Forum du Royaume de France Index du Forum

Forum du Royaume de France
« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Sur la déportation

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Patrimoine -> Littérature
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mer 23 Mai - 11:01 (2012)    Sujet du message: Sur la déportation Répondre en citant

TROIS ANNÉES DE MA VIE , OU MA DÉPORTATION ET MA CAPTIVITÉ DANS LA GUYANE FRANÇAISE.

LE 24 juin 1798, ( fête de saint Jean-Baptiste ) , cinq cavaliers de gendarmerie, armés de toutes pièces, parurent à cinq heures du matin , dans là commune de Puydarrieux. Ils traversent le village , dont les paisibles habitans s'épuisoient en conjectures sur l'apparition imprévue de ce détachement de la force armée, se montrant pour la première fois , dans un lieu qui, pendant la durée de la révolution, n'avoit pas même été le théâtre de la plus légère émeute. Les hommes armés investissent la maison de M. Dastugue-Jacomet, où je demeurois. Je me disposois, dans ce moment, à me rendre à Sentours , paroisse voisine, dont j'étois le curé, pour y célébrer l'office divin. Le chef de l'escouade paroît à la porte de ma chambre, et m'intime un ordre signé D***, commissaire du gouvernement , par lequel il m'est enjoint de le suivre à Tarbes , pour être ensuite conduit de brigade en brigade , jusqu'à Rochefort, d'où je dois être définitivement déporté à la Guyane Française.... http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5787692c/f14.image.
autobiographie.

vue par WIkipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Déportation_en_droit_français

Les prètres déportés dans les charentes

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5815774g/f6.image.r=prètres pontons d…


_________________


Dernière édition par Henryk le Ven 13 Juil - 14:26 (2012); édité 4 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 23 Mai - 11:01 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Ven 13 Juil - 14:04 (2012)    Sujet du message: Sur la déportation Répondre en citant


_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mer 10 Oct - 17:29 (2012)    Sujet du message: Sur la déportation Répondre en citant

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k46196c/f3.image.r=Déportation rochefo…
Journal de la déportation des prètres de la Meurthe.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6130833d.r=prières pour Marie Antoine…
Crimes de la Révolution par un Abbé de Soissons
_________________


Dernière édition par Henryk le Jeu 11 Oct - 15:57 (2012); édité 1 fois
Revenir en haut
Mavendorf
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Juil 2011
Messages: 3 841
Localisation: Lorraine
Religion: Catholique Romain
Masculin

MessagePosté le: Mer 10 Oct - 17:36 (2012)    Sujet du message: Sur la déportation Répondre en citant

Journal de l'Abbé Michel :

http://beaudricourt.hautetfort.com/archive/2011/08/08/journal-de-l-abbe-mic…
_________________
Va, va et advienne que pourra...



Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Jeu 11 Oct - 16:27 (2012)    Sujet du message: Sur la déportation Répondre en citant

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62147812/
Les prisons de Paris sous la Révolution en 1792-1793

P6
La bonté du Roi, connue par des traits éclatants, fait espérer qu'enfin il abaissera ses regards sur ces mêmes prisons, où ses bienfaits et ceux de notre auguste Reine ont déjà pénétré. Avant et depuis leur avénement au trône, des actes répétés de bienfaisance et de justice ont rétabli la confiance et relevé les courages abattus. On se croit arrivé à ces temps si rares marqués pour la régénération des peuples et la consolation des âmes patriotiques.

La certitude où je suis qu'on déplaît à des hommes vertueux en les louant en face, m'impose silence et m'interdit tout éloge à l'égard dès ministres qui les conseillent et partagent avec eux les hommages de la reconnaissance publique. En général, leurs contemporains les flattent, la postérité les juge; maisjle magistrat, dans tous les temps, doit se contenter d'admirer ceux qu'il croit dignes de son estime et tâcher de les imiter.

L'humanité, la justice, l'honneur de la nation, exigent que l'on s'occupe enfin de cette partie si négligée de notre administration. Chaque particulier même y est intéressé. Quel homme, en effet, peut, malgré la pureté de son âme, assurer qu'il n'habitera point un jour la demeure destinée pour les criminels, et que ses mains innocentes ne seront point chargées des chaînes préparées pour les scélérats? »
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mar 7 Mai - 08:26 (2013)    Sujet du message: Sur la déportation Répondre en citant

Procès, condamnations exécutions

Accusations:
insermenté(e).
réfractaire.
receleur(se) de prêtre.
trouvé(e) avec des objets du fanatisme.
insermenté(e)et émigré(e)
insermenté(e)et émigré(e) rentré
Complice de brigand de la Vendée.
Contre révolutionnaire.
Discours fanatique et contre révolutionnaire.
Propos favorable aux ennemis de la république.
refus du culte à la raison
Conspirateur(rice)
fédéraliste brigand.
propagandiste.
refus d'assister aux messe constitutionnelles.
avoir gardé l'habit religieux.
retractation publique.
retractation écrite.
pratiques supertitieuses
disait son chapelet, bréviaire, priait.

Citations réprobatrices:
Aurouze,
Mme Beauzac
Auchin
Allard
Beauregard
Bédée
Bes
_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mer 8 Mai - 21:57 (2013)    Sujet du message: Sur la déportation Répondre en citant

               
























_________________


Revenir en haut
Henryk
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Mer 25 Déc - 23:55 (2013)    Sujet du message: Sur la déportation Répondre en citant

Autre extrait de TROIS ANNÉES DE MA VIE , OU MA DÉPORTATION ET MA CAPTIVITÉ DANS LA GUYANE FRANÇAISE.
...

Ce fut dans ces dispositions de zèle et de courage, que j'entendis la lecture d'un long arrêté, rédigé en considérant et en articles, lequel fixait le jour de notre déportation, et la manière dont elle devait s'effectuer. Cet arrêté était accompagné de la liste des condamnés. Chacun de nous prêtait la plus vive attention à la terrible lecture. Je ne connaissais aucun de mes compagnons d'infortune ; cependant il m'était aisé de lire leur nom sur leur physionomie, par le changement qui s'y manifestait, au moment où ce nom fatal sortait de la bouche du lecteur. Nous étions quatre-vingt-un, en me comptant. Je suppute, avec toute l'exactitude de l'attention la, plus scrupuleuse, le nombre des victimes, la longue liste tire à sa fin , et mou nom n'a pas encore frappé mon oreille; elle s'achève, et je ne suis pas nommé : j'en conclus qu'on m'exempte, de la loi commune, que de nouveaux ordres sont survenus, que ce jour-là même, ou le lendemain au plus tard, la liberté me sera rendue,
qui pourra le sentiment de joie qu'on éprouve dans ces secousses inattendues! pour moi, je désespérerais de rendre avec des expressions humaines, ce qu'il, n'appartient point au langage humain, d'exprimer.
Mes compagnons d'infortune se pressent autour de moi; ils me félicitent sur mon bonheur : je reçois avec reconnaissance ces marques d'une amitié sincère ; car, dans une égalité de malheurs, les sentiments et les affections sont vrais, et l'expression n'en est point équivoque.Toutes ces idées de patience et de résignation, dont je croyais avoir armé mon cœur contre les coups du sort, s'évanouirent devant cette faveur inespérée de la Providence. J'étais glorieux naguère, de partager la destinée des martyrs que je voyais autour de moi; je suis prêt maintenant les quitter sans peine. Loin de songer à la Guyane, je songe à ma patrie : je songe à toutes les affections, à toutes les habitudes dont jusqu'alors mon bonheur s’était composé ; et je pense que dans peu de jours je vais me retrouver au milieu des mêmes éléments, pour en recomposer une nouvelle tramé de félicité......



Mon rêve fut délicieux, mais qu'il fut court !... Le lecteur de la veille se présenta le lendemain, armé d'une liste supplémentaire. Pour cette fois, je n'eus pas longtemps à attendre : mon nom figurait seul sur le fatal papier. La voix du lecteur fit évanouir, en un moment toutes mes espérances, et me guérit, vraisemblablement pour toujours, de la manie de me livrer ainsi sans réserve à l'impression des premiers mouvements. Je me résignai donc ; et j'attendis avec un reste d'espérance, mais bien faible , la visité des officiers de santé, qui dévoient constater l'état de ceux que leurs infirmités dévoient mettre à l'abri de la déportation. Je me présentai, comme les autres, aux examinateurs : j'atteste que j’étais réellement malade ; ils décidèrent que j’étais bien portant, et que ma santé n’éprouverait point de changement dangereux, sous la ligne.



Cet examen , au reste , n’était qu'une momerie et un outrage de plus : les officiers de santé avoient ordre de ne reconnaître aucune des infirmités dont nous étions atteints. Mais, ce qui ne leur était peut-être pas ordonné, ils joignaient l'insulte à la dérision; et, se faisant un jeu cruel, de notre détresse, ils prononçaient magistralement que le changement d'air, l'influence du climat salutaire de la Guyane, produiraient en nous des effets merveilleux, nos maux devaient être promptement guéris dans les plaines du nouveau monde...
Je ne sais si ce ne fut pas avec un sentiment de joie que je vis paraître tout-à-coup , dans notre prison, une troupe de matelots, qui se chargèrent de notre bagage. Le langage grossier, les propos durs, mais non pas offensants, de ces nouveaux venus, étaient moins dégoûtants que l'inepte persiflage de nos graves examinateurs.



Deux haies de soldats bordaient le chemin que nous devions parcourir depuis la prison jusqu'au port, où des bateaux nous attendaient. Deux frégates, la Bayonaise et la Vaillante, étaient postées entre les îles de Rhé et d'Oléron , n'attendant pour mettre à la voile, que l'arrivée des captifs de Rochefort.
Nous étions cent soixante-dix-sept prêtres : cent vingt (et. je fus de ce nombre) furent embarqués sur la Bayonaise ; la Vaillante n'en reçut que cinquante-sept. Plus heureux que nous, ces derniers virent leur prison flottante devenir la proie des Anglais, ennemis alors moins redoutables et moins cruels pour des prêtres français, que leurs propres compatriotes.



On mit à la voile le 8 août. Je passerai sous silence les accidents d'une navigation longue et difficile ; je ne ferais que répéter des détails qui se trouvent déjà consignés dans les relations de la plupart des navigateurs: je bornerai donc mon récit aux circonstances qui nous sont purement personnelles.
Nous étions entassés dans l'entrepont, où on nous avait laissé si peu d'espace qu'à peine pouvions-nous remuer : toute promenade sur le pont, nous était interdite ; et la plus légère communication avec l'équipage était sévèrement défendue.



Notre nourriture consistait dans un morceau de biscuit, que nous étions forcés de disputer aux araignées et aux vers, et dans une écuelle de riz, dont la seule odeur faisait soulever l'estomac. Quelquefois les décadis, qui étaient nos jours de gala, on ajoutait à ces mauvais aliments , des fèves à moitié crues. Ce mauvais régime, les miasmes corrupteurs que nous étions obligés de respirer, les chagrins de toute espèce dont nous étions tourmentés , firent naître parmi nous une espèce de maladie épidémique, qui s’annonçait avec des symptômes effrayants ; et cependant nous ne devions attendre ni soins, ni secours, ni consolations : les chirurgiens du vaisseau ne devaient point à des prêtres les secours de leur art, l'apothicairerie nous était fermée.



Pâles et défigurés, ayant perdu tout espoir de salut, plus semblables à des spectres qu'à des hommes, nous attendions froidement notre dernière heure, dans ce calme stupide que produit la certitude d'une mort inévitable. Sept prêtres périrent ; et ce ne fut qu'à la suite des plus vives sollicitations, que nous pûmes obtenir qu'on débarrassât de leurs cadavres, le triste asile qu’occupaient encore ceux qui avoient eu le malheur de leur survivre : on envoya enfin quelques matelots qui, par un trou pratiqué dans la cuisine, lancèrent ces tristes restes dans la mer , où ils devinrent bientôt la proie des requins qui suivaient constamment le vaisseau. A tant d'angoisses, produites par ce spectacle de douleur que nous avions constamment sous les yeux, se joignaient pour le plus robuste, pour ceux qui voyaient la mer pour la première fois, (et j’étais de ce nombre) les maux inséparables d'une longue navigation : je fus tourmenté, pendant toute la traversée, d'un vomissement continuel.



On avait pris si peu de précautions pour garantir des malheureux comme nous, des accidents ordinaires à la mer, que les vagues inondaient souvent notre cachot, mouillaient nos habits et les cadres sur lesquels nous étions couchées. Aussi, notre déplorable situation inspira-t-elle-assez d'intérêt aux matelots, pour les engager à supprimer, en notre faveur le baptême de mer, cérémonie que nous n'aurions pu éviter dans d'autres circonstances, sans leur payer une rétribution qu'ils n'eurent pas le courage de nous demander.
Enfin, Cayenne-parut: les maux actuels. sont les plus terribles, et dans la plus horrible des conditions, l'espérance survit encore à nos pertes. L'espérance! elle embellit de sa riante perspective l’horizon le plus rembruni; Aveugles que nous étions ! nous espérions trouver le terme de nos souffrances dans la rade de Cayenne , où nous fûmes retenus pendant deux jours, sans qu'il nous fût permis de débarquer.
_________________


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:11 (2016)    Sujet du message: Sur la déportation

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Patrimoine -> Littérature Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com