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« Mon principe est tout, ma personne n'est rien » Henri V, Comte de Chambord

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La formation, action privilégiée à l'UCLF
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Mavendorf
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Inscrit le: 11 Juil 2011
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 10:44 (2012)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant



UNIVERSITÉ SAINT-LOUIS   
La formation, action privilégiée à l'UCLF   
   «Je vois que, dans nos assemblées publiques, s'il s'agit de délibérer sur une construction, on fait venir des architectes pour prendre leur avis sur les bâtiments à faire ; s'il s'agit de construire des vaisseaux, on fait venir des constructeurs de navires et de même pour tout ce qu'on tient susceptible d'être appris et enseigné ; mais si quelque autre se mêle de donner des conseils, sans être du métier, si beau, si riche, si noble qu'il soit, on le raille et on le siffle. Si au contraire, il faut délibérer sur le gouvernement de la cité, chacun se lève pour donner des avis, charpentier, forgeron, cordonnier, marchand, armateur, riche ou pauvre, noble ou roturier indifféremment, et personne ne leur reproche comme aux précédents, de venir donner des conseils



Protagoras (PLATON - 427/347)   
  Non, la science politique n'est pas innée, seuls des démocrates peuvent penser le contraire. S'il veut contribuer, à son niveau, au retour du roi, le légitimiste doit donc se former.



Comment se former ?

Le légitimiste isolé a aujourd'hui une assez large possibilité d'accès à la doctrine légitimiste : livres, Internet, etc. Les documents ne manquent pas. Mais celui qui veut travailler seul se heurte à beaucoup de difficultés et la plupart des autodidactes présentent de graves lacunes dans leur formation.
 

Aujourd'hui, Internet permet de rompre l'isolement et notre forum constitue un tremplin appréciable pour acquérir une première formation. L'action par Internet s'avère très utile, voire indispensable.

Elle n'est pas suffisante, elle ne peut pas se substituer à l'action sur le terrain, dans le cadre des cercles ou des groupes d'étude.

Rien n'est plus précieux que l'entente d'un petit nombre d'amis réunis pour s'entretenir régulièrement de ce qu'il importe de savoir et de faire. Encore faut-il connaître le fonctionnement du groupe d'étude, le voir pratiquer ! Et pour les plus persévérants, apprendre à diriger le groupe.



L'Université Saint-Louis

L'UCLF a la chance de s'être dotée très tôt d'une école de la légitimité, Camp chouan de formation légitimiste ou Université Saint-Louis (2ème partie)

L'objectif de cette école est de délivrer une vraie formation politique à des personnes qui ont la volonté de travailler pour devenir :

1 - des combattants efficaces et, pour les meilleurs,

2 – les cadres des cercles légitimistes.



Il s’agit de bien identifier :

-        ce pour quoi on se bat (connaissance de soi), la monarchie traditionnelle de droit divin,

-        ce contre quoi on se bat (connaissance de l’adversaire), les idéologies (libéralisme, nationalisme, socialisme), toutes filles de la Révolution et de la gnose.

_________________
Va, va et advienne que pourra...



Dernière édition par Mavendorf le Mer 11 Juil - 21:01 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 10:44 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Washie
Les Chevaliers de la Tradition

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Religion: CATHOLIQUE

MessagePosté le: Mer 11 Juil - 11:29 (2012)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

Effectivement il n'est pas facile de se former seul. Encore faut-il avoir les moyens de se rendre dans les réunions lorsque ces mêmes moyens sont restreints.
Je souhaite sincèrement pouvoir me rendre dans ces réunions lorsque je serais vraiment en Bretagne. Passe actuelle assez difficile et compliquée.


Puisse Dieu entendre l'appel afin de restaurer une monarchie traditionnelle et de droit divin.
_________________
Mon âme à Dieu, mon coeur au Roy !


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vernier jacques
Chevalier

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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 13:37 (2012)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

Il n'est pas de vraies valeurs sans connaissances .  Pour Dieu et le Roi
_________________
j'espere etre conforme a ce que vous desirez et m'engage a respecter le code d'Honneur


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BASTIDE SAINT LOUIS
écuyer

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Localisation: Aude
Religion: Catholique
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MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 09:19 (2012)    Sujet du message: FORMATION Répondre en citant

JE cherche précisément de la doc pour apprendre un peu plus, en particulier sur:


L’économie, les taxes, l'organisation économique avant la révolution pour la comparer avec ce que nous subissons actuellement, comme par exemple un taux d’impôts réel de 66%


Les structures de gouvernement local, provinciales et national avant la révolution pour comparer aussi avec la réalité actuelle.


En définitive je cherche des argument solides pour démontrer que la république française est de la m.... mais bien fait (et poliment)


Merci d'avance.
_________________
Légitimiste et dévot des âmes du purgatoire.

Président Cercle Légitimiste [Association non reconnue par l'UCLF]


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Henryk
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Inscrit le: 12 Juil 2011
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MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 19:22 (2012)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

 
1)-Peut-on réinventer la civilisation ?“La civilisation n’est plus à inventer… Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : Omnia instaurare in Christo”. Saint Pie X


 
2)-Pourquoi êtes-vous royaliste? :“Avant d’être royaliste, je suis catholique et français. Je dirais même que je ne suis royaliste que parce que je suis catholique et français...” Comte Maurice d’Andigné.


 
3Qu’appelez vous science morale? : A l’opposé d’une science spéculative qui fait abstraction des cas particuliers, qui universalise, la science morale, comme toutes les sciences pratiques, n’est pas parfaitement abstraite : elle a pour objet des actions qui sont toujours concrètes, réelles. Donc on ne pourra pas pratiquer la science morale sans tenir compte des conditions concrètes de la vie.


 
4)-Qu’est la partialité inductive ? : L’induction en science morale concerne directement notre vie, aussi les passions humaines peuvent s’en mêler. Parce qu’il est à la fois juge et partie, il est difficile à l’esprit humain de faire la part des choses. Ex : Un homme politique qui doit légiférer sur le divorce sera fortement influencé par sa propre situation matrimoniale.




 
5)-L’homme peut il vivre seul ? :Il s’agit d’un principe : on ne peut le démontrer, on ne peut que le constater dans les faits. On constate que l’homme seul ne peut subvenir à ses besoins ni développer la fabrication, l’action et la contemplation. Pour cela il doit vivre en famille, en village, en corps de métier, en associations diverses qui se répartissent les tâches et les connaissances pour le bien de tous. L’homme sans la société, c’est l’enfant-loup. Par nature l’homme est un animal social. Familles, villes, corps de métiers, associations sont appelés communautés naturelles ou encore corps intermédiaires. Aucune communauté naturelle ne suffit à répondre par elle-même à tous les besoins, aussi elles tendent à se regrouper au sein de la Cité ou communauté politique dont le propre est l’autosuffisance, l’autarcie.




 
6)-Le bien commun est -t-il nécessaire au bonheur ? :Or, il fut démontré que dans l’ordre pratique, la fin ultime de l’homme fut d’agir dans la cité. Donc le bonheur de l’homme nécessite au moins qu’il vive et agisse au sein d’une cité. Ainsi, on ne peut envisager le bonheur en terme individuel : même si quelqu’un possède tout ce qu’il désire, il ne peut être heureux si autour de lui les autres ne le sont pas, ou s’il n’a personne avec qui agir et partager ses sentiments (désespoir de Robinson Crusoé). D’un point de vue naturel, il est impossible d’être heureux tout seul. Ici-bas, le bonheur est toujours relatif, on ne peut échapper à certains malheurs (deuils, maladies...). Le rôle de la politique est de réaliser le bonheur maximal possible ici-bas : le bien commun.
7)-Pourquoi la morale naturelle n’est-elle pas assujetti à la dignité de l’homme ?:
Contrairement à ce que prétendent les catholiques libéraux, la morale naturelle n’a pas pour fondement la dignité de l’homme mais le bien commun. “De la forme donnée à la société, conforme ou non aux lois divines, dépend et découle le bien ou le mal des âmes...”. Pie XII.






 
8)-Le concept de gouvernement  n’est il lié qu’a lui-même ? :“La forme du gouvernement... n’est pas une simple étiquette sans importance... Si la doctrine catholique exige seulement que le gouvernement... assure le bien commun, la raison et l’expérience demandent en outre qu’il y ait dans le gouvernement le plus possible d’unité, de stabilité, de cohérence”. Abbé Barbier 



9)-Voter , est ce un choix ? :


“Choisir entre les formes de gouvernement de la Cité que sont la république, l’aristocratie, la monarchie, ce n’est pas seulement un problème d’ordre politique, mais peut-être même LE problème politique !” Adrien Loubier, in Politique d’abord.






 
Obj.1Des mouvements comme la Cité Catholique de Jean Ousset et plus récemment Civitas pensent sérieusement faire de la politique en se contentant d’énoncer les principes chrétiens du pouvoir sans se soucier de la forme des institutions à mettre en place.

 
Obj.2 Dans le présent exposé nous nous proposons de montrer que ces bonnes intentions ne sauraient suffire. Il importe avant tout de bien comprendre à quoi sert l’institution, puis à l’école de l’Histoire, de chercher sa forme la meilleure pour rétablir la Cité de Dieu dans notre pays.10)-A la différence d’autres institutions plus ou moins contingentes, l’institution politique est nécessaire, ne se décrète pas, elle s’impose à nous de par notre nature d’animal politique (en effet, il ne saurait exister de cité sans gouvernement). Il n’y a pas, à la naissance de l’institution politique, de contrat social. En revanche, il y a bien intervention humaine pour expliciter ses règles, pour lui donner sa forme. Il en va ainsi pour une autre institution : l'Église qui, elle non plus, ne découle pas de la volonté humaine, mais d’une prescription divine. Ses règles (le droit canon) sont le fruit de la réflexion des hommes : Il a fallu s’organiser pour mettre en œuvre le message divin en tenant compte des limites de la nature humaine. Ainsi le mode de désignation du pape, la nomination des évêques, la liturgie ont été pensés pour respecter le plus possible la volonté de Dieu.


 
11)-Dans l’Antiquité, le gouvernement monarchique est le plus universellement répandu. Il ne faut pas s’en étonner, n’est-il pas le plus légitime naturellement, le plus conforme au bien commun ? En effet nous explique Saint Thomas : “Il est manifeste que ce qui est un par soi peut mieux réaliser l’unité que ce qui est multiple. De même la cause la plus efficace de chaleur est ce qui est chaud par soi. Donc le gouvernement d’un seul est plus utile que celui de plusieurs”. (De Regno II 23-27)



 
12)-Même si localement certains évêques commandent la Cité, en vertu de la distinction des deux pouvoirs temporel et spirituel, les autorités religieuses, à l’instar de saint Rémi, cherchent à instaurer une nouvelle autorité politique. Leur choix se porte sur Clovis, barbare franc qui en acceptant le baptême (Noël 496) reconnaît une royauté supérieure à la sienne : celle du Christ. Cet acte lui octroie une légitimité théologique reconnue par de nombreux peuples.

 
13)-Un redressement va s’opérer grâce aux efforts conjugués d’un moine (saint Boniface), d’un pape et d’une famille soucieuse du bien commun : les maires du palais d’Austrasie. Ces derniers, Charles Martel puis son fils Pépin - le fondateur de la dynastie - sont les artisans de la victoire sur les Sarrasins. Tous ces acteurs ont à cœur de réaliser un projet grandiose élaboré dans les monastères : l’unité de l’Occident dans le christianisme par une union étroite du pape et du roi.

 
14)-Le roi est le protecteur actif de l'Église, il chasse l’hérésie, au besoin il convoque et préside même un concile. Les descendants de Pépin le Bref sont imprégnés des paroles d’Isidore de Séville (un des principaux théoriciens de cette monarchie) : “Que les princes des siècles sachent que Dieu leur demandera des comptes au sujet de l’Eglise, confiée par Dieu à leur protection”. “La paix et la discipline ecclésiastique doivent se consolider par l’action des princes fidèles.

a) Par la cérémonie du sacre il reconnaît que sa royauté vient de Dieu et qu’il Lui doit des comptes sur le salut du peuple qui lui a été confié. Sa personne devient “sacrée”.

Dans l’ordre de la légitimité naturelle, les Carolingiens font leur le principe résumé par l’évêque Jonas d’Orléans : “La fonction royale est de gouverner et régir le peuple de Dieu avec équité et justice, pour qu’il puisse conserver la paix et la concorde”. De fait, la dynastie  carolingienne commence avec une série de rois très pieux, énergiques, organisateurs, tournés vers le bien commun. L’unité de l’Occident et son redressement sont réalisés par le génial Charlemagne à la faveur d’un long règne (46 ans). 









15)-Nous avons parlé à juste titre de renaissance carolingienne :

a)Administration centralisée et efficace : le royaume est divisé en provinces à la tête desquelles le Roy désigne un comte qui est son représentant.


b)Renouveau intellectuel et religieux. On redécouvre le latin et le grec, on débarrasse les écritures saintes des ajouts et des fautes de traduction des copistes.


c)Instruction: De nombreuses écoles sont ouvertes auprès des évêchés et des monastères, destinées à fournir un clergé compétent et des administrateurs convenablement instruits.






 
16-)L’autorité royale s’affaiblit alors que celle des comtes sur leur province respective augmente. Certains se révoltent ouvertement contre le roi.a)A partir de 841 et profitant de ces désordres, les Normands dévastent de nombreuses villes, puis vers 896 s’emparent de territoires de plus en plus grands. Pour enrayer cette invasion, en 911 le roi Charles le Simple est contraint de leur céder une province - la future Normandie - moyennant l’hommage lige de leur chef Rollon qui se convertit.

b)En 877 Charles le Chauve fait une redoutable concession : avant son expédition pour secourir le pape menacé par les musulmans, il accepte un gouvernement intérimaire par conseil des grands (comtes et évêques). A sa mort, pour lui succéder son fils Louis le Bègue est obligé de négocier avec les grands : ceux-ci acceptent de l’élire à condition qu’il rende héréditaire la charge comtale.

En 888 les grands élisent roi un des leurs, Eudes, un ancêtre des Capétiens. Un deuxième roi est élu avant la fin du règne d’Eudes.
L’échec des institutions carolingiennes est consommé : les grands élisent et déposent les rois selon leurs intérêts. Même s’ils lui prêtent serment de fidélité, ce sont eux qui exercent le gouvernement politique sur de véritables principautés territoriales.
Une fois de plus et malgré une légitimité théologique certaine, une institution politique est impuissante à juguler les forces de dissociation parce qu’inachevée du point de vue de la légitimité naturelle.






 
17)-Très habilement, de son vivant, Hugues Capet fait élire puis sacrer son fils aîné. Ses successeurs feront de même et il faudra attendre la fin du XIIe siècle pour que les Capétiens, sûrs d’eux, se passent du sacre anticipé.

 
19)-La renaissance de l’autorité politique royale s’accompagne très rapidement d’autres progrès :a)Redécouverte de la pensée de saint Augustin, des philosophes antiques, de la logique aristotélicienne, du droit romain.
b)Construction d’écoles (dans les villes et autour des églises épiscopales), qui préfigurent les futures universités.


c)Renouveau littéraire : naissance du roman courtois ; roman de la Table Ronde...


d)Renouveau architectural : naissance de l’art gothique appelé à l’époque “ l’art français” ; construction des cathédrales.


e)Echanges commerciaux et intellectuels intensifs. Pendant près de 300 ans le roi a toujours au moins un fils, c’est ce que l’on a appelé “le miracle capétien”, jamais une fille ne succède. En 1316 Louis X meurt en laissant une fille et une reine enceinte. Faute de garçon la jeune fille va-t-elle succéder ? C’est risquer gros car le royaume pourrait tomber sous domination étrangère par le système de dot que la femme apporte à son époux. Avec le consentement général Philippe le Long, frère de Louis X, assure la régence. La reine met au monde un fils, Jean Ier qui ne vit que quelques jours. Philippe succède sous le nom de Philippe V ; la loi de collatéralité est entérinée et conforte la loi de primogéniture mâle.

C’est ainsi qu’au fil des siècles l’institution politique s’enrichit de nouvelles lois (qui ne peuvent cependant pas contredire les lois déjà existantes) de façon quasi empirique : une difficulté survient-elle? La solution adoptée devient définitivement la règle. Donc nouveau progrès de la légitimité naturelle, la continuité du pouvoir est assurée sans guerre civile. Peu à peu s’affirment les idées selon lesquelles :



La couronne est elle la propriété du Roi ? :
La couronne n’est pas la propriété du roi : si personne ne peut la lui prendre, il ne peut la léguer à qui il veut. La désignation de l’autorité politique s’affranchit de tout choix humain : le successeur est désigné par la loi ; cela épargne au pays le déchaînement des passions pour la conquête du pouvoir .

f)Le pays n’est pas la propriété du roi, celui-ci exerce une charge, il est la composante du pays qui gouverne les autres composantes en vue du bien commun.

Les institutions de la monarchie capétienne sont donc les plus légitimes : Elles réalisent le mieux le bien commun par l’ordre, la stabilité et la continuité qu’elles procurent. Les Capétiens ne comptent peut-être pas dans leurs rangs des personnages de l’envergure d’un Charlemagne, mais la stabilité de l’institution leur permet, génération après génération, de reconstruire solidement ce que les temps féodaux ont morcelé.

En outre cette légitimité naturelle permet à la légitimité théologique d’apporter ses plus beaux fruits : développement de l’Eglise, des institutions civiles chrétiennes (chevalerie, confréries bourgeoises caritatives...), de l’esprit missionnaire. L’histoire de France montre que le titre de fille aînée de l’Eglise n’est pas usurpé. Il convient de rappeler encore que cette institution politique a reçu à maintes reprises l’approbation de Dieu (mission de sainte Jeanne d’Arc, apparitions du Sacré-Cœur à sainte Marguerite Marie, apparitions du Christ Roi à sainte Catherine Labouré quelques jours avant la Révolution orléaniste de juillet 1830...).






 
18)-En l’espace de deux ou trois générations, la certitude s’établit que l’autorité du comte ou du châtelain ne lui vient pas du roi par délégation mais de la coutume. Le début de la féodalité est une période d’anarchie durant laquelle on peut être vassal de plusieurs suzerains. Comment dès lors reconnaître la hiérarchie ? Quand on ne sait plus à qui obéir, on n’obéit plus à personne, le dévouement vassalique disparaît. Il faut attendre les années 1110 et le règne de l’énergique Louis VI le Gros pour retrouver un ordre hiérarchique au sommet duquel on trouve le roi. Ce renouveau fait écho à la réforme grégorienne de l’Eglise. Un des éléments de cette réforme consiste à établir une hiérarchie, non par les hommes mais par la terre. Si un homme peut être plusieurs fois vassal de seigneurs différents, en revanche la terre n’est “vassale” que d’une autre. Un fief “meut” donc d’un autre fief et ainsi de suite jusqu’au royaume, jusqu’au roi. Louis VI aidé de Suger, abbé de Saint Denis et de nombreux clercs du royaume parvient peu à peu à imposer cette idée.
 
Objections -Au XVIIIe siècle se propagent les idées de Jean Jacques ROUSSEAU selon lesquelles :Obj 1)Les hommes sont bons par nature.

Obj 2)Originellement ils n’avaient besoin de rien, ils étaient libres et égaux, ils étaient heureux.

Obj 3)C’est la vie en société qui les a corrompus et a fait leur malheur.

Obj 4)Pour retrouver ce paradis originel, il faut rendre les hommes libres et égaux. Etant  égaux, nul ne peut commander à l’autre, tous doivent commander : c’est la démocratie.

Obj 5)La légitimité ne provient ni de Dieu ni de la réalisation du bien commun mais du peuple.



20)-L’institution de l’Ancienne France s’était élaborée au fil des siècles, au gré des nécessités grâce à la pensée inductive. La Révolution lui a substitué des embryons d’institutions créés de toutes pièces par une pensée déductive avec comme point de départ les idéologies.
Les institutions sous l’empire romain, quoique très imparfaites car elles se situent à un stade historique premier, reconnaissaient la nature politique de l’homme, alors que la révolution la nie. Les institutions qui en découlent sont donc encore plus imparfaites que celles des premiers siècles. Situation d’autant plus aberrante après des siècles d’histoire particulièrement riches sur le plan institutionnel.
Dans ce cas peut-on encore parler d’institution pour désigner les démocraties révolutionnaires ? A l’instar de Tocqueville, nombre de sociologues estiment en effet que la démocratie moderne est plus un état d’esprit qu’une institution. Le terme “institutions” est quand même incontournable en ce sens qu’aucune société ne saurait exister sans gouvernement. Cette réalité engendre d’ailleurs une véritable schizophrénie chez les démocrates : D’une part ils dénoncent la “ tyrannie ” de la société et des institutions qui s’opposent à la liberté et à l’égalité, d’autre part ils ne peuvent s’en passer car elles sont le fait de notre nature d’animal politique ; leurs existences échappent donc totalement à leur volonté et malmènent leur orgueil. Nous avons là une explication de cette défiance surprenante qu’ils ne peuvent s’empêcher de nourrir à l’égard de l’autorité politique qu’ils ont pourtant élue. Cependant les institutions démocratiques sont dénaturées car leur finalité n’est plus le bien commun mais la libéralisation des individus.
En outre Tocqueville souligne la passion de l’égalité qui dévore inexorablement les hommes vivant en démocratie. Rien n’est plus opposé à l’idée d’institution qui ambitionne au contraire le triomphe de la raison sur la passion et celui de la hiérarchie bienfaisante et constructrice sur l’individualisme de citoyens.






 
21)-Il est impossible d’envisager une politique chrétienne durable dans le cadre démocratique, cela n’a jamais existé dans l’histoire. Continuer d’affirmer que c’est pourtant théoriquement possible relève de l’utopie car contraire aux faits. La dictature chrétienne possède du point de vue naturel une légitimité très faible : son instabilité ne garantit pas la pérennité du bien commun.
 

 

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Dernière édition par Henryk le Mer 26 Sep - 19:45 (2012); édité 5 fois
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Henryk
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MessagePosté le: Mer 26 Sep - 19:27 (2012)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant



-La mise en place d’une institution politique ne s’improvise pas : nos pères ont chèrement payé par plus de 500 ans de tâtonnements et de cafouillages l’élaboration de cette magnifique institution qu’est la monarchie capétienne. Prétendre repartir de zéro et créer de toutes pièces un régime catholique armé de la seule légitimité théologique serait irresponsable et orgueilleux.

Ce serait surtout se moquer de la Providence en méprisant une institution dont on ne peut nier qu’Elle l’a suscitée et soutenue. Trop de mouvements catholiques proposent une formation portant sur des principes de politique chrétienne mais refusent toute réflexion sur les institutions à mettre en place pour les appliquer, ceci par peur des divisions. C’est prendre les choses à l’envers !



 
-Pour juguler libéralisme et égalitarisme, ces passions qui dévorent nos contemporains, opposons : La raison : éclairons les intelligences sur la nécessité et la beauté de l’institution politique traditionnelle française. L’amour de Dieu, l’amour de l’ordre qu’Il a voulu, l’amour des institutions, l’amour de l’autorité, l’amour du roi.

 
-“...Seul le roi est sacré à Reims et non la nation”. Paul Del Perugia.


 
-“Les mêmes choses dont Dieu se sert pour donner l’être aux choses il s’en sert pour les conserver”. Saint Vincent de Paul.


 
-“La nature est la législation de Dieu, le temps est son mode d’expression”. Louis de Bonald.
 
 
-L’étude des systèmes politiques pourrait suivre une classification historique, philosophique, géographique ou autre. Ce ne sont pourtant pas ces critères qui ont été retenus par les auteurs. Ces classifications n’auraient en fait aucun sens. Monarchie, démocratie, oligarchie, tyrannie, gérontocratie etc. : cette classification reprise par tous les auteurs repose sur la forme revêtue par l’autorité. C’est dire l’importance de l’autorité et de la forme qu’elle revêt pour la compréhension d’un régime politique. Il est donc nécessaire d’étudier non seulement la forme, qui permet de comparer un régime aux autres, mais surtout l’origine et les caractères de cette autorité, car c’est selon eux que la forme à été choisie.
Nous nous attacherons donc à mettre en évidence le lien très étroit entre la conception de l’autorité et les institutions mises en place dans l’ancien régime. Il est une expression relative à la conception de l’autorité sous l’ancien régime dont l’importance est révélée par les polémiques qu’elle suscite encore : c’est l’expression “pouvoir absolu de droit divin”, interprétée de diverses manières aussi bien par ceux qui la dénonçaient que par ceux qui la défendaient. Or il est nécessaire de comprendre cette définition si l’on veut comprendre la monarchie Très-Chrétienne qui y trouve son origine. “Comprendre” dans le sens de “prendre avec”, c’est-à-dire prendre parti de l’orthodromie catholique et royale. Que ce soit pour défendre ou attaquer. Car c’est bien dans ce cadre que nous travaillons.






-“Il n’y a jamais, il n’y aura jamais de puissance qui ne soit sortie du sein de Dieu même.
C’est Lui qui ayant formé les hommes par la société a voulu que les membres dont elle serait composée fussent soumis à un pouvoir supérieur (...). C’est de lui par conséquent que le chef de chaque nation le tient...”



-De saint Grégoire de Nazianze
“ Respectez votre pourpre, reconnaissez le grand mystère de Dieu dans vos personnes... Soyez donc ses lieux tenants à vos sujets.” 

Et Bossuet commente
“C’est-à-dire gouvernez les comme Dieu gouverne.” et il précise “...les princes agissent comme ministres de Dieu et ses lieutenants sur terre.”



-Le cardinal Bellarmin écrivait :
“Le pouvoir vient directement de Dieu seul, car il accompagne nécessairement la nature de l’homme. Il vient donc de Celui qui a fait la nature de l’homme (…). De plus, le pouvoir est de droit naturel : il ne dépend pas du consentement des hommes. Qu’ils le veuillent ou non, ils doivent être régis par quelqu’un, à moins de vouloir que le genre humain périsse…” et l’auteur qui le cite conclut “Avoir une autorité qui le gouverne est un bien dû à sa nature. Donc l’autorité est de droit naturel (…) nous pouvons étendre, au pouvoir en général, les deux qualités d’origine que lui attribuent les scolastiques : de venir de Dieu et d’être de droit naturel.




 
-“Bien loin que le peuple en cet état ( sans loi et sans pouvoir) pût faire un souverain, il n’y aurait même pas de peuple” écrit Bossuet
Bonald poursuit
“Une loi, ne fût-ce que celle qui réglementerait les formes à suivre pour faire la loi , un homme, ne fût-ce que celui qui l’aurait proposée, aurait toujours précédé cette prétendue institution du pouvoir, et le peuple aurait obéi avant de se donner un maître” .
 
-Louis Dimier faisait ainsi remarquer : “Rien n’est moins selon le témoignage de l’histoire que d’imaginer les prétendues pratiques d’un pouvoir arbitraire, appuyées d’un faux droit divin, s’étalant au XVIIe siècle comme des nouveautés”.

 
-Même en des temps reculés comme celui de Clovis par exemple, le peuple ne joue absolument aucun rôle actif dans l’établissement du pouvoir : tout au plus est-il appelé pour reconnaître celui qui désormais exerce l’autorité, mais cet homme ou celui qui va le remplacer si il est tué, destitué… est ce qu’il est, c’est-à-dire détient les capacités pour commander ni de lui ni du peuple mais des lois générales de toute société humaine dont Dieu seul est l’auteur : c’est le sens des paroles que Bossuet tire de l’Ecriture Sainte :Le roi est lieutenant de Dieu, non pas du peuple. La désignation comme la mise en place du pouvoir échappe au peuple. Bien sûr, son adhésion est demandée.

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Mavendorf
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MessagePosté le: Mar 30 Oct - 22:46 (2012)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

L'UCLF a toujours insisté sur l'importante nécessité de créer une vraie école de formation de cadres et de militants légitimistes. Même si ce n'est pas le seul ni le meilleur moyen, l'un des principaux outils à notre disposition actuellement pour nous extraire du système politique dominant, construit par et pour la classe aux ordres de la technocratie bruxelloise, reste le monde d'internet. L'un des précurseurs en la matière fut l'excellent site bibliothèque Vive le Roy, suivi de notre forum. Ces outils permettent de réinformer les français, dès lors bien évidemment qu'ils savent encore lire notre langue et qu'ils veulent bien se donner la peine de s'instruire un minimum pour en tirer les conclusions qui s'imposent...

La formation est indispensable, surtout pour pouvoir répondre correctement à nos ennemis politiques. C'est une vaste entreprise qu'il faut absolument développer, car on constate trop souvent que le militant de base n'est pas du tout préparé aux chausse-trappes couramment utilisées par nos opposants. Nous avons le devoir d'éviter les pièges et les procès contre notre famille politique, cela demande certes une certaine maîtrise de la pensée contre-révolutionnaire que l'on acquière avec le temps et l'expérience.

Je pense qu'il est important aussi de former un maximum de jeunes femmes, après lorsqu'elles deviennent mamans, c'est trop tard elles n'ont plus suffisamment de temps à accorder pour l'étude. Si elles ont la chance de maîtriser l'essentiel avant les premières naissances, elles pourront transmettre un minimum de connaissance à leurs enfants dès le plus jeune âge.
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Mavendorf
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MessagePosté le: Mer 27 Aoû - 17:11 (2014)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

 
Citation:

Résistance Catholique et Royaliste à la « pensée unique » !


Ce qui est de plus en plus perceptible aujourd’hui, c’est bien le climat étouffant dans lequel nous vivons. Il y a un détachement de plus en plus significatif et accentué entre nos compatriotes et le climat de négation de la France dans lequel nous évoluons. La France ne respire plus et ne sait plus à quel remède se vouer pour retrouver sa grandeur, son élégance et sa liberté d’autrefois.

Terrorisme républicain, politique de la repentance, ambiance de mort insupportable et constante culpabilisation extrême, qui s’amplifie chaque jour et pousse chaque Français au sentiment de détestation de ses racines et de suspicion de son origine... Les tenants du système actuel réécrivent en toute impunité notre passé à l’aide du pouvoir médiatique et de l’éducation nationale, l’objectif étant de peser fortement et moralement sur les comportements des personnes.


Source et suite : ICI
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henri
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MessagePosté le: Mer 25 Mar - 22:13 (2015)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

Effectivement, il y a des risques d'erreurs lorsque nous ne maîtrisons pas les différents paramètres de la sphère politique, et comment prétendre seul savoir les maîtriser, même les anciens, blanchis sur, sous, et avec le harnais, ne sont pas à l'abri d'erreurs, j'en sais cela d'expérience personnelle, et il ne suffit pas d'approcher De Maistre (ou Meistre, voyez comme l'usure agit) ou de Bonald pour prétendre en savoir suffisamment. Vous avez donc bien raison. 
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propatria
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MessagePosté le: Mer 25 Mar - 22:49 (2015)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

Pour répondre à Bastide St Louis ,beaucoup de document concernant l'organisation corporative ont été détruit pendant la révolution .On trouve pourtant dans le commerce le livre de MARTIN SAINT-LEON "histoire des corporations de métiers"858 pages. En posant la question dans le moteur de recherche internet on trouve également des indications
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Bernard le Légitimiste
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MessagePosté le: Jeu 26 Mar - 16:29 (2015)    Sujet du message: La Connaissance transformatrice d'un Etat..... Répondre en citant

Seule un bonne connaissance des termes politiques peut nous amener à la connaissance exacte des fondements du légitimisme. Bien trop souvent une connaissance trop généralisante nous entraîne à une connaissance vague et imprécise : elle doit être une réponse à des concepts politiques précis.
Comprendre le légitimisme c'est aiguiser notre expérience politique;
Bien s'armer de la connaissance de notre Passé, de notre Histoire, de nos Valeurs, de nos Racines.... pour poser des jalons de notre avenir.


Vive NOTRE ROY de FRANCE LOUIS XX l'AÎNE des CAPETIENS ! Vive la DYNASTIE des BOURBONS !
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Royaliste Légitimiste ! Louis XX l'aîné des Capétiens et le chef de la Maison des Bourbons !
"Le premier devoir d'un Roy c'est de rendre son peuple heureux "Louis XIV
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MessagePosté le: Ven 27 Mar - 20:01 (2015)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

Je suis totalement d'accord avec vous, bien que je ne puisse encore assister aux cercles d'études et en plus je n'en ai pas dans mon comté
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FLF_BZH
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MessagePosté le: Ven 27 Mar - 23:41 (2015)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

Effectivement, le plus près pour vous pour ce qui est des cercles d'étude doit être l'Anjou ou le Limousin pour le moment.
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DFR49
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MessagePosté le: Sam 28 Mar - 07:40 (2015)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

Bernard le Légitimiste a écrit:
Seule un bonne connaissance des termes politiques peut nous amener à la connaissance exacte des fondements du légitimisme. Bien trop souvent une connaissance trop généralisante nous entraîne à une connaissance vague et imprécise : elle doit être une réponse à des concepts politiques précis.
Comprendre le légitimisme c'est aiguiser notre expérience politique;
Bien s'armer de la connaissance de notre Passé, de notre Histoire, de nos Valeurs, de nos Racines.... pour poser des jalons de notre avenir.


Vive NOTRE ROY de FRANCE LOUIS XX l'AÎNE des CAPETIENS ! Vive la DYNASTIE des BOURBONS !


En effet connaître les mots est la base de notre combat! Mais si on veut être capable d'opposer des arguments à nos ennemis, il faut pouvoir connaître par quoi les vrais mots ont été remplacés. Le français est une langue très précise normalement et pourtant nous pouvons remarquer l'apparition d'imprécision dans les livres actuels comme dans les lois... domaines touchés normalement en derniers par la décadence d'une civilisation et de sa langue. Le dernier livre de Pichot Bravard sur la Révolution française explique bien les changements de sens de mots très utilisés en politique!
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Pour Dieu, La France, Le Roi et tout cela dans la province du Maine et Loire


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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 30 Avr - 03:18 (2015)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF Répondre en citant

La liberté absolue du travail est adoptée par le libéralisme révolutionnaire de 1789 comme la base
de l'économie sociale. Cette liberté a produit l'individualisme, qui enfante lui-même la misère, le paupérisme, le désespoir ou la révolte. En se substituant à la solidarité chrétienne, il a éteint la charité. L'individualisme, l'exagération de la liberté et des droits individuels. »

La liberté illimitée s'appuie sur la prétendue bonté native et naïve de l'homme, au nom de ses propres droits et de la souveraineté de sa raison
. D'après ce principe, l'homme est complètement libre à l'égard de toute loi morale, naturelle ou révélée, pour agir au mieux de ses intérêts, affranchi de tout devoir envers ses semblables qui serait contraire à ces mêmes intérêts, indépendant de toute puissance divine ou humaine, pour sauvegarder ce qu'il croit être son véritable bien.

Les doctrines tirées de ce principe se sont peu à peu répandues dans le monde entier; mais l'inscription du principe même dans la législation française date de l'édit de Turgot, supprimant les jurandes et les maîtrises, il est du 12 mars 1776. Il abolit les jurandes, c'est- à-dire le conseil qui gouvernait chacune des corporations d'arts et métiers; il affranchit de la lettre de maîtrise et de l'autorisation légale exigée pour l'exercice d'un métier. Les corporations avaient, il est vrai, dégénéré, soit par l'usage que les jurandes faisaient de leur autorité, soit par l'ingérence abusive des pouvoirs publics, soit par l'excès du monopole et des privilèges. Turgot disait : « La source du mal est dans la faculté même accordée aux artisans d'un même métier de s'assembler et de se réunir en corps. » Il faisait dire au roi : « Nous devons à tous nos sujets la jouissance pleine et entière de leurs droits; nous devons surtout cette protection à cette classe d'hommes qui, n'ayant ni propriété que leur travail et leur industrie, ont d'autant plus le besoin et le droit d'employer dans toute leur étendue les seules ressources qu'ils aient pour subsister. » Il attaque donc le droit de réunion professionnelle, et il le détruit; il remplace l'organisation du travail par l'individualisme, et il retire aux ouvriers toute possibilité de s'unir et de se concerter.

Avec une égale hostilité contre toute association des gens de même métier, la Constituante reprit l'édit de Turgot. L'article 7 de la loi de juin 1791 défend aux citoyens, sous quelque prétexte que ce soit, de s'associer pour leurs prétendus intérêts communs.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:13 (2016)    Sujet du message: La formation, action privilégiée à l'UCLF

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