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Maison de France

 
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viveleroy
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MessagePosté le: Lun 8 Oct - 15:27 (2012)    Sujet du message: Maison de France Répondre en citant

Je vient de lire le livre « Saint Louis et son siècle » écrit par le V te WALSH, j'ai trouvé ce livre merveilleux car il restitue à merveille la beauté de la monarchie Française. On y trouve beaucoup de choses se rapportant à la Maison de France (a Saint louis en particulier) ainsi que l'origine de la monarchie absolue. Certaine remarques s'appliquent admirablement à notre temps. Si vous le permettez j'aimerai vous faire profiter d'une partie du premier chapitre, n'hésitez pas a me dire ce que vous en pensez :




« L'illustre écrivain, à qui j'ai emprunté l'épigraphe de mon livre à dit, en parlant de la race de Saint Louis :

Quand il n'y aurait dans la France que cette Maison de France, dont la majesté étonne, encore pourrions-nous, en fait de gloire, en remontrer à toutes les nations, et porter un défit à l'histoire. Les Capets régnaient lorsque tous les autres souverains de l'Europe étaient sujets.




Les vassaux de nos Rois sont devenus Rois : les uns ont conquis l'Angleterre ; les autres ont régné en Écosse ; ceux-ci ont chassé les sarrasins de l'Espagne et de l'Italie ; ceux-là ont formé les États du Portugal, de Naples et de Sicile. La Navarre et la Castille, les trônes de Léon et d'Aragon, les royaumes d'Arménie, de Constantinople et de Jérusalem, ont été occupé par des princes de sang Capétien.




En 1380, plus de quinze banches composaient la maison de France ; et cinq monarques de cette Maison régnaient ensemble dans six monarchies diverses ; sas compter un Duc de Bretagne et un Duc de Bourgogne. En tout, une seule famille a produit cent quatorze souverains : trente-six Rois de France, depuis Eudes jusqu'à Louis XVIII ; vingt-deux Rois de Portugal ; onze Rois de Naples et de Sicile, quatre Rois de toutes les Espagnes et des indes ; trois Rois de Hongrie ; trois Empereurs de Constantinople ; trois Rois de Navarre de la branche d’Évreux et Antoine de la Maison de Bourbon ; dix sept Ducs de Bourgogne de la première et de la seconde Maison ; douze Ducs de Bretagne ; deux Ducs de Lorraine et de Bar.




Il faut se représenter, dans cette nation, plutôt que dans cette famille de Rois, une foule de grands hommes. Ces souverains nous ont transmis leur s noms avec des titres que la postérité a reconnus authentique : les uns sont appelés Auguste, Saint, Pieux, Grand, Courtois, Hardi, Sage, Victorieux, Bien-Aimé ; les autres Père su Peuple, Père des lettres. Comme il est écrit par blâme, dit un vieil historien (Du Tillet, Recueil des Rois de France.), que tous les bons roys seroient aisément pourtraits en un anneau, les mauvais roys de France y pourroient mieux, tant de nombre en est petit !




Avec cette famille royale, les ténèbres de la barbarie se dissipent, la langue se forme, les lettres et les arts produisent leurs chefs-d’œuvre, nos ville s'embellissent, nos monuments s'élèvent, nos chemins s'ouvrent, nos ports se creusent, nos armées étonnent l'Europe et l'Asie, et nos flottes couvrent les deux mers : ajouté plus de mille ans d'antiquité à cette race.




Dans cette magnifique énumération d'illustrations et de gloire, faite par M. de Chateaubriand, pas un seul Roi de brille d'un éclat aussi pur que Louis IX ; dans cette galerie de grands monarques que nous montre l'auteur des Études Historiques, pas une figure plus noble, pas un caractère autant selon le cœur de Dieu et des hommes que celui du fils de Blanche de Castille ; aussi, c'est avec crainte et respect que j’entreprends d'écrire une vie si remplie d'épreuves et de résignations, si pleine de fortitude Chrétienne et de vaillance chevaleresque, si sanctifiée d'abnégation de soi-même et de charité envers les nécessiteux, si française, si royale par tout ce qui s'y révèle d'amour et de dévouement pour la France.




La vie d'un prince, dont Saint François de Salle à dit : « Il était l'aimé de Dieu et des hommes, et l'un des plus grand rois que le soleil est vus », a dû avoir une puissante influence sur son pays et sur son siècle ; cette influence, j'essaierai de la redire à la jeunesse de notre époque ; il est bon de faire voir que si Louis IX a été rangé parmi les Saints, c'est qu'il a été l'ami, le défenseur et le Père nourricier de son peuple.




Quand la vertu et l'amour de la justice sont assis sur le trône, il en découle un grand bien sur le royaume. Au XIIIe siècle, pour rencontrer le modèle de tout ce qui est bon, noble et vertueux, la France n'avait qu'à élever son regard vers son Roi.




Quand une source d'eau vive jaillit du sommet ou du flanc de la montagne, heureuses les prairies qui s'étendent à l'entour ; car la fraîcheur descendra sur elles et elles resteront verdoyantes et fertiles, alors que les ardeurs de l'été jauniront et dessécheront la contrée que les eaux courantes ne traverseront pas : ce bienfait du bon exemple, cette excitation à l'honneur et à la vertu, la France les reçu pendant tout le règne de Louis IX. Les agitations, les troubles, les guerres, les calamités, les revers ne la firent ni déchoir ni désespérer ; elle resta forte parce que son Roi était fort, et que, comme son monarque, elle avait toujours confiance et recours dans le Dieu des armées.




Quand notre belle et généreuse France, cette fille aînée des nations, marche dans les sentiers de la raison et de la justice, les autres peuples qui nous regardent se modèle sur nous. « Ainsi donc, dit un qui loue peu les Rois et les Saints, Voltaire : Louis IX était destiné à réformé l'Europe, si elle avait pu l'être ; ce Roi à rendu la France triomphante et policée, il en a été en tout le modèle des hommes ; sa piété, qui était celle d'un anachorète, ne lui ôta pas ses vertus royales. Sa libéralité ne déroba rien à une sage économie, il sut accorder une politique profonde à une justice exacte, et peut-être est-il le seul souverain qui mérite cette louange. Prudent et ferme dans le conseil, intrépide dans les combats sans être emporté, compatissant comme s'il n'eût été jamais que malheureux, il n'est guère donné à l'homme de pousser plus loin la vertu. »




Un autre écrivain, le Conte de Ségur, ajoute à cet éloge. « Saint Louis, écrit-il, destiné par le sort à réformer les mœurs de son époque, à triompher du système féodal, à ressusciter le règne des lois, à trouver la gloire même dans l'infortune, à faire chérir la sévérité et respecter la bonté, fut le Père de ses sujets, l'ami de ses voisins, la terreur des infidèles. Son nom reste à jamais gravé dans nos annales militaires, par la gloire, dans nos fastes civils, par la justice ; dans la légende romaine, par la piété, et dans le cœur des français, par la reconnaissance. »




Saint Louis était les délices des bons et la terreur des méchants ; il était intrépide à la guerre, décisif dans les conseils, supérieur aux autres hommes par la noblesse de ses sentiments, sans hauteur, sans présomption, sans dureté. Il suivait en tout les intérêts de la France, dont il était autant le Père que le Roi. Il voyait tout de ses propres yeux. Dans les affaires principales, il était appliqué, prévoyant, modéré, droit et ferme dans les négociations, en sorte que les étrangers ne se fiaient pas moins à lui que ses propre sujets. Longtemps après sa mort, on se souvenait encore avec attendrissement de sont règne, comme de celui qui devait servir de modèle pour tous les siècles à venir.




Le règne de Saint Louis est une des époques la plus importante dans l'histoire de France. Ce Saint Roi reconstruisit la monarchie ; il la transporta de ses anciennes bases sur d'autres absolument nouvelles ; ce fut en raison des changements qu'il introduisit dans la législation, que tous les pouvoirs, auparavant épars dans la nation, vinrent successivement se fondre et s'anéantir dans le pouvoir royal. Après lui, elle passa sous le régime absolu ; la féodalité ne fut pas abolie par Saint Louis, mais elle cessa d'être souveraine : après Lui, pendant les siècles qui suivirent, il n'y eut en France d'autre souverain que le Roi.




Plus on a étudié Saint Louis, et plus on est attaché à lui:on à trouvé réunies en lui ces qualités aimables, ces vertus douces qui brillent d'un éclat d'autant plus pur, qu'on pénètre plus avant dans l'âme du héros...




Il avait beaucoup de bonté, beaucoup de pitié pour toutes les souffrances, et un sentiment exquis de son devoir. C'était par ce sentiment que toutes ses actions étaient réglées ; mais ces qualités le rendaient réservé, modeste, peu impatient de se produire, peu empressé de tenter ces entreprises qui illustre les jeunes gens, il était trop consciencieux pour faire la guerre avec le seul désir de la gloire et de la puissance. Sa conscience le rendait brave ; car il était en même temps trop religieux, trop confiant en Dieu et trop résigné pour sentir la peur...




Saint Louis était pardessus tout un homme consciencieux, un homme qui, avant d'agir, se posait là lui-même la question du bien et du mal moral, indépendamment de toute utilité, de toutes conséquences. De tels hommes sont rarement montés sur le trône, et plus rarement demeurés tels. Marc-Aurèle et Saint Louis sont peut-être les deux seuls princes qui, en toute occasion, aient fait de leurs croyances morales la première règle de leur conduite : Marc-Aurèle, en stoïcien ; Saint Louis, en chrétien.




Quiconque perdrait de vue ce fait fondamental, se ferait des événements accomplis sous le règne de Saint Louis, et du tour qu'il à voulu donner au pouvoir royal, une idée fausse : l'homme explique seul la démarche de la civilisation.




Je pourrai encore réunir, pour glorifier mon héros, d'autres jugements d'homme marquants par leur savoir ou par leur génie ; mais je coupe court à tout autre citation, et désormais dans mon livre ce serons les actions du fils de Louis VIII et de Blanche de Castille qui le feront connaître, juger, aimer et admirer.




En relisant tous les noms des écrivains qui se sont occupés de la vie et de l'époque de Saint Louis, je me sens une respectueuse crainte, et je me demande s'il n'y a pas de témérité à prendre la plume, quand tant de mains habiles et renommées l'ont prise avant moi, pour redire les mérites, les vertus et la gloire du plus saint de nos monarques. Malgré cette défiance de demeurer au-dessous de mes devanciers, je persisterai dans mon entreprise toute française et toute patriotique ; car il y des époques, et la nôtre est de ce nombre, où je ne sais quel mauvais esprit a passé sur le monde, comme un de ces vents qui dessèchent, flétrissent et font mourir les moissons. En ces temps de mollesse, d'inertie et d'égoïsme, où les hommes s'énervent à ne rien faire, où les nations s'endorment dans l'oubli, il faut ressusciter, faire sortir de leurs tombes poudreuses et amener dans les camps, sur la place publique, aux foyers de famille et dans les écoles, de ces grandes figures historiques, qui, rappelant des idées de gloire, nous font rougir du présent, en nous montrant le passé.




Aux jours où nous vivons, tant de choses, tant d'inventions nouvelles ont surgi pour étonner le monde, et le pousser hors de ses vieilles voies ; l'industrie qui s'en va toujours créant des prodiges, fait tant de bruits chez tous les peuples ; la face de la terre change et se renouvelle si vite, que pour garder à notre génération, et à celles qui la suivrons, la mémoires des siècles écoulés, il faut que quelques mains tiennent haut et ferme, au milieu du mouvement, du progrès et de la transformation générale qui s'opère, les glorieuses bannières du Moyen-Age : il faut répandre dans les populations qui se font industrielles de vieux souvenir de notre histoire... Souvenirs d'honneur et de loyauté obligent ; et ce sont de bons et beaux noms à faire répéter aux échos de la patrie, que ceux de Philippe-Auguste, vainqueur de Bouvines ; de Louis VIII, dit Coeur-de-Lion, qui s'est assis sur le trône d'Angleterre, et de Louis IX, qui a vaincu les anglais à Taillebourg.




Acceptons l'aisance que le progrès de l'industrie nous offre, mais que toutes ces améliorations matérielles ne nous fassent point prendre en dédain nos devanciers, ils n'avaient point, je le sait, toutes les élégantes recherches de nos demeures actuelles, mais ils avaient la gloire des camps ; et plus de grande renommées sont sorties de dessous la tente, que des molles délices d'un salon.




Honorons le génie qui invente et qui crée ; mais mettons au-dessus de lui la vertu ; soit qu'elle se montre à nous rayonnant sur le trône, soit que nous la voyons luttant contre le malheur et l'adversité. »...
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MessagePosté le: Lun 8 Oct - 15:27 (2012)    Sujet du message: Publicité

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