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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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Charles X (1757-1824-1836)
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 7 Avr - 19:38 (2012)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

Sous la pression constante des chambres, toujours plus haineuses du conservatisme royal, Charles X ne pourra contrer la subversion qu'il escomptait reprendre pour balayer la Charte républicaine.
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MessagePosté le: Sam 7 Avr - 19:38 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 8 Avr - 22:59 (2012)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

C'est pourquoi ladite monarchie parlementaire ne peut qu'être défaillante: entre des centaines de parlementaires (soit-disant représentants du peuple d'ailleurs) et un roi seul, le rapport de force a souvent raison de ce dernier; donc soit il démissionne, soit une république-démocratie couronnée s'installe. En tout cas, il n'y a plus de monarchie réelle, et le système démocrate et ses tares intrinsèques demeurent. Les "royalistes-démocrates" se plantent donc.                                                             
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Henryk
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MessagePosté le: Mar 1 Mai - 11:16 (2012)    Sujet du message: Charles X (guérison des ecrouelles) Répondre en citant

La guérison des écrouelles tient une place importante dans l’histoire de la monarchie. Effectivement, c’est une grâce par laquelle Dieu manifeste l’affection qu’il porte à la France ; sans souffrir de notre confusion sur ce qu’il entend être la France ; car ce privilège n’a été concédé qu’à l’institution royale, et est exercé par l’aîné des Capétiens, clef de voûte de cette institution. Il n’est donc pas téméraire de considérer l’exercice de ce privilège comme un signe de légitimité.

Voilà pourquoi nous reproduisons le récit du chanoine Cerf sur la guérison des écrouelles par Charles X. Cela peut servir à éclairer ceux qui pensent un peu facilement que Louis XVII a eu une descendance.Cette relation partielle est tirée de l’excellent livre “Charles X roi méconnu” de Monsieur Griffon.

“Comme aussitôt après la cérémonie du sacre des rois de France, les scrofuleux étaient touchés par le monarque, des malades en grand nombre se rendirent à Reims [à l’hospice de Saint Marcoul] au moment du couronnement de sa Majesté Charles X. Pleins d’espérance, ils se racontaient les guérisons opérées au sacre de Louis XVI ; ils se montraient l’un à l’autre ceux qui, touchés à cette époque, étaient réellement guéris, car plusieurs étaient revenus pour exprimer aux soeurs et au roi leur reconnaissance.


“Quel ne fut pas leur désespoir lorsque le bruit se répandit dans la communauté que le roi ne toucherait pas les malades. Beaucoup se retirèrent : ils n’avaient pour la plupart aucune ressource et ils étaient sans asile.
“ ...Le roi fut informé de ce qui se passait à Saint Marcoul. Par ses ordres, une somme d’argent fut de suite remise à la supérieure pour être distribuée aux plus nécessiteux. Les malades ne réclamaient pas d’argent ; ils désiraient leur guérison ; ils la réclamaient avec insistance...

Charles X, décida que le lendemain il irait à l’hospice Saint Marcoul.
“Le mardi 31 mai, dès le matin, tout étant préparé dans l’hospice, les malades furent visités par M. Noël, docteur-médecin attaché à l’établissement, en présence de la supérieure qui assiste toujours à cette visite. Bientôt M. Dupuytren, premier chirurgien du Roi, vient s’adjoindre à eux, avec M. Thévenot, médecin du Roi et MM. Alibert et Duquenelle. Pendant ce temps, un détachement de gardes du corps prenait position dans l’établissement.
“...Arrivé à l’hôpital, le Roi descendit de cheval à la porte principale. M. Delaunois s’y trouvait avec les clercs portant la croix, l’encens et l’eau bénite. Le chapelain présenta à l’aumônier de quartier l’aspersoir, qu’il remit au grand aumônier, le prince de Croÿ, chargé de donner l’eau bénite au Roi. On s’achemina processionnellement vers la chapelle, en traversant la première cour, la salle Sainte-Agnès et le jardin au milieu des acclamations et des cris de Vive le Roi ! Vive les Bourbons !
“Le cardinal de Latil, l’évêque de Nancy, Forbin-Janson, plusieurs prélats, les administrateurs des hospices, attendaient Sa Majesté dans la chapelle où, dès le matin, deux chapelains de Sa Majesté avaient commencé une neuvaine, selon l’antique usage. L’eau bénite fut à nouveau présentée au roi. Sa Majesté se rendit alors à son prie-Dieu, s’agenouille et l’on chante le psaume Exaudiat avec l’oraison pour le Roi, l’antienne au saint patron, la strophe O Vere Hostia et l’aumônier de l’hospice donne la bénédiction du Très-Saint-Sacrement, comme le veut le cérémonial en usage pour le roi de France. Pendant le chant du psaume Laudate Dominum omnes gentes, après le Salut, arrivèrent leurs altesses royales, Mme la Dauphine et Mme la duchesse de Berry. La foule les avait empêchées d’arriver avec le Roi.
“Après avoir demandé à Dieu, par l’intercession de saint Marcoul, la guérison des malades, le roi, vivement ému, se dirigea vers la salle Sainte-Agnés, où se trouvaient réunis cent trente malades, faible reste de ce nombre considérable d’infirmes qui, n’ayant pas l’espérance d’être touchés par le Roi, s’étaient retirés. Charles X selon l’usage, toucha les malades l’un après l’autre, en disant :
Le Roi te touche Dieu te guérisse.
“Apportons tout d’abord les témoignages que j’ai recueillis moi-même de la bouche des religieuses de l’hôpital Saint Marcoul. Elles ont été portées à constater de visu les guérisons opérées par le Roi Charles X sur les malades visités soigneusement à cette époque par Messieurs Dupuytren, Noël, Duquenelle, Alibert et Thévenot, médecins du Roi. Ces témoignages sont d’ailleurs consignés dans un procès-verbal que je vous donne ici in-extenso.
Procès-verbal des guérisons de plusieurs individus, malades des écrouelles, par suite du toucher de Sa Majesté, le Roi Charles X
“Nous soussignées, Françoise Menu, en religion soeur Marie, Supérieure des soeurs hospitalières de l’hôpital Saint-Marcoul, et Marie-Antoinette Lecareux, dite soeur Rosalie, assistante et économe, après avoir consulté celles de nos soeurs chargées du pansement des malades guéris par suite du toucher de Sa Majesté Charles X, et avoir nous mêmes visité de nouveau ces malades, de la guérison desquels nous nous étions assurées différentes fois depuis cette heureuse époque, certifions :

1. Que le nommé Jean-Baptiste Camus, âgé de 5 ans et demi, admis à l’hospice le 8 avril 1823, à l’âge de 3 ans, nous avait été, avant son admission, souvent apporté par sa mère pour recevoir les conseils et les remèdes propres à la guérison d’une tumeur scrofuleuse qui s’était manifestée quelques jours après sa naissance, que, malgré les soins qui lui ont été donnés avant et depuis son admission, quatre plaies qu’il avait au bras peu de jours avant le toucher du Roi semblaient faire craindre un accroissement de son mal ; qu’aussitôt après elles donnèrent des espérances de guérison qui se trouvèrent bientôt confirmées. Nous croyons devoir ajouter que, voulant laisser exister un cautère au même bras établi depuis 18 mois, nous fûmes forcées de le discontinuer, attendu la guérison du cautère et des plaies scrofuleuses ;

2. Que Marie-Clarisse Faucheron, âgée de 7 ans, admise le 23 novembre 1824, ayant une plaie scrofuleuse à la joue depuis l’âge de 5 ans, a été parfaitement guérie dans la quinzaine qui suivit le toucher ;

3. Que Suzanne Grévisseaux, âgée de 11 ans, admise le 10 novembre 1824, dès l’âge de 2 ans nous fut présentée par sa mère, et puis à différentes époques, pour recevoir des médicaments ; que lors de son entrée à la maison elle avait autour du col et à la partie supérieure de la poitrine cinq plaies qui s’étaient fermées depuis peu de temps avant le toucher du Roi, mais avaient été remplacées par des tumeurs scrofuleuses qui laissaient la crainte de les voir se rouvrir ; qu’aujourd’hui il n’existe ni plaies, ni tumeurs, et que la guérison est parfaite ;

4. Que Marie-Elisabeth Colin, âgée de 9 ans, entrée le 14 octobre 1823, attaquée d’une humeur scrofuleuse autour du col, avait, avant le toucher du Roi plusieurs plaies qui sont parfaitement guéries ;

5. Que Marie-Anne Mathieu, âgée de 15 ans, admise le 26 juin 1821, est parfaitement guérie de tumeurs scrofuleuses qui étaient forts considérables à l’époque du sacre, que l’engorgement a sensiblement diminué après le toucher du Roi, qu’il n’existe plus en ce moment, et qu’elle est en outre parfaitement guérie d’une plaie aussi fort considérable, au côté gauche du col.

“ Nous certifions en outre que l’état actuel de ces malades, guéris en peu de temps après le toucher de Sa Majesté Charles X, ne nous laisse pas la crainte que le mal ait quitté la place qu’il occupait pour passer à une autre partie du corps.
“ En foi de quoi nous avons différé jusqu’à ce jour la rédaction afin de mieux constater les guérisons.
Le présent procès-verbal a été lu à notre communauté et adopté à l’unanimité. Elle a ensuite décidé qu’il en serait fait une double expédition dont une serait adressée à Mgr de Latil, archevêque de Reims ; la seconde à monseigneur le cardinal grand aumônier ; l’original déposé aux archives de la maison. Et deux soeurs ont signé avec nous au nom de la communauté”.

Reims, ce 8 octobre 1825.
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MessagePosté le: Mar 1 Mai - 17:55 (2012)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

Excellent! Merci!
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MessagePosté le: Mar 1 Mai - 18:23 (2012)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

Voilà de quoi faire taire un certains nombre de survivantistes...
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MessagePosté le: Mar 1 Mai - 18:53 (2012)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

C'est exactement ce sur quoi j'ai insisté, samedi dernier, au cours de la discussion qui a suivi la conférence de Monsieur Saignol
lors de la fête catholique et légitimiste à Sainte Foy les Lyon :
les guérisons opérées par Charles X après son sacre sont la preuve qu'il était le souverain légitime et qu'il n'usurpait pas le trône d'un Louis XVII qui aurait fait l'objet d'une évasion (substitution) de la prison du Temple.
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MessagePosté le: Mer 20 Juin - 08:53 (2012)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

http://books.google.fr/books?id=xjJBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl…

livre de 1824

Page 138  fin de la messe du Sacre

page 171 demande sur la neuvaine à Saint Marcoult. Je suis un peu surpris d'une telle requête, L'auteur était il vraiment à Reims? Menbre d'une société savante page 2?


http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54585061/f27.texte.r

Propos de Charles X avant le Sacre

« La juste sécurité que nous donnent nos rapports extérieurs, favorisera le développement de notre prospérité intérieure. Je seconderai, Messieurs, ce mouvement salutaire, en vous faisant proposer successivement les améliorations que réclament les intérêts sacrés de la religion et les parties les plus importantes de notre législation.

« Le roi mon frère trouvait une grande consolation à préparer les moyens de fermer les dernières plaies de la Révolution. Le moment est venu d'exécuter les sages desseins qu'il avait conçus. La situation de nos finances permettra d'accomplir ce grand acte de justice et de politique sans augmenter les impôts, sans nuire au crédit, sans retrancher aucune partie des fonds destinés aux divers services
publics.

« Ces résultats, peut-être inespérés, Messieurs, nous les devons à l'ordre établi, avec votre concours, dans la fortune de l'Etat, et à la paix dont nous jouissons. j'ai la ferme confiance que vous entrerez dans mes vues, et que cette oeuvre de réparation s'achèvera par un accord parfait de volonté entre vous et moi.

« Je veux que la cérémonie de mon sacre termine la première session de mon règne. Vous assisterez, Messieurs, à cette auguste cérémonie. Là, prosterné au pied du même autel où Clovis reçut l'onction sainte, et en présence de Celui qui juge les peuples et les rois, je renouvellerai le serment de maintenir et de faire observer les lois de l'Etat et les institutions octroyées par le roi mon frère.



Je remercierai la divine Providence d'avoir daigné se servir de moi pour réparer les derniers malheurs de mon peuple, et je le conjurerai de continuer à protéger cette belle France, que je suis fier de gouverner. »

Rien ne pouvait être plus menaçant pour les conquêtes de l'esprit moderne, qu'un pareil discours dont les conséquences immédiates allaient être la présentation de projets de lois sur une indemnité d'un milliard en faveur des émigrés, sur le sacrilége, sur les communautés religieuses, sur le droit d'aînesse et le droit de substitution. C'était là ce que Charles X appelait « des moyens de fermer les dernières plaies de la Révolution. »

.......

C'est à Saint-Cloud que le Roi adressa cette réponse aux députations des Chambres, le lendemain de la mort de Lonis XVIII. On sait qu'il adressa à ses ministres, entre autres choses, ces paroles qui passeront à la postérité, et qui suffiraient pour le recommander à la vénération et à l'amour des Français:

« Faites respecter les lois, mais n'allez pas au-delà. »
......
Le jour de l'entrée du Roi à Paris, et au moment où, en revenant de Notre-Dame, il passoit devant le Pont-des-Arts, une jeune dame veut lui présenter un placet; les gardes ne la laissent pas pénétrer, mais elle avance malgré eux et se trouve enfermée dans leurs rangs. Ses pleurs  et son agitation l'empêchent de dire autre chose que Mon mari. Le Roi l'aperçoit et s'écrie « Laissez laissez approcher. » 
Cette jeune femme se jette à ses genoux; il lui tend la main, reçoit la pétition qu'elle présente, et lui dit « Bien obligé, mon enfant. » Le peuple attendri, répondit pour cette jeune femme trop émue pour pouvoir articuler un seul mot, par les cris mille fois répétés de vive le Roi!

Sur la restitution des biens aux Orléans

Règlement de la liste civile. — Discussion relative à l'apanage de la famille d'Orléans

La session une fois ouverte, le premier souci du Ministère fut de présenter aux Chambres un projet de loi fixant le chiffre de la liste civile à vingt-cinq millions par an et celui de la rente viagère des princes à sept millions. Avec les revenus des domaines de la couronne, la liste civile de Charles X montait à près de cinquante millions.

L'article 4 de ce projet de loi portait :

« Les biens restitués à la branche d'Orléans, en exécution des ordonnances royales des 18 et 20 mai, 17 septembre et 7 octobre 1814, et provenant de l'apanage constitué par les édits des années 1661, 1672 et 1692, à Monsieur, frère du roi Louis XIV, pour lui et sa descendance masculine, continueront à être possédés aux mêmes titres et conditions, par le chef de la branche d'Orléans, jusqu'à extinction de sa descendance mâle, auquel cas ils feront retour au domaine de l'État. »


« Le duc d'Orléans, dit Bazire, a perdu par des lois intervenues, qui ne sont pas encore abolies, l'apanage réel qui avait été donné au chef de sa maison, Monsieur, frère de Louis XIV. Le monarque, à la restauration, lui en avait fait remise. Je m'incline avec respect devant ce grand acte de la munificence royale, que je n'entends ni contester ni attaquer. Mais les ministres nous demandent de le sanctionner par une loi; ils ajoutent qu'il leur a paru convenable de demander cette sanction législative au moment où les Chambres allaient s'occuper de la liste civile. Il m'est difficile de concevoir la nécessité ou l'opportunité de mêler à la loi cet objet particulier.

« Le prince que cet article intéresse ne participe pas à la liste civile, il y est même tout-à-fait étranger. Nous avons donc le droit d'attendre qu'on nous dise les véritables motifs qui ont fait intercaler cet article dans une loi qui ne semblait pas le demander,.. Je ne voudrais pas soupçonner qu'on l'a mis dans le projet afin de le faire passer avec plus de facilité en si bonne compagnie. »

Ce que c'est que l'Orléanisme. — Dumouriez et le duc de Chartres en 1793. page 20

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Henryk
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MessagePosté le: Mer 20 Juin - 09:32 (2012)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

Page 34

Peyronnet, garde des sceaux, argua pour demander l'urgence :
« du grand nombre de vols sacriléges qui se commettaient dans les diverses parties du royaume. » On en comptait, d'après une statistique qu'il invoqua, 538 depuis le mois de mai 1821. Il vanta, dans son exposé, la douceur et la bienveillance de la loi! « Vos délibéra- tions seules, dit-il en terminant aux membres de la Chambre, pourront nous apprendre si nous avons atteint le but qui nous était proposé; si nous avons rendu à la religion et à la société ce qui leur est dû, sans imposer de trop grands sacrifices à l'humanité; si nous avons rencontré cette exacte mesure de rigueur et de bienveillance qui est la justice même, et qui fait seule les bonnes lois. La sévérité nécessaire est certainement un devoir; l'indulgence est un devoir elle-même quand la sévérité n'est plus nécessaire. »

Malgré les protestations d'humanité et de bienveillance de Peyronnet, la commission, par l'organe de son rapporteur Breteuil, tout en reconnaissant à l'unanimité « la nécessité d'assurer à la religion de l'Etat, les garanties, la protection que les lois existantes lui refusaient, » substitua à la peine de mort pour profanation publique celle des travaux forcés à perpétuité, et ne maintint la peine de parricide que pour profanation publique des « saintes hosties, » abandonnant du reste « aux tourments des remords l'homme assez dénaturé pour avoir volontairement, mais sans publicité, cherché à outrager son Dieu. »

Molé, Broglie, Barante, Lanjuinais, Lally-Tollendal, Châteaubriand s'élèvent vivement contre l'exposé de Peyronnet et le rapport
de Breteuil.

« Les auteurs du projet, dit Molé, n'ont-ils pas confondu le criminel avec le crime, et fait partager au premier une dénomination terrible qu'il ne mérite pas ? Est-il bien sacrilége, celui qui, en profanant  les saintes hosties, ne croit pas au miracle objet de notre foi?????????(sic)

N'est-il pas évident que s'il eût cru au dogme de la présence réelle, jamais il n'aurait conçu l'idée d'un pareil attentat! De quoi le punirez-vous donc, si vous ne le considérez pas seulement comme coupable d'ou- trage envers la religion de l'Etat; de quoi le punirez-vous, si ce n'est de manquer de foi? Vous lui infligerez le supplice des parricides pour le seul crime qu'il n'eût jamais commis s'il eût été catholique....?????(resic)
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Thribette
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MessagePosté le: Mer 27 Juin - 10:18 (2012)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

A propos des écrouelles.
Vous avez certainement remarqué que les cinq cas rapportés concernaient des enfants. Cela m'amène à deux hypothèses.
1) Ce sont principalement, ou uniquement, des enfants qui ont été guéris.
2) Seuls ces cas ont été rapportés parce que les mères les connaissaient bien, et que l'hospice s'occupait principalement d'enfants; dans ce cas peut-être y a-t-il eu d'autres guérisons sur les 130 malades touchés, mais elles n'ont pas voulu en attester parce qu'elles n'avaient pas pu constater la maladie, en particulier au fil du temps, ni la permanence de la guérison (ceci d'autant plus que, dans les cas attestés, le toucher des écrouelles marque le début d'une guérison qui met quelques jours à être complète : elles ne pouvaient donc pas constater une telle guérison chez des pèlerins repartis immédiatement chez eux).

A propos de l'apanage des Orléans, et du Milliard des Émigrés.
Cela a été un coup politique magistral de la part du duc d'Orléans. En effet, 1) son père avait dilapidé la fortune familiale avant la Révolution, et même une bonne partie de celle de sa femme, si j'ai bien compris : ni Louis-Philippe ni son père n'ayant été spoliés par la Révolution, mais par la prodigalité du père, il n'avait aucun titre à bénéficier d'une compensation, bien au contraire; 2) c'est lui qui, s'habillant de la dépouille de l'agneau, a si bien su jouer le bon cousin et le bon chrétien auprès de Charles X et même de la Dauphine, qu'il a réussi à les convaincre que ce Milliard des Émigrés était une opération nécessaire à la paix civile, alors qu'il n'était qu'à son avantage personnel, direct parce qu'il en a pris le cinquième, et indirect parce que l'impopularité du roi et de Villèle à la suite de cette loi, plus en raison de sa forme (suggérée par le duc d'Orléans) que de son fond (pas si favorable à la noblesse qui s'est trouvée définitivement privée de ses biens spoliés à la Révolution), a amorcé et nourri le mouvement qui devait mener Louis-Philippe à son trône.


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Henryk
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MessagePosté le: Dim 7 Avr - 18:01 (2013)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5433977c.r=Mémoires de Charles X.lang…

L'histoire de la politique légitimiste après 183o, on peut la comparer à celle d'un peuple vaincu, mais resté debout dans ses revendications et ses espoirs.
Les fautes du ministère plus encore que les coups de fusil de Juillet ont renversé le trône. La Révolution a chassé Charles X. Mais parce que celui-ci n'a renié ni le passé ni l'avenir de la monarchie, parce qu'il part en Roi et qu'il restera le Roi dans l'exil, parce qu'il garde une auréole de gloire et d'honneur à défaut de sagesse, parce que la garde royale vient de se battre comme à Fontenoy et que la noblesse a serré les rangs autour du monarque, si tout est compromis, rien n'est perdu, car le principe reste fort, pur, et l'épée de l'aristocratie sans tache. Le Roi est en exil. Eh bien, on le ramènera ou lui ou son Fils ou son descendant.
Pour les légitimistes, c'est là un incident douloureux, un acte poignant dans une sorte de trilogie dont la première partie s'est jouée au Temple et sur la place de la Nation, mais ce n'est pas le dénouement. Or ils sont convaincus que la fin du drame, c'est l'apothéose de la monarchie. Illusions! Qui sait? Ils ont vu tant d'abandon et tant de brusques retours de la fortune, que pour tout ce qui ne touche pas à leur foi, ces croyants professent un scepticisme entier. Ces chevaliers, confesseurs d'un principe, estiment qu'ils peuvent tout réparer, qu'eux seuls peuvent sauver la patrie d'elle-même, et que pour réussir il n'y a qu'à rappeler à leur chef les intérêts du pays, les devoirs de la couronne et la foi dans les décrets célestes. Ce sont des

mystiques qui allient à une élégante légèreté un je ne sais quoi d'héroïque dans le détachement des biens terrestres, vertu à laquelle on n'est plus guère accoutumé!
Le parti légitimiste essaye donc cette tentative suprême de pousser le Roi à l'action. Œuvre vaine! autant réchauffer un marbre avec une poitrine humaine. Charles X, le duc d'Angoulême ne sont plus que deux vieillards pour qui l'action est pesante, insupportable. Tout échoue contre leur apathie. Mais il reste un enfant, l'enfant royal, la frêle et puissante incarnation du principe de légitimité. Le duc de Bordeaux, c'est l'espoir du parti royaliste.
Dès lors, s'ouvre une nouvelle période d'action pour les légitimistes. Faire de l'enfant un gentilhomme, un prince, un continuateur des grands Rois, en attendant qu'avec l'aide de Dieu et de la vertu arrive le jour du sacre, c'est leur seul

rêve, leur unique pensée. Le parti légitimiste surveille avec un soin jaloux le Roi de l'avenir, et sans cesse il envoie des émissaires, comme en pèlerinage, à Kirchberg, à Goritz.

De tous ces émissaires, le marquis de Villeneuve fut ardent, et dévoué. Accueilli chaleureusement par le monarque exilé, M. de Villeneuve avait la bonne fortune de vivre quelque temps dans la presque intimité du duc d'Angoulême, qui l'estimait tout particulièrement et le connaissait de longue date.
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Solognot
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MessagePosté le: Mar 9 Avr - 18:40 (2013)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant

Semper Fidelis a écrit:
C'est exactement ce sur quoi j'ai insisté, samedi dernier, au cours de la discussion qui a suivi la conférence de Monsieur Saignol
lors de la fête catholique et légitimiste à Sainte Foy les Lyon :
les guérisons opérées par Charles X après son sacre sont la preuve qu'il était le souverain légitime et qu'il n'usurpait pas le trône d'un Louis XVII qui aurait fait l'objet d'une évasion (substitution) de la prison du Temple.


Okay
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MessagePosté le: Mar 23 Avr - 19:02 (2013)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant



















Sur l'enseignement repris par la réstauration de Charles X en Haute Loire
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Baudrier
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MessagePosté le: Dim 30 Juin - 08:41 (2013)    Sujet du message: Un point d'historiographie, portrait de Charles X en prime Répondre en citant

Ssur Google, vous demandez : AGE créations du club


    vous cliquez sur le premier résultat


    ensuite vous faites défiler l'écran de votre ordinateur pour arriver à : Recherches sur Alexandre Deschapelles, champion d'échecs


    vous cliquez un peu en desous sur le n° 8 : Historiographie et là c'est garanti, vous avez le portrait de Charles X, après avoir fait défiler l'écran il est vrai




             ON  PEUT TELECHARGER LE TEXTE




P. BAUDRIER


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MessagePosté le: Lun 29 Juil - 17:40 (2013)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant


Des devoirs du roi envers la royauté , par M. Cottu,...         1830




CHAPITRE 1.
La charte,  une arme subversive.
De la situation faite à la Royauté par les dispositions réunies de la Charte et de la loi des Élections.


La loi des élections a produit son fruit. Armée de ses feux dévorants, la révolution est sortie de son sein, et n'attend plus que le signal, pour faire de la France et de l'Europe un vaste incendie.

Ce résultat n'était pas difficile à prévoir; il suffisait, pour le proclamer d'avance, de réfléchir un instant sur la composition des Collèges électoraux, et sur l'effet ordinaire des passions des hommes. (1)

(1) J'avais dit en 1826, dans une de ces brochures qui m'avaient fait inscrire par les révolutionnaires au nombre de leurs adeptes :


« En France, la Charte a été établie par un seul et même acte du pouvoir constituant, pouvoir que le Prince s'est attribué, a défaut de tout autre corps avec lequel il peut concerter l'établissement de la nouvelle forme du gouvernement; et, comme le Prince n'était pas éclairé par l'expérience sur le degré de force que pourraient trouver, dans les nouvelles mœurs les différends corps dans lesquels il plaçait la souveraineté.) Il n'a pas pu prendre contre l'action de ces corps les précautions nécessaires. Aussi qu'en est-il résulté? C'est que la Charte, telle qu'elle est, nous mène droit à la république. » (De la situation du Clergé de la Magistrature et du Ministère, 1826.)
J'avais dit encore dans une autre brochure, publiée au commencement de 1827 :
« Comment le trône pourrait-il se défendre contre le pouvoir populaire, tel que la Charte l'a établi c'est-à-dire lorsque ce pouvoir se trouve placé dans une masse d'Électeurs étrangers à tous privilèges et nécessairement ennemis de tous ceux que la loi a institués ? Comment ne pas voir qu'un jour viendra, jour inévitable inexorable, jour suprême, et qui s'approche avec une effrayante rapidité où ces Électeurs, impatiens de tout niveler, et affranchis de l'influence du Gouvernement parviendront à composer une chambre suivant leur cœur, je veux dire une chambre animée des mêmes prévenions contre toutes les supériorités sociales? Quelle force alors la Couronne aura-t-elle à opposer à l'audace d'une pareille Chambre et à son influence sur pays? Quel secours se promettre de son droit de dissolution, et de l'appel qu'elle ferait a un peuple possédé du démon de l'égalité, et transporté de fureur au seul mot de privilège ? (De la nécessité d'un changement de Ministère.)




Mais il est des esprits étroits, livrés à une espèce de fatalisme politique, pour qui le présent n'a pas d'avenir, ni les faits de conséquences. Ils croient que les événements se succèdent au hasard sans qu'aucune cause les détermine et sans qu'il soit possible à la sagesse humaine de les prévenir.
Les dispositions morales de l'homme, ses affections, ses préjugés ses répugnances, paraissent à cette sorte de gens en dehors de tout calcul et de toute appréciation. Ils ne veulent pas considérer que, de même que chaque région du globe enfante des productions diverses, de même l'homme, en état de société, s'attache, suivant l'intérêt de sa position politique, à une nature particulière d'opinion qu'aucun raisonnement ne peut ensuite ébranler.

Ainsi dans tous les temps et dans tous les pays, les classes moyennes de la société aspireront à taire disparaître les distinctions sociales, et emploieront à les renverser tout le pouvoir dont elles seront investies.
Ces simples réflexions devaient apprendre aux Ministres qu’aucune considération ne pourrait jamais triompher des préjugés des Electeurs; et que, dans la crise imminente où se trouvait la Royauté, il ne lui restait plus qu'un seul moyen de salut celui de changer la loi des Élections par une ordonnance complémentaire de la Charte.
Il faut cependant reconnaître une vérité.



Quelque évident qu'il soit pour les esprits éclairés et réfléchis que la loi actuelle des Élections est, absolument incompatible avec l'existence de la Royauté, les vices les plus grossiers de cette loi tant qu'ils n'étaient pas manifestés par l'expérience, pouvaient être considérés comme de nature à n'être pas aperçus par tout le monde; et l'on conçoit qu'un prince, esclave de sa parole et jaloux, avant tout de l'amour et de l'estime de son peuple, ait voulu, au risque même de se créer pour l'avenir de plus grandes difficultés justifier aux yeux les plus fascinés la nécessité absolue où il se trouvait, dans l'intérêt même de la Charte, de sortir momentanément des règles établies pour des temps de paix et de fidélité et d'avoir recours aux moyens extraordinaires que cette même Charte d'une part et de l'autre les droits inhérents à sa couronne, ont placés entre ses mains.

Mais qu'il ait été plus ou moins utile de soumettre la loi des Élections à une dernière épreuve, c'est un point qui n'est plus aujourd'hui d'aucun intérêt. Les Collèges électoraux ont été convoqués; on leur a demandé une nouvel le Chambre, une chambre moins hostile que l'ancienne aux prérogatives de la Couronne, et plus en état d'apprécier et de satisfaire les besoins de la Royauté. Ils ont répondu par la Chambre actuelle: la voilà; elle est sous les yeux du Roi; toute remplie de sombres projets, d'espérances séditieuses, et portant sur son front la redoutable empreinte des sentiments de désaffection et de répugnance qui ont présidé à sa composition.



Quel parti prendra la Royauté, en présence d'un pareil danger? Doit-elle faire face à la révolte ? Doit-elle céder à ses menaces, et, dans la crainte d'un mal plus grand, accepter sans résistance le nouveau sort que la révolution lui prépare?

Une décision d'une si haute importance exige un profond et consciencieux examen de la situation dans laquelle la Royauté se trouve placée par l'effet du nouvel ordre de choses que la Charte a établi.
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Dernière édition par Henryk le Sam 17 Jan - 17:29 (2015); édité 1 fois
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Henryk
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MessagePosté le: Lun 6 Jan - 23:41 (2014)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836) Répondre en citant



1824
Source: l'ami de la religion et du roi












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MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:46 (2016)    Sujet du message: Charles X (1757-1824-1836)

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