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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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Mélenchon joue la carte révolutionnaire
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Rodolphe von Thierstein
Les Chevaliers de la Couronne et de la Foi

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MessagePosté le: Mer 11 Avr - 20:25 (2012)    Sujet du message: Mélenchon joue la carte révolutionnaire Répondre en citant

Solognot a écrit:
Il me semble de plus en plus évident que laisser au peuple la souveraineté politique ne soit pas la bonne solution. Il n'y a qu'à voir l'état de cette France divisée aujourd'hui et la montée de l'Islam pour s'en convaincre. Nous sommes passés en un siècle de chair à canon à sujets à métisser; les gens ne vont plus à l'église, beaucoup pensent que Dieu n'existe pas ou qu'il est mort, mais n'oublient pas malgré tout de commander le prêtre pour le dernier voyage. Tout fout le camp, comme la foi Comment l'église  va t'elle ramener ses brebis dans la bergerie ?
La vraie question à mon sens: faudra t'il que le peuple soit en péril grave  pour se tourner à nouveau enfin vers Dieu et l'implorer à défaut de l'adorer (mon Dieu sauvez nous)


Non, il n'est effectivement pas bon que le peuple ait la souveraineté, puisque la souveraineté du peuple est le règne de l'opinion, si versatile et tellement manipulable. Il est juste que notre roi règne car entièrement dévoué au bien public, il sait où est l'intérêt de ses peuples, se confondant avec le sien.
Pour l'évangélisation, il s'agit d'une prérogative de l'Eglise, pas de l'Etat. Cependant si le Catholicisme redevient la religion d'Etat, l'évangélisation serait grandement facilitée et l'Islam reculerait.
_________________
Plus fideli quam vitae- Défiance et Fidélité.


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MessagePosté le: Mer 11 Avr - 20:25 (2012)    Sujet du message: Publicité

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P'tit royaliste
Vicomte

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MessagePosté le: Mar 17 Avr - 11:18 (2012)    Sujet du message: Mélenchon joue la carte révolutionnaire Répondre en citant

Comme disait le très grand philosophe Alain Chabat dans l'un de ses films "le lion ne s'associe pas avec le cafard...." Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green Mr. Green
Je vous laisse deviner qui est le lion... Wink Wink Wink Wink

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Mon âme est à Dieu,
Ma vie est au Roy,
Mon cœur est aux dames,
Seul mon honneur est à moi.

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FLF_BZH
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MessagePosté le: Lun 23 Avr - 02:07 (2012)    Sujet du message: Mélenchon joue la carte révolutionnaire Répondre en citant

En tout cas pour Mélenchon, résultat des courses: un peu moins de 12% des voix soit environ 9,5% des inscrits; pas mal pour celui qui voulait faire la révolution par les urnes (et surtout bien fait pour lui et ses groupies!^^)..
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Henryk
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MessagePosté le: Ven 18 Mai - 20:50 (2012)    Sujet du message: Mélenchon joue la carte révolutionnaire Répondre en citant

Mélenchon a été servant de messe, et beaucoup de ses harrangues sont des paroles falsifiées des Evangiles
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Thribette
Baron

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MessagePosté le: Ven 18 Mai - 21:55 (2012)    Sujet du message: Mélenchon joue la carte révolutionnaire Répondre en citant

De même que les psychanalystes utilisent de faux récits de miracles pour faire croire leurs fadaises?

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Henryk
Administrateur

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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 612

MessagePosté le: Ven 18 Mai - 22:11 (2012)    Sujet du message: Mélenchon joue la carte révolutionnaire Répondre en citant

Sur la violence envers et contre la Couronne et le Royaume de droit divin

1) Pour que le gouvernement soit fort, il doit s’appuyer sur des principes solides : sur la loi de Dieu et sur la raison ; puis il doit parler et agir conformément à ces principes.

V° Mais avant tout il faut que le roi soit fort par rapport à lui-même, pour qu’il soit comme une règle vivante, à l’image de Dieu. Alors, naturellement, il voudra que tout soit droit comme lui, et ses sujets se porteront facilement à suivre les mouvements d’un prince qui ne demande rien qu’il ne fait lui-même.

 Tout en agissant pour rendre les créatures conformes aux lois, Dieu ne fait pas violence à leurs inclinations naturelles, donnant aux unes d’agir nécessairement, et aux autres librement comme si elles agissaient seules.




2)Personne ne peut contester l’existence des renonciations de Philippe V au trône de France pour lui et tous ses descendants. Mais personne ne peut non plus affirmer que tout acte écrit ou déclaration engage dès sa formulation.

Pour la validité de tout contrat, il faut, outre un objet certain, deux éléments essentiels sans lesquels il est radicalement nul : le consentement et la capacité.

-Il faut le consentement de la personne qui s’engage ; ainsi une dame qui donne son sac à un voyou la menaçant de son couteau, ne fait pas une donation valide, la violence est une cause de nullité d’un acte.

- Il faut que la personne qui renonce ait la capacité de le faire, ainsi l’acte par lequel un locataire vend la maison de son propriétaire n’a aucune valeur.





3) Etudions les renonciations dites d’Utrecht par rapport à ces trois causes de nullité. Philippe V était-il consentant ? Lorsque les Anglais exigent les renonciations, Louis XIV et ses diplomates tentent de les éviter jusqu’au bout en démontrant à leurs ennemis la nullité de tels actes, et en proposant des solutions de substitution. Ce n’est que lorsqu’ils comprennent, qu’à défaut de ces actes, la guerre reprendrait, qu’ils acceptent de se plier à cette exigence.

Même à ce stade, Philippe V refuse de souscrire à l’engagement de son grand-père qui lui écrit alors : “Je suis bien fâché de voir que tout ce que j’ai fait pour vos intérêts devienne inutile par la résistance que vous apportez... Il est juste que je songe à mon royaume et que je finisse une guerre qu’il est hors d’état de soutenir d’avantage. Ne vous étonnez pas si vous apprenez que je signe la paix sans vous, aux conditions que mes ennemis me proposent”.

Pour ne pas se retrouver isolé de son grand-père face à toute l’Europe, Philippe V cède à sa pression jointe à celle de l’Angleterre. La violence est flagrante. Ainsi l’engagement de Philippe V en tant que personne, sur le plan privé, et indépendamment du traité, n’a pas de valeur, car il est le fruit de la violence.

Au niveau international, on ne peut évidemment avoir le même raisonnement, car tous les traités mettant fin à des guerres sont le fruit de la violence, et on ne peut pas parler de légalité à leur sujet. Mais à ce niveau l’engagement n’a jamais plus de valeur que le traité qui les contient, c’est-à-dire aucune dès lors qu’un conflit oppose à nouveau les pays signataires. Ainsi, en 1918, la France a récupéré l’Alsace Lorraine qu’elle avait perdue en 1871. Or depuis le traité d’Utrecht, on ne compte plus toutes les guerres et tous les traités qui sont venus l’annuler. Si l’on devait respecter ses clauses, il faudrait combler le port de Dunkerque !



4) Au premier rang des droits qui appartiennent au peuple est celui de ne pas être troublé par les compétitions pour le pouvoir et les intrigues qu’elles amènent. Celles-ci sont évitées par la loi fixe, immuable, intangible, de succession par primogéniture masculine et légitime. La coutume n’admettait pas que ni le roi ni le peuple pussent y toucher. Si les États Généraux avaient été convoqués, ils n’auraient pu que dire le droit sans rien y changer et c’est bien pour cela qu’on ne les convoqua pas malgré les demandes de l’Angleterre.

La question de succession au trône était une de celles auxquelles le roi ne pouvait toucher. Donner quelque valeur sur ce point à la signature du roi, c’est être vraiment révolutionnaire.

On en conclut donc que les renonciations d’Utrecht sont nulles parce qu’effectuées sous la violence, par des personnes qui n’en avaient pas la capacité. Et, en outre, l’objet en était illégal.




5) Comme l’écrit René Leguay dans son article Libéralisme catholique : “Les violences de langage à l’égard des royalistes fidèles au principe de la monarchie de droit divin aliénèrent à L’Avenir des sympathies précieuses qui, d’abord, l’avaient soutenu”




6) Un sociologue illustre du XIXe siècle, qui a beaucoup réfléchi sur la politique de la société de son temps, fait exactement la même constatation. Il s’agit d’Alexis de Tocqueville qui exprime cette idée en 1852 dans une lettre au Comte de Chambord, lettre dans laquelle il analyse les maux de la France et en cherche les causes pour présenter les remèdes : “Ce qui rend en France tous les gouvernements et si forts et si faibles, c’est qu’en politique comme presque en toutes choses, nous n’avons que des sensations et pas de principes; nous venons de sentir les abus et les périls de la liberté, nous nous éloignons d’elle. Nous allons sentir la violence, la gêne, la tyrannie tracassière d’un pouvoir militaire et bureaucratique, nous nous éloignerons bientôt de lui”




7) Aussi l'homme est obligé de se faire une violence indéfinissable, s'il veut porter contre lui-même le fer homicide. Cette loi morale d'attraction à l'existence l'accompagne sans interruption jusqu'à son dernier soupir. Elle est donc l'expression de la volonté du suprême arbitre de nos destinées, qui seul a le secret de leur terme.
Que vient-on maintenant nous parler de droits? Est-ce en nous-mêmes que nous avons puisé le droit de vivre? Sommes-nous donc nos propres créateurs? L'attrait de la vie ne précédait-il pas la jouissance de notre raison?

8) Le travail du roi est comme la nature à laquelle il s'associe; il est essentiellement procréateur. Or, le produit du travail constitue la propriété. La difficulté seule consiste ici à savoir à qui sera dévolue la propriété du produit. Voici un monceau de blé, par exemple, appartiendra-t-il à l'homme dont les soins et la
sueur auront péniblement labouré, arrosé le champ qui l'a fait germer et mûrir, dont les bras ont ensuite coupé les gerbes , battu l'épi et mis le grain à l'abri des orages? Car l'homme, par son travail, doit se nourrir lui-même et alimenter sa famille.

Mais il a aussi un autre devoir, celui de participer à l'organisation et à l'alimentation de la société. Or, les intérêts sociaux l'emportent, nous l'avons vu, sur les intérêts individuels.

Pourquoi donc ce blé n'appartiendrait-il pas plutôt à la société, dont les administrateurs, animés de l'esprit de justice, sauraient réserver au laborieux ouvrier une part équitable dans cette communauté fraternelle? Par une raison toute simple : c'est que celte égalité dans la possession du territoire, cette participation égalitaire au festin social, la loi agraire en un mot, est tout simplement impossible. Le travail est une obligation si rude, la paresse un vice si séduisant et si général, que l'homme a besoin d'un stimulant énergique. Or, il n'en trouvera d'autre que la garantie donnée à l'ouvrier que le produit lui appartiendra. Le communisme paralyserait immédiatement tout le travail; il ne serait pas capable de relever les indigents, mais seulement d'abaisser tous les riches au niveau des indigents. L'inégalité, nous l'avons dit, est une loi do la nature ; on la retrouve partout; elle existe dans le génie, comme dans les organisations physiques, et c'est par elle qu'une société peut se conserver, à cause de l'immense variété de soins qu'il faut lui apporter.

Aussi, comme cet accord parfait de la morale et de la logique est partout palpable, le sentiment de notre cœur, écho de la voix divine, nous interdit la fraude et la violence pour l'appropriation d'un objet convoité, mais déjà possédé par d'autres. C'est la base morale qui confère la propriété au primo occupanti. D'un autre côté, le légitime détenteur, injustement attaqué, inspiré d’un droit de
possession, se trouve dans le cas de légitime défense, par un droit qui n'a rien de contraire à son devoir. En termes plus pratiques et plus généraux, la loi naturelle condamne le vol. Telle est la sanction qu'elle donne au principe de la propriété, après lui avoir donné la base la plus sûre, celle d'un attrait irrésistible pour elle.

9) « Le principe des républiques,  dit Montesquieu, est la vertu. » Il eût parlé plus justement
en disant : Le principe qui devrait être celui des républiques est la vertu. En effet, nulle forme de gouvernement n'en exigerait une si austère, une si générale. Ce que Montesquieu dit des républiques peut être attribué à tout gouvernement soumis à l'élection de son chef.

Et cela par une raison bien simple, c'est que l'élection excitant, favorisant l'ambition de chacun, il s'ensuit que le pouvoir n'acquerra de longévité que par le respect de tous à sa constitution fondamentale; l'ambition doit rester muette, inactive , nulle, non-seulement parmi les majorités, mais dans l'universalité des citoyens; car pour peu qu'un seul homme s'élève contre le choix de la majorité, il aura bientôt réuni autour de lui une minorité quelconque, qui, peu à peu, mettra la majorité en péril.

 Il faut rigoureusement, avec le pouvoir électif, une vertu et un patriotisme exemplaire et sans limites; car tout son avantage repose dans le respect et même l'amour du peuple pour toutes les institutions qu'il entraîne, et jamais le respect ou l'amour ne furent le résultat de la contrainte.

Il faut absolument la spontanéité et l'abnégation de tous; un pouvoir électif qui est obligé d'employer la violence, est un pouvoir agonisant, en proie à une fièvre qui dissimule l'extinction de ses forces.
Aussi il a pu réussir dans l'état d'enfance des sociétés, parce que l'amour de la propriété territoriale, trouvant à se satisfaire généralement, rendait le travail productif et attrayant. C'est ce qui arrive de nos jours aux Etats-Unis. On l'a vu fleurir chez les petits peuples, dans des villes; c'est qu'alors les
institutions devaient leur maintien à la prépondérance des états voisins, qui eussent promptement réprimé un désordre toujours contagieux pour eux-mêmes, plutôt qu'à leur nature élective. Témoins la Suisse, les villes Anséatiques. La république romaine trouvait dans la guerre et les victoires un expédient pour occuper les bras, et une diversion aux divisions intérieures. Encore avait-elle institué
un esclavage révoltant, et pensa-t-elle être dévorée dans une guerre sociale.

Un gouvernement électif peut donc fort bien résulter de la tradition nationale. Alors il s’est revêtu du caractère de la légitimité ; car sa propre légitimité n'est point une qualité exclusive de l'hérédité monarchique.








10) Ainsi, l'accessibilité de tous à la propriété par l'émancipation du, travail, a créé une situation extrêmement dangereuse, contre laquelle il faut un rempart puissant, inexpugnable. Il est pourtant certain que la diffusion de la propriété a exercé dans les derniers événements de la France la plus heureuse influence ; ce sont les paysans propriétaires qui, réveillés par leur intérêt propre, ont arrêté
le torrent. Mais si la petite propriété est venue au secours de la grande, c'est qu'elle craignait la contagion pour elle. Si le socialisme eût réussi à lui persuader qu'elle ne serait pas atteinte, elle eût fait alliance avec le prolétariat insurgé. Or, sans ce rempart que nous regardons comme nécessaire, il finirait inévitablement par l'entraîner tôt ou tard à sa propre ruine. Ce rempart, suivant nous, politiquement parlant, c'est le pouvoir héréditaire.

En effet, le pouvoir électif livre de lui-même le champ de bataille aux sept huitièmes des hommes qui se prétendent déshérités. Dans d'autres pays, comme l'Angleterre, il existe une seconde digue, qui consiste dans les privilèges de l'aristocratie. Tant que le privilège subsiste, la convoitise de la propriété s'en prendra d'abord au privilège, et ce ne sera qu'après l'avoir détruit qu'elle battra en brèche l'hérédité du pouvoir. L'attaque directe contre la propriété suivra l'enlèvement des deux premiers postes.

Mais dans un pays où règne l'égalité politique, où le pouvoir est mis à époques régulières en question par l'élection à laquelle il est soumis, l'autorité n'a plus aucune défense. Les sept huitièmes de déshérités dépouilleront l'autre huitième quand ils le voudront. Toute la difficulté pour eux consiste seulement à pouvoir s'entendre.



11) Or, c'était dans cet élément si français que résidait la grande force morale de la ligue ; aussi il arriva qu'elle ouvrit d'elle-même au roi les portes de Paris, lorsqu'elle sut que sa conversion était sincère, quoi qu'il fût appuyé d'une armée où dominaient les protestants. Et l'élément vraiment rebelle de la ligue n'eût plus qu'à se joindre aux mécontents protestants. Nul évènement ne prouve mieux que le catholicisme est ancré dans le cœur et jusque dans les entrailles de la France.
Parlerons-nous maintenant des libertés de l'Église de France que la France a toujours su conserver sans porter la moindre atteinte à son intime union avec le Saint-Siège ; libertés confirmées par la déclaration des évêques de l'assemblée de 1682?

Une nouvelle guerre s'allume contre le catholicisme; la philosophie du XVIIIe siècle, née de la réformé, mais bien plus audacieuse, voyant que celle-ci avait manqué le but de ses efforts en attaquant la religion pour ainsi dire par la religion elle-même, dirige cette fois ses coups contre la morale. Elle sait que lorsqu'elle aura excité les passions au-delà de toute mesure et perverti le cœur humain , le frein religieux sera bientôt l'objet de la haine de ces nouveaux sectateurs.
Les ravages produits par la philosophie voltairienne sont terribles. Ils descendent des hautes classes sociales jusqu'au peuple; les haines, les jalousies, les violences, toutes ces funestes passions en sont la conséquence.

Cependant éclate une crise décisive, une révolution épouvantable. La démagogie brise la couronne de l'antique monarchie française, et fait subir à la fois une persécution aussi terrible et non moins glorieuse que celle des temps de la primitive Eglise. La révolution impose au clergé français une constitution civile réprouvée par le pontife romain. Le clergé la refuse héroïquement; mais il est persécuté, forcé de fuir sur la terre étrangère, ou décimé par les échafauds; il vient grossir la foule triomphante du martyrologe chrétien. Enfin, dans leur délire étrange, les tribuns, fatigués du
culte de leur déesse Raison, s'imaginent faire une grande concession au ciel en reconnaissant
à la majorité des suffrages l'existence de l'Être-Suprême.

Au milieu de ces enfoirés, la plus éloquente protestation en faveur de la religion persécutée avait attiré l'attention de l'Europe entière. Une armée de cent mille paysans, spontanément inspirés par leur foi, réclame fièrement ses prêtres et sa foi traditionnelle, après avoir repoussé les apostats que la révolution veut lui imposer. C'est à grande peine que la république parvient à se défendre contre le courage de ces héros ; mais, comme si cette manifestation religieuse eût été le seul but providentiel de ce grand évènement, l'armée vendéenne rencontra son tombeau aussitôt qu'elle eut
franchi la limite de ses foyers. Jamais la liberté religieuse n'eut de plus intrépides défenseurs !

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