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La Royauté du Christ

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum du Royaume de France Index du Forum -> Catéchèse Catholique -> Exposé et approfondissement de la foi
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BloodyMarie
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MessagePosté le: Ven 20 Juil - 17:31 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

Voilà, je suis très confuse à ce sujet, pourriez-vous m'éclairer ? Je sais que le concile Vatican II a fait des dégâts, par exemple déplacé la fête du Christ Roi et supprimé des strophes de l'hymne.

Mais en soi, d'après le Catéchisme traditionnel et l'enseignement de l’Église de toujours, qu'est-ce que signifie Royauté du Christ ?
Merci de m’éclairer.
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MessagePosté le: Ven 20 Juil - 17:31 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Semper Fidelis
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MessagePosté le: Ven 20 Juil - 22:31 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

Attention!
Il faut être très rigoureux et très précis.
Nous n'avons pas le droit de dire des choses approximatives.


1) la doctrine de la royauté du Christ est résumée dans l'encyclique "Quas primas" du Pape Pie XI.
Vous en trouverez le texte ici :
http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc…


2) le second concile du Vatican n'a pas nié ni révoqué l'enseignement de Pie XI.


3) le second concile du Vatican n'a pas davantage "déplacé la fête du Christ Roi" ni "supprimé des strophes de l'hymne".
Ces changements sont intervenus en 1969 alors que le second concile du Vatican était achevé depuis 4 ans.
Ces changements sont le fait de réformes liturgiques se réclamant de l'application du sus-dit concile.
Sur ce sujet j'ai publié ceci il y a déjà plusieurs années, mais c'est toujours actuel et je me permets de vous y renvoyer :
http://leblogdumesnil.unblog.fr/2007/10/31/39-de-la-royaute-du-christ-a-la-…


4) il y a dans certains des textes du concile V.II des choses qui demandent des éclaircissements et des précisions. Le caractère équivoque de ces textes fait qu'on peut aussi bien les lire dans la perspective de la doctrine traditionnelle de l'Eglise : c'est ainsi que S.Exc. Mgr Lefèbvre (tout comme de nombreux évêques) les a lus et compris et qu'il leur a donné sa signature lorsqu'ils ont été soumis au vote de l'assemblée conciliaire. Mgr Lefèbvre était conscient de la "faiblesse" de certaines expressions, mais demandait que le Souverain Pontife, dans son magistère suprême d'enseignement les clarifie.


5) Les modernistes, par un véritable coup d'état, se sont emparés des faiblesses sus-évoquées (et de la faiblesse de Paul VI) pour infléchir les pratiques liturgiques et pastorales dans un sens qui allaient à l'encontre de la tradition millénaire de l'Eglise. On a eu dans l'Eglise la reproduction de ce qui s'était passé en France aux Etats Généraux de 1789...
Si le pouvoir légitime avait réagi de manière forte dans l'un comme dans l'autre cas, la révolution aurait été enrayée dans l'un comme dans l'autre cas.


Tout ceci pour vous dire que vous avez des éléments de réponse à vos questions dans les deux liens que je vous ai copiés ci-dessus, et pour vous expliquer qu'on n'a pas le droit de dire "le concile ceci" ou "le concile cela" quand ce qu'on déplore n'est que la conséquence d'un faisceau complexes de convergences et d'évènements multiples dans la suite du dit concile.
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BloodyMarie
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MessagePosté le: Sam 21 Juil - 15:19 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

Merci de ces précisions.
Je vous prie d'excuser mes propos irréfléchis, je pensais que cela avait été fait dès l'application du concile.
Ces liens sont très intéressants, merci du partage.
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Mavendorf
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MessagePosté le: Dim 21 Oct - 09:44 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

Ce sujet est vraiment très intéressant et important, dommage que peu de personnes soient motivées pour l'alimenter. A l'approche de la fête du Christ-Roi je vous propose de le relancer.
BloodyMarie a écrit:



qu'est-ce que signifie Royauté du Christ ?
Merci de m’éclairer.



Qui d'autre que Notre Seigneur Lui-même peut mieux répondre à cette question ? Cette question là finalement, n'est-ce pas celle que Pilate a posé ?

 
Citation:


Pilate, à qui Jésus dit que son royaume n’est pas de ce monde, ne comprend pas, en positiviste et pragmatique qu’il est : comment peut-on se dire roi dans de telles conditions ? « Tu es donc roi ? » ergo, donc, « Comment est-ce possible ?  tu es quand même roi ? Malgré cela ! Tu es roi, tu te dis roi,  ergo ? »


Et alors Jésus, devant cette âme qui s’intéresse, qui cherche, va répondre en allant droit à l’essentiel : « Tu le dis, je suis roi ». Jésus refuse de se servir d’un autre terme : « Je suis né pour cela et pour cela je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix » (Jean, XVIII, 37). « Je suis né pour cela ».

Qu’est ce que la vérité pour un libéral ? C’est la question qu’a posé Pilate : « Quid est veritas ? »
et en disant cette parole il sortit de nouveau vers les Juifs.
Jésus dès lors gardera le silence.
Quant il voit que ce pauvre malheureux Pilate, qui a pourtant tout fait pour le sauver, en est à se dire : « Qu’est ce que la vérité », Jésus ne peut plus que se taire.

La vérité, en effet, ne se manifeste pas à ceux qui, par principe, refusent de croire même à sa possibilité. Elle exige ce minimum d’humilité que devrait impliquer la conscience de l’ignorance.
           
Aussi, quand plus tard Pilate reviendra vers Jésus, il ne lui sera fait aucune réponse, nous dit Saint Jean.
Prenons garde nous-même que la vérité ne nous soit refusée parce qu’un jour nous l’aurions refusée nous-mêmes. Dieu peut se taire aussi ; Jésus s’est tu devant Pilate parce qu’il a vu que Pilate ne voyait pas comment on pouvait trouver la vérité. Eh bien, il y a des âmes qui voient la lumière se fermer parce qu’elles se sont fermées, elles, à la vérité.

Il sortit « de nouveau »,  vers les Juifs, c'est-à-dire vers le problème concret du moment. « Ad Judeos »,  vers ces Juifs qui sont là sous le balcon et qui crient… Voilà ce qui est autrement important que les propos de Jésus ! Voilà qui prime tout ! les cris de la foule, des grévistes qui défilent devant l’Assemblée.

Eh bien, cette vérité, cependant, Dieu fera en sorte qu’elle soit dite jusqu’à son terme dernier. Et un peu plus tard lorsque, dans son délire, la foule réclamera la mort de Jésus, le dernier argument, qui est aussi l’explication suprême, sera lancé à Pilate  « quia Filium Dei se fecit »… Parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. »

Fils de Dieu ! voilà la clef de toutes ces énigmes sur lesquelles Pilate bute depuis un bon moment. Fils de Dieu, voilà ce qui explique tout et ce que, dans sa miséricorde, Notre-Seigneur a voulu que Pilate entende au moins une fois.
Jésus frappe désespérément à sa porte, à la porte de cette âme, par tous les moyens qui peuvent être mis en œuvre… 
Cette fois il veut savoir : « D’où es-tu ? » Autrement dit : « Qui es-tu ? » D’où viens-tu donc, homme extraordinaire que j’ai devant moi ? Dis moi quel est ton mystère, afin que je comprenne enfin.
 
Et Jésus garde le silence. Après tout ce qu’il a dit, après cette flagellation que Pilate vient d’ordonner, la Vérité avec un grand V n’a pas à répondre à de telles injonctions.

Donc, lui dit Pilate, « tu ne me parles pas ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te crucifier et le pouvoir de te relâcher ?».

Et Jésus de répondre :  « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en-Haut » - « Tu n’aurais », toi, toi Pilate, c'est-à-dire toi, homme politique quelconque, investi d’une parcelle d’autorité, qui que tu sois : simple fonctionnaire, juge, député, ministre, prince ou roi…

Cette fois la leçon est complète. Cette leçon que, à travers Pilate, Jésus a voulu adresser aux politiques de tous les temps. Explication suprême qui couronne et confirme tout ce qui a été dit.
Il faut prendre soin d’observer l’admirable progression de cette leçon divine.
C’est pourquoi devant ce tribunal, durant tout ce jugement, toute cette Passion, chaque mot des évangélistes est à prendre au pied de la lettre.

D’abord, et par charité, Jésus s’applique à dissiper l’équivoque fondamentale qui pourrait effrayer et, par là même, fermer le cœur, et donc enténébrer l’esprit : « Mon royaume n’est pas de ce monde. Ne t’en fais pas, si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu … » C’est comme un préambule un peu négatif. Et l’explication positive vient en second lieu : « Tu le dis, je suis Roi. Je suis né pour cela, pour rétablir la vérité ».

Et par cette seconde réponse Jésus explique la nature de cette royauté.
Royauté non comme les autres, mais règne spirituel, règne doctrinal, règne de la vérité dans tous les ordres.
            D’où la troisième partie qui donne la clef de l’énigme : c’est parce qu’il est Fils de Dieu, Principe de l’ordre universel, que son règne peut être cette chose humainement inouïe : un règne de la vérité ! le rétablissement de l’ordre fondamental !

            En quatrième lieu, la dernière réponse de Jésus apporte la confirmation concrète : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir si tu ne l’avais reçu d’en-Haut ». Désormais, le doute n’est plus possible : la royauté du Fils de Dieu n’est pas seulement une royauté sur les âmes : elle est aussi une royauté sociale, puisqu’elle est au principe même du pouvoir de Pilate, preuve certaine que le pouvoir civil n’échappe aucunement à son empire. 




http://www.icrsp.org/CONFERENCES/Conf.Pere-de-Robien-Christ-Roi.htm
Citation:



 En poursuivant dans la voie où elle s’est engagée, la République peut faire beaucoup de mal à la religion ; elle ne parviendra pas à la tuer. L’Eglise a connu d’autres périls et traversé d’autres tempêtes ; elle vit dans le cœur de la France. Elle assistera aux funérailles de ceux qui se flattent de l’anéantir. (…) Car la République n’a reçu ni de Dieu ni de l’Histoire aucune promesse d’immortalité. »

Cardinal Guibert, archevêque de Paris, 30 Mars 1886




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Solognot
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MessagePosté le: Dim 21 Oct - 11:51 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

Très intéressant et important effectivement
Merci aussi pour les propos du Cardinal Guibert qui sont plus que réconfortant.


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REQUETE CARLISTE
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MessagePosté le: Dim 21 Oct - 14:33 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

La royauté du Christ
Doctrine sociale de l'Église
Auteur :abbé J.-M. Robinne

Difficulté de lecture :♦ Facile
Sommaire [masquer] 

Le titre de Seigneur attribué au Christ provient de deux domaines différents. D’une part le Christ est Seigneur en tant que chef de l’Église, et d’autre part, il est Seigneur en tant que Roi. Nous allons essayer de développer ces deux points qui sont souvent méconnus et méprisés dans notre société.


Le Christ Chef.
Cette propriété du Christ si fortement affirmée par St Paul et par St Jean, est rattachée, par la nature même des choses, à l’exercice du sacerdoce de Jésus par rapport aux hommes. L’effet propre de ce sacerdoce est l’expiation de nos péchés. Et cet effet Jésus n’a pu le réalisé en lui-même, parce qu’il a la sainteté parfaite et substantielle, n’ayant rien de commun avec le péché. Or, précisément, Jésus est le chef de l’Église, qui est son corps mystique, parce que supérieur à tous par la grâce qu’il possède en toute plénitude, il communique cette vie de la grâce, à des degrés divers, à tous ceux qui font partie à un titre quelconque de ce corps mystique.
" En raison de sa proximité à l’égard de Dieu, sa grâce est la plus élevée et elle est la première, bien qu’elle ne le soit pas dans l’ordre des temps : tous les hommes en effet ont reçu la grâce en raison de la sienne, de plus Jésus possède la plénitude de toutes les grâces, et il a la vertu de communiquer sa grâce à tous les membres de l’Église, ainsi que l’affirme St Jean : nous avons tout reçu de sa plénitude. Il est donc évident que Jésus doit être dit le chef de l’Église. "
C’est à la fois comme Dieu et comme homme que Jésus est le chef du corps mystique. Comme Dieu, il est cause instrumentale de la grâce. Comme homme il produit physiquement en nous la grâce, comme cause efficiente instrumentale, mais comme cause méritoire, il intervient dans la production de la grâce en nos âmes, à titre de cause principale.
L’action de la tête dans le corps mystique s’exerce sur les membres considérés dans leur intégrité. Par conséquent l’action du Christ s’exerce sur les hommes non seulement du côté de leur âme mais aussi du côté de leur corps. "L’humanité entière du Christ influe sur les hommes… principalement quant à l’âme, et secondairement quant au corps."
Mais c’est à cause de l’âme, à laquelle il est substantiellement uni , que notre corps peut recevoir l’influence de la vie divine qui a son origine dans le Christ ; il n’y a donc pas parité.
De qui le Christ est-il le chef en acte ? " Le Christ est le chef, d’abord et principalement de ceux qui lui sont unis en acte par la gloire, deuxièmement de ceux qui lui sont unis en acte par la charité ; enfin de ceux qui lui sont unis en acte par la foi. "
Le Christ est donc le chef en acte des catholiques pécheurs, le Christ est le chef formel en acte des schismatiques non hérétiques, qui bien que séparés de l’Église quant à la charité gardent encore le lien de la foi. Le Christ est le chef en acte des catholiques excommuniés qui gardent la foi théologique. En revanche il faut refuser à tout homme vivant dans l’infidélité le droit d’appartenir à un degré quel qu’il soit au corps du Christ.
De qui le Christ est-il le chef en puissance : La réponse est simple et n’est que la conclusion de ce qui précède. Jésus est en puissance seulement le chef de tous les hommes qui ne sont pas vivifiés surnaturellement par la foi. Cependant parmi ces hommes certains ne seront jamais unis en acte au Christ. En effet ceux qui seront damnés ne seront jamais unis au Christ en acte. Une fois morts, ils n’auront plus aucun moyen d’être unis au Christ comme ses membres. Le Christ sera alors simplement leur roi.
On voit par là que le titre de chef convient pleinement au Christ par rapport à l’Église.


Le Christ Roi.
L’affirmation du Christ Roi se retrouve à toutes les pages de l’Écriture. Il est appelé le Dominateur qui doit sortir de Jacob, le Roi que le Père a établi sur Sion, sa montagne sainte, pour recevoir en héritage les nations et comme domaine les extrémités de la terre. Le chant nuptial, qui célèbre sous la figure d’un roi très riche et très puissant, le vrai roi d’Israël contient cette strophe : Ton trône, ô Dieu, est établi pour toujours ; le sceptre de ta royauté est un sceptre de droiture. Dans un autre passage, une prophétie, esquissant avec plus de netteté les traits du Christ, annonce que son règne ne connaîtra pas de frontières et que la justice et la paix seront sa richesse.
A ces textes s’ajoutent les nombreux oracles des prophètes, et d’abord ce texte très connu d’Isaïe : Un enfant nous est né et un fils nous a été donné. L’empire a été posé sur ses épaules ; et on le nomme Admirable, Conseiller, Dieu, Fort, Père éternel, Prince de paix. Son empire s’étendra et la paix n’aura pas de fin ; il siégera sur le trône de Dieu et possédera son royaume , pour l’établir et l’affermir par le droit et la justice, dès maintenant et pour toujours. Les autres prophètes ne rendent pas d’oracles différents de celui d’Isaïe ; ainsi Jérémie prédit le rejeton juste qui surgira de la race de David, ce Fils de David qui régnera avec le titre de Roi et possédera la sagesse et qui rendra la justice sur terre.
Cette doctrine du Christ Roi proclamée par l’Ancien Testament, n’est pas inconnue dans les pages du Nouveau ; bien au contraire, elle y trouve une magnifique et splendide confirmation. Rappelons seulement le message de l’ange apprenant à la Vierge qu’elle enfanterait un Fils auquel le Seigneur Dieu donnerait le trône de David son père et qui régnerait éternellement sur la maison de Jacob, et dont le règne n’aurait point de fin.
Le Christ porte lui-même témoignage de sa puissance, soit lors de son dernier discours au peuple, soit lorsqu’il répond au proconsul romain qui lui demandait publiquement s’il était roi.
Jésus, homme, a reçu un véritable pouvoir royal, bien qu’il ne l’ai jamais exercé. Ce pouvoir est donc resté d’ordre général et transcendant ; il ne pouvait en rien contrecarré le pouvoir royal effectif, exercé par les monarques et les princes, cependant ce pouvoir explique bien les expressions scripturaires qui attribuent au Christ le pouvoir suprême sur tous les rois : Regem regum, dominum dominantium. Cette royauté temporelle est expliquée par le pouvoir que le Christ avait ici-bas sur toute créature, sans cependant toujours en user.


C’est dans son entretien avec Pilate, tel que le rapporte St Jean, que Jésus nous dévoile la vraie nature de sa royauté spirituelle : " Mon royaume n’est pas de ce monde… " Il ne nie point qu’il soit roi ; mais il ne veut pas régner ici bas à la façon des monarques terrestres. Il ne veut régner que sur les esprits et sur les cœurs, afin de les conduire au ciel où sa royauté se manifestera éternellement.

" L’autorité de Jésus ne vient pas seulement d’un droit de naissance, comme Fils unique de Dieu, mais encore en vertu d’un droit acquis. Lui-même en effet nous a arraché à la puissance des ténèbres. Lui-même s’est livré pour la Rédemption de tous. " En d’autres termes Jésus Christ a deux royautés, dont l’une lui convient en tant que Dieu et l’autre en tant qu’homme. Comme Dieu il est le Roi et le Souverain de toutes les créatures qui ont été faites par lui, et outre cela en tant qu’homme il est roi en particulier de tout le peuple qu’il a racheté, sur lequel il s’est acquis un droit absolu par le prix qu’il a donné à sa délivrance. Voilà donc les deux royautés du Christ : la première lui est naturelle et lui appartient par sa naissance, la seconde il l’a méritée.
Universalité : La royauté du Christ a les limites de la Rédemption, elle est donc universelle, le Christ s’étant offert pour tous. Les infidèles eux-mêmes tombent sous la puissance du Christ : " tout est soumis au Christ quant à la puissance, bien que tout ne lui soit pas encore soumis quant à l’exercice de cette puissance ".
La royauté du Christ atteint les hommes non seulement comme individus ; mais encore comme membres de la société familiale ou civile. L’homme doit opérer son salut dans la famille et dans la cité ; famille et cité sont instituées par la nature, c’est à dire par Dieu, et puisque Jésus Christ est venu tout "récapituler " en lui-même, la famille et la cité, comme telles doivent reconnaître son pouvoir royal.
Exercice de cette Royauté : La puissance, bien que marquant le règne de Dieu sur ses créatures, n’est pas l’attribut particulier de cette royauté spirituelle du Christ sur les hommes. La royauté spirituelle du Christ sur les hommes s’exerce spécialement " par la Vérité, la Justice et la Charité. "
Le règne par la Vérité est le règne par la foi. Mais l’acte de foi est essentiellement libre. L’autorité du Christ s’exerçant sur la vérité suppose donc déjà que la volonté de l’homme soit soumise à Jésus. Le règne par la Justice n’est pas le règne du christ en ce monde, mais dans l’autre. C’est à ce règne que ce rapporte la fonction de juge qu’exercera le Christ au dernier jour. Mais il ne l’exercera qu’après avoir épuisé sur nous les ressources de son amour. Si le Christ ne peut régner sur nos âmes par la miséricorde il y régnera par la justice. ; s’il n’y règne par l’amour et par la grâce, il régnera par la sévérité de ses jugements et la rigueur de ses ordonnances. Ici-bas pendant notre vie c’est surtout par la charité que s’exerce l’autorité du Christ.                Vu sur Salve Regina.
 

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Semper Fidelis
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MessagePosté le: Jeu 25 Oct - 18:07 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

« Dieu vivra, Il régnera pleinement et éternellement… »
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Léandre de Brisaux
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MessagePosté le: Dim 16 Déc - 15:14 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

C'est parce que le Christ est Roy, que les chrétiens doivent se battre pour l'Eglise et la Monarchie. Notre Seigneur n'est pas président des présidents mais bien Roy des Roys.

Tout homme ou tout Etat qui souhaite rétablir la royauté sociale du Christ, n'y parviendra jamais s'il ne rétablit pas en même temps la royauté terrestre et légitime désignée par Dieu pour chaque territoire du monde.
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Camisard
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MessagePosté le: Mar 18 Déc - 14:27 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

Merci a vous! Sujet passionnant mais surtout édifiant! Le post de "requete carliste" nous est une merveille de pédagogie! il est vrai que c'est un sujet peu développé chez les protestants !

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cavipo
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MessagePosté le: Dim 23 Déc - 21:15 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

il ne faut pas avoir peur du concile Vatican II !

Jésus n'abandonne pas Pierre !


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Mavendorf
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MessagePosté le: Lun 24 Déc - 16:27 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

cavipo a écrit:
il ne faut pas avoir peur du concile Vatican II !

Jésus n'abandonne pas Pierre !


Permettez-moi de vous inviter à faire une petite présentation de votre estimable personne, si vous avez pris un minimum le temps de nous lire vous devriez savoir que cela est un usage maintenant bien établi sur notre forum.
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Semper Fidelis
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MessagePosté le: Mar 25 Déc - 17:28 (2012)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

Et de toute façon, il ne s'agit pas d'avoir "peur" du second concile du Vatican : il s'agit de le connaître en vérité pour pouvoir dire ce qui en lui est conforme à la Tradition et pour pouvoir aussi en discerner les "points faibles" pour lesquels il serait nécessaire d'avoir des explicitations et des précisions.


Par ailleurs vos deux phrases laconiques n'ont pas de lien logique entre elles.
Si NSJC a bien promis à Pierre qu'il serait le fondement sur lequel serait bâtie Son Eglise, et s'il a aussi promis que les portes de l'enfer ne prévaudraient point contre elles, il n'a pas promis en revanche que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre le successeur de Pierre : et cela a été vérifié à plusieurs reprises dans l'histoire de l'Eglise.
"L'infaillibilité pontificale" doit être bien comprise et il est "dangereux" de la majorer au-delà de ce que dit strictement la définition du dogme défini en juillet 1870.
D'autre part je vous ferai remarquer que depuis des siècles (pour ne pas dire depuis plus d'un millénaire), dans les litanies des Saints on demande à Dieu : "ut domnum Apostolicum et omnes ecclesiasticos ordines in sancta religione conservare digneris : te rogamus audi nos!" Pour qu'il vous plaise, seigneur, de conserver dans votre sainte religion le Souverain Pontife et tous les ordres de la hiérarchie ecclésiastique, nous Vous en supplions écoutez-nous!"
Si l'Eglise nous le fait demander depuis des siècles, c'est que le danger existe...
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propatria
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MessagePosté le: Dim 26 Oct - 10:10 (2014)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

Rien d'autre à dire Semper fidelis .
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Chevalier-de-Moncaire
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MessagePosté le: Dim 26 Oct - 14:47 (2014)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

La fète du Christ Roi est toujours en vigueur selon Vatican II et le Regne de Notre Seigneur n'est pas de ce monde mais comme croyants catholiques nous devons le faire regner dans nos coeurs.  Christus  vincit!  Christus regnat!  Christus imperat"
Semper Fidelis a écrit:
Attention!
Il faut être très rigoureux et très précis.
Nous n'avons pas le droit de dire des choses approximatives.


1) la doctrine de la royauté du Christ est résumée dans l'encyclique "Quas primas" du Pape Pie XI.
Vous en trouverez le texte ici :
http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc…


2) le second concile du Vatican n'a pas nié ni révoqué l'enseignement de Pie XI.


3) le second concile du Vatican n'a pas davantage "déplacé la fête du Christ Roi" ni "supprimé des strophes de l'hymne".
Ces changements sont intervenus en 1969 alors que le second concile du Vatican était achevé depuis 4 ans.
Ces changements sont le fait de réformes liturgiques se réclamant de l'application du sus-dit concile.
Sur ce sujet j'ai publié ceci il y a déjà plusieurs années, mais c'est toujours actuel et je me permets de vous y renvoyer :
http://leblogdumesnil.unblog.fr/2007/10/31/39-de-la-royaute-du-christ-a-la-…


4) il y a dans certains des textes du concile V.II des choses qui demandent des éclaircissements et des précisions. Le caractère équivoque de ces textes fait qu'on peut aussi bien les lire dans la perspective de la doctrine traditionnelle de l'Eglise : c'est ainsi que S.Exc. Mgr Lefèbvre (tout comme de nombreux évêques) les a lus et compris et qu'il leur a donné sa signature lorsqu'ils ont été soumis au vote de l'assemblée conciliaire. Mgr Lefèbvre était conscient de la "faiblesse" de certaines expressions, mais demandait que le Souverain Pontife, dans son magistère suprême d'enseignement les clarifie.


5) Les modernistes, par un véritable coup d'état, se sont emparés des faiblesses sus-évoquées (et de la faiblesse de Paul VI) pour infléchir les pratiques liturgiques et pastorales dans un sens qui allaient à l'encontre de la tradition millénaire de l'Eglise. On a eu dans l'Eglise la reproduction de ce qui s'était passé en France aux Etats Généraux de 1789...
Si le pouvoir légitime avait réagi de manière forte dans l'un comme dans l'autre cas, la révolution aurait été enrayée dans l'un comme dans l'autre cas.


Tout ceci pour vous dire que vous avez des éléments de réponse à vos questions dans les deux liens que je vous ai copiés ci-dessus, et pour vous expliquer qu'on n'a pas le droit de dire "le concile ceci" ou "le concile cela" quand ce qu'on déplore n'est que la conséquence d'un faisceau complexes de convergences et d'évènements multiples dans la suite du dit concile.





Semper Fidelis a écrit:
Attention!
Il faut être très rigoureux et très précis.
Nous n'avons pas le droit de dire des choses approximatives.


1) la doctrine de la royauté du Christ est résumée dans l'encyclique "Quas primas" du Pape Pie XI.
Vous en trouverez le texte ici :
http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc…


2) le second concile du Vatican n'a pas nié ni révoqué l'enseignement de Pie XI.


3) le second concile du Vatican n'a pas davantage "déplacé la fête du Christ Roi" ni "supprimé des strophes de l'hymne".
Ces changements sont intervenus en 1969 alors que le second concile du Vatican était achevé depuis 4 ans.
Ces changements sont le fait de réformes liturgiques se réclamant de l'application du sus-dit concile.
Sur ce sujet j'ai publié ceci il y a déjà plusieurs années, mais c'est toujours actuel et je me permets de vous y renvoyer :
http://leblogdumesnil.unblog.fr/2007/10/31/39-de-la-royaute-du-christ-a-la-…


4) il y a dans certains des textes du concile V.II des choses qui demandent des éclaircissements et des précisions. Le caractère équivoque de ces textes fait qu'on peut aussi bien les lire dans la perspective de la doctrine traditionnelle de l'Eglise : c'est ainsi que S.Exc. Mgr Lefèbvre (tout comme de nombreux évêques) les a lus et compris et qu'il leur a donné sa signature lorsqu'ils ont été soumis au vote de l'assemblée conciliaire. Mgr Lefèbvre était conscient de la "faiblesse" de certaines expressions, mais demandait que le Souverain Pontife, dans son magistère suprême d'enseignement les clarifie.


5) Les modernistes, par un véritable coup d'état, se sont emparés des faiblesses sus-évoquées (et de la faiblesse de Paul VI) pour infléchir les pratiques liturgiques et pastorales dans un sens qui allaient à l'encontre de la tradition millénaire de l'Eglise. On a eu dans l'Eglise la reproduction de ce qui s'était passé en France aux Etats Généraux de 1789...
Si le pouvoir légitime avait réagi de manière forte dans l'un comme dans l'autre cas, la révolution aurait été enrayée dans l'un comme dans l'autre cas.


Tout ceci pour vous dire que vous avez des éléments de réponse à vos questions dans les deux liens que je vous ai copiés ci-dessus, et pour vous expliquer qu'on n'a pas le droit de dire "le concile ceci" ou "le concile cela" quand ce qu'on déplore n'est que la conséquence d'un faisceau complexes de convergences et d'évènements multiples dans la suite du dit concile.





Semper Fidelis a écrit:
Attention!
Il faut être très rigoureux et très précis.
Nous n'avons pas le droit de dire des choses approximatives.


1) la doctrine de la royauté du Christ est résumée dans l'encyclique "Quas primas" du Pape Pie XI.
Vous en trouverez le texte ici :
http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc…


2) le second concile du Vatican n'a pas nié ni révoqué l'enseignement de Pie XI.


3) le second concile du Vatican n'a pas davantage "déplacé la fête du Christ Roi" ni "supprimé des strophes de l'hymne".
Ces changements sont intervenus en 1969 alors que le second concile du Vatican était achevé depuis 4 ans.
Ces changements sont le fait de réformes liturgiques se réclamant de l'application du sus-dit concile.
Sur ce sujet j'ai publié ceci il y a déjà plusieurs années, mais c'est toujours actuel et je me permets de vous y renvoyer :
http://leblogdumesnil.unblog.fr/2007/10/31/39-de-la-royaute-du-christ-a-la-…


4) il y a dans certains des textes du concile V.II des choses qui demandent des éclaircissements et des précisions. Le caractère équivoque de ces textes fait qu'on peut aussi bien les lire dans la perspective de la doctrine traditionnelle de l'Eglise : c'est ainsi que S.Exc. Mgr Lefèbvre (tout comme de nombreux évêques) les a lus et compris et qu'il leur a donné sa signature lorsqu'ils ont été soumis au vote de l'assemblée conciliaire. Mgr Lefèbvre était conscient de la "faiblesse" de certaines expressions, mais demandait que le Souverain Pontife, dans son magistère suprême d'enseignement les clarifie.


5) Les modernistes, par un véritable coup d'état, se sont emparés des faiblesses sus-évoquées (et de la faiblesse de Paul VI) pour infléchir les pratiques liturgiques et pastorales dans un sens qui allaient à l'encontre de la tradition millénaire de l'Eglise. On a eu dans l'Eglise la reproduction de ce qui s'était passé en France aux Etats Généraux de 1789...
Si le pouvoir légitime avait réagi de manière forte dans l'un comme dans l'autre cas, la révolution aurait été enrayée dans l'un comme dans l'autre cas.


Tout ceci pour vous dire que vous avez des éléments de réponse à vos questions dans les deux liens que je vous ai copiés ci-dessus, et pour vous expliquer qu'on n'a pas le droit de dire "le concile ceci" ou "le concile cela" quand ce qu'on déplore n'est que la conséquence d'un faisceau complexes de convergences et d'évènements multiples dans la suite du dit concile.





Semper Fidelis a écrit:
Attention!
Il faut être très rigoureux et très précis.
Nous n'avons pas le droit de dire des choses approximatives.


1) la doctrine de la royauté du Christ est résumée dans l'encyclique "Quas primas" du Pape Pie XI.
Vous en trouverez le texte ici :
http://www.vatican.va/holy_father/pius_xi/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc…


2) le second concile du Vatican n'a pas nié ni révoqué l'enseignement de Pie XI.


3) le second concile du Vatican n'a pas davantage "déplacé la fête du Christ Roi" ni "supprimé des strophes de l'hymne".
Ces changements sont intervenus en 1969 alors que le second concile du Vatican était achevé depuis 4 ans.
Ces changements sont le fait de réformes liturgiques se réclamant de l'application du sus-dit concile.
Sur ce sujet j'ai publié ceci il y a déjà plusieurs années, mais c'est toujours actuel et je me permets de vous y renvoyer :
http://leblogdumesnil.unblog.fr/2007/10/31/39-de-la-royaute-du-christ-a-la-…


4) il y a dans certains des textes du concile V.II des choses qui demandent des éclaircissements et des précisions. Le caractère équivoque de ces textes fait qu'on peut aussi bien les lire dans la perspective de la doctrine traditionnelle de l'Eglise : c'est ainsi que S.Exc. Mgr Lefèbvre (tout comme de nombreux évêques) les a lus et compris et qu'il leur a donné sa signature lorsqu'ils ont été soumis au vote de l'assemblée conciliaire. Mgr Lefèbvre était conscient de la "faiblesse" de certaines expressions, mais demandait que le Souverain Pontife, dans son magistère suprême d'enseignement les clarifie.


5) Les modernistes, par un véritable coup d'état, se sont emparés des faiblesses sus-évoquées (et de la faiblesse de Paul VI) pour infléchir les pratiques liturgiques et pastorales dans un sens qui allaient à l'encontre de la tradition millénaire de l'Eglise. On a eu dans l'Eglise la reproduction de ce qui s'était passé en France aux Etats Généraux de 1789...
Si le pouvoir légitime avait réagi de manière forte dans l'un comme dans l'autre cas, la révolution aurait été enrayée dans l'un comme dans l'autre cas.


Tout ceci pour vous dire que vous avez des éléments de réponse à vos questions dans les deux liens que je vous ai copiés ci-dessus, et pour vous expliquer qu'on n'a pas le droit de dire "le concile ceci" ou "le concile cela" quand ce qu'on déplore n'est que la conséquence d'un faisceau complexes de convergences et d'évènements multiples dans la suite du dit concile.





Solognot a écrit:
Très intéressant et important effectivement
Merci aussi pour les propos du Cardinal Guibert qui sont plus que réconfortant.




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MessagePosté le: Dim 26 Oct - 17:58 (2014)    Sujet du message: La Royauté du Christ Répondre en citant

En ce jour de la Fête du Christ-Roi,nous devons nous demander comment rétablir des États en harmonie avec le règne du Christ Roi! C'est cela la restauration du Trône et de l'Autel. Ramener sur le Trône notre roi, lieutenant de Notre Seigneur Jésus Christ. Abolir les dites "démocraties" et leur  nouvelle religion des droits de l'homme qui n'ont pour seul but la destruction des enseignements de l'Eglise et l'asservissement des peuples dans un grand ordre mondial et globalisé.
Savez vous qu'en 2013, il n'y a eu que 32 % de baptisés sur l'ensemble des naissances en France. Ce qui démontre à tel point l'effet néfaste de la révolution et du régime républicain sur la population française.
Il y a au final une distorsion entre vouloir le règne du Christ Roi et s'accommoder du régime de la gueuse. Contrairement à ce que les propagateurs de la laïcité tente de nous inculquer, la religion ne relève pas de la sphère privé. Nous devons vivre et témoigner sous les enseignements de Notre Seigneur Jésus Christ. 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:39 (2016)    Sujet du message: La Royauté du Christ

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