISTO


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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 07:00 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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MessagePosté le: Sam 10 Mar - 11:43 (2012)    Sujet du message: Ordre Juste et Bien Commun Répondre en citant

A la vie communale est pour la famille un cadre, amical,  aide, protection. Il doit revenir l’essentiel de l’administration de la vie quotidienne des consulaires. Encore faut-il que la commune ait une autonomie effective, de capacité, de propriété et de responsabilité autogestionnaires en dehors de l'assistance permanente de l'État et de sa tutelle administrative, mais qu'elle soit aussi affranchie de la colonisation des partis, faute de quoi toute réforme communale est vaine.

Les républiques successives ont corrompu la vie communale : la paisible paroisse de l'Ancien Régime est devenue le Clochemerle aux querelles absurdes tombant sous la coupe de l'administration préfectorale et des partis. La surenchère électorale a provoqué l'endettement des communes, ce qui les soumet encore davantage aux organismes de crédit étatisés. Comme la tendance naturelle en démocratie est à la centralisation du pouvoir, la commune est devenue le dernier des échelons administratif, bureaucratif

Celle ci, dans une écologie, jouit de la plus large autonomie compatible avec l'intérêt et l'ordre général. Il vaut mieux pour l'État       contrôler que gérer      directement ces communautés locales qui, composées de familles, gardent quelque chose de l'entente et de la prudence qui y règnent spontanément. Elle doit donc conserver une taille humaine, et dans les grandes mégapoles, il sera nécessaire de maintenir une administration au niveau du quartier ou de l’arrondissement.

Car l'idéal est qu'elles s'administrent elles-mêmes comme autant de petites « républiques » par leurs conseillers et maire élus, sous le regard et la protection des autorités administratives régionales et, si nécessaire, nationales. Mais liberté, n'est pas licence, l'autorité souveraine interviendra pour mettre fin aux abus et aux désordres qui se cacheraient sous le prétexte de libertés locales.


 La commune remplira donc ses tâches : d'instruction par la construction, l'entretien des écoles et la nomination des maîtres, le contrôle de l'éducation de la jeunesse ; d'administration municipale, voiries, transports en commun, aides sociales, services d'hygiène, loisirs, hôpitaux et hospices, etc. ; de justice et de police municipale senfin dans les limites de compétence prescrites. Les services intercommunaux seront encouragés mais placés sous l’autorité réelle des représentants des communes concernées.


Elle aura ses ressources propres : impôts dont l’assiette sera déterminée par chaque commune, et revenus des biens communaux. Le budget sera contrôlé par l'autorité publique provinciale et les emprunts, de telle manière que les déficits restent exceptionnels. Cette exigence laissera aux " invivables " petites communes rurales dépeuplées le choix entre un regroupement économique, souhaitable, ou une survie, difficile, plus pauvre et courageuse, mais plus souhaitable, écologique et humaine.

C'est des communes rendues à elles-mêmes, dépolitisées, pacifiées, revitalisées, qu'il faut attendre la solution  aus questions, telles que la « question scolaire ». Hors de la colonisation politicienne et du carcan préfectoral, elles ne connaîtront plus ni luttes de classes ni guerres de religion et redeviendront de puissants relais de la vie communautaire.
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serge
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MessagePosté le: Sam 10 Mar - 11:55 (2012)    Sujet du message: Ordre Juste et Bien Commun Répondre en citant

"PAX OMNIUM RERUM TRANQUILITAS ORDINIS"
La Citè de Dieu, saint Augustin






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Henryk
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MessagePosté le: Lun 15 Avr - 06:48 (2013)    Sujet du message: Ordre Juste et Bien Commun Répondre en citant

"Quant aux remèdes pour la servilité ouvrière à l'oligarchie libérale, voici ceux que les principes et l’expérience paraissent indiquer:

A l’individualisme opposer l’association ; à la concurrence effrénée le contrepoids de la défense commune ; au privilège industriel la constitution volontaire et réglée des corporations libres.

Il faut rendre aux ouvriers le droit de se concerter, en conciliant ce droit avec les impérieuses nécessités de la paix publique, de la concorde entre les citoyens et du respect des droits de tous. Le seul moyen d’y parvenir est la liberté d’association sagement réglée, et renfermée dans de justes bornes. Or, il est à remarquer que c’est là précisément la demande instante par laquelle se terminent les vœux de tous les délégués à l’exposition de Londres.

Ce ne sera du reste que la régularisation légale d’une situation qui, à propos de cette exposition, s’est révélée tout à coup, à la grande surprise de l’administration alarmée. Car on a bien été obligé de reconnaître alors que, par le fait, malgré la législation et contre elle, ces associations existaient déjà ; qu’elles s’étaient reformées sous l’abri du secret et en dehors de toute garantie. Les rapports des délégués ont été publiés, et ils concluent tous à la constitution libre des corporations. La couleur dont ces rapports sont parfois empreints est une raison de plus pour qu’on s’en occupe, qu’on s’en inquiète, et qu’on cherche à dégager de ce qu’ils ont de faux et de pernicieux ce qu’ils peuvent avoir de juste et de vrai.

En un mot, ce qui est démontré, c’est la nécessité d’associations volontaires et libres des ouvriers pour la défense de leurs intérêts communs. Par opposition, il est naturel que, dans ces corporations, il se forme sous un nom quelconque des délégations, des représentations, qui puissent entrer en relation avec leurs hiérarchie ou  pour régler à l’amiable les différends relatifs aux conditions du travail, et notamment au salaire. Ici, la communauté d’intérêts entre les patrons et les ouvriers sera une cause de concorde, et non d’antagonisme par le biais des syndicats ouvriers et patronaux.

La paix et l’ordre, formées dans la charité et la foi chrétienne, sortiront de ces délibérations, où, selon la raison et l’expérience, figureront les mandataires les plus capables et les plus conciliants de cet édifice. Une équitable satisfaction sera ainsi assurée aux ouvriers ; les abus de la concurrence seront évites autant que possible, et la domination du privilège industriel resserrée en d’étroites limites.
L’autorité publique n’aura rien à craindre, car, en sauvegardant les droits d’autrui, loin d’abandonner les siens, elle en maintiendra au contraire l’exercice avec la haute influence comme avec les moyens de force et de précautions qui loi appartiennent.



Toute réunion sera accessible aux agents du pouvoir. Aucune ne se tiendra sans une déclaration préalable, et sans que l’autorité, si elle le juge à propos, ait la faculté d’être présente. Les règlements devront lui être communiqués, et elle aura soin que jamais le but et l’objet des réunions ne puissent être ni méconnus, ni dépassés.

Elle sera toujours en mesure de réprimer sévèrement les troubles, les manœuvres et les désordres. Des commissions hiérarchiques, pourront se rassembler sous son égide pour entretenir les bons rapports, et prévenir ou vider les différends.
Enfin l’intervention généreuse des particuliers devra être admise pour venir en aide aux ouvriers, et pour exercera leur égard en toute indépendance, et avec la pleine liberté du bien, les ministères de protection et de charité chrétienne mentionnés plus haut."


Des termes sont remaniés pour plus de compréhensions. Admin.

Source Vive le Roy
http://www.viveleroy.fr/?Lettre-sur-les-ouvriers-par-Henri,14

Le refus d'acheter des produits dont les filières sont anticatholiques, semble dans un temps proche, la seule alternative. Retournez (à) la terre et (à) la foi et  (à) la loy de vos aieux, c'est votre plus grand trésor!
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