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Poésie
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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
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MessagePosté le: Ven 24 Mai - 15:27 (2013)    Sujet du message: Poésie Répondre en citant


Notre-Dame de Beauchêne

Salve, Regina... spes nostra, salve...
Illos tuos misericordes oculos ad nos couverte.

« Salut, Reine, notre espérance,
salut! Abaisse sur nous des regards de miséricorde. »

(Antienne liturg.)
Sur les bords de la Sèvre, aux flancs d'une colline
Au milieu des grands bois,
Joyeuse, sous le ciel, une cloche argentine
Résonne quelquefois.
Une antique chapelle, au sein de la verdure,
Se cache comme un nid :
Et la cloche est sa voix qui chante et qui murmure
Un cantique béni.
La Reine des élus, dans ce vieux sanctuaire,
A fixé son séjour.
Souriante elle vient, de son ciel, sur la terre
Demander notre amour.




NOTRE-DAME DE BEAUCHÊNE
Ah! nous l'aimons aussi, la Vierge de Beauchêne,
Nous sommes ses soldats ;


Comme un lien d'amour, son nom seul nous enchaîne ;
Nous ne l'oublions pas.
Nous aimons, à genoux devant notre Madone,
Redire nos douleurs;
Quand nous voyons les traits d'une mère si bonne,
Nous essuyons nos pleurs.
Quand ses bras palpitants pressent avec tendresse
Son aimable Jésus,
Chacun de nous reçoit les baisers, la caresse,
Que son Fils a reçus.
Qu'elle en a soutenus de sa main maternelle !
Que de coeurs désolés,
Pour chercher son secours accourant auprès d'elle,
Sont partis consolés !
Nos pères sont venus agenouiller leurs âmes
Dans un jour solennel :
C'est là qu'ils ont puisé leur courage et leurs flammes,
Pour le trône et l'autel.
Du sanctuaire saint en baisant les murailles,
Nos aïeux disaient tous :
« O Reine des guerriers, dans les grandes batailles,
Vierge, protégez-nous !
« Que nos âmes par vous, puissante protectrice,
Combattent sans émoi !
Dans les tourments, soyez notre consolatrice,
Et gardez-nous la foi ! »

Psaumes du bocage
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MessagePosté le: Ven 24 Mai - 15:27 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Sam 25 Mai - 21:01 (2013)    Sujet du message: Poésie Répondre en citant


Le Chapelet sous les balles

Ils s'étaient élancés furieux aux remparts,
Les avaient sous le feu cernés de toutes parts;
Ils avaient fait pleuvoir sur eux leurs projectiles ;
Mais le granit riait de leurs efforts stériles.

Les Vendéens étaient, à cette heure, irrités,
De se voir par un mur si longtemps arrêtés ;
La rage, de leurs yeux, faisait tomber des larmes.
Et, pris de désespoir, plusieurs brisaient leurs armes.

Et les Bleus triomphaient... Sur leurs épaisses tours,
Ils chantaient : « Les brigands sont vaincus pour toujours,
Il faudra désormais que leur orgueil se taise ! »
Et, moqueurs, ils hurlaient l'ignoble Marseillaise.

Soudain, sur le vieux pont, on vit des Vendéens,
Nombreux, serrés, ardents : c'étaient les Poitevins;
Près d'eux était leur chef, le marquis de Lescure :
On le reconnaissait à sa douce figure.

Sans craindre la mitraille et sans peur des boulets,
Ces courageux chrétiens prirent leurs chapelets.
Quand sur eux des canons s'abattait la furie,
Ils redisaient : « Priez pour nous, Vierge Marie ! »

En voyant, des remparts, ces hommes à genoux,
Les Bleus, pleins de mépris, multipliaient leurs coups.
Les Vendéens disaient : « Pensez à nous, ô Mère,
Et donnez à nos bras votre aide salutaire ! »

Tout à coup, Marigny, l'intrépide soldat,
Fond sur eux en criant : « Au combat! au combat!
Il faut vaincre ou mourir! Poitevins, le temps presse !
Il faut chasser les Bleus, prendre la forteresse !





Laissez-les, dit Lescure, en regardant les cieux,
Oh! laissez-les prier! ils s'en battront bien mieux!
Quand un homme au Seigneur sait dire une prière,
Cet homme est invincible, à lui la terre entière! »

Lescure se relève et, le front rayonnant :
« Soldats de Dieu, dit-il, à l'assaut, maintenant!
Le moment est venu ! c'est l'heure solennelle !
Fiers chrétiens, en avant! c'est Dieu qui vous appelle! »

Les Poitevins alors, à cet ordre divin,
S'élancent aux remparts qu'avait pris Duguesclin,
Les prennent à leur tour, mettent les Bleus en fuite,
S'emparent de la ville et vont prier ensuite.

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Henryk
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Messages: 3 609

MessagePosté le: Ven 23 Oct - 20:26 (2015)    Sujet du message: Poésie Répondre en citant

Mépris du monde ou de l'esprit du monde. (En réponse à Mgr Yoan Ploscaru pour le poème "Serviteurs inutiles")

Heureux l'homme pour qui ce monde est un néant;
Dieu pour cet homme est tout échange consolant.
Le juste a du présent retiré sa pensée;
Du visible en son cœur l'image est effacée;
Cet univers branlant qui n'est plus rien pour lui,
Ne saurait lu offrir un suffisant appui.
Pressentant le déclin de ce monde fragile,
Au sein du Tout-Puissant, il s'assure un asile.
Échappé de la terre, il se recueille en Dieu;
Sa jeunesse renait dans ce Sacré Milieu.
Puisque nous habitons une terre mouvante,
ou toute constitution est une épouvante,
Nous devons désirer la Cité permanente.
Ce qu'on voit, fuit, rapide, et disparait bientôt,
Par les coups utiles, de l’origine de mêmes maux ;
L'homme est donc obligé de s'adresser plus haut,
De monter, de chercher dans le Royaume invisible,
Ce qu'il ne trouve pas dans le monde sensible.

Abbé Gillet
_________________


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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Ven 11 Nov - 00:34 (2016)    Sujet du message: Poésie Répondre en citant

Les soldats sur la piste ont marché,leurs cors,
résonnaient, à l'entendre, contre les traits du soleil.
Ce fut un temps, ou le jour, remet à Dieu et veille,
Celui qui porta la Croix blanche, avec cent pareils.

Nous chantions le chant "Te Deum" et les trompettes,
rappelèrent les vaillants, ivres et toujours à l'âme,
Sur le chemin du combat, les armes souvent en tête,
Sonnaient le chemin du Roi, et le chemin des Dames.

Soldats du Roi et bientôt enfants de France, priant,
Invalides et blessés, au souhait permanent de prendre,
La butte, Brissac, Azincourt, Metz, ou l'étendard blanc,
Claque toujours dans le vent, pour nous former en rang.
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