Forum du Royaume de France Index du Forum

Forum du Royaume de France
« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

la canonisation du roi Louis XVI
Aller à la page: 1, 2, 3  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Actualité -> Religion
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Svetozar
Comte

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mai 2012
Messages: 920
Localisation: Russia
Masculin

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 04:35 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Si je voudrais apprendre il y avait une canonisation ou se planifie la canonisation du roi Louis XVI par l'église catholique ?

Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 8 Mai - 04:35 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Semper Fidelis
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 03 Mar 2012
Messages: 737
Localisation: Vivarais
Religion: Catholique Romain
Masculin

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 07:21 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Quelques semaines après l'exécution du Roi Louis XVI le Pape Pie VI dans un grand discours adressé au collège des cardinaux n'avait pas hésité à donner le titre de martyr à l'infortuné Roi de France 
(j'ai publié ce texte ici >  http://leblogdumesnil.unblog.fr/2008/01/21/85du-martyre-de-louis-xvi/ )
toutefois, malgré ces paroles fortes, il n'y a jamais eu de démarche officielle engagée pour une éventuelle béatification du Souverain :
il suffirait cependant de peu de choses pour y arriver = une enquête sérieuse pour attester que c'est bien en haine de la foi que le Roi a été mis à mort... puisque pour les martyrs l'Eglise ne demande pas de miracles, la preuve de la mort "in odio fidei" suffit.
Mais jusqu'à nos jours les considérations politiques paralysent toute démarche.
_________________
« Le trône de Saint Louis sans la religion de Saint Louis est une supposition absurde ».

(Chateaubriand)


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
REQUETE CARLISTE
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 06 Aoû 2011
Messages: 1 150
Localisation: Provence
Religion: catholique romain FSSPX
Masculin

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 08:01 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

J ai lu sur le net que la demande de canonisation devait venir des autorités religieuse du lieu du martyr! Si c'est exact, il faudrait que la demande émane de l'archevêque de Paris!  ?????                                                                                                                    Dans ce cas on est pas prêt de voir venir la demande de l'épiscopat français actuel?                                                                              Il n'en a pas été de même en Russie. Sortie du communisme, l'Eglise orthodoxe de Russie a canonisé le Tsar Nicolas II et sa famille le 14 août 2000. Ils sont inscrit dans le martyrologie de l'Eglise orthodoxe! Le 17 juillet est vénère Saint tsar Nicolas et le lieu de pèlerinage est situé à Ekaterinbourg dans une église construite sur le lieu même du massacre!
_________________
POUR DIEU, LA PATRIE ET LE ROI



Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
V.F.H.78
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 8 Mai - 08:21 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Le tsar Nicolas II de Russie canonisé, l'empereur Charles Ier d'Autriche canonisé... Malheureusement il est clair que nous ne sommes pas prêts de voir la béatification du roi martyr Louis XVI... La haine des anciens rois de France par la République est tellement tenace que le clergé n'ira pas dans ce sens j'en ai bien peur. Et pourtant! il suffirait de peu de choses pour y arriver comme vous dites frère Maximilien Marie.
Toutefois on peut remarquer une légère tentative de réhabilitation de Louis XVI, dans les médias notamment, depuis ces deux dernières années. C'est un bon début.


Revenir en haut
Solognot
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

Inscrit le: 07 Avr 2012
Messages: 561
Localisation: Au bord du lac Léman
Religion: Catholique
Masculin

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 09:40 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Si demain la France sombre dans l'Islam, comme elle semble y aller à grande vitesse, l'église alors pourrait (devrait ?) donner un signal fort en canonisant Louis XVI.  Elle pourrait en appeler au retour du Christ et de son lieutenant en France face à cette république qui s'est donnée à Satan. Alors sans doute pourrions nous lever une armée de Chouans  pour remettre le Roi sur le trône ?
_________________
Si vis pacem, para bellum


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 11:07 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Je pense que ce n'est pas d'actualité. Toutes les personnes de la famille royales, ont apparamment une  chappe de plomb a Rome sur leur procès. Les prêtres réfractaires, les religieuses qui sont canonisés ou béatifié, ne le sont que pour le démocrate chrétien.  La béatification des martyrs du génocide vendéen est un symbole moins fort.

Madame Elisabeth qui est une personne d'une grande charité, est toujours dans le flou. Nous ne pouvons que demandez leurs intercessions pour des miracles.

"La république intervient, non de manière officielle, mais efficace concernant toute action émanant du Saint-Siège et qui pourrait lui déplaire.
La nomination des évêques est soumise à son contrôle et la béatification de membres de la famille royale serait considérée comme un casus belli.

Il fut un temps question du procès en béatification de Louis XVI, martyre de la foi. Un véto a été signifié au Vatican qui a obtempéré.

Vous connaissez l’Eglise, sans doute aussi bien que moi, et la nécessité qui lui tient lieu parfois de loi."
_________________


Dernière édition par Henryk le Lun 18 Juin - 08:04 (2012); édité 1 fois
Revenir en haut
Svetozar
Comte

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mai 2012
Messages: 920
Localisation: Russia
Masculin

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 11:24 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Comment je vois en France l'église catholique dépend du gouvernement ? Vous n'aviez pas de communisme, mais il paraît l'église "sous les cinquièmes démocraties". À Rossi la famille royale est rangée le saint. Je ne vois pas la différence spéciale entre Nikolay II et Louis XVI.

Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 11:49 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Madame Elisabeth, Philippine-Marie-Hélène de France (3 mai 1764, Versailles- 10 mai 1794, Paris)

Le 9 mai 1794, au Temple, vers 20 h , au moment où Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI, et sa nièce, Madame Royale, allaient se coucher, on heurta à leur porte.


Ma tante, raconte la fille de Louis XVI, dit qu'elle passait sa robe. Elle ouvrit quand elle fut habillée.
On lui dit:
- Citoyenne, descend!
- Et ma nièce ?
- On s'en occupera après.
Ma tante m'embrassa et me dit de me calmer, qu'elle allait remonter.
- Non, tu ne remonteras pas, prends ton bonnet et descends.



On l'accabla alors de grossièretés et d'injures; elle les souffrit avec patience, prit son bonnet, m'embrassa encore et me dit d'avoir du courage et de la fermeté, d'ésperer toujours en Dieu, de me servir des bons principes de religion que mes parents m'avaient donnés, et de ne point manquer aux dernières recommandations de mon père et de ma mère. Elle sortit. En bas, on visite ses poches, on lui fait traverser les cours sous une pluie battante et on la mène en fiacre à la Conciergerie. A dix heures du soir, on l'introduit dans la salle du Conseil, où le juge Deliège, en compagnie de Fouquier-Tinville, lui inflige un premier interrogatoire :

- Avez-vous, avec le dernier tyran, conspiré contre la sûreté et la liberté du peuple français ? - J'ignore à qui vous donnez ce titre, mais je n'ai désiré que le bonheur des Français.



- Avez-vous entretenu des correspondances et des intelligences avec les ennemis extérieurs et intérieurs de la République, notamment avec les frères de Capet et les vôtres, et ne leur avez-vous pas fourni des secours en argent ?
 - Je n'ai jamais connu que des amis des Français. Jamais je n'ai fourni de secours à mes frères, et depuis le mois d'août 1792, je n'ai reçu de leurs nouvelles ni ne leur ai donné des miennes.



- Qu'avez-vous fait dans la nuit du 9 au 10 août 1792 ? (prise des Tuileries)-
Je suis restée dans la chambre de mon frère, et nous avons veillé.




- Je vous observe qu'ayant chacun vos appartements, il es étrange que vous vous soyez réunis dans celui de votre frère, et sans doute cette réunion avait un motif que je vous interpelle d'expliquer.
 - Je n'avais d'autre motif que celui de me réunir toujours chez mon frère lorsqu'il y avait du mouvement dans Paris.





- Et cette même nuit, n'avez-vous pas été avec Marie-Antoinette, dans la salle où les Suisses étaient occupés à faire des cartouches ?
- Je n'y ai pas été, et n'ai nulle connaissance de cette salle…

- Lors de l'évasion du 20 juin, n'est-ce pas vous qui avez amené les enfants ?
- Non, je suis sortie seule.




- Avez-vous un défenseur ou voulez-vous en nommer un ?
- Je n'en connais pas.

On lui désigna d'office Chaveau-Lagarde. Mais à quoi bon? Donne-t-on un défenseur à la brebis qu'on va égorger? Lisons d'ailleurs la Note historique de Chaveau-Lagarde :
Je me présentais à l'instant à la prison pour m'entretenir avec elle de son acte d'accusation. On ne voulait pas que je lui parlasse. Fouquier-Tinville eut la perfidie de me tromper en m'assurant qu'elle ne serait pas jugée de sitôt, et il me refusa l'autorisation de conférer avec elle. Le lendemain, qu'elle ne fut pas ma surprise, lorsque, m'étant rendu au tribunal, j'aperçus Madame Elisabeth environnée d'une foule d'autres accusés, sur le haut des gradins, où on l'avais placé tout exprès la première pour la mettre plus en évidence. On la jugea, en effet, dès le lendemain, le 10 mai 1794.

La “fournée” (sic) était de vingt-cinq têtes, 

Une Parisienne “vivant de ses revenus”, Denise Briard (52 ans);
Un ex-employé à l'habillement des troupes, Louis Letellier (21 ans);
Un tailleur, ex-sous-lieutenant de marine, Charles Cressy-Champmillon (33ans);
Un ex-officier municipal de la commune de Paris, l'apothicaire Georges Follope (64 ans), qui, de service au Temple, avait manifesté trop de commisération pour les prisonniers royaux;

De vils aristocrates :



la marquise de l'Aigle, veuve (55ans)
 le comte Leneuf-Sourdeval (69 ans)
 la marquise de Crussal-d'Amboise (64 ans) qui avait peur de tout et qui exhortée à la suite de Madame va tenir seule devant ses juges et bourreaux.
Françoise de Canisy, veuve du comte de Montmorin, l'ancien ministre des Affaires Etrangères, acquitté par le tribunal du 17 août 1792, mais massacré dans sa prison en septembre, et son fils, le sous-lieutenant de chasseurs Antoine de Montmorin (22 ans)
la marquise de Sénozans, soeur de Lamoignon de Malesherbes (76 ans). Puis, un groupe de quatorze personnages, que l'épicier Maure, conventionnel en mission dans l'Yonne, apôtre de la Raison, avait expédiés d'Auxerre au tribunal :

Louis-Claude Lhermite de Champbertrand, chanoine de Sens (60 ans)
sa soeur, la comtesse de Rosset, femme d'un maréchal de camp (65 ans), et sa parente, Mme de Rosset-Cercy, femme d'un officier de marine (44 ans)
trois membres de la famille Mégret : Antoine Mégret-Sérilly, ancien trésorier général de la guerre (48 ans), sa femme (31 ans), et Antoine Mégret d'Etigny, ex-aide-major des gardes françaises (46 ans)et deux domestiques de la même famille, J.-R. Lhost et Antoine Dubois
 Théodore Halle (26 ans)
l'ancien ministre de la Guerre de Loménie de Brienne
l'ancien colonel de chasseurs Alexandre de Loménie (36 ans)
l'ancien coadjuteur de l'archevêque de Sens, Martial de Loménie (30 ans)
Charles de Loménie (33 ans) et sa soeur Charlotte de Loménie (29 ans).

Après la condamnation, Fouquier-T ayant observé à Dumas que la princesse n'avait pas poussé une plainte : De quoi se plaindrait-elle donc, Elisabeth de France, répondit avec une gaieté féroce le président du tribunal; ne lui avons-nous pas formé une cour d'aristocrates dignes d'elle? Rien ne l'empêchera encore de se croire dans les salons de Versailles quand elle va se voir au pied de la guillotine, entourée de toute cette noblesse fidèle.
C'est bien elle, en effet, c'est son âme sublime qui va dominer cette cour sanglante, et c'est sur elle avant tout que s'acharne l'accusateur public.
Un seul acte d'accusation englobe les vingt-cinq victimes qui s'ignorent ou qui ne se sont pas revues depuis plusieurs années. Un seul témoin est entendu, une femme qui connaissait la marquise de l'Aigle.




L'interrrogatoire est  inexistant, et les charges sont nulles. Dumas reproche, au comte de Brienne, d'avoir été ministre en 1788 et de s'être fait nommer maire par une commune qu'il avait comblé de bienfaits.

On les rend coupable, non pas même de ce qu'ils ont fait, mais de ce qu'ils ont pu faire:
Pour Madame Elisabeth, les pièces sont  celles qui ont servi pour Louis XVI et Marie-Antoinette, et cela suffit, puisque l'on la va tuer uniquement en raison de son sang royal, du sang de cette... “OFF", rappelle Fouquier-Tinville, “ON”  … Lisons quelques autres passages du réquisitoire : Elisabeth a coopéré à toutes les trames, à tous les complots formés pas ses infâmes frères, par la scélérate et impudique Antoinette, et toute la horde de conspirateurs qui s'était réunie autour d'eux… elle encourage les assassins de la patrie…


Elisabeth avait médité avait Capet et Antoinette le massacre des citoyens de Paris dans l'immortelle journée du 10 août. Elle veillait dans l'espoir d'être témoin de ce carnage nocturne, elle aidait la barbare Antoinette à mordre les balles et encourageait par ses discours les jeunes personnes que des prêtres fanatiques avaient conduites au château pour cette horrible occupation.

Enfin, trompée dans l'espoir que toute cette horde de conspirateurs avait… elle fuit au jour avec le tyran et sa femme et va attendre dans le temple de la souveraineté nationale que la horde des esclaves soudoyés et dévoués aux forfaits de cette cour parricide ait noyé dans le sang des citoyens de la liberté, et lui eût foufni les moyens d'égorger ensuite ses représentants…

Enfin, on l'a vue, depuis le suplice du plus coupable des tyrans qui ont déshonnoré la nature humaine, provoquer le rétablissement de la tyrannie en prodiguant avec Antoinette au fils Capet les hommages de la royauté et les prétendus honneurs du trône.


Madame Elisabeth y répond avec simplicité, une dignité, un calme merveilleux :



- N'avez-vous pas donné des soins, pansés vous-mêmes les blesssures des assassins envoyés aux Champs-Elysées contre les braves Marseillais ?
- Je n'ai jamais su que mon frère eût envoyé des assassins contre qui que ce soit. S'il m'est arrivé de donner des secours à quelques blessés, l'humanité seule a pu me conduire. Je n'ai point eu besoin de m'informer de la cause de leurs maux pour m'occuper de leur soulagement. Je ne m'en fait un mérite, et je n'imagine pas que l'on puisse m'en faire un crime…


- L'accusée Elisabeth, dont le plan de défense est de nier tout ce qui est à sa charge, aura-t-elle la bonne foi de convenir qu'elle a bercé le petit Capet de l'espoir de succéder au trône de son père, et qu'elle a ainsi provoqué la royauté ?
- Je causais familièrement avec cette infortuné qui m'étais à plus d'un titre, et je lui administrais, sans conséquence, les consolations qui me paraissaient capables de le dédommager de la perte de ceux qui lui avaient donné le jour.

- C'est convenir, en d'autres termes, que vous nourrissiez le petit Capet des projets de vengeances que vous et les vôtres de faire contre la liberté, et que vous vous flattiez de relevé les débris d'un trône brisé en l'inondant du sang des patriotes...

Les jurés, les solides -ceux qui condamnaient toujours- étaient éclairés. Et l'on préférerait qu'un avocat n'eût pas fait aux assassins l'honneur d'intervenir.





Chauveau-Lagarde, pourtant,
se leva et prononça une courte défense : là où il n'y a aucun élément légal de conviction, observa-t-il, il ne saurait y avoir de conviction légale; tous les débats consistaient dans les réponses de l'accusée, et ces réponses, loin de la condamner, ne prouvaient que la bonté de son coeur et l'héroisme de l'amitié : la princesse, qui avait été à la cour de France le plus parfait modèle de toutes les vertus, ne pouvait d'ailleurs être l'ennemis des Français…


Dumas, furieux,
reproche alors à l'avocat de “corrompre la morale publique” en parlant des “prétendues vertus de l'accusée”, et Madame Elisabeth, jusqu'alors insensible à sa propre situation, se montra tout à coup émue des dangers courus par son défenseur. La “conviction légale” n'avait cependant rien à voir dans cette affaire; ou plutôt nous savons en quoi elle consistait. Le jugement de condamnation avait été dressé à l'avance et signé en blanc, comme le prouve l'espace vide qui, dans l'original, sépare le corps de l'acte de la formule finale et de la signature des juges. D'ordinaire,



les bières sont  à la porte de la Conciergerie. Parquées dans l'étroite et obscure salle des condamnés à mort, assises sur les bancs de bois qui faisaient face à une cloison vitrée, les victimes assistaient à leur toilette funèbre.


La vieille marquise de Sénozans (76 ans) se lamentait.
La comtesse de Montmorin, après avoir vu massacré son mari, ne pouvait se résigner à voir périr avec elle son fils de vingt-deux ans. Madame Elisabeth, sereine, les réconfortait :
 - On n'exige point de nous, disait-elle, tel des anciens martyrs, le sacrifice de nos croyances; on ne nous demande que l'abandon de notre misérable vie : faisons à Dieu ce faible sacrifice avec résignation. Au bout d'une heure, on fit l'appel suprême, les victimes montèrent sur les charettes. Madame Elisabeth monte à l'échelle avec Madame de Sénozans et de Crussol; au Pont-Neuf, le mouchoir blanc qui couvrait sa tête se détache et c'est tête nue qu' elle va jusqu'à la place de la Révolution, montrant à tous sa modeste et pieuse sérénité.




Le médecin Dacy, qui croisa les charettes, rentre chez lui bouleversé, et dit à sa femme en pleurant : - Je viens de voir un ange allant à l'échafaud !  Elle fut appellée  aussi par les parisiens “Sainte Geneviève des Tuileries”.


Elle descend la première, s'assied, le dos à l'échaffaud, sur la banquette de bois où l'on attend son tour; puis -raconte un officier municipal, Moelle, témoin oculaire- “répand un angélique sourire sur les compagnons de sa mort, lève les yeux au ciel, les reporte sur eux, et leur dit ainsi que c'est au ciel qu'ils vont se réunir.” La vieille marquise de Crussol d'Amboise est appelée la première : elle se lève, s'incline devant la jeune princesse, lui demande la permission de l'embrasser, et va livrer sa tête au bourreau.

Les autres femmes l'imitent à son tour, et tout à tout aussi les hommes viennent s'incliner devant la royale victime qu'on a réservé pour la fin.

Avant de mourir, le sous-lieutenant de Montmorin répond aux hurlements de la populace par le cri de Vive le Roi! et le domestique, Baptiste Dubois, répète ce cri vibrant. Madame Elisabeth récite le De Profundis pour ceux qui déjà ne sont plus. L'avant dernier est le chanoine de Champbertrand, dont elle reçoit une suprême absolution.
Elle se lève enfin, et monte à l'échaffaud d'un pas si ferme que le bourreau renonce à la soutenir. Au moment où on l'attache, debout sur la planche redressée, son fichu de linon tombe et laisse apparaitre sur sa poitrine une médaille de la Vierge. Le tambour ne sonnera pas car le capitaine est pris d'un malaise. La planche bascule, et s'accomplit le martyre.

” Une odeur de rose, rapporte Madame de Genlis, se répandit sur la place Louis XV.”

Le corps, décapité, fut placé sur le tas de cadavres qui remplissaient la grande charrette et y baignaient, au fond, dans le sang. Au cimetière de la Madeleine, il fut dépouillé, abandonné ainsi sur le sol, puis précipité dans l'énorme fosse de douze à quinze pieds de longueur et de largeur, de dix-huit pieds de profondeur, dans la fosse commune où les ossements se confondirent à ce point avec les autres qu'il fut impossible de les identifier en 1817.



_________________


Dernière édition par Henryk le Jeu 7 Juin - 22:33 (2012); édité 2 fois
Revenir en haut
Solognot
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

Inscrit le: 07 Avr 2012
Messages: 561
Localisation: Au bord du lac Léman
Religion: Catholique
Masculin

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 12:08 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

J'ai la rage quand je lis ça...que d'assassinats alors que l'école de la république nous parle d'exécutions 
_________________
Si vis pacem, para bellum


Revenir en haut
Svetozar
Comte

Hors ligne

Inscrit le: 06 Mai 2012
Messages: 920
Localisation: Russia
Masculin

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 12:40 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

La martyre sacrée Elizaveta, la soeur de l'impératrice Aleksandry, était rangée le saint en 1992. La famille royale en 2000. Le nombre des nouveaux martyrs est innombrable. Dans la ville de Kasli que non loin de la place où je vis, on range le saint 3 prêtres.
Mais une grande signification a la mise au nombre du saint de l'empereur NikolayII, puisque jusqu'ici en Russie il y a des gens enivré par la propagande communiste et répondant mal sur le dernier monarque.
Mais en Russie il y avait un respect de Nikolay II et dessinaient ses icônes, mettaient les chandelles devant ses portraits, longtemps avant la canonisation. Si mettent les représentations de Louis XVI en France avec les icônes ?
Je portais le portrait de l'empereur sur les poitrines (le rouble avec son portrait) longtemps avant la canonisation.


Revenir en haut
REQUETE CARLISTE
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 06 Aoû 2011
Messages: 1 150
Localisation: Provence
Religion: catholique romain FSSPX
Masculin

MessagePosté le: Mar 8 Mai - 20:58 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

En effet cette lecture nous remplis de rage! Excusez moi. Comment ne pas avoir de mépris pour toute ces personnes nous disant qu'il faut aider la république! Aidez la nation! Je n'ai que dégoût pour cette république! Comment comprendre ces nationaux catholiques? Soutiens inconditionnels de ce régime fondée sur le mensonge et dont l'acte de naissance baigne dans le sang!
_________________
POUR DIEU, LA PATRIE ET LE ROI



Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mer 9 Mai - 20:12 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Sur Elisabeth Fédérovna, (page 54 à 64)
livre (Les nouveaux martyrs de Russie) de Michel Polsky
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Lun 18 Juin - 08:10 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Svetozar a écrit:
La martyre sacrée Elizaveta, la soeur de l'impératrice Aleksandry, était rangée le saint en 1992. La famille royale en 2000. Le nombre des nouveaux martyrs est innombrable. Dans la ville de Kasli que non loin de la place où je vis, on range le saint 3 prêtres. Mais une grande signification a la mise au nombre du saint de l'empereur NikolayII, puisque jusqu'ici en Russie il y a des gens enivré par la propagande communiste et répondant mal sur le dernier monarque.
Mais en Russie il y avait un respect de Nikolay II et dessinaient ses icônes, mettaient les chandelles devant ses portraits, longtemps avant la canonisation. Si mettent les représentations de Louis XVI en France avec les icônes ?
Je portais le portrait de l'empereur sur les poitrines (le rouble avec son portrait) longtemps avant la canonisation.


Merci Svetozar, pour ces gestes de vénération pour le Tsar Nicolas II.
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mar 19 Juin - 22:29 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2009/01/16/162-les-dernieres-heures-de-sa-m…


Les dernières heures de Sa Majesté le Roy Louis XVI.

Le 20 janvier, le ministre de la Justice Garat vint signifier au Roy le décret qui le condamnait à mort. Le secrétaire du Conseil exécutif Grouvelle, chevrotant, lut la sentence. Le Roy l'écouta sans un mot. Il remit à Garat une lettre demandant un délai de trois jours pour se préparer à la mort, l'autorisation de revoir sa famille et d'appeler auprès de lui un prêtre de son choix. Pour ce ministère, il désignait l'abbé Henri Essex Edgeworth de Firmont. La Convention rejeta le délai, mais accorda les autres demandes. Le décret proposé par Cambacérès portait que «la nation française, aussi grande dans sa bienfaisance que rigoureuse dans sa justice, prendra soin de la famille du condamné et lui fera un sort convenable»Ce « sort convenable », on le connaît…Garat fit donc prévenir l'abbé Edgeworth et le ramena lui-même au Temple dans sa voiture. Le prêtre voulut échanger son habit bourgeois contre un costume ecclésiastique, mais Garat lui dit:



- C'est inutile, d'ailleurs le temps nous presse.

Le 20 janvier à six heures du soir, le confesseur entra chez le Roy. Tous les assistants s'étant écartés, ils restèrent seuls. Louis XVI parla un moment avec l'abbé et lui lut son testament. Puis il le pria de passer dans le cabinet voisin pour lui permettre de recevoir sa famille.La porte s'ouvrit et la Reine entra, tenant son fils par la main ; derrière venaient Madame Elisabeth et Madame Royale. Tous pleuraient. Ils ne savaient rien de précis encore, mais ils craignaient le pire. Le Roy s'assit, entouré de son épouse et de sa soeur. Sa fille était en face de lui et il tenait l'enfant entre ses genoux. Avec de tendres ménagements, à voix basse, il les avertit. Par la porte vitrée, Cléry les vit s'étreindre en sanglotant.Tenant ses mains dans les siennes, Louis XVI fit jurer à son fils de ne jamais songer à venger sa mort. Il le bénit et bénit sa fille. Par instants, il gardait le silence et mêlait ses larmes aux leurs. Cette scène poignante se prolongea plus d'une heure et demie… A la fin, quel que soit son courage, il n'en put plus. Il se leva et conduisit sa famille vers la porte. Comme ils voulaient rester encore et s'attachaient à lui en gémissant, il dit:



- Je vous assure que je vous verrai demain matin à huit heures.

- Vous nous le promettez? supplièrent-ils ensemble.

- Oui, je vous le promets.

- Pourquoi pas à sept heures? dit la Reine.

- Eh bien oui, à sept heures… Adieu.

Malgré lui, cet adieu rendit un son tel que les malheureux ne purent étouffer leurs cris. Madame Royale tomba évanouie aux pieds de son père. Cléry et Madame Elisabeth la relevèrent. Le Roy les embrassa tous encore, et doucement les poussa hors de sa chambre.

- Adieu, adieu, répétait-il, avec un geste navrant de la main.

Il rejoignit l'abbé Edgeworth dans le petit cabinet pratiqué dans la tourelle.

- Hélas, murmura-t-il, il faut que j 'aime et sois tendrement aimé!

Sa fermeté revenue, il s'entretint avec le prêtre. Jusqu'à minuit et demi, le Roy demeura avec son confesseur. Puis il se coucha. Cléry voulut lui rouler les cheveux comme d'habitude.

- Ce n'est pas la peine, dit Louis XVI.

Quand le valet de chambre ferma les rideaux, il ajouta : « Cléry, vous m'éveillerez demain à cinq heures.» Et il s'endormit d'un profond sommeil.

21 janvier 1793 :A cinq heures, Cléry allume le feu. Au peu de bruit qu'il fait, Louis XVI ouvre les yeux, tire son rideau :


- Cinq heures sont-elles sonnées?

- Sire, elles le sont à plusieurs horloges, mais pas encore à la pendule.

- J'ai bien dormi, dit le Roy, j'en avais besoin, la journée d'hier m'avait fatigué. Où est Monsieur de Firmont?

- Sur mon lit.

- Et vous? où avez-vous dormi?

- Sur cette chaise.

- J'en suis fâché, murmure Louis XVI, soucieux toujours du bien-être de ses serviteurs.

- Ah, Sire, dit Cléry en lui baisant la main, puis-je penser à moi dans ce moment?

Il habille et coiffe son maître devant plusieurs municipaux qui, sans respect, sont entrés dans la chambre. Puis il transporte une commode au milieu de la pièce pour servir d'autel. Revêtu de la chasuble, l'abbé commence la messe, que sert Cléry. Le Roy l'entend à genoux et reçoit la communion, il remercie ensuite le valet de chambre de ses soins et lui recommande son fils.

- Vous lui remettrez ce cachet, vous donnerez cet anneau à la Reine, dites-lui que je le quitte avec peine… Ce petit paquet contient des cheveux de toute ma famille, vous le lui remettrez aussi. Dites à la Reine, à mes chers enfants, à ma soeur, que je leur avais promis de les voir ce matin, mais que j 'ai voulu leur épargner la douleur d'une séparation nouvelle…

Essuyant ses larmes, il murmure alors:

- Je vous charge de leur faire mes adieux.

Il s'est approché du feu, y réchauffe ses mains froides. Il a demandé des ciseaux pour que Cléry lui coupe les cheveux au lieu du bourreau. Les municipaux, défiants, les refusent.Dans l'aube triste de ce dimanche d'hiver, un grand bruit environne la Tour. Alertées par la Commune, toutes les troupes de Paris sont sous les armes. L'assassinat, la veille au soir, de Lepeletier de Saint-Fargeau, l'exalté Montagnard, tué d'un coup de sabre par l'ancien garde du corps Deparis, a fait redoubler les précautions militaires. Partout les tambours battent la générale. Les sections armées défilent dans les rues, les vitres résonnent du passage des canons sur les pavés. A huit heures Santerre arrive au Temple avec des commissaires de la Commune et des gendarmes. Nul ne se découvre.

- Vous venez me chercher? interroge le roi.

- Oui.

- Je vous demande une minute.

Il rentre dans son cabinet, s'y munit de son testament et le tend à un municipal qui se trouve être le prêtre défroqué Jacques Roux.

- Je vous prie de remettre ce papier à la Reine… Il se reprend, et dit: « à ma femme. »

- Cela ne me regarde point, répond Roux. Je ne suis pas ici pour faire vos commissions, mais pour vous conduire à l'échafaud.

- C'est juste, dit Louis XVI.

Un autre commissaire s'empare du testament qu'il remettra non à la Reine, mais à la Commune *.Louis XVI est vêtu d'un habit brun, avec gilet blanc, culotte grise, bas de soie blancs. Cléry lui présente sa redingote.


- Je n'en ai pas besoin, donnez-moi seulement mon chapeau.

Il lui serre fortement la main, puis, regardant Santerre, dit :

- Partons!

D'un pas égal, il descend l'escalier de la prison. Dans la première cour, il se retourne et regarde à deux reprises l'étage où sont les siens : au double roulement qui a retenti lorsqu'il a franchi la porte de la Tour, ils se sont précipités vainement vers les fenêtres, obstruées par des abat-jour.

- C'en est fait, s'écrie la Reine, nous ne le verrons plus!

Le Roy monte dans sa voiture, un coupé vert, suivi de l'abbé Edgeworth de Firmont. Un lieutenant de gendarmerie et un maréchal des logis s'assoient en face d'eux sur la banquette de devant. Précédés de grenadiers en colonnes denses, de pièces d'artillerie, d'une centaine de tambours, les chevaux partent au pas… Les fenêtres, comme les boutiques, par ordre restent closes. Dans la voiture aux vitres embuées, Louis, XVI la tête baissée, lit sur le bréviaire du prêtre les prières des agonisants.Vers dix heures, dans le jour brumeux, la voiture débouche enfin de la rue Royale sur la place de la Révolution. A droite en regardant la Seine, au milieu d'un espace encadré de canons et de cavaliers, non loin du piédestal vide qui supportait naguère la statue de Louis XV, se dresse la guillotine. La place entière est garnie de troupes. Les spectateurs ont été refoulés très loin. Il ne sort de leur multitude qu'un faible bruit, fait de milliers de halètements, de milliers de soupirs. Tout de suite, sur un ordre de Santerre, l'éclat assourdissant des tambours l'étouffe…Il est des hommes qui toute leur vie ont paru médiocres mais dont la mort révèle la véritable grandeur : leur âme perce au moment suprême! Louis XVI fut de ces caractères apparemment médiocres que la catastrophe épure et grandit. Son règne est calomnieusement présenté comme n'ayant aucun éclat ni génie, mais nul ne peut nier que sa fin est auréolée de grandeur et de majesté.

L'exécuteur Sanson et deux de ses aides, venus à la voiture, ouvrent la portière ; Louis XVI ne descend pas tout de suite ; il achève sa prière. Au bas de l'échafaud, les bourreaux veulent le dévêtir. Il les écarte assez rudement, ôte lui-même son habit et défait son col. Puis il s'agenouille aux pieds du prêtre et reçoit sa bénédiction. Les aides l'entourent et lui prennent les mains.



- Que voulez-vous? dit-il.

- Vous lier.

- Me lier, non, je n'y consentirai jamais!

Indigné par l'affront, son visage est soudain devenu très rouge. Les bourreaux semblent décidés à user de la force. Il regarde son confesseur comme pour lui demander conseil. L'abbé Edgeworth murmure:

- Faites ce sacrifice, Sire; ce nouvel outrage est un dernier trait de ressemblance entre Votre Majesté et le Dieu qui va être sa récompense.

- Faites ce que vous voudrez, je boirai le calice jusqu'à la lie.

On lui attache donc les poignets derrière le dos avec un mouchoir, on lui coupe les cheveux. Puis il monte le roide degré de l'échafaud, appuyé lourdement sur le bras du prêtre. A la dernière marche il se redresse et, marchant d'un pas rapide, il va jusqu'à l'extrémité de la plate-forme. Là, face aux Tuileries, témoins de ses dernières grandeurs et de sa chute, faisant un signe impérieux aux tambours qui, surpris, cessent de battre, il crie d'une voix tonnante :

- Français, je suis innocent, je pardonne aux auteurs de ma mort, je prie Dieu que le sang qui va être répandu ne retombe jamais sur la France ! Et vous, peuple infortuné…

A cheval, Beaufranchet, adjudant général de Santerre, se précipite vers les tambours, leur jette un ordre. Un roulement brutal interrompt le Roy. Il frappe du pied l'échafaud :

- Silence, faites silence!

On ne l'entend plus. A quatre, les bourreaux se jettent sur lui, l'allongent sur la planche. Il se débat, pousse un cri… Le couperet tombe, faisant sauter la tête dans un double jet de sang qui rejaillit sur l'abbé Edgeworth. Sanson la prend et, la tenant par les cheveux, la montre au peuple. Des fédérés, des furieux escaladent l'échafaud et trempent leurs piques, leurs sabres, leurs mouchoirs, leurs mains dans le sang. Ils crient « Vive la nation! Vive la République! »Quelques voix leur répondent. Mais le vrai peuple reste muet. Pour le disperser, il faudra longtemps… L'abbé descend de la plate-forme et fuit, l'esprit perdu. Une tradition lui a prêté ces mots, adressés au Roy comme adieu : “Fils de Saint Louis, montez au ciel!“

_________________


Revenir en haut
Gilgalaad
Les Chevaliers de la Tradition

Hors ligne

Inscrit le: 12 Déc 2011
Messages: 166
Localisation: Crest-Drôme
Religion: Catholique traditionnel

MessagePosté le: Mer 20 Juin - 09:20 (2012)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI Répondre en citant

Henryk a écrit:

 Louis XVI fit jurer à son fils de ne jamais songer à venger sa mort.

Même si la rage nous animes en voyant ce que les barbares révolutionnaires ont commis à l'encontre de notre Famille, il ne faudra pas sombrer dans la folie et la haine le jour où nous serons ramenés a foulés la rue pour sortir la France du coma. Nous vallons mieux qu'eux !
Mais pour le crime ils paieront !
_________________
Pour Dieu, pour le Roy et pour la France !

Seigneur Dieu premier servi !


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:12 (2016)    Sujet du message: la canonisation du roi Louis XVI

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Actualité -> Religion Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3  >
Page 1 sur 3

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com