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Duc de Berry 1778-1820

 
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Henryk
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MessagePosté le: Mer 10 Oct - 17:09 (2012)    Sujet du message: Duc de Berry 1778-1820 Répondre en citant

Né à Versailles le 24 janvier 1778,
Charles Ferdinand d’Artois, duc de Berry, est le fils puîné de Marie-Thérèse de Sardaigne, connue sous le nom de Marie-Thérèse de Savoie, et du comte d’Artois, frère cadet de Louis XVI et de Louis XVIII, et futur Charles X.

En 1789, le duc émigre avec son père et, de 1792 à 1797, il sert dans l’armée de Condé, avant de passer en Angleterre. Il y épouse Amy Brown, fille d’un pasteur de petite noblesse, dont il a deux filles, Charlotte, née le 13 juillet 1808, et Louise, née le 19 décembre 1809. Après l’abdication de l’empereur, il rentre en France le 13 avril 1814. Pendant les Cent-Jours, il suit son oncle le roi Louis XVIII en exil à Gand. Il est de retour après Waterloo. Le 17 juin 1816, il épouse à Notre-Dame Marie-Caroline de Bourbon-Sicile (1798-1870). De vingt ans sa cadette, elle est la fille de François Ier, roi des Deux-Siciles (1777-1830) et de Marie-Clémentine d’Autriche (1777-1801), fille de l’empereur d’Autriche Léopold II et nièce de la reine Marie-Antoinette.

Le 13 février 1820, le duc de Berry est poignardé à la sortie de l’Opéra de la rue de Richelieu par un ouvrier sellier bonapartiste, Louis Pierre Louvel, qui avoua avoir eu pour but de « détruire la souche des Bourbons ». Le duc était en effet le seul homme de la famille royale susceptible d’assurer une descendance à la dynastie fondée par le roi Henri IV.
Le 29 septembre 1820, la duchesse de Berry donne néanmoins le jour à un fils posthume prénommé Henri, en souvenir du premier des Bourbons, et Dieudonné. La ferveur populaire parle alors de « l’enfant du miracle ».




.....................................................................

S. A. R, M le duc de Berry est allé, le 26, à Fontainebleau pour y assister à la bénédiction des drapeaux que le Roi avait chargé de remettre de sa part aux grenadiers et chasseurs royaux de France. Ces deux superbes régiments étaient rangés en bataille sur une pelouse en avant du château; au milieu de cette pelouse, un autel s’élevait un fauteuil surmonte d'un dais pour S. A. avait été prépare la cérémonie avait attiré une foule prodigieuse tant de la ville que des villages environnants, Le Prince ayant parcouru les rangs, fit former le carré, au centre duquel l'autel  trouvait place. Le Prince s'étant placé à son prie-dieu, le maréchal prince de Wagram, M. le duc de Reggio, et les autres officiers-généraux et supérieurs ont en loué son fauteuil. Les bâtons du dais étaient soutenus par quatre sapeurs des grenadiers et chasseurs royaux; les drapeaux placés en face de l'autel, étaient tenus par les colonels des deux corps. Après un discours analogue à la circonstance, prononce par M. le curé de Fontainebleau, les drapeaux ont été bénis et portés ensuite en tête des corps respectifs. Alors le carré a été forme de nouveau, et Mr. le duc de Berry s'étant placé au centre, a reçu, au nom du Roi, le serment des deux régiments. S. A. R. en avait prononcé elle-même la formule à haute voix. Les plus vives acclamations ont suivi. Les troupes ont ensuite défilé devant S. A. R. et rien ne pouvait surpasser la beauté de leur tenue, l'ensemble et la précision de leurs manœuvres, si ce n'est le zèle dont elles se montraient animées pour la cause auguste qu'elles venaient de jurer de défendre.
Suite ...
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31582c/f71.texte.r=Déportation prêtr…
_________________


Dernière édition par Henryk le Sam 13 Fév - 11:24 (2016); édité 5 fois
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MessagePosté le: Mer 10 Oct - 17:09 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Henryk
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MessagePosté le: Jeu 11 Oct - 16:15 (2012)    Sujet du message: Duc de Berry 1778-1820 Répondre en citant

Assassinat ...

Le Duc chancelle, le sang de saint Louis s'épanche par pulsations, et, dans ses traits, jaillit sur l'épouse désolée. On s'empresse, on accourt. La science des hommes est vaine :

le Prince le sent, et les, jours lui ont manqué pour achever sa gloire. Il ne possède plus enfin que les derniers instants qui précèdent la mort. L'espace est court, et cependant le Duc y fait entrer son immortalité tout entière. En proie à des tourments affreux, il les adoucit en veillant sur tout ce qui l'entoure : Que faites-vous ? dit-il à un de ses plus zélés serviteurs : vous pansez ma blessure, et peut-être elle est empoisonnée...
Puis il veut consoler l'épouse dont il a tant de peine à se détacher, et, au nom de l'enfant qu'elle porte dans son sein, il la conjure de modérer son désespoir. La mort approche de plus près, et il, s'afflige parce qu'il n'a pas le temps de solliciter la grâce de l'homme qui l'a frappé. Tout autre à sa place déploreroit la grandeur qu'il perd, le trône qui lui échappe : « qu'il est cruel pour moi de mourir de la main d'un Français! » voilà le seul regret qui sorte de son coeur.

Les preux de l'armée entourent son lit funéraire. Un dernier élan le ramène à la gloire : « pourquoi n'ai-je pas trouvé la mort dans les combats au milieu de vous ! »
Alors la religion a son tour : il demande qu'un saint évéque vienne le nourrir des paroles fortifiantes. Il l'écoute, et, simple comme un enfant, il confesse à haute voix ses fautes, remet le crime à son meurtrier, et demande à la foule qui le presse de lui pardonner les scandales que l'ardeur de sa jeunesse a pu quelquefois donner aux hommes. Noble et touchant aveu ! le Ciel vous a reçu , et la grande âme de saint Louis en a tressailli de joie !

Au milieu de cette scène, apparoît toute une famille à genoux. Là sont confondus, un père, une soeur et une épouse. Tous prient, mais c'est en vain, car il est des instants où la prière du juste ne monte pas jusqu'au Ciel. Cependant pour la première fois, la royale victime connaît la crainte. « Pensez-vous, disait-il à son frère, que Dieu me pardonne ? — Oui, puisqu'il a fait de vous un martyr. » C'est la seule consolation qu'un fils de France puisse donner à son frère. Le Duc bénit sa fille, cherche la main de sa femme, la serre encore une fois, et tombe dans une longue agonie..

Pourquoi faut-il que la mort lui soit si cruelle ? Sa douceur, sa piété auraient dû en désarmer la rigueur. Dieu ne le vouloit pas ainsi: Le Duc devoit encore un dernier exemple à la terre. Les tourmens qu'il endure deviennent plus affreux; il  est déjà presque hors de la vie....

Le Roi arrive. Un effort , le dernier de tous soutient le Prince , et sa voix murmure ces mots : « Grâce, Sire, grâce pour l'homme qui m'a frappé, je vous en conjure, Sire. » La parole expire sur ses lèvres, et l'agonie redouble. — Courage, mon frère, s'écrie l'héroïne de toutes les douleurs, courage, mon frère, mais si l'Eternel vous appellera lui, dites à mon père qu'il prie pour la France et pour nous!
Six heures sonnèrent. Dieu accorda un dernier repit, et trente-cinq minutes après, le Duc expira.
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Francatho
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MessagePosté le: Lun 13 Fév - 16:06 (2017)    Sujet du message: Duc de Berry 1778-1820 Répondre en citant

Souvenons-nous en ce jour de la mort cruelle du duc de Berri lâchement assassiné par un fanatique anarcho-bonapartiste voulant éteindre à jamais la branche aînée des Bourbons pour qu'ils ne remontent plus sur le trône.
 
Qu'il veille sur notre royaume et sur le futur roi de France Louis XX!!!



 


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Henryk
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MessagePosté le: Mar 14 Fév - 10:56 (2017)    Sujet du message: Duc de Berry 1778-1820 Répondre en citant

Qu'il intercède pour nous et pour son descendant royal.
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Savonarole
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MessagePosté le: Dim 19 Fév - 16:55 (2017)    Sujet du message: Duc de Berry 1778-1820 Répondre en citant

Henryk a écrit:
Né à Versailles le 24 janvier 1778,
Charles Ferdinand d’Artois, duc de Berry, est le fils puîné de Marie-Thérèse de Sardaigne, connue sous le nom de Marie-Thérèse de Savoie, et du comte d’Artois, frère cadet de Louis XVI et de Louis XVIII, et futur Charles X.

En 1789, le duc émigre avec son père et, de 1792 à 1797, il sert dans l’armée de Condé, avant de passer en Angleterre. Il y épouse Amy Brown, fille d’un pasteur de petite noblesse, dont il a deux filles, Charlotte, née le 13 juillet 1808, et Louise, née le 19 décembre 1809. Après l’abdication de l’empereur, il rentre en France le 13 avril 1814. Pendant les Cent-Jours, il suit son oncle le roi Louis XVIII en exil à Gand. Il est de retour après Waterloo. Le 17 juin 1816, il épouse à Notre-Dame Marie-Caroline de Bourbon-Sicile (1798-1870). De vingt ans sa cadette, elle est la fille de François Ier, roi des Deux-Siciles (1777-1830) et de Marie-Clémentine d’Autriche (1777-1801), fille de l’empereur d’Autriche Léopold II et nièce de la reine Marie-Antoinette.

Le 13 février 1820, le duc de Berry est poignardé à la sortie de l’Opéra de la rue de Richelieu par un ouvrier sellier bonapartiste, Louis Pierre Louvel, qui avoua avoir eu pour but de « détruire la souche des Bourbons ». Le duc était en effet le seul homme de la famille royale susceptible d’assurer une descendance à la dynastie fondée par le roi Henri IV.
Le 29 septembre 1820, la duchesse de Berry donne néanmoins le jour à un fils posthume prénommé Henri, en souvenir du premier des Bourbons, et Dieudonné. La ferveur populaire parle alors de « l’enfant du miracle ».




.....................................................................

S. A. R, M le duc de Berry est allé, le 26, à Fontainebleau pour y assister à la bénédiction des drapeaux que le Roi avait chargé de remettre de sa part aux grenadiers et chasseurs royaux de France. Ces deux superbes régiments étaient rangés en bataille sur une pelouse en avant du château; au milieu de cette pelouse, un autel s’élevait un fauteuil surmonte d'un dais pour S. A. avait été prépare la cérémonie avait attiré une foule prodigieuse tant de la ville que des villages environnants, Le Prince ayant parcouru les rangs, fit former le carré, au centre duquel l'autel  trouvait place. Le Prince s'étant placé à son prie-dieu, le maréchal prince de Wagram, M. le duc de Reggio, et les autres officiers-généraux et supérieurs ont en loué son fauteuil. Les bâtons du dais étaient soutenus par quatre sapeurs des grenadiers et chasseurs royaux; les drapeaux placés en face de l'autel, étaient tenus par les colonels des deux corps. Après un discours analogue à la circonstance, prononce par M. le curé de Fontainebleau, les drapeaux ont été bénis et portés ensuite en tête des corps respectifs. Alors le carré a été forme de nouveau, et Mr. le duc de Berry s'étant placé au centre, a reçu, au nom du Roi, le serment des deux régiments. S. A. R. en avait prononcé elle-même la formule à haute voix. Les plus vives acclamations ont suivi. Les troupes ont ensuite défilé devant S. A. R. et rien ne pouvait surpasser la beauté de leur tenue, l'ensemble et la précision de leurs manœuvres, si ce n'est le zèle dont elles se montraient animées pour la cause auguste qu'elles venaient de jurer de défendre.
Suite ...
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31582c/f71.texte.r=Déportation prêtr…



ce que la famille royale a fait à sa femme, la duchesse de Berry, c'est horrible! alors qu'elle avait prit un risque énorme en soulevant la vendée en 32, pour avoir eut un enfant hors mariage en 1833, ils l'ont exclut. Charles artois a privée Henri V de sa mère; voici ce qu'il avait dit en 1833 a Chateaubriand : " Elle n’est plus rien ,elle n’est plus que Madame Lucchesi-Palli, une femme étrangère à ma famille. Elle n’a plus aucun empire sur ses enfants : Le code Français ne reconnais point de le mariage secret, le code (code napoléon) la dépossède de la tutelle comme mariée en seconde noces »."


déjà Charles d'Artois ce contredit dans la même phrase quand il la nomme  "Madame Lucchesi-Palli"  et parler de "mariée en seconde noce", ensuite un second mariage n'enlève pas la tutelle de la mère sur ses enfants. 


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