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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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Réflexion
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Rodolphe von Thierstein
Les Chevaliers de la Couronne et de la Foi

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MessagePosté le: Ven 15 Juin - 21:45 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

Gilgalaad a écrit:
le "tour" de France

Exactement ce que fit Charles IX, d'ailleurs.
_________________
Plus fideli quam vitae- Défiance et Fidélité.


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MessagePosté le: Ven 15 Juin - 21:45 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
Messages: 3 609

MessagePosté le: Ven 15 Juin - 23:29 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

1) Attention, mon intention n'est pas de faire le procès de LOUIS XVI mais de constater ce qui c'est passé! Louis XVI était très certainement un Brave homme, un homme Bon, mais malheureusement il n'a pas eu la formation nécessaire pour être Roi! Ce n'est pas avec Rousseau qu'il pouvait être Grand! Néanmoins cette Bonté aurait du l'encourager à maintenir des ministres et des gouvernements valables notamment Turgot qui se sont devoués corps et âmes mais qui furent renvoyés sous la pression de Quelques nobles et de bourgeois dont les interets ne concordaient pas avec ceux du gouvernement. Louis XVI n'est pas LE responsable de la Révolution, c'est évident, mais peut etre aurait-il pu l'éviter! Par contre je suis persuadé (peut etre que je me trompe) que la monarchie,et par là j'entends Le Monarque et la Noblesse et une petite partie du clergé s'est décrédibiliser et a perdu en quelque sorte sa légitimité!




Le Roy Louis XVI et chrétien de plus, non "le brave homme" à renvoyé, les ministres de Louis XV, qui avait fermé les portes aux libéralisme réducteur, son Edit de Tolérance, le pardon envers Philippe Egalité et ses intrigues, le pardon envers Lafayette, Necker, Turgot, Franklin...  et le libre accés aux produits manufacturés anglais par ses ministres et intendants.Il a agit en chrétien et en Roy, son Testament le prouve. 



2)Henryk,  je ne suis pas d'accord, Richelieu a commencé la mise au pas (finie par Mazarin et Louis XIV) la haute noblesse qui depuis toujours a voulu "gérer" le roi et le royaume! Si sa politique étrangère peut prêter à commentaires et critiques sa politique intérieure dans la continuité de celle de Louis XI vise à mettre en place un Etat Fort et pour cela il fallait réduire le rôle des Nobles, en tous cas de certains nobles! Si vous appelez être "fort" de détruire le clan des Dévots, la Compagnie du St Sacrement, de s'approprier le siège de La Rochelle, de s'enrichir sur le trésor royal comme Mazarin, de taper sur la  haute noblesse,ce n'est que votre jugement et condamnation. Nous nous rappellons de la noblesse qui ne sert pas, au détriment de tant de familles nobles qui  qui servent, depuis des siècles.

3)Sur le rôle de Bonaparte je ne comprends pas bien; Toulon est une victoire pour lui, Marengo aussi et en Espagne tant qu'il y fut ça ne bronchait pas trop! de plus il n'a jamais affronté Souvorov!



Toulon est une Victoire sur les royalistes franco britanniques, comme le mythe du Pont d'Arcole.
Pour Saragosse, il n'as pas hésité a fair tirer sur les prêtres( qualifiés aujourd'hui par nos historiens de fanatiques) de la ville, qui était souvent l'avant garde de la ville. Rappelez vous comment il a humilier le Pape Pie VI et Pie VII. Rappelez vous la derstruction de la Tour du Temple. Comment peut combattre un autre Royaume catholique comme l'Autriche. Souvoroff a laisser faire la stratégie du général "Hiver", son combat contre l'homme de Talleyrand. Si vous nous relatiez l'épisode du champ de Mars, en 1797. Napoléon qui s'est couronné lui même, à gagné ses batailles en ne respectant pas les effectifs militaires. Ensuite la raison, et la Foy dicte de ne pas jouer au conquérant, sans risquer de perdre les guerres.

4)Pour le reste nous sommes d'accord, il y avait des réformes à faire et les enragés libéraux associés à la Franc-Maconnerie, aux Juifs et à certains nobles jaloux, y compris le propre frère du roi Comte de Provence, ont fait la Révolution!


C'est l'orgueil ou l'appétit du  du pouvoir, qui causa la perte de Louis XVIII. L'inertie de la Royauté est passé au dessus de la révolution et de l'Empire, par la mort expiatoire de Louis XVII, jusqu'a Charles X.


Lisez un peu ce qui est écrit, S.V.P.






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Léandre de Brisaux
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 01:25 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

Henryk a écrit:

C'est l'orgueil ou l'appétit du  du pouvoir, qui causa la perte de Louis XVIII.


Il faut tout de même lui reconnaître le redressement du pays, très affaiblit suite aux guerres napoléoniennes.
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«Être ouvert à son temps, ce n’est pas en accepter benoîtement les dérives et les propositions contre
nature.» Louis XX, le 31 mai 2015


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Comte de Chinon
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 08:05 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

1) Le Pardon c'est très bien et Chrétien, mais ce n'est pas un programme de gouvernement!!!! la Tolérance c'est quand on n'a pas les moyens de faire autrement, je ne vois pas l'interet de cet Edit
2)Qu'y-a-t-il de de mal à s'approprier le siège de la Rochelle? Ais-je justifié Mazarin pour son enrichissement? Ais-je condamné la petite noblesse? Je ne crois pas! et  si c'est ce que vous avez cru comprendre j'en suis désolé mais ce n'était pas mon but! Pour les dévots c'est possible qu'il y ait eu des debordements mais je n'ai pas étudié la question, je ne puis donc me prononcer!


3) dans le meme sens: Ais justifié les guerres d'agression de Napoleon? Ais-je justifié sa làche et anti-chrétienne politique contre les Papes? Ais-je justifié son orgueil et sa peu d'appreciation du sang de ses soldats? Non pas du tout! mon propos était au départ  d'observer son attitude lors du coup d'état de Brumaire et de comparer avec l'attitude du Roi au début de la révolution et du serment du jeu de paume!. Rien de plus! au passage la strategie du genéral hiver c'est Kutusov (et même en réalité Barclay de Tolly) et pas Suvorov qui avait passé l'arme à gauche!


4)le retour des Bourbons ne s'est pas fait si naturellement que cela à la chute de l'Empire! différentes options étaient envisagées et c'est les manoeuvres de Talleyrand (fort peu recommandable) qui ont ramené Louis XVIII. si réellement il y avait eu mort expiatoire pour amener le retour des Bourbons alors le monarchie aurait duré plus longtemps!  


Ne vous inquietez pas je lis ce qui est écrit!  
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Comte de Chinon
Capitaine-Lieutenant des Gendarmes de la reine



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Semper Fidelis
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 09:37 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

Chers Amis,


je suis cette conversation depuis son début et me suis gardé jusqu'à présent d'intervenir.
Il y a beaucoup de points sur lesquels je l'aurais pu faire 
mais j'ai préféré attendre jusqu'à ce jour pour vous faire part de mes propres remarques et observations.
En fait il y en a tellement que je vais devoir le faire en plusieurs publications.


Permettez-moi tout d'abord quelques remarques d'ordre général :


a) il faut absolument se garder de généraliser quand on veut être honnête et rigoureux : 
on ne peut ni ne doit dire « la noblesse a fait ci... » ou « le clergé a fait ça... », non ! 
Il y a des nobles, ou plus exactement encore « certains nobles en nombre plus ou moins important », qui ont fait ou dit ceci, 
et il y a des membres du clergé, ou plus exactement encore « certains membres du clergé en nombre plus ou moins important », qui ont fait ou dit cela...
A l'intérieur d'un même corps on trouve toutes les nuances d'opinions, de discours et de comportements 
et on ne peut les généraliser à l'ensemble du corps dont ils sont les membres...


b) il y a une règle absolue en histoire : « on ne juge pas du passé avec les lunettes d'aujourd'hui »
sans quoi on sombre dans une espèce d'anachronisme psychologique et moral qui fausse toutes choses.


c) s'il est toujours permis de porter un jugement de valeur sur certains comportements de tel ou tel personnage, 
on ne peut toutefois jamais enfermer un personnage historique dans ce que nous révèle un seul comportement qui est circonscrit dans un moment donné :
chaque personne a une histoire propre,  et - à l'intérieur de son histoire propre - chaque personne connaît des évolutions et des développements (ou des régressions) de sa personnalité ou de sa pensée... 
Le Louis XVI de 1774 n'est pas le Louis XVI de 1778 comme il n'est pas le Louis XVI de 1783, comme il n'est pas le Louis XVI de 1787, ni le Louis XVI de 1789, ni celui de 1791 et encore moins celui de 1793... 
Il y a certes des constantes de tempérament, de caractère... etc... mais il faut toujours nuancer et tenir compte de ces « évolutions » (dont chaque homme qui réfléchit et qui est capable de faire un examen de conscience peut constater la vérité pour son propre parcours).


d) on ne se met pas à la place de Dieu : 
Lui seul juge les reins et les coeurs, et Lui seul peut dire si tel ou tel évènement est un « châtiment ».
Nous voyons qu'il y a dans la Bible effectivement des « châtiments » : 
au moment du déluge, ou encore pour Sodome et Gomorrhe par exemple... 
Mais si la Bible parle des « châtiments » divins, elle peut le faire parce que ceux qui ont écrit la Bible l'ont fait sous l'inspiration du Saint-Esprit au point que c'est vraiment Dieu qui en est l'auteur par l'intermédiaire d'un écrivain humain. 
Pour ce qui est de l'histoire de France, ni vous ni moi n'étant dotés de cette même inspiration scripturaire, nous ne pouvons dire que la révolution (ou la guerre de 1870, ou la débâcle de 1940) a été un châtiment de Dieu pour la France, ou pour telle ou telle catégorie de Français « infidèles » (vg : « la » noblesse prévaricatrice, « le » clergé impie, « le Roi » qui n'a pas consacré la France au Sacré-Coeur en 1689... etc...) : 
Je récuse absolument (et n'en déplaise à Joseph de Maistre) cette vision de Dieu et de l'histoire qui sont théologiquement empreintes de jansénisme 
et constituent en définitive une singulière offense à la vérité de Dieu ! 
En ce qui me concerne, je ne peux pas imaginer un seul instant le Dieu de la révélation chrétienne comme une espèce de garde-chiourme en train d'épier constamment les agissements des hommes pour se réjouir à les prendre en flagrant délit de désobéissance et leur lancer ses foudres du haut d'un ciel qui ne serait qu'un Olympe christianisé :
cette conception du châtiment est bonne pour des mahométans ou des païens, elle n'est pas conforme à la révélation chrétienne.


e) quand on essaie de « relire » les évènements du passé, au lieu de réécrire l'histoire avec des « si », il est toujours bon de se poser la question suivante : 
"qu'est ce que j'aurais fait à la place de tel ou tel, si j'avais été dans les mêmes conditions que lui et ne possédant pas le recul que j'ai aujourd'hui sur la situation et sur les évènements auxquels il dut faire face?"... 
Je me permets de vous citer une anecdote qui est arrivée à la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich, mystique allemande du dernier quart du 18e siècle et du premier quart du 19e siècle (dont je signale au passage qu'elle fut « envoyée » par Dieu, par une espèce de « déplacement mystique », pour consoler la Reine Marie-Antoinette dans sa prison et l'aider à se préparer à la mort) : alors qu'elle se lamentait sur je ne sais plus quelle chose que le Bon Dieu avait permise, son ange gardien lui dit simplement ces mots : « C'est sûr, tu aurais fait tellement mieux à sa place!!!... »


f) ma dernière remarque préliminaire découle du fait que le Roi est le père de son peuple
Si nous sommes de véritables légitimistes, nous avons envers le souverain les sentiments d'un enfant vis à vis de son père : 
or lorsque son père (malheureusement) fait quelque chose qui est manifestement mauvais, un enfant a certes le droit et le devoir de ne pas l'accepter, 
mais en revanche il n'a jamais le droit d'aller divulguer partout le mal que son père a fait... 
Un véritable royaliste souffre des errements de ses Rois, mais il ne contribue pas à divulguer les fautes du Roi son père !


j'ai été long et je vous prie de m'en excuser, puisque, je vous en ai prévenu, ce n'est en outre qu'une première partie de mes réflexions sur tout ce qui a été dit précédemment...
Je crois néanmoins que cela devait être dit, 
et dit non seulement comme une opinion personnelle mais comme aussi la parole d'un religieux qui a derrière lui quelque trente années d'études tant historiques que théologiques.

_________________
« Le trône de Saint Louis sans la religion de Saint Louis est une supposition absurde ».

(Chateaubriand)


Dernière édition par Semper Fidelis le Sam 16 Juin - 13:13 (2012); édité 1 fois
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Gilgalaad
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 10:49 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

C'est pour cela qu'il est extrêmement difficile de regarder ce que le Roy aurait pu faire avec 200 ans "d’expérience".
_________________
Pour Dieu, pour le Roy et pour la France !

Seigneur Dieu premier servi !


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Semper Fidelis
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 11:25 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

J'en viens maintenant à quelques points qui sont « accessoires » par rapport au thème principal de la réflexion de notre ami Comte de Chinon, 
et sur lesquels ont rebondi quelques uns des intervenants de cette discussion :


a) Les causes et les éléments qui interviennent dans le cours de la révolution sont multiples 
et les relations qu'il y a entre les unes et les autres sont complexes ; tout cela demande beaucoup de nuances et de prudence.
On ne peut pas attribuer la révolution à une seule chose.
  • Il y avait une « évolution » des mentalités, sous l'effet du fameux « esprit des lumières » 
    (dont le fond est l'anti-catholicisme, le refus des dogmes et l'opposition à la Révélation). 
    Ne nous leurrons pas : 
    Louis XVI et une partie de la Cour n'échappaient pas à ces influences pernicieuses qui avaient finir par imprégner toute la société.


  • La personnalité de Louis XVI : 1) qu'il fut bon, oui, c'est indéniable ; 
    2) mais son tempérament que l'on a qualifié d'indécis et de faible est bien autre chose que cela : ni faible, ni indécis, il appartient à un profil psychologique tellement plus complexe et que l'on fausse totalement à vouloir le réduire à quelques qualificatifs ; 
    3) son éducation : il est clair que l'on touche ici à un point spécialement négatif : 
     faire du « Télémaque » de Fénélon l'ouvrage de base d'un futur souverain est à mes yeux véritablement criminel et lourd de graves conséquences... 
    4) néanmoins il me paraît absolument incongru de répéter à la suite des calomnies colportées dès son règne 
    (et indéfiniment répétées depuis par les « historiens »), que Louis XVI n'était pas préparé à régner : 
    oui, bien sûr, il y a la scène émouvante - à la mort de Louis XV – où le jeune Roi et Marie-Antoinette se jettent à genoux et dans les bras l'un de l'autre s'écrient : « Mon Dieu, nous régnons trop jeunes... » 
    mais, que diable !, cessons de prendre cette scène « dans le goût de l'époque » pour un dogme et sachons faire la part des choses... 
    5) « Louis XVI n'eût point dû régner il n'est devenu Dauphin qu'à la mort de son frère aîné, Bourgogne, et donc il ne fut point éduqué pour gouverner »... Quelle idiotie ! Vous en avez encore des comme celle-là ?
    Le Duc de Bourgogne meurt en 1761 et le duc de Berry a 7 ans à ce moment là, son éducation est loin d'être achevée :
    il ne devient Roi que 13 ans plus tard... 
    Si Bourgogne fût décédé en 1772 ou 1773, j'eusse pu comprendre un peu l'argument, 
    mais quand on veut bien se donner la peine de regarder les dates, cette fable perd toute crédibilité ! 
    6) Comte de Chinon a écrit que « Louis XVI a été éduqué par Rousseau » : 
    en voilà une autre qui est bien bonne!!!
    il est avéré que Louis XVI n'a pas lu Rousseau... non plus que Marie-Antoinette d'ailleurs. 
    Comme je l'ai dit plus haut, les idées étaient dans « l'air du temps » et si le Roi s'est éloigné en quelques matières de la ligne traditionnelle de la monarchie capétienne dans les débuts de son règne c'est bien davantage la faute à Fénélon qu'à Rousseau ! 
    7) ce qui est vrai en revanche c'est que la transmission de la doctrine monarchique traditionnelle, à laquelle Louis XV a été fidèle parce qu'il l'avait reçue de son précepteur l'abbé (plus tard cardinal) de Fleury, en absolue continuité avec l'esprit du Grand Roi, ne s'est pas faite entre Louis XV et Louis XVI... 
    et la faute en est au parti dévôt qui a tenu le Dauphin éloigné du Roi son grand'père
    Lire les ouvrages de Paul del Perugia et de Michel Antoine sur Louis XV et les ouvrages de Paul et Pierrette Girault de Coursac sur l'éducation de Louis XVI : ces derniers n'extrapolent pas, ils ont « écumé » tous les documents disponibles et se sont contentés de les faire parler avec intelligence (ce qui veut dire avec toutes les nuances qui conviennent à ce très vaste sujet qu'on n'a pas le droit de réduire à des clichés).


  • Ainsi donc, à des degrés divers, l'entourage du Roi (ses frères Provence et Artois, « Mesdames Tantes », le duc d'Orléans, les coteries de la Cour, les Princes du Sang, les divers ministres qui se sont succédés) pour souvent des raisons très personnelles d'intérêt ou d'orgueil, 
    mais aussi la haute noblesse qui voulait ressusciter une espèce de nouvelle féodalité, 
    et encore les idées qui ont été diffusées dans le Royaume à la suite de l'aide apportée aux insurgents du nouveau monde contre leur souverain légitime (le Roi d'Angleterre), et en particulier Benjamin Franklin, La Fayette (« Monsieur Blondinet ») et Rochambeau, 
    puis bien sûr les parlements -et tout spécialement celui de Paris -, 
    ainsi que les jansénistes
    mais aussi en outre les « dévôts » aussi bien que les francs-maçons
    les salons littéraires et les encyclopédistes
    le clergé et les libertins
    la bourgeoisie d'affaire
    la Robe et les premiers industriels
    les Anglais (Paris était truffée d'espions et d'agitateurs à leur solde), 
    comme encore les autres souverains d'Europe... etc... etc... 
    - ça finit par faire une espèce d'énumération à la Prévers! -
     TOUS, je dis bien TOUS ont une part de responsabilité dans les évènements qui préparent et déclenchent la révolution
    Comme je l'ai écrit ci-avant, c'est un faisceau de causes complexes et infiniment variées.



b) Rodolphe von Thierstein l'a fait valoir déjà plus haut, ce n'est pas la France qui serait la « fille aînée de l'Eglise » 
mais c'est le Roi qui est « fils aîné »
Le détournement de la formule, dans un premier temps par le Rd Père Lacordaire en 1841 dans la chaire de ND de Paris, puis par le cardinal Langénieux en 1896,
a certes favorisé la popularité de l'expression, 
mais ne nous autorise pas à nous en servir nous-mêmes comme si c'était quelque chose d'absolument antique et traditionnel que nous devions recevoir sans broncher... 
Nous avons déjà abordé ce sujet dans une autre discussion du forum.


c)je ne veux pas m'étendre sur les discussions relatives à Mazarin, au Buonaparte et autres sujets « parasites » qui ont un peu dévié la conversation du thème initial.


d) En revanche je veux faire observer que, certes, si Louis XVI eût pensé et réagi comme un Lamponéon, il eût effectivement employé la méthode forte et fait tirer sur les émeutiers : 
mais en cela il eût profondément failli à son rôle de Souverain
Le pouvoir du Roi n'est pas celui d'un dictateur ni d'un président de la république.
Le pouvoir du Roi est d'essence paternelle : et un père ne fait pas tirer sur ses enfants même lorsqu'ils bafouent leur propre père... 
Comte de Chinon, je crois (comme d'ailleurs vous l'a fait remarquer notre cher Mavendorf ci-dessus) que vous avez une conception « républicaine » et « nationaliste » de l'autorité et du pouvoir, quoi que vous vous en défendiez ! 
Louis XVI écrivait à ses frères, réfugiés à Coblence, qu'il ne lui était pas possible de s'opposer à la révolution parce que la révolution était partout 
et qu'eux-mêmes, les frères du Roi, sans s'en rendre compte, en étaient les agents et les instruments par leurs manière de penser et d'agir lors même qu'elles semblaient s'opposer à la révolution.
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Solognot
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 11:26 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

Semper Fidelis, 
Merci pour votre grande sagesse
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Si vis pacem, para bellum


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Semper Fidelis
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 12:30 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

J'en arrive (enfin!) à l'essentiel de votre message, Comte de Chinon.
Il tient en ce résumé, si j'ai bien compris :

Après Louis XIV – dont l'oeuvre de domestication de la noblesse se serait retournée contre ses descendants - les péchés et la faiblesse des Souverains ne laissaient qu'une possibilité à Dieu : le châtiment, et ce châtiment a un nom = la révolution.


Premier élément de réponse :
je vous en prie, cessez de croire aux gros vilains mensonges des « historiens » républicains au sujet de la vie privée et du caractère de nos rois!.


Deuxièmement :
Louis XV n'était pas un DSK avant l'heure (si je puis me permettre) et il n'était pas un pervers (vous employez une expression d'une exagération inouïe)...
Je ne me réjouis évidemment pas du fait que lui-même ait eu des maîtresses (ce qui ne se serait peut-être pas produit si la Reine Marie ne lui eût point fermé la porte de sa chambre... mais – comme on l'a déjà dit – on ne réécrit pas l'histoire avec des si), mais – excusez-moi je vous prie de le dire aussi crûment - les fautes de la chair, même si elles ne sont graves (et elles le sont), ne sont pas les plus abominables... les fautes de l'esprit, tout spécialement l'orgueil et l'endurcissement du coeur à la grâce de Dieu, sont infiniment plus terribles et condamnables !
Il y a au Ciel beaucoup de personnes qui ont fauté contre les 6ème et 9ème commandements (et en ont demandé pardon bien sûr), à commencer par Sainte Marie-Magdeleine et Saint Augustin, 
et il n'y a en enfer que des personnes qui ont refusé de demander pardon et/ou ont douté de l'infinie et très patiente miséricorde de Dieu : 
à commencer par Judas, qui jugeait impitoyablement Sainte Marie-Magdeleine et se serait bien gardé sans doute de commettre les fautes qu'elle avait faites, mais qui par orgueil a refusé la miséricorde...
Louis XV a commis des fautes publiques, oui ! 
Mais il en a demandé pardon et cela ne regarde plus désormais que Louis XV et la miséricorde de Dieu.




Troisièmement :
Vous affirmez que l'inconduite ou l'aveuglement des rois (ce sont vos accusations) ont fait que Dieu « a envoyé des punitions »...
On retrouverait ici à l'échelle de notre histoire nationale une phrase ABOMINABLE par laquelle certains parents veulent préserver leurs petits enfants de faire le mal : « si tu fais ci ou ça le petit Jésus va te punir ! »
Et voilà le Dieu des chrétiens (j'en avais parlé précédemment) ravalé au rang de Jupiter irrité qui du haut de l'Olympe lance la foudre sur les humains en fonction de ses « sentiments » de colère ou de majesté outragé !
Comme je l'ai écrit déjà dans ma première intervention, si la notion de châtiment existe bel et bien dans la Sainte Bible et dans la théologie catholique,
elle n'a toutefois pas ce caractère simpliste (quasi simplet!) : 
1) parce que lorsque Dieu châtie, c'est habituellement dans un but de conversion et d'amendement (le déluge a permis à beaucoup de pécheurs de demander pardon de leurs fautes et d'être finalement sauvés : ce n'est pas moi qui le dit de manière gratuite, c'est l'enseignement du premier pape, saint Pierre lui-même (excusez du peu) dans une de ses épîtres) ; 
2) lorsque Dieu laisse les pécheurs dans leurs voies sans leur « envoyer » d'avertissement c'est en quelque sorte bien plus inquiétant : c'est le signe que leur coeur est tellement endurci qu'il n'y a plus rien à faire et qu'il les abandonne... 
3) Dieu voit toujours les choses en fonction du triomphe de Sa miséricorde et pour que le plus grand nombre d'âmes soient sauvées ; 
et 4) lorsqu'il « châtie » c'est bien plus souvent en laissant les choses suivre leurs cours, en abandonnant les hommes aux conséquences de leurs erreurs et de leurs péchés, qu'en intervenant positivement et spectaculairement. 
Enfin 5) Dieu peut faire que d'un mal surgisse un bien :
c'est ce qu'il a fait lui-même par le mystère de la Croix
La Crucifixion de son propre Fils, Verbe incarné, constitue en même temps un énorme péché, une vraie victoire de Satan... et le triomphe absolu de Dieu sur le mal et la mort.



Quatrièmement :
Sans doute faut-il regarder la révolution avec cette même « vision théologique » : 
je ne vais ici qu'esquisser une ébauche et il me semble qu'il y aurait beaucoup à développer...
  • la révolution a opéré une sorte de purification et a permis une sorte de sursaut spirituel : 
    combien de prêtres ou de laïcs qui étaient de « braves types » et qui n'auraient atteint qu'à un très médiocre état de perfection chrétienne (une honnête moyenne sans saillies) sont devenus des saints héroïques et des martyrs du fait de la persécution ?!?!
  • Louis XVI lui-même qui ne serait peut-être pas devenu un saint par la pratique des vertus héroïques dans une vie de Roi « ordinaire », a été élevé par la Providence à la gloire d'un authentique martyre qui l'a conformé au statut de victime expiatoire de NSJC Lui-même (là encore ce n'est pas moi qui le dit mais c'est le grand cardinal Pie qui a développé cette idée dans un sermon).
  • Peut-être, donc, au lieu de clamer que ceci ou cela est un châtiment de Dieu en raison de telle ou telle chose que nous jugeons avec des accents scandalisés, 
    conviendrait-il d'abord de relire le livre de Job et d'en méditer les enseignements :
    tous les prétendus « amis » de Job qui sont venus soi-disant pour le consoler et le soutenir dans son épreuve, ont fini par l'accabler et l'accuser en se servant de la justice et de la sainteté de Dieu... 
    Mais lorsque Dieu intervient Lui-même, à la fin, Il leur fait de vifs reproches, les traite d'insensés et de faux docteurs. 


    En revanche, Il ne fait pas de reproche à Job pour avoir hurlé sa douleur et s'être approché des confins du désespoir... 
    Dieu n'a pas besoin de nos « justifications » et il se rit de nos tentatives pour expliquer les évènements de l'histoire comme les sentences de sa justice...
    Mais il montre à Job les merveilles de Sa sagesse déployées dans Sa création et il lui demande de croire que lorsqu'il permet un mal il le fait avec autant de sagesse que lorsqu'il fait le bien dans le monde.


    Dieu n'a pas de comptes à nous rendre (et donc il n'est pas tenu de donner à nos intelligences limitées les raisons fermes et définitives pour lesquelles il a permis la révolution) et il nous appartient à nous – au-delà de toutes les explications RESPECTUEUSES que nous pourront en donner -  de demeurer dans des dispositions de foi et d'adoration...



    Alors, répondant au Seigneur, Job dit : « ... J'ai parlé d'une manière insensée et j'ai dit des choses qui surpassaient outre-mesure ma science... C'est pourquoi je m'accuse moi-même et je fais pénitence dans la poussière et la cendre ».

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« Le trône de Saint Louis sans la religion de Saint Louis est une supposition absurde ».

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Semper Fidelis
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 12:32 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

J'achève en vous demandant d'avoir été long...
Je n'ai pas réussi à faire plus court, ne pouvant me permettre des simplifications qui mènent au simplisme et donc à l'erreur.
Je reste bien évidemment ouvert à toute remarque ou correction fraternelle.
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« Le trône de Saint Louis sans la religion de Saint Louis est une supposition absurde ».

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Comte de Chinon
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 12:46 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

Semper Fidelis!  j'apprécie beaucoup votre analyse et votre modération! il apparait que je me suis peut etre trompé sur certains points même si dans l'ensemble je retrouve ce que 
je pense dans votre réponse! Votre texte est plus élaboré que les miens, néanmoins vous faites quelques citations que je ne me rappelle pas avoir écrites, peut-etre celle d'autres membres que j'ai ratées! 
Fils ainé ou Fille ainée de l'Eglise, pour moi cela revient au même, ou au pire cela augmente la responsabilité des souverains successifs!
Si cela peut vous apaisez je ne suis pas nationaliste! mais si vous definissez la politique de vouloir un Etat fort ou l'oppostion est balayée pour le bien commun une conception Républicaine de l'autorité, cela ne me dérange pas et je ne me défilerai pas en affirmant que c'est comme cela que je vois les choses! Mais tous les rois ont voulu abaisser les oppositions afin de faire avancer les choses, c'est l'eternel combat de la monarchie en France! Peut-être suis-je excessif mais je suis comme cela! si l'on pouvait dire "Radical-modéré" cela me plairait assez Wink .


dans tous les cas je vous remercie de vos interventions!  


ce message ne tient pas compte de votre réponse de 13:32, nous étions à nos claviers en même temps 
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Henryk
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 17:09 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

 je suis passé par l’École Saint-Jean-Baptiste de la Salle à Camblain l'Abbé dans le Nord.


Hum Hum, C'est la France Royale  ou la France de Michelet "personnalisée" que l'on enseigne dans votre école.
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Comte de Chinon
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 17:31 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

On ne nous enseigne ni la France Royale (d'abord qu'est-ce que c'est?) ni la France de Michelet! on nous enseigne l'Histoire et comment discerner le vrai du faux! à nous ensuite de continuer à se cultiver! et ce n'est pas parce que je suis passé par cette école que je suis censé en adopté tous les principes, si principes il y a! Dans ma classe il y avait des monarchistes, des indifferents, des republicains; Le directeur est Monarchiste mais ca ne l'empêche pas d'avoir rencontré JMLP 1 fois ou 2!!!
Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que si on critique un tant soi peu les personnes (vivantes ou mortes) incarnant la légitimité et la Monarchie pré-révolutionnaire c'est le scandale assuré! je ne vois pas pourquoi je n'aurai pas le droit d'émettre certaines critiques, ou tout au moins de dresser certains constats critiques! 
Qui aime bien châtie bien!!!     
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Comte de Chinon
Capitaine-Lieutenant des Gendarmes de la reine



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Henryk
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 18:27 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

Nous serions heureux de savoir, cher comte, qui vous sert de référence, comme Historien, (avec un blason tiercé en pal par exemple), plutôt que de parler dans le vague dans vos post comme vous faites. Tel aussi la valeur et  le sent du mot légitimité!

Rien à objecter, pour l'instant,  face à la critique nouvelle...

La Parole est à la défense...

 Mr Malsherbes?
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Dernière édition par Henryk le Sam 16 Juin - 19:12 (2012); édité 3 fois
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Rodolphe von Thierstein
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MessagePosté le: Sam 16 Juin - 18:31 (2012)    Sujet du message: Réflexion Répondre en citant

Comte de Chinon a écrit:
Fils ainé ou Fille ainée de l'Eglise, pour moi cela revient au même 


Pour moi non, parce qu'un d'un point de vu Légitimiste, cela signifierait que la France peut se passer du Roi, et que sans le Roi (qui est Lieu-tenant du Christ en France) pourtant intermédiaire entre Dieu et le Peuple, la Nation Française garde son caractère "divin". Or qu'est-ce que la Nation ? Un accident de l'histoire. Qu'est-ce que le Roi ? Un élu de Dieu pour établir son règne ! Il n'y a de véritable France qu'avec le Roi, donc la France est fille aînée, parce que son roi est fils aîné ! Sinon on peut très vite tomber dans "l'adoration" d'une entité -la nation- qui a bien moins de valeur que le Roi très Chrétien !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:17 (2016)    Sujet du message: Réflexion

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